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DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

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Parti communiste français

42, rue Mouffetard

75005 Paris

Tél. : 01 43 37 44 19

section.pcf5@gmail.com

5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 11:30
Le RSA : une subvention aux emplois précaires.

Il y a trois mois le RMI et l’API (Allocation Parent Isolé) disparaissaient pour être remplacés par le Revenu de Solidarité Active. 1 550 000 allocataires sont concernés, représentant environ 3,5 millions de personnes.

La transformation de minima sociaux en revenu de solidarité active implique que les bénéficiaires soient soumis à une pression accrue pour accepter n’importe quelle activité et n’importe quelle rémunération. En cas de reprise d’emploi, les personnes concernées conservent une partie de leurs allocations, ce qui améliore peut-être leur revenu dans l’immédiat, mais en   encourageant le développement du travail à temps partiel et mal rémunéré. Avec le RSA, la collectivité subventionne le travail précaire et permet aux entreprises de limiter encore les salaires versés.

Extension du dispositif : une fausse bonne nouvelle !

Les moins de 25 ans ne sont pas encore éligibles au RSA, même en temps que travailleurs pauvres. Dans un geste de «  grande charité », le président envisage d’étendre le dispositif à cette tranche d’âge, pour améliorer (faiblement) leurs revenus. Qu’en est il en vérité ?

D’une part ce dispositif ne va concerner qu’une faible part des jeunes, seulement 15% des jeunes , puisque seuls ceux qui ont travaillé 2 ans sur 3 pourront en profiter.. Pour ceux qui seront éligibles, comme pour leurs aînés, ce sera l’enkystement dans la précarité. Déjà en 2006 les jeunes ont rejeté le CPE car il encourageait l’enfermement dans des situations précaires, notamment  pour les diplômés promis à des emplois qualifiés et rémunérés de manière satisfaisante. Le RSA-jeunes est le synonyme de stages sous-payés, des CDD à répétition et, au bout du compte, un temps encore  plus long avant l’entrée dans une vie active plus sécurisée.

Une allocation-jeune pour étudier, se former et chercher du travail.

A l’inverse, c’est une allocation-jeune qu’il faut imposer, pour leur permettre de poursuivre des études dans de meilleures conditions ou de rechercher un emploi dans des conditions normales.

Admettre le RSA – à fortiori pour les jeunes – c’est se ranger à la vision libérale du marché du travail…
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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 11:03

 

A l’échelle de l’UE, l’Irlande est un petit pays avec 4 millions d’habitants. C’est une constatation objective.

 

En rien, elle n’autorisait les propos méprisants des eurocrates revanchards et leurs interventions indignes pour bafouer la souveraineté du peuple irlandais en forçant l’organisation d’un 2ème référendum après la victoire du NON au Traité de Lisbonne en 2008.

Quand on pense qu’aucun de ces politiciens, Merkel, Brown, Berlusconi… n’a osé demander son avis à son propre peuple, sans parler de Sarkozy qui a lui-même violé l’expression souveraine du peuple français en 2005 contre la « constitution européenne », en se gardant bien de le faire revoter sur Lisbonne.

 

Mais, toujours objectivement, face à peuple peu nombreux, malgré tout le fil à retordre que les Irlandais, ceux qui ont fait la campagne du Non, particulièrement les militants progressistes (dont les communistes) leur ont donné, les puissants de l’Union européenne ont réussi cette fois à emporter le morceau.

 

Vendredi 2 octobre 2009, le Oui au Traité de Lisbonne l’a emporté avec 67% des suffrages exprimés. Il n’obtient cependant que l’approbation de 40% des électeurs inscrits, l’abstention atteignant 42% (en baisse de 5% par rapport à l’an dernier).

Au total, le Non a perdu 257.000 voix et le Oui a gagné 462.000 voix.

 

Ce déplacement de 462.000 voix est à mettre en rapport avec les moyens, politiques, médiatiques, financiers qu’ont déployés les tenants du pouvoir et des milieux d’affaires d’Irlande comme de toute l’Europe et leurs alliés.

 

Tour à tour, ils ont alterné les promesses et les menaces sur un pays si fortement dépendant économiquement des multinationales qui l’ont plongé dans la « crise ».

Le patron de Ryanair a ainsi lancé une campagne planétaire pour faire pression sur ces compatriotes, n’hésitant pas comme d’autres, à jouer le chantage à l’emploi.

De leurs côtés, les politiciens irlandais ont fait semblant de croire que Barroso leur octroyait des « garanties » sur l’application de Lisbonne, bidon sous tous les aspects.

(La nécessité, soi-disant obtenue, d’un accord préalable du Parlement irlandais avant l’engagement de troupes irlandaises à l’extérieur par la future agence européenne de défense en dit long sur ce que les élus français de l’UMP et du PS ont accepté.)

 

Autre soutien de poids au Oui qui doit faire réfléchir dans tous les pays, celui de la Confédération européenne des syndicats (dont toutes les centrales françaises sont maintenant membres). La CES a non seulement appelé au vote oui mais a fait directement pression sur le Congrès irlandais des syndicats, qui s’était prononcé pour le Non l’an dernier.

Voici des extraits des propos tenus par John Monks, secrétaire général de la CES : "avant de voter "non", pensez à ceux qui ailleurs en Europe espèrent la victoire du "non" : les conservateurs britanniques, les nationalistes bornés, les racistes et les fascistes. L'Europe est un bien meilleur choix pour les travailleurs que tout ce que ces groupes pourront jamais offrir". "L'Europe n'est pas un menu à la carte où vous choisissez ce qui vous plaît. C'est un "paquet" entier qui a fait de grandes choses pour l'Irlande et d'autres et qui devra en faire davantage pour que nous puissions sortir de cette crise économique". No comments !

 

Le résultat de 2009 n’efface en rien la magnifique démonstration de résistance qu’a donnée le peuple irlandais. Elle a fait reculer pendant deux ans les eurocrates. Elle a contribué, après les votes de 2005 en France et aux Pays-Bas, de 1992 au Danemark à montrer l’absence totale de légitimité et les méthodes antidémocratiques de L’UE du capital.

 

Pour la suite, la balle reste dans le camp des progressistes de tous les pays européens.

Ils ont fait ce qu’ils ont pu pour soutenir les Irlandais dans la campagne (voir l’appel des partis communistes et ouvriers).

Mais il était et est primordial d’intensifier dans chaque pays, dans les conditions nationales, le combat contre l’UE du capital. Communistes français, c’est bien ce que nous pensons, notamment concernant notre pays.

 

La victoire du Non en 2005 a montré le niveau de discrédit du l’UE, notamment parmi les travailleurs. Il n’a cessé de se confirmer depuis, par exemple, avec l’abstention record aux élections européennes de cette année.

Au plan national, un clivage politique essentiel ne cesse de se confirmer : les partisans du Oui à l’UE du capital ne s’engageront pas fondamentalement pour une politique progressiste, alternative à celle du gouvernement et président actuels.

S’opposer avec plus de force à l’application des traités, directives et autres règlements européens, instruments et prétextes à la politique antisociale du pouvoir est une priorité. Comme refuser et dévoiler le mirage de « l’Europe sociale », telle qu’on vient encore de la servir aux Irlandais.

Prenons un sujet très actuel : pour arrêter le processus de privatisation de La Poste, il est nécessaire de gagner le retrait du projet de loi qui transpose la troisième directive européenne de marchandisation, en plus de changer le statut de l’entreprise.

On le voit, défendre et reconquérir le service public de La Poste, nous n’y arriverons pas dans l’union avec ceux, même de « gauche », qui ont voté ces directives, appliqué les précédentes, approuvé Lisbonne et qui persévèrent dans ces choix.

 

Encore tous nos remerciements aux Irlandais et aux organisations progressistes irlandaises qui ont fait gagné le Non en 2008 et se sont si bien battus en 2009 !

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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 17:00

Le succès de la première journée de grève et de manifestation nationales, à l'appel des organisations syndicales, le 22 septembre, suivie à plus de 40%, soit près de 100.000 agents en grève, tous secteurs confondus, a donné une idée de la force du mouvement au sein même de l'entreprise. Il sera déterminant dans la suite de la confrontation.

De notre côté, comme des milliers de communistes en France, nous contribuons à préciser l’enjeu immédiat de la lutte pour mettre en échec et commencer à inverser le processus de privatisation de La Poste : non à la transformation en société anonyme et non à la transposition de la directive européenne de marchandisation totale de la distribution du courrier en France.

Donc retrait, abandon, du projet de loi Lagarde !

 

C’est ce que nous mettrons au centre des initiatives diverses qui se tiennent cette semaine contre la privatisation de La Poste.


Le potentiel de mobilisation des usagers, des salariés des autres services publics, des autres entreprises est considérable.

 

Un jour avant la grève générale à La Poste, les agents des bureaux parisiens ont lancé, à l’appel de quatre organisations syndicales, un mouvement de grève suivi de façon inédite.

 

Aussi avons-nous décidé de nous exprimer en direction des populations et de consacrer un tract plus précisément consacré à la dégradation des services dans les bureaux de poste et à ses causes liées à la privatisation. Nous diffusons ce texte à l'occasion de la votation citoyenne sur la privatisation pour laquelle notre section tient chaque jour un bureau dans le 5e arrondissement. (voir le tract et les horaires des bureaux).

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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 10:00


Tous ensemble pour gagner le retrait du projet de loi contre La Poste et arrêter la privatisation!

 

La mobilisation s’étend et s’intensifie pour défendre le service public de La Poste.

 

Les revendications précises des agents de chaque secteur de La Poste comme celles de chaque catégorie d’usagers convergent vers une exigence : le retrait du projet de loi du gouvernement qui veut faire passer d’ici la fin de l’année la transformation de La Poste en société anonyme et le passage au marché privé de toute la distribution du courrier.

 

Dans les bureaux de Poste en ville, les restructurations ont rendu la situation intenable pour les salariés comme pour les usagers (sans parler des suppressions en zone rurale).

 

La direction de La Poste semble s’en être rendu compte elle-même. Elle a renoncé à organiser sa 5e opération promotionnelle dite « Fête de la Poste » qui aurait dû se tenir cette troisième semaine de septembre.

 

De peur d’affronter la colère des usagers devant les guichets fermés ou physiquement supprimés ? Sûrement ! Comment vanter des espaces « boutiques », même ouverts le samedi après-midi, qui ne servent à rien, quand ceux qui ont besoin du service public constatent que les queues sont plus longues, les levées de courrier plus rares, les services financiers toujours plus chers.

 

7.500 emplois supprimés en France depuis le début de l’année, 140 guichets rien qu’à Paris, des conditions de travail inadmissibles comme les postes à station debout : voilà ce qui motive la grève reconductible lancée, à l’appel de 4 organisations syndicales, à compter du 21 septembre dans les bureaux parisiens.

 

Des niveaux inédits de grève dans les bureaux de Poste ont été atteints !

Entre 40 et 50% de grévistes hier dans les bureaux de Poste parisiens à l’appel de quatre organisations syndicales: c’est un niveau jamais atteint depuis très longtemps dans ces petites unités où l’organisation syndicale est plus difficile, les pressions hiérarchiques plus directes.

 

Cette mobilisation situe le niveau de colère des agents devant la dégradation des conditions de travail et d’accueil des usagers, notamment devant les suppressions d’emplois et de guichets. Elle s’inscrit dans la montée du mouvement national le processus de privatisation et le projet de loi du gouvernement.

 

De nouvelles mobilisations, des salariés d’autres entreprises, d’usagers, de citoyens sont programmées, notamment à l’appel de syndicats, d’associations, mais aussi d’élus et de responsables politiques de différentes couleurs qui organisent une « votation » le 3 octobre « contre la privatisation ».

 

Nous nous en félicitons. Nous y voyons le reflet de la mobilisation populaire que l’attachement au service public fondamental de La Poste commence à créer.

 

Nous invitons maintenant nos partenaires à être conséquents jusqu’au bout et à s’engager pleinement pour le

RETRAIT DU PROJET DE LOI LAGARDE, CONTRE LE CHANGEMENT DE STATUT DE LA POSTE, CONTRE L’APPLICATION DES DIRECTIVES EUROPEENNES DE MARCHANDISATION.

Où voter dans votre

arrondissement ?


Les organisations syndicales et politiques membres du comité national tiendront plusieurs urnes la semaine prochaine dans tout l’arrondissement.
Venez vous faire entendre !

Dimanche 27 septembre

10h -13h30 : Marché Monge
10h -13h30 : Marché Mouffetard
16h -18h : Luxembourg (arrêt 82)
16h – 18h : Museum/mosquée

 

Lundi 28 septembre
10h-12h : poste Feuillantine (47, rue d’Ulm)

 

Mardi 29 septembre
10h - 14h : poste Jussieu (30 bis, rue du Cardinal Lemoine)


Mercredi 30 septembre
10h - 12h : Jardin des plantes (entrée Austerlitz)

17h30 - 19h : Franprix rue Monge

Jeudi  1er octobre
10h - 12h : Poste Sorbonne (13, rue Cujas)
17h - 20h : RER Luxembourg sortie Soufflot

Vendredi 2 septembre
8h - 12h : Poste Mouffetard (10 rue de
l
’Epée de bois)


Samedi 3 septembre
8h – 11h : poste Feuillantine (47, rue d’Ulm)
10h - 13h : Marché Maubert
10h – 13h : Marché Port-Royal
10h – 13h : Poste Mouffetard (10, rue de l’Epée de bois)
14h - 17h - Saint-Médard

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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 00:01

En ces temps de crise et de grande fragilité sociale, nous avons plus que jamais besoin de services publics pour garantir à tous quelques droits fondamentaux : le droit à la santé, à l’éducation, au logement… Quand la crise aggrave les inégalités, nous avons besoin de services publics de proximité, accessible à tous, sur l’ensemble du territoire national. Et pourtant… Le gouvernement poursuit son entreprise de casse des services publics. En cette rentrée difficile pour tous les travailleurs, c’est la Fonction publique qui subit le plus gros plan social : licenciements, précarisation du personnel… C’est ce qu’ils appellent la « Révision générale des politiques publiques.


 

Les attaques  du pouvoir n’en finissent pas de mettre en cause les différents pans du fonctionnement de notre société notamment : la réforme de l’administration territoriale de l’Etat, le budget avec la fusion de la direction générale des impôts et la direction générale de la comptabilité publique, l’emploi, le logement, la poste, l’hôpital avec la loi « Hôpitaux, patients, santé et territoire », l’éducation, l’enseignement supérieur et la recherche avec la loi LRU et la destruction de la recherche publique, la culture…

Tous ces domaines subissent les uns après les autres des déstructurations, entrainant une réduction généralisée des services de proximité. Il s’agit d’une politique voulue, planifiée, conforme aux dogmes libéraux, et non la réponse « à une situation donnée à un moment donné », « parce qu’on ne peut faire autrement ». Car l’objectif affiché est avant tout, d’ici l’horizon 2012 de « réduire la dette publique ». Il est paradoxal de voir s’afficher cette volonté, quand les dernières mesures gouvernementales  aggravent les déficits. Mais qu’importe ! Le citoyen lambda paiera, sans doute grâce à l’emprunt national !

La Révision générale des politiques publiques, ou plutôt, la « restriction » générale des  dépenses et des emplois publics, est un processus qui a démarré en 2007, à grand renfort d’audits. Cette soi-disant « modernisation » de l’Etat correspond en fait à un ensemble de mesures, où chaque domaine d’intervention de l’Etat est « passé en revue », afin de voir si cela vaut la peine de continuer à le financer.

Le 2ème « rapport d’étape » paru en mai dernier (www.rgpp.modernisation.gouv.fr), avant le prochain prévu en octobre 2009, insiste aussi le chantier de « modernisation des ressources humaines », comprenez le plan de « réduction des emplois publics », car il s’agit de « faire mieux avec moins » (sic). Il faut en effet atteindre l’objectif de non-remplacement à la retraite d’un fonctionnaire sur deux entre 2009 et 2011.

 

Pour cela aussi, la loi «relative à la mobilité et aux parcours professionnels » du 03/08/2009, votée au début de l’été, qui constitue un véritable plan social, va introduire non pas des possibilités de carrière accrues pour les personnels, mais la possibilité pour l’Etat de démanteler nombre de ses services, d’inciter les fonctionnaires à partir, de mettre en concurrence les personnels, de supprimer toute référence à un statut. Car cette référence au statut, dans la lignée des propositions du Conseil national de la Résistance, signifie concrètement la garantie d’égalité qui constitue pourtant l’un des fondements de la République française, c’est-à-dire la possibilité pour l’ensemble des citoyens d’accéder aux mêmes services – de qualité - sur l’ensemble du territoire national, même dans les endroits où « cela n’est pas rentable ». Mais  il faut au contraire réagir et  travailler à bâtir des propositions alternatives pour développer et rénover les services publics, avec comme ligne de mire la société que nous voulons construire. Car les citoyens, les salariés, les citoyens qui ont besoin des services publics de qualité et de proximité doivent exercer  un pouvoir de décision, faire monter les résistances et construire une véritable alternative.

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 10:15
Des niveaux inédits de grève dans les bureaux de Poste le 21 septembre !

 

 

Entre 40 et 50% de grévistes hier dans les bureaux de Poste parisiens à l’appel de quatre organisations syndicales: c’est un niveau jamais atteint depuis très longtemps dans ces petites unités où l’organisation syndicale est plus difficile, les pressions hiérarchiques plus directes.

  Cette mobilisation situe le niveau de colère des agents devant la dégradation des conditions de travail et d’accueil des usagers, notamment devant les suppressions d’emplois et de guichets. Elle s’inscrit dans la montée du mouvement national le processus de privatisation et le projet de loi du gouvernement.

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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 13:54

 

La mobilisation s’étend et s’intensifie pour défendre le service public de La Poste.


Les revendications précises des agents de chaque secteur de La Poste comme celles de chaque catégorie d’usagers convergent vers une exigence : le retrait du projet de loi du gouvernement qui veut faire passer d’ici la fin de l’année la transformation de La Poste en société anonyme et le passage au marché privé de toute la distribution du courrier.

 

Dans les bureaux de Poste en ville, les restructurations ont rendu la situation intenable pour les salariés comme pour les usagers (sans parler des suppressions en zone rurale).

La direction de La Poste semble s’en être rendu compte elle-même. Elle a renoncé à organiser sa 5e opération promotionnelle dite « Fête de la Poste » qui aurait dû se tenir cette troisième semaine de septembre.

De peur d’affronter la colère des usagers devant les guichets fermés ou physiquement supprimés ? Sûrement ! Comment vanter des espaces « boutiques », même ouverts le samedi après-midi, qui ne servent à rien, quand ceux qui ont besoin du service public constatent que les queues sont plus longues, les levées de courrier plus rares, les services financiers toujours plus chers.

 

7.500 emplois supprimés en France depuis le début de l’année, 140 guichets rien qu’à Paris, des conditions de travail inadmissibles comme les postes à station debout : voilà ce qui motive la grève reconductible lancée, à l’appel de 4 organisations syndicales, à compter du 21 septembre dans les bureaux parisiens. Il s’agit d’une grève inédite depuis des années dans ces petites unités où les pressions hiérarchiques sont les plus dures.

 

Le 22 septembre, tous les agents de La Poste sont appelés nationalement à faire grève et à manifester, à Paris, à 13h30 devant la direction générale, boulevard de Vaugirard dans le 15ème. Ce premier grand rendez-vous des premiers frappés par le processus de privatisation est une date clef pour la mobilisation nationale.

 

Communistes, nous apportons notre soutien plein et entier à cette journée d’action.

 


 

De nouvelles mobilisations, des salariés d’autres entreprises, d’usagers, de citoyens sont programmées, notamment à l’appel de syndicats, d’associations, mais aussi d’élus et de responsables politiques de différentes couleurs qui organisent une « votation » le 3 octobre « contre la privatisation ».

Nous nous en félicitons. Nous y voyons le reflet de la mobilisation populaire que l’attachement au service public fondamental de La Poste commence à créer.

 

Nous invitons maintenant nos partenaires, notamment du PS à être conséquents jusqu’au bout, à faire leur autocritique de la politique de marchandisation et de privatisation qu’ils ont appliquée et soutenue à Paris, à Strasbourg et à Bruxelles, à s’engager pleinement pour le RETRAIT DU PROJET DE LOI LAGARDE, CONTRE LE CHANGEMENT DE STATUT DE LA POSTE, CONTRE L’APPLICATION DES DIRECTIVES EUROPEENNES DE MARCHANDISATION. C’est à cette condition qu’ils contribuerons vraiment à la victoire, loin d’intérêts politiciens !

 

Pour le service public que des millions veulent défendre !

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 13:09

Nous profitons de la sortie du film de R. Guédiguian " L'armée du crime"  pour rappeler ce que disait Henri Krasuki (résistant FTP- MOI, communiste, dirigeant de la CGT) lors d'un interview en 1996 :

« Ces étrangers, ils ont combattu, ils ont risqué, ils ont souffert, et beaucoup ont donné leur vie pour la France et pour la liberté, ils ont contribué à écrire une belle page de l’histoire de France. Et les survivants se sont, tout naturellement, intégrés dans notre peuple, dans la nation française. La MOI, en somme, c’est un clin d’œil de l’histoire a la vie contemporaine. Le racisme, la xénophobie, cela peut conduire au pire. On l’a vécu et cela abaisse l’homme. Mais la réponse des immigrés de cette époque là ne  manque pas de grandeur, pourquoi est-ce que ce serait valable, seulement, hier et quand la France est dans le malheur ? »
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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 16:50
Le pouvoir souhaite insérer dans le projet de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2010 la réforme des  « avantages » accordés aux mères en matière de retraite.


Depuis 1924, il existe un système de bonification dans la fonction publique pour les femmes ayant des enfants. Depuis 1971, les mères salariées du secteur privé bénéficient d’une majoration de durée d’assurance (MDA) qui peut aller jusqu’à 8 trimestres.


En 2003, la droite a déjà revu à la baisse les bonifications pour la retraite des mères fonctionnaires, passant de 2 ans à 6 mois,  en prétendant les offrir à égalité aux fonctionnaires pères de famille.
Un arrêt de la Cour de cassation du 19 février dernier a accordé le bénéfice des MDA à un père salarié du privé, au motif de l’égalité homme-femme. Soucieux de limiter les réclamations des hommes et de limiter les dépenses, le Gouvernement s’engouffre aujourd’hui dans la brèche pour s’attaquer aux retraites des mères de famille salariées du privé.

Le gouvernement a annoncé sa volonté de remettre en cause les "avantages" liés aux retraites des mères de famille, salariées du privé : c'est à dire la suppression des trimestres de  bonifications accordés par enfant élevé (de un à huit trimestres) qui permettent non de partir plus tôt mais de bénéficier d'une indemnité à peine plus élevée.


 Le prétexte serait l'égalité de traitement entre les hommes et les femmes et de se conformer aux  directives européennes.


Cet acquis social - la Majoration de Durée d'Assurance - destiné aux mères de familles en matière de retraite, a été mis en place pour compenser les inégalités entre les hommes et les femmes face à la retraite et compenser les baisses d'activité liées à la maternité.


Invoquer l'égalité pour supprimer cet acquis n'est que de la tartufferie ! Et nous devons nous y opposer avec force.

Ce gouvernement veut à la fois démanteler les prétendus « avantages » acquis, niveler par le bas mais aussi diviser les français en prenant un bouc émissaire. Après le privé contre le public, les travailleurs contre les chômeurs, les classes moyennes contre les pauvres...aujourd'hui ce sont les femmes contre les hommes !

Ces inégalités existent toujours voire s'accentuent :

le taux d'activité des femmes décroche avec l'arrivée des enfants : 73 % avec 1 enfant, 64 % avec 2 et 40 % pour 3 enfants et plus, De plus, les mères sont 35% à cesser ou réduire leur activité après une naissance contre 1,5% des pères.

ce sont encore à près de 80 % les femmes qui prennent en charge l'éducation des enfants

31 % des femmes sont à temps partiel (les hommes 6 %)

une femme touche, en moyenne, un salaire inférieur aux hommes de plus de  20 % et une retraite inférieure de près de  40%

Plus des 3/4 des salariés à bas salaires sont des femmes

En 2004, seulement 44 % des femmes retraitées ont validé une carrière complète contre 86 % des hommes et elles ont pris leur retraite 2 ans plus tard.


Combattre les inégalités et établir une véritable égalité hommes- femmes.

Cela impliquerait de relever le taux  d'emploi des femmes et la fin des discriminations concernant l’accès à l’emploi, les salaires, de s’attaquer aux  inégalités professionnelles, de revoir  les   conditions des congés parentaux, la promotion des carrières mais aussi d’ assurer le développement d"un service public adapté de garde d'enfants…

C'est aussi pénaliser les employeurs qui imposent le temps partiel et compenser pour tous, hommes et femmes les périodes de baisse d'activité pour élever les enfants : égaliser par le haut !

Certes, la prise en compte de la paternité dans le calcul des droits à la retraite des hommes, doit être organisée  mais cela ne peut de faire à moyens constants , en s’attaquant aux retraites des femmes. Le droit à la majoration de durée d’assurance pour les femmes ne doit en aucun cas être remis en cause ou réduit.

On peut craindre, à travers cette nouvelle réforme, que les femmes soient davantage pénalisées dans le monde du travail, qu’elles soient incitées encore d’avantage à se retirer du marché du travail ,les inégalités seraient encore accentuées, sous couvert de plus … d’égalité et cela serait contreproductif par rapport à la contribution positive des femmes à la croissance réelle et finalement aux rentrées de cotisations.


Pour une véritable égalité hommes- femmes, une résorption des inégalités concernant, l’emploi, les salaires, les retraites

TOUTES ET TOUS CONCERNES, TOUTES ET TOUS SOLIDAIRES. PAS TOUCHE A NOS RETRAITES.


Pour une réforme de progrès de la protection sociale : politique familiale, formation, emploi, salaires, retraites

Propositions alternatives pour une véritable égalité hommes- femmes, pour l’accès à la formation de qualité, y compris la formation continue, l’accès aux postes de responsabilités, l’égalisation par le haut des salaires : à travail égal, salaire égal,

Un véritable partage des tâches, favorisé par l’amélioration des conditions de travail, le développement des formules de garde adaptées, une politique familiale moderne permettant la conciliation vie- professionnelle – vie familiale, pour les femmes et pour les hommes.

Cela implique un développement des financements à partir d’une réforme de progrès des cotisations sociales, branchée sur le développement du taux d’activité des femmes, des salaires, de leur formation continue pour accéder à de meilleurs emplois…
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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 14:00
NON à l’application des directives européennes de marchandisation!

 

NON à la casse du statut public de La Poste!

 

RETRAIT DU PROJET DE LOI LAGARDE!

 

 

 

En qualité d’usager, de postier, d’élu, je demande au Président de la République et au gouvernement:

                                                                          

Le retrait immédiat du projet de loi relatif à « l’entreprise La Poste et aux activités postales » soumis en « urgence » au Parlement par la ministre Christine Lagarde visant d’une part à transposer la 3ème directive européenne de mise en concurrence de la distribution du courrier, d’autre part à supprimer le statut public de La Poste pour en faire une société anonyme, ouvrant la voie à une privatisation de son capital.

 

Il faut mettre un coup d’arrêt au processus de privatisation de La Poste engagé par les gouvernements successifs depuis 20 ans, à la remise en cause des principes du service public répondant à l’intérêt général : égalité d’accès pour tous aux mêmes services, qualité du service rendu, péréquation tarifaire et absence de logique lucrative.

 

Je demande:

 

- le maintien de l’ensemble des bureaux de poste du pays, la réouverture des bureaux transformés en « agences postales », des guichets supprimés dans les bureaux « restructurés ». Assez de queues ! La Poste doit continuer à jouer son rôle dans l’aménagement du territoire contre le processus de désertification économique de régions entières.

 

- le respect de la distribution du courrier à J+1 (le lendemain avec un dépôt au moins jusqu’à 19H00), de la distribution des recommandés à domicile, ce qui implique le maintien de tous les centres de tri et l’augmentation du nombre de tournées de distribution.

 

- l’arrêt du plan de suppression de dizaines de milliers d’emploi d’ici 2012 mais au contraire l’embauche des milliers de personnels sous statut de fonctionnaire nécessaires à la préservation et à l’amélioration du service, dans l’immédiat à la titularisation de tous les CDD.

 

- que la Poste, à l’opposé des banques privées, continue à offrir à tous sans discrimination, les services financiers indispensables à la vie de tous les jours (chéquier, carte de retrait, tout simplement un compte…), qu’elle pratique une politique tarifaire s’opposant à l’inflation des prestations des banques, que les dépôts et fonds d’épargne collectés par la Banque postale servent exclusivement au financement des priorités nationales: logement, équipements publics, hôpitaux... et n’alimentent pas les marchés financiers.

 

Pour cela j’estime nécessaire d’inverser le processus de privatisation et je me prononce  :

 

- Pour le maintien et la reconquête du monopole public postal, pour le rejet de l’application des directives européennes qui détruisent les services publics dans tous les pays. Elles n’ont aucune légitimité.

 

- Pour que la Banque postale, la seule qui ait encore échappé à la spéculation et à la « crise financière » soit réintégrée dans l’Etablissement public de La Poste.

 

Pour le retrait du projet de loi Lagarde, pour la défense et la reconquête du service public national de La Poste, je signe

 

 

 

 

Renvoyer la pétition à la Section PCF Paris 5e ; 42, rue Mouffetard ; 75005 PARIS

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Published by PCF Paris 5e - dans Services publics
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