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DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

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Parti communiste français

42, rue Mouffetard

75005 Paris

Tél. : 01 43 37 44 19

section.pcf5@gmail.com

8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 19:42

Reflet de la politique sécuritaire du gouvernement, un plan « 1000 caméras à Paris » a été lancé à Paris à l’instigation de la préfecture de police. Bien que les conseillers parisiens PCF, Verts et PG se soient prononcés contre ce plan, la mairie de Paris, dans son ensemble, l’a approuvé et a décidé d’y participer financièrement à hauteur de 85 millions. La vidéosurveillance, outil inefficace qui ne fait au mieux que déplacer les actes de délinquance, représente pourtant une réelle régression politique, sociale et économique.

La tenue d’un débat démocratique s’impose !

Les menaces que font porter la vidéosurveillance sur les libertés tant individuelles que politiques et syndicales exigent qu’un débat démocratique soit tenu à son sujet.

‘Pourquoi s’opposer à la vidéosurveillance si on n’a rien à se reprocher ?’, voilà comment la droite au pouvoir prétend résoudre la question des atteintes aux libertés. Pourtant, en France, un principe de justice élémentaire veut que toute personne soit considérée innocente jusqu’au jour où il est établi qu’elle est coupable. La vidéosurveillance inverse la situation : toute personne filmée devra prouver qu’elle n’est pas en cause. Tout le monde devient fautif ou suspect potentiel.

Parmi les rôles dévolus à la vidéosurveillance, figurent le contrôle des rassemblements publics ou encore la lutte contre les ‘rassemblements de marginaux’. On voit bien comment, placé dans les mains d’un gouvernement réactionnaire ou d’un gouvernement en crise, la vidéosurveillance peut devenir un formidable outil de répression politique et de criminalisation du refus de ‘l’ordre établi’.

Les dangers sont réels pour nos libertés : exigeons un débat démocratique à Paris !

Un nouveau désengagement de l’Etat dans les services publics :

Le développement de la vidéosurveillance s’inscrit dans le plan du gouvernement de réduction drastique des dépenses publiques et de casse du service public. Mettre des caméras pour mieux supprimer des postes de policiers, déléguer le travail de surveillance au privé (car les images ne seront pas surveiller par la police mais par des établissements privés !) pour casser toujours un peu plus le service public. Les 85 millions financés par la mairie de Paris sont quant à eux une nouvelle marque du désengagement de l’Etat dans ses missions de service public pour en faire porter une part croissante aux collectivités territoriales, qu’il asphixie par ailleurs. Qu’il s’agisse d’éducation, de santé, de transport, de communication ou de sécurité, la logique est toujours la même : casser le service public. La sécurité est un droit : exigeons qu’elle reste un service véritablement public !

« Ouvrez des écoles, vous fermerez des prisons » !

A l’heure où la politique gouvernementale s’enferre dans une apologie du « surveiller et du punir », il est au contraire urgent d’agir sur le plan économique et social. Cela implique notamment de développer des services publics qui font le lien avec la population et qui garantissent l’accès de tous aux droits sociaux fondamentaux.

Le PCF propose :

Une véritable prévention : des moyens pour l’école, pour la protection judiciaire de la jeunesse, pour la formation d’une véritable police de proximité, pour les services sociaux de protection de l’enfance et pour les associations.

Des sanctions adaptées tournées vers la réinsertion. Cela implique notamment de donner enfin les moyens nécessaires à un grand service public de la justice démocratique, égal pour tous.

Donner les moyens d’une vie digne à chacun : garantir à tous un vrai droit au logement, aux transports, aux activités culturelles et sportives ; assurer à chacun une sécurité de vie par l’emploi et la formation, assortie d’un revenu et de droits normaux ; donner à tous, français et étrangers vivant en France, le droit à une véritable citoyenneté.

Un collectif « Démocratie et libertés pour un Paris sans caméra de surveillance » s’est créé au niveau parisien. Il appelle les Parisiens à signer une pétition pour exiger le retrait du plan « 1000 caméras pour Paris » et pour exiger un débat public avec l’ensemble des habitants sur cette question.

Pour signer la pétition : http://www.paris-sans-videosurveillance.fr

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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 01:24

 

La mairie de Paris doit prendre ses responsabilités !

La disparition de 160 emplois et la fermeture de plusieurs spécialités médicales dans les centres Saint-Victor (5e) et du Moulinet (13e) prévue par le plan de restructuration de la FNMF, ainsi que la cession de la gestion de la Maison de la Mutualité au groupe international privé GL Events qui projette de la transformer en centre de conférence de luxe, a soulevé une large opposition. La mairie de Paris, qui a à plusieurs reprises manifesté sa détermination en ce qui concerne le devenir de la Maison de la Mutualité et ces deux centres de santé, peut et doit agir ! Il s’agit d’une attente forte de la part des salariés, des mutualistes, des usagers de ces centres et des habitants du quartier.

 

Les forces politiques représentées au sein du Conseil de Paris se sont en effet prononcées depuis plus d’un an pour :

- Le maintien des activités de santé de proximité dans les centres Saint-Victor (5e arrondissement) et du Moulinet (13e arrondissement) dans le secteur 1 avec tiers-payant

- La nature mutualiste de la gestion de ces centres de santé

- La sauvegarde de l’emploi dans les deux centres de santé et dans la Maison de la Mutualité

- Le maintien de la fonction du Palais de la Mutualité, en particulier de ses salles de réunion, comme un centre de la vie démocratique


 

Un vœu de chaque groupe a ainsi été déposé dans ce sens lors du conseil de Paris des 15, 16 et 17 décembre 2008. Un vœu présenté au nom de l’Exécutif par Mme Anne Hidalgo, 1e adjointe, a finalement été voté et demande « que M. le Maire de Paris interpelle Mme la Ministre de la santé sur l’avenir du secteur des soins sociaux au cœur de Paris, particulièrement dans le 5e, ainsi que l’ensemble du secteur mutualiste, afin de mettre en place un scénario permettant le maintien d’une gestion mutualiste de ce lieu et de ses destinations. »

 

Lors du conseil de Paris du 11 et 12 mai 2009, un nouveau vœu a été voté. Il prend acte de la mobilisation des habitants, des usagers et des « forces vives de la capitale » pour la sauvegarde des centres de santé Saint-Victor et du Moulinet et de la Maison de la Mutualité. Présenté par Anne Hidalgo, toujours au nom de l’Exécutif, la municipalité s’engage à ce « que M. le Maire de Paris intervienne auprès des autorités désormais en charge du devenir de la Mutualité parisienne pour que soit maintenue une gestion mutualiste et que la destination du site soit conservée » mais aussi à ce « que les activités des centres de santé soient maintenues ainsi que les emplois qui y sont associés pérennisant ainsi une offre de soins diversifiés de secteur 1 dans le centre de la Capitale. »

 

Les projets de transformation des deux centres de santé et de la Maison de la Mutualité étant connus depuis cet été, la mairie de Paris dispose aujourd’hui d’une possibilité concrète pour agir. C’est pourquoi, la section communiste du 5e arrondissement, qui, depuis le début, est partie prenante de la lutte au niveau local, a été partisane de la présentation d’un vœu qui exige :

- de s’opposer aux travaux prévus au Palais de la Mutualité dans l’attente d’une inscription de celui-ci à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques

- de proposer une subvention qui permette le maintien de toutes les activités de santé exercées jusqu’à présent dans les 5e et 13e arrondissements

- de s’assurer de la pérennité des activités médicales et de soins en secteur 1 avec tiers-payant aux centres Saint-Victor et Moulinet, qui n’ont actuellement aucune garantie à long terme


 

Un tel vœu a été présenté par le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche lors de la séance des 19 et 20 octobre 2009 mais retiré en cours de séance au profit du vœu d’Anne Hidalgo, présenté au nom de l’Exécutif. Bien qu’il rappelle l’attachement du Conseil de Paris aux diverses activités de la Mutualité, ce vœu ne prend aucun engagement ferme et n’utilise aucune des possibilités dont dispose la municipalité pour freiner le démantèlement de ces activités et soutenir la pérennité de l’offre de soin en secteur 1 avec tiers-payant au cœur de la capitale.

 

En lien avec la lutte menée avec les salariés, les mutualistes, les usagers et les habitants du quartier, la section communiste du 5e exprime sa surprise face au retrait, sans mise aux voix, du vœu qu’elle défendait pour la sauvegarde de la Maison de la Mutualité et des deux centres de santé par le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche. Nous exprimons par ailleurs notre étonnement et notre réprobationconcernant le décalage qui existe entre l’attachement proclamé par l’Exécutif municipal parisien à la Mutualité et l’absence d’engagements concrets susceptibles d’éviter son démantèlement. Les communistes du 5e arrondissement renouvellent donc leur demande que ce vœu soit à nouveau présenté, et adopté.

Section PCF Paris 5e
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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 12:30


Le 20 octobre 2009, les cheminots étaient appelés à la grève par trois organisations syndicales. C’était la première journée de grève nationale à la SNCF depuis un an, suivant de nombreuses luttes locales.

 

Le succès de cette grève « carrée », d’un seul jour, malgré la compromission active et le travail de sape du syndicat autonome, montre le potentiel de mobilisation des cheminots pour s’opposer à la privatisation rampante, en commençant par celle de l’activité fret.

 

La direction de l’entreprise, le gouvernement, les media à sa botte, s’en sont bien rendu compte et se sont efforcés d’en minimiser l’impact.

 

En chiffres d’abord. Après avoir reconnu 30% de grévistes, la direction a revu son chiffre à 21,7%. En réalité, 31,6% du personnel, toutes catégories confondues, a fait grève, jusqu’à 34% à 16h30.

Les media, qui nous ont habitués, même avec des taux de grévistes très inférieurs, à montrer des « usagers » excédés pour les dresser contre les cheminots, ont choisi cette fois, de mettre l’accent sur le niveau de trafic maintenu malgré la grève.

Alors qu’avec le « service minimum », et l’obligation scandaleuse de se signaler 48 heures auparavant, la direction connaissait exactement les conséquences du mouvement, elle a feint de constater un meilleur niveau de circulation que prévu.

 

Nous ne pouvons y voir qu’une campagne pour démoraliser les cheminots grévistes ou non avant une éventuelle confrontation beaucoup plus dure dans les semaines et mois à venir.

 

Le mouvement du 20 octobre était en effet fort aussi de son contenu.

Au sujet du fret, il a dénoncé la casse prévisible de 6000 emplois, les effets sur l’environnement des transports par camions remplaçant les wagons isolés, complètement en contradiction avec le discours gouvernemental sur le « Grenelle de l’environnement », la privatisation en voie, le mensonge des 7 milliards d’euros d’investissements annoncés.

Il a su aussi faire le lien avec la poursuite de la privatisation rampante de toute l’entreprise, son éclatement en 5 entités, les conséquences pour les usagers (dégradation du service, tarifs…).

 

Alors que le mouvement contre le projet de loi de casse du statut de La Poste et de marchandisation du courrier se développe fortement, que des journées de lutte sont prévues, notamment dans l’Education nationale le 24 novembre, que la mobilisation s’étend dans l’industrie, le pouvoir redoute une action de grande ampleur à la SNCF (et à la RATP), un nouveau novembre/décembre 95 en 2009 !

 

Voilà pourquoi il essaie d’étouffer les conditions objectives qui existent pour le construire.

Plus que jamais, l’heure est à la convergence des luttes !

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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 08:00

NON à la France des décrets et des préfets !

OUI à une démocratie locale puissante !

 

Le président de la République vient de s’exprimer sur la réforme territoriale. C’est une régression démocratique sans précédent qui est annoncée. C’est la France des décrets et des préfets que veut le président. Le chef de l’État propose de réduire de moitié le nombre d’élus territoriaux. Il affirme vouloir en finir avec « l’empilement des structures » mais agit en fait pour éloigner la pratique du pouvoir des populations. Il dit permettre ainsi un fonctionnement « à moindre coût » : c’est une aberration. La part des élus départementaux et régionaux dans le budget des collectivités est de seulement 0,04% !

 

Le mode de scrutin arrêté par le président est quant à lui une régression sans précédent. Les 20% de proportionnelle ne servent qu’à cacher un mode de scrutin « uninominal à un tour » qui vise à permettre à une UMP de plus en plus minoritaire de garder le pouvoir.

Il annonce la « suppression de la clause de compétence générale ». Cette suppression signe l’arrêt de mort de politiques publiques locales de qualité. Nicolas Sarkozy lie par ailleurs sa réforme à la « suppression de la taxe professionnelle », témoin éclairant de son soutien aux intérêts privés, preuve de sa volonté de retirer tout moyen d’action aux collectivités.

Les communistes ne proposent pas le statu quo. Ils proposent une réforme dont la démocratie serait le cœur.

 

Ils proposent une réforme qui institue le partage des décisions entre citoyens et élus, qui valorise le rôle et le travail des élus, qui donne les moyens financiers aux Collectivités territoriales, pour pouvoir conduire leurs politiques, qui favorise le développement des services publics et un nouveau mode de développement, qui ouvre les collectivités sur des coopérations entre elles et avec le reste du monde, qui donne à l’État un rôle de régulation et de répartition pour faire reculer les inégalités. Nous mettons la démocratie au cœur de cette réforme : défendre et améliorer la démocratie représentative et instituer une démocratie participative c’est-à-dire la participation des citoyens aux décisions pendant la durée des mandats.

Le président dit vouloir « des acteurs et des projets, pas des institutions et des procédures » mais c’est tout le contraire qu’il met en place dans un projet centralisateur et autoritaire.

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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 23:21
  En effet lors de la manifestation du 22 Octobre à Paris les contis ont relooké le lion de Belfort. Après tout la défense nationale d'aujourd'hui ne serait-elle pas la défense de l'industrie, comme l'ont crié 30,000 manifestants?
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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 13:30
Une victoire encourageante des postiers des Renaudes (Paris 17e)

 

Les facteurs et factrices du centre de distribution des Renaudes ont déclenché le 28 septembre un mouvement de grève pour s'opposer à la réorganisation du centre. Dans le cadre d'un projet fort injustement dénommé «Projet facteur d'avenir» la direction de la poste voulait supprimer 12 nouveaux postes.

Face à cette menace lourde de conséquence pour les personnels et le public, une intersyndicale comprenant SUD PTT et CGT Poste a déclenché le 28 septembre une grève illimitée pour exiger le retrait des suppressions d'effectifs. 150 grévistes sur un effectif de 210 agents, c'est une grande première sur le centre des Renaudes. Pourtant la direction dans un premier temps a refusé de négocier traînant même 19 syndicalistes devant les tribunaux pour « grève illégale ».

Il faudra 2 semaines de lutte, la détermination des agents et le soutien de nombreux usagers pour qu'enfin les dirigeants fassent machine arrière, renoncent au 12 suppressions de postes et retirent leurs plaintes à l'encontre des syndicalistes.

Une grande grève à Paris et en province est ce que craint le plus la direction de la Poste et le gouvernement. La mobilisation des postiers est la plus à même de contrer le processus de  privatisation du service postal.

Le PCF et ses militants soutiennent le mouvement, en lien avec les usagers, pour la défense des services publics. Amplifions le mouvement pour faire reculer les projets du gouvernement sur le changement de statut de La Poste !

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 22:54
L’aggravation du chômage et de la récession économique, dont sont responsables les politiques économiques du gouvernement, et les gestions capitalistes sont les causes profondes de l’explosion  des difficultés de financement de la sécurité sociale. Le plan du gouvernement vise à faire payer les malades et à accélérer sa politique de casse de la sécurité sociale solidaire.

Le gouvernement veut faire payer plus cher les malades : hausse du forfait hospitalier, baisse du taux de remboursement des médicaments dits « non indispensables », restriction du nombre de personnes bénéficiant du dispositif des affections longue durée (ALD : prise en charge à 100%), … l’accès aux soins est compromis. La fiscalisation des indemnités des accidents du travail, vise aussi à taxer  les malades.

Conséquence de ces mesures : le fait de renoncer à des soins devient plus banal et touche déjà un français sur sept, notamment chez les personnes les plus modestes. A l’heure où les Français subissent les conséquences de la crise économique, ce projet est injuste socialement, inefficace économiquement et dangereux sur le plan sanitaire.

Associations de malades, syndicats et des partis politiques dénoncent le travail de sape de la sécu solidaire que poursuit l’UMP au pouvoir. Il s’agit d’un boulevard pour les intérêt privés : assurances et mutuelles. Le chef de l’État avait déjà décrété que la Sécu ne pouvait prendre en charge l’ensemble des dépenses de santé et en envisageait d’en confier une part croissante aux complémentaires. L’UMP nous annonce avec fracas des mesures prétendant toucher les plus hauts revenus : les prélèvements fiscaux sur les retraites chapeaux et la taxation des plus-values mobilières (ventes d’actions), soumises aux cotisations sociales dès le premier euro. Ces mesures ont actuellement un rendement très limité mais il s’agit  d’accélérer la rupture avec les principes de la Sécurité sociale solidaires de 1945. Alors que les revenus tirés par les entreprises de leurs activités sur les marchés financiers restent exonérés de véritable contribution sociale. Il  s’agirait de les soumettre au même taux de cotisation que les salaires pour combler le fameux « trou » de la sécu et surtout répondre aux nouveaux besoins sociaux. L’objectif serait de réorienter l’activité économique vers la production de richesses réelles, non spéculatives, et le développement de l’emploi, des salaires de la protection sociale, de la formation.

à Des taux de cotisation modulés (plus faibles pour les entreprises développant l’emploi et les salaires, plus importants pour celles qui, au contraire, les compriment), permettraient d’augmenter la part des salaires dans la valeur ajoutée Et donc garantirait des rentrées de cotisations

Le chômage et la baisse des salaires sont les sources du déficit des finances sociales, l’urgence est donc de les combattre. Le gouvernement, lui, fait le choix de détruire le système de sécurité sociale solidaire.

Le déficit :

- 23 milliards d’euros en 2009 (plus du double par rapport à 2008).

- 30 milliards en 2010

Le rendement des mesures annoncées :

- Augmentation du forfait hospitalier de 16 à 18 €

= 160 millions d’€

- Déremboursement (-20%) de certains médicaments

≈ 150 millions d’€

- Taxation des retraites chapeaux :

≈ 25 millions d’€

Résultats : les malades paieront de plus en plus cher, pas les « hauts revenus » !

Les revenus tirés sur les marchés financiers par les entreprises et les Banques: les soumettre au même taux que la cotisation sur les salaires apporterait 70 milliards d’€.



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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 23:55


En 2008, Sarkozy a pris sur lui l’attaque frontale contre le service public de l’audiovisuel en général et France-Télévisions en particulier.

De sa déclaration tonitruante du 8 janvier 2008 à la loi votée du 5 mars 2009 en passant par plusieurs intimidations directes, le pouvoir est parvenu à déstabiliser profondément l’entreprise, à engager le service public sur la voie du déclin en ciblant en particulier l’information et la production publiques, évidemment l’emploi et les conditions de travail dans le même temps.

Devant la résistance massive partant des personnels (des manifestations à 4.000), le pouvoir doit doser et espacer son attaque dans le temps.

La nomination de Laurent Bignolas, administrateur CGT, à la rédaction en chef du 19/20 sur France 3 est de nature à éloigner l’inquiétude d’une fusion des services d’informations de France 3 et de France 2. De même, l’attribution, en cette fin d’année, de 70 millions d’euros des dépassements de recettes publicitaires (conservées) par rapport aux prévisions, peut rassurer, un  peu, avant de nouvelles étapes lourdes de dangers comme la constitution de l’entreprise commune et la renégociation de tous les accords sociaux (dont la convention collective) à l’horizon 2010.

Autant Nicolas Sarkozy a été brutal, autant Philippe Seguin et sa Cour des comptes sont subtils dans leur rapport rendu le 15 octobre 2009.

Avec une apparence d’impartialité, le second peut tirer les premières conséquences des mesures du premier et commencer à justifier la suite du « processus de réforme, socialement et économiquement lourd », pensé bien sûr « sans changement de cap » possible.

 

La grande mesure de 2008/2009, la suppression progressive de la publicité, hypocrite parce qu’elle s’est accompagnée d’un nouveau développement des autorisations de publicité dans le privé, est le moyen d’assécher les financements du service public.

La Cour des comptes a déjà beau jeu de constater « une situation financière difficile »: le déficit pour 2009 rejoindra celui de 2008, 138 millions d’euros.

Elle ne peut que souligner les effets durables de la pression financière imposée par le gouvernement. Les compensations des pertes de publicité seront hasardeuses ; de nouvelles ressources publiques, issues du budget de l’Etat ou d’une augmentation de la redevance, socialement insupportables. Sans parler de la recommandation de la Cour de privilégier le « désendettement de la société ».

 

Conclusions naturelles du bon Monsieur Seguin : il faut aller plus vite et plus loin dans la réforme. Et de cibler en premier l’information, tout en s’en tenant aux allusions insistantes. « Encore une fois, c’est là qu’il existe des marges de manœuvres à la fois pour rétablir les comptes et surtout pour se moderniser » insiste-t-il ! Une information conservant une part d’autonomie vis-à-vis des milieux financiers, avec des statuts de personnel permettant une forme d’indépendance malgré les pressions : voilà ce qui reste insupportable aux classes dominantes !

 

Pas question encore de parler dans le rapport directement de fusion des rédactions mais d’insister sur les 560 millions d’euros de « coût annuel » et les 5.000 personnels que « représentent les journaux télévisés et magazines d’information de France 2, France 3 et RFO », sur la « mutualisation des moyens qui est au cœur des projets en cours », sur « l’occasion » de « remise à plat des conventions collectives de 1983 et 1984 » que constitue l’entreprise unique.

Le résumé des recommandations de la Cour est un peu plus direct : « rapprocher les rédactions nationales, rationaliser le réseau régional ».

 

Les mises en gardes de la Cour sur les dérives persistantes de la production privée sont nettement moins vigoureuses. Elle se contente d’appeler timidement à un « cadre de négociation plus rigoureux avec les producteurs indépendants » sans faire l’état de la dégradation programmée de la production publique et notamment de France 3.

 

Dans la suite de notre soutien politique au mouvement des personnels de France télévisions en 2008, avec leurs organisations syndicales, nous analysons le rapport de la Cour des comptes comme une nouvelle banderille dans le processus de déclin organisé du service public et d’éradication de son esprit au service de l’accès à l’information, à la culture, à la connaissance du plus grand nombre.

 

Dans l’immédiat, sur le plan financier, nous nous prononçons pour l’arrêt de la suppression de la publicité en après-midi. Plusieurs parlementaires de parti différents le demandent même.

Nous nous opposons au plan de suppressions de plusieurs centaines d’emplois qualifiés, utiles et nécessaires au service public, qu’il s’agisse de ceux de la régie publicitaire ou des départs à la retraites qui ne seraient pas remplacés.

 

Nous nous opposons formellement à la suppression de toute équipe de rédaction dans l’audiovisuel public et demandons un accroissement des moyens de la production publique.

 

Une grande bataille culturelle est lancée. Une large mobilisation peut se construire pour empêcher notre télévision, publique mais aussi privée, grâce à l’existence d’un secteur public fort,  de suivre le modèle de Berlusconi.

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 13:30

L’état du mouvement social en Europe après les élections en Allemagne, au Portugal et en Grèce

 

Depuis plusieurs mois, la crise économique sert partout en Europe de prétexte aux mauvais coups du patronat et aux politiques de rigueur des gouvernements. Peut-on entendre les revers de la social-démocratie aux dernières élections législatives et la recrudescence du mouvement social en Europe comme autant de signaux positifs pour la recherche d’une réponse politique crédible aux aspirations populaires ?

Grèves et manifestation massives en Roumanie contre les mesures imposées par le FMI et en Italie contre la menace qui pèse sur les conventions collectives

en Allemagne où les élections législatives ont montré un effondrement de la social-démocratie, décrédibilisée par sa gestion libérale en collaboration avec la droite, et une montée significative de la gauche progressiste

au Portugal, pays dans lequel les élections législatives puis locales ont vu un effritement de la gauche social-démocrate au pouvoir, poursuivant sur un programme de rigueur, au profit d’un renforcement de la gauche radicale et des communistes

en Grèce, enfin, où la défaite de la droite aux élections législatives débouche sur une nouvelle alternance. L’arrivée au pouvoir des sociaux-démocrates est pourtant loin de signifier un changement réel de politique. Le parti communiste consolide quant à lui ses positions et confirme son statut de seule force politique d’opposition, ancrée dans les luttes sociales.

 

Les communistes du 5e arrondissement vous invitent donc à participer à un café politique sur l’état du mouvement social en Europe après les élections en Allemagne, au Portugal et en Grèce et à discuter de ces questions avec :

 

Prokopios Panagoulias, représentant du parti communiste grec (KKE)

Bruno Odent, journaliste à l’Humanité

Pierre Laroche, spécialiste de la politique italienne

 

Mercredi 21 octobre à 19h

au café PMU-Val de Grâce

(137, Boulevard Saint-Michel)

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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 09:00

  Et maintenant ?

 

- Le 22 septembre, 100.000 postiers dans l’action,

- Depuis, de multiples luttes locales qui obligent la direction à lâcher du lest pour rechercher l’apaisement (ex : Paris 17 Cdis ou Paris-Château Rouge guichet).

- Le 3 octobre, des centaines de milliers d’usagers qui expriment leur volonté d’agir avec les postiers contre tout projet de privatisation.

 

Et maintenant ? Les forces existent pour gagner d’ici la fin de l’année.

Gagner quoi ? L’arrêt, l’inversion du processus de privatisation.

Comment ?  En obtenant le retrait du projet de loi du gouvernement (comme en 2006 pour le CPE).

En combattant et mettant en échec ses deux dispositions :

- le changement de statut de La Poste en SA (en cohérence, nous nous battons pour le retour de la Banque postale sous statut public)

- la transposition de la directive européenne de mise en concurrence totale du courrier (n’en déplaise à ceux, même à « gauche », qui soutiennent le Traité de Lisbonne). 


L’objectif ne peut pas être de demander à Sarkozy de bien vouloir organiser un référendum sur une question générale ou de se contenter de valoriser les discours des parlementaires de « gauche » minoritaires en faisant abstraction de toutes les questions de fond qui fâchent. Souvenons-nous de l'expérience de France Télécom, transformée en S.A. par le gouvernement Juppé en 1996 contre l'avis de la "gauche", puis privatisée par cette même "gauche", arrivée entre-temps au pouvoir, en octobre 1997.

 

Des convergences d’intérêt évidentes avec les agents des autres services publics (SNCF, RATP, France Telecom, EDF et GDF…), comme avec les autres luttes sociales peuvent et doivent déboucher sur une véritable convergence de lutte.

 

Gagner ensemble pour La Poste, c’est débloquer la perspective politique pour tous !

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