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DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

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Parti communiste français

42, rue Mouffetard

75005 Paris

Tél. : 01 43 37 44 19

section.pcf5@gmail.com

18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 11:19

 

 À Paris, la spéculation immobilière s'accentue, avec des conséquences douloureuses pour une majorité de familles : loyers très chers (plus de 20 € le m² en location), expulsions, logements insalubres et surpeuplés, … Frappés par le chômage, la baisse des salaires ou des pensions, plusieurs milliers de Parisiennes et de Parisiens sont désormais menacés d'expulsion. La spéculation est en train de tuer Paris. Elle transforme la ville en musée. Elle rend le droit au logement de plus en plus inaccessible.

La crise n'a pas empêché la poursuite de la spéculation dans le logement. Le prix des terrains a triplé depuis les années 1980 et met en difficulté la poursuite de la construction sociale. Dans le logement comme ailleurs, l’État s'est largement désengagé. Cette baisse a surtout été brutale dans le secteur social : pour un logement social normal, l’État est passé en quelques années d'un financement moyen de 7000€ à moins de 1000 € aujourd'hui. La situation des ménages s'est largement détériorée : hausse des impayés, croissance des procédures judiciaires contre les locataires en situation d'impayé, précarité énergétique inquiétante.

Des solutions existent. Nous voulons engager une réelle politique sociale du logement.

Pour y parvenir, il faut abroger la loi Boutin et la marchandisation des HLM, mettre fin aux niches fiscales accordées aux promoteurs privés (11,7 Md €) et réorienter cette masse financière en faveur de la construction sociale. Le logement social n'est pas le logement des pauvres, c’est le logement public de qualité pour tous à loyer modéré. L’accès aux services publics, dont les HLM, doit être garanti à tous, quels que soient ses revenus. C’est notre conception de la mixité sociale et d’un parcours résidentiel choisi. Dès le printemps, le gouvernement prévoit un débat et une nouvelle loi sur le logement et la politique de la ville. Mobilisons nous pour que cette loi réponde aux attentes sociales et à l'urgence ! En France et à Paris, exigeons le droit au logement pour tous !

A Paris les communistes et leurs élu.e.s se battent pour :

Mettre un frein à la spéculation

L'encadrement des loyers, pour qu'ils ne dépassent pas 20% des revenus du ménage, charges comprises.

Le blocage des loyers HLM, pour que les HLM restent des logements abordables pour les ménages populaires et les classes moyennes.

Dans le privé, il faut pointer les abus des propriétaires et des agences de location qui, par leurs prix scandaleux, sont les premiers responsables des impayés.

Assurer le maintien dans les lieux

Une vraie revalorisation des aides au logement, en nombre et en valeur

L'extension des aides en fonction du montant des loyers et des charges

Construire une nouvelle politique du logement

Atteindre les 30 % de logement sociaux à Paris d'ici 2030

Un plan d'urgence pour le logement à l'échelle nationale répondre à l'urgence.

Une Loi de réquisition des logements vacants et un plan de mobilisation des logements vides

De nouvelles mesures à conquérir, pour que Paris reste une ville accessible à tous !

Il faut produire davantage de logements sociaux en fonction de la demande. Dans les 130 000 demandeurs de logement à Paris, 90 % sont en dessous des plafonds du logement social normal (PLUS). Pourtant, la ville construit encore beaucoup de logements sociaux sous forme PLS (logement social intermédiaire, pour les ménages à revenus moyens).

Il faut rééquilibrer le logement social dans Paris. Aujourd'hui, on ne compte que 1% de logements sociaux dans le 7ème ! C'est inacceptable, quand on voit le nombre de Parisiennes et de Parisiens en attente d'un logement.

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 18:11

Le débat sur le budget de la ville de Paris vient de se terminer. Les élu(e)s du groupe communiste et du parti de gauche ont obtenu plusieurs avancées significatives afin de répondre mieux aux aspirations des parisiens.

  • Pour le logement : + 10 millions au compte foncier

Les parisiens sont confrontés à une grave crise du logement. En augmentant le compte foncier, nous garantissons l’augmentation du nombre de logements sociaux.

  • Pour les écoles : + 300 000 aux classes de découverte

Les classes de découverte sont une richesse pour les élèves parisiens. Cela leur apprend à s’ouvrir sur le monde et à vivre ensemble. Nos élu(e)s se sont opposé(e)s à la nouvelle baisse budgétaire prévue.

  • Pour les personnels de la ville : les vacataires inclus dans le plan de déprécarisation

La qualité des services publics proposés aux parisiens passe par des personnels stables, en nombre suffisant. Plusieurs milliers ont des emplois précaires, très mal payés. Les vacataires (comme ceux qui travaillent dans les centres de loisirs) n’étaient pas initialement prévus dans le plan de déprécarisation qui sera débattu dans un prochain conseil. Par l’action de nos élu(e)s, c’est chose faite. Affaire à suivre ! Les élu(e)s restent mobilisé(e)s pour la titularisation de tous les précaires de la ville !

  • L’engagement de l’Etat envers la collectivité parisienne

Au lieu de rompre avec les politiques de la droite, le gouvernement a décidé de maintenir le gel des dotations qu’il verse aux collectivités et de les baisser les années suivantes. Le maire de Paris a renoncé à réclamer à l’État le milliard d'euros qu'il lui doit au titre de transferts de compétences non compensés. La Ville de Paris doit faire valoir ses exigences au nom des Parisiennes et des Parisiens !

  • La lutte contre la spéculation

La spéculation immobilière à Paris bat des records, et chasse progressivement les catégories les plus populaires de la capitale. La Ville de Paris doit avoir une politique plus ambitieuse en matière de logement, pour endiguer l'exode social et exiger du gouvernement l’encadrement à la baisse des loyers et du foncier et l'application de la loi de réquisition des logements vides.


 

Le gouvernement veut imposer une politique d’austérité aux collectivités. Pour le Front de Gauche et ses élues, c’est une impasse ! A Paris comme ailleurs, contre l’austérité, faisons le choix de l’humain d’abord !

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 08:41

Manifestation contre les expulsions locatives, pour le droit au logement, samedi 12 mars 2011, 14h30 République

 

Les logements minuscules pour des loyers prohibitifs : jeunes, jeunes étudiants ou jeunes travailleurs, nous connaissons !

500 euros pour 13 m2 (38 euros du m2) c’est plus que courant à Paris. 600 euros pour 20m2 à partager à deux : c’est le lot commun. 515 euros, c’est le loyer moyen infligé aux étudiants. Même en « résidence » étudiante (dont les propriétaires profitent de tas d’aides de l’Etat) par exemple dans le 15ème, les loyers atteignent 550 euros pour 16m2 (35 euros du m2) sans l’électricité.

 

Cette situation est scandaleuse. Les jeunes et d’autres personnes à faibles revenus sont ponctionnés à 50%, 60% de leur budget uniquement pour assurer le minimum indispensable, dans des conditions d’exiguïté, parfois d’hygiène, intolérables. Les aides au logement sont directement captées par ceux qu’on doit appeler des marchands de sommeil, quel que soit leur statut.

 

Le 10 mars 2011, le ministre du logement Benoît Apparu a fait semblant de prendre conscience de cet état de fait.

C’est le signe que la contestation monte, que la situation est intenable.

Mais si Apparu dénonce le scandale mais c’est pour mieux le laisser perdurer. La veille, dans les colonnes du Figaro, il rassurait déjà les investisseurs en s’opposant à tout plafonnement ou gel des loyers…

Pour les « micro-surfaces », il ne propose surtout pas d’interdire les loyers prohibitifs. Que non ! Il propose de taxer davantage les propriétaires qui louent des surfaces de moins de 13m2 à plus de 40 euros du m2 uniquement sur la part dépassant ces 40 euros. Une toute petite taxation, peut-être, pour les cas les plus extrêmes, et à partir de 2012 !

 

De qui se moque le ministre ? Des mal-logés, des jeunes de l’ensemble de la population!

 

Mais puisqu’il est obligé de reconnaître le problème, allons-y encore plus fort !

 

Exigeons le gel des loyers en Ile-de-France, leur plafonnement pour les relocations, l’arrêt des expulsions !

Exigeons la revalorisationdes aides au logement !

Exigeons un plan d’urgence de construction de 600.000 logements sociaux, véritablement sociaux, en 5 ans, et de 80.000 chambres en Cité universitaire (évidemment avec arrêt des démolitions sauf insalubrité et des ventes de HLM) !

 

Il y en a assez que l’argent public soit détourné vers le financement du logement spéculatif sous forme de défiscalisation (dispositifs Robien, Sellier), assez que les pouvoirs publics ou les collectivités locales prétendent faire du « logement étudiant » en favorisant des spéculateurs privés, assez que le budget du logement soit amputé, assez que le financement du logement social par le Livret A soit remis en cause dans l’intérêt des banques privées.

 

Faisons monter la pression sur tous les décideurs jusqu’à gagner une autre politique ! 

 

Manifestation samedi 12 mars 2011 pour le droit au logement, contre les expulsions, aspect le plus grave de la crise du logement qui touche tout le pays :

14h30 République

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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 13:00

Notre pays connaît une crise profonde du logement avec 1,4 millions de demandeurs de logements, 3,5 millions de personnes mal logées, 100 000 personnes à la rue, et 100 000 personnes qui vivent toute l’année dans des terrains de camping !

La dépense liée au logement a explosé de + 60% en 10 ans, alors que les salaires dans la même période n’ont progressé que de 29%. Aujourd’hui les ménages consacrent 40 % de leurs revenus pour les dépenses de logement. La précarité du travail et les expulsions locatives produisent une misère et une détresse indignes de notre pays.

Chacun et chacune a le droit de vivre dans un lieu confortable, dans un environnement serein. C’est la base même de la vie en société, de la possibilité d’être un citoyen et un travailleur. Pour réaliser cette évidence, il n’y a qu’une solution : un service public du logement qui garantit des constructions de qualité, avec des loyers corrects, sur une longue durée.

Les Régions doivent être des points d’appuis pour assurer la garantie de l’accès au logement et du maintien dans les lieux sur tout le territoire. Nous proposons de développer des agences régionales de l’habitat, outils démocratiques d’évaluations et de contrôle de l’utilisation des fonds publics , de maîtrise foncière, d’incitation à la construction de nouveaux logements, de lutte contre les logements vétustes, insalubres et dangereux et d’aide à la gestion locative pour les petits propriétaires.

Le PCF et la liste Front de gauche pour les élections régionales s’engagent pour un service public du logement
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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 17:36
1,3 million de demandeurs de logement social, 110.000 à Paris.
900.000 : le déficit de logements sociaux, véritablement sociaux dans le pays !

Objectifs de la loi Boutin : 40.000 ventes et 40.000 démolitions de logements sociaux par an.

Et pourtant l’argent est là…!

560 millions d’euros en moins pour le budget du logement cette année.
850 millions d’euros détournés par la Loi Boutin du « 1% » destiné au logement des salariés.
Autour de 4 milliards d’euros à terme d’argent public (Etat ou Caisse des dépôts) pour aider les promoteurs immobiliers.
Des milliards d’euros des Livrets A que les banques pourront détourner à d’autres fins que le financement du logement social…
15 milliards d’euros de nouveaux cadeaux fiscaux par an aux plus riches et aux Medef depuis 2007
30 milliards d’euros déjà accordés aux banques pour renflouer leurs placements douteux
37,5 milliards d’euros de profits distribués en dividendes aux actionnaires des entreprises du CAC40
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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 17:30
NON A L’APPLICATION
DE LA LOI ET DES DECRETS BOUTIN !



Les députés UMP s'efforcent de nous faire prendre madame Boutin et sa loi pour des défenseuses du droit au logement pour tous. C’est tout le contraire. En pleine période de crise, la loi Boutin favorise les  promoteurs et le marché privé (30.000 logements invendus rachetés au prix fort) et organise la pénurie de logements sociaux. Les loyers augmentent sans cesse. A Paris aujourd’hui ils représentent 35 % du budget des ménages.

Expulsion et hausses des loyers : les menaces de la Loi Boutin.

Avec la loi Boutin, le bailleur pourra imposer à des locataires, âgés de moins de 65 ans et considérés en « sous occupation » de leur habitation, un relogement dans un appartement plus petit, au même prix. En cas de refus, les locataires pourront être expulsés. On doit aux députés communistes que les personnes handicapées ne soient pas concernées. Un couple «dont les enfants ont grandi», une veuve, un veuf, une personne divorcée doivent toujours avoir le droit de rester dans l’appartement où ils ont vécu.

Dans un pays où 50% des salariés gagnent moins de 1350 euros net par mois, le logement social s’adresse à la grande majorité. La Loi Boutin accroît considérablement les surloyers. De deux façons : en abaissant de 10% les plafonds de ressources et rendant automatique le supplément de loyer, fortement progressif, à partir de 20% de dépassement. Résultat : un couple sans enfant dont chaque membre gagne 1300 euros où un couple de techniciens avec 2 enfants gagnant 2000 euros chacun seront désormais touchés.

Logement : une pénurie organisée par la droite.

En refusant de construire des logements pour le secteur social, la droite organise la pénurie, pousse les classes moyennes vers le secteur spéculatif et fait des HLM des ghettos pour pauvres. Les maires de droite, comme M Tibéri dans le 5e arrondissement, refusent de contribuer à l’effort nécessaire pour faire face à la crise du logement, particulièrement grave à Paris. Alors que les aides aux logements (type APL) sont largement récupérées par les propriétaires de par l’augmentation des loyers, on fait payer aux locataires l’assèchement des financements normaux du logement social.

NON A LA LOI BOUTIN !
Pour le droit au maintien dans les lieux
& contre la hausse des loyers dans le secteur HLM.
 
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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 09:28
Au 36 rue du fer à Moulin, une expulsion est imminente… celle de Marco Baldini, artiste peintre.

Le 36 de la rue du Fer à Moulin est devenu emblématique de la menace que fait peser la spéculation immobilière sur la vie des Parisiens.

En 2006, un promoteur immobilier rachète l’immeuble pour le vendre à la découpe. Les ventes à la découpe sont des opérations de spéculation immobilière : le propriétaire ne cherche pas à louer ses appartements, mais à les vendre au plus offrant. À cause d’opérations de ce type, et en pleine crise du logement, il y a aujourd’hui à Paris 100 000 logements vacants. Laissera-t-on mettre les travailleurs à la rue, s’appauvrir encore le patrimoine culturel de notre quartier pour satisfaire à la spéculation immobilière ?

Pour protester contre la spéculation immobilière et pour affirmer le droit de travailler et vivre à Paris, « Le Génie de la Bastille », une association pour la diffusion et la défense de l’art contemporain dans Paris, a organisé l’installation de trois artistes en mars 2007 dans les appartements vacants. Marco Baldini est le dernier aujourd’hui a ne pas avoir trouvé de solution durable pour son atelier et son logement. Il est soutenu par l’association de locataires de l’immeuble qui s’est battue contre la vente à la découpe

En maintenant la procédure d’expulsion contre Marco Baldini, le préfet criminalise l’exigence portée par la société civile d’un Paris où il est possible à la fois de vivre, de travailler et de créer.


L’incohérence totale de la politique du logement actuelle

Marco Baldini a reçu une réponse positive à sa demande de droit au logement opposable. Alors que l’on sait que, faute d'un effort soutenu en matière de logements sociaux, l'offre de logement est quantitativement insuffisante pour assurer le respect des dispositions de la loi, le préfet autorise l’expulsion d’une personne dont le droit à être logée a été reconnu par l’Etat !! Car il va sans dire qu’aucune proposition de relogement n’a été faite…

Sortir le logement du marché pour en faire un droit réel :

Le marché ne permet pas de satisfaire les besoins de logement de la population. Au contraire, il fait grimper les prix et chasse de plus en plus de gens hors de Paris. Est-il normal que certains soient mal-logés ou sans logis simplement pour que d’autres puissent gagner toujours plus d’argent en achetant et en revendant des logements vides ?

Le PCF propose de sortir le logement du marché pour en faire un droit réel en interdisant immédiatement les expulsions, en mettant en place un plan d’urgence de réquisition des logements vacants, en augmentant significativement l’offre de logements sociaux, en encadrant légalement les loyers du secteur privé et en interdisant les ventes à la découpe.

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Published by PCF Paris 5e - dans Le logement
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3 février 2008 7 03 /02 /février /2008 13:13
VIVRE ET TRAVAILLER DANS NOTRE QUARTIER :
LE CINQUIEME A BESOIN DE LOGEMENTS SOCIAUX !

La question du logement est au cœur de la campagne municipale. Un constat : aujourd’hui, il est presque impossible de travailler et vivre à la fois dans le 5e arrondissement. Avec seulement 6% de logements sociaux, le 5e est à la traîne dans la capitale !


RENCONTRE – DEBAT

Pour faire vivre Paris et le 5e arrondissement,
lutter contre les logiques spéculatives et la loi de l’argent,

QUELLE POLITIQUE DU LOGEMENT ?
MERCREDI 6 FEVRIER – 19H – MAISON DES MINES, SALLE E-F
270 rue Saint-Jacques

Avec ADRIEN TIBERTI, candidat communiste dans le 5e
(sur la liste menée par Lyne Cohen-Solal)
Et IAN BROSSAT, porte-parole des candidats communistes à Paris

Pour en savoir plus sur la politique du logement dans le 5e et sur les propositions communistes...

Autres articles sur le logement

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Published by Charline et Augustin - dans Le logement
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31 janvier 2008 4 31 /01 /janvier /2008 10:50

  • Propositions communistes
    pour la capitale
Paris est à la fois la capitale de toutes les richesses et de toutes les misères. Nous voulons changer de logique et soustraire Paris aux logiques capitalistes.

Immobilier
Les solutions politiques à la crise du logement existent :

- Accélérer la production de logements sociaux, partout, pour les plus démunis comme pour les classes moyennes.
Viser 10 000 logements sociaux par an.

- Intervenir directement sur le marché en bloquant les loyers et en stoppant les ventes à la découpe.
Viser la division par deux du prix de l’immobilier.


- Lutter contre les expulsions, et trouver des solutions durables et décentes pour ceux qui vivent dehors.

- Penser la politique du logement à la bonne échelle : celle de l’agglomération. Refuser la constitution de ghetto à côté des « pôles compétitifs ».
Viser 70 000 logements sociaux produits par an en Ile de France, partout.


Service public de l’eau
En 2009, les contrats de délégation au privé passés par la droite arrivent à échéance. Nous voulons revenir à une gestion municipale de l’eau.

Publique, l’eau sera moins chère,

comme en témoignent les expériences de retour à une gestion publique dans d’autres villes de France.

Publique, l’eau sera plus sûre :

la Ville investira l’argent nécessaire au bon entretien du réseau, dans l’intérêt de la santé des Parisiennes et des Parisiens et pour éviter le gaspillage.

Publique, l’eau sera plus écologique.

L’objectif n’est pas de vendre le plus d’eau possible mais d’organiser une économie durable de cette ressource naturelle. .

Paris doit faire le choix du service public.
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27 décembre 2007 4 27 /12 /décembre /2007 13:57
Article rédigé par Charline

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Privatisation du logement social, démantèlement de son système de financement, spéculation immobilière : le logement va mal !


Après le travail précaire, le logement précaire !

« Je ne veux plus d'une situation où les pauvres n'accèdent pas aux logements sociaux parce que ceux qui [les] occupent peuvent y demeurer à vie, quelle que soit l'évolution de leurs revenus ». N. Sarkozy vient de l’annoncer : tous les trois ans, la situation des locataires des HLM sera passée au crible pour débusquer les potentiels abus. Une fois de plus, le gouvernement a décidé d’opposer entre eux les plus démunis : personnes en attente interminable de logement et locataires de  HLM  « nantis ». Cette anecdote (1), si inutile soit elle, est pourtant l’occasion de se poser les « vraies » questions.

Qui sont ces « nantis » que Sarkozy entend débusquer ? Des gens qui par exemple, après une vie de labeur auraient accumulé un magot tel qu’ils dépasseraient les plafonds de ressources donnant droit à un logement social, des gens qui paient chaque mois leur loyer, depuis des dizaines d’années, pour un modeste appartement dans un quartier dans lequel ils ont tissé leur réseaux de relations ?…Là où des vies entières se sont construites, les expulsions se font d’autant plus inhumaines.

Quel est le rôle des habitations à loyers modérés ?

Un habitat, certes économique, mais comme les autres, qui s’adresse au plus grand nombre ? Ou un logement social pour « cas sociaux », déjà largement déserté par les classes moyennes, et bientôt réservé aux plus pauvres : travailleurs précaires, familles étrangères, mères célibataires…? C’est vrai : il manque des logements sociaux ; c’est vrai : d’autres, encore plus démunis, ont eux aussi cruellement besoin d’un logement…pourtant, le risque est grand, à vouloir faire des HLM le logement des seuls plus démunis, de créer de véritables ghettos de pauvres.

Et pourtant, les effets pervers de la ségrégation résidentielle sont plus que sensibles : fractures scolaires, professionnelles, ethniques, .mais aussi fracture dans le débat démocratique : à quoi aboutit cette ségrégation sinon à un centre qui s’étonne de ne « plus comprendre » ses périphéries qu’il a rendu « aphones » ?

La ségrégation sociale aboutit à une impasse.

Que fera le gouvernement quand il aura encore plus ghettoïsé ses banlieues ? Il démolira (en oubliant de reconstruire au passage) ? Faire peser toutes les responsabilités sur le béton, parce qu’on a renoncé à agir sur le reste : l’humain, c'est-à-dire l’éducation, l’emploi, la santé, l’accès à la culture. Une fois les murs à terre, les difficultés sociales s’en iraient-elles elles aussi en poussière ?... Et que dire de la ghettoïsation inverse, celle qui rend les centres villes inaccessibles à la majorité de la population ? Le cinquième arrondissement en est une illustration flagrante : l’arrondissement grouille d’universités, pourtant les étudiants fuient le quartier du fait de loyers excessifs. Et avec ses étudiants, c’est une grande part de son identité que le cinquième est en train de perdre…

La société française est « fracturée », nous dit-on ; une chose est sûre, elle ne se connaît et ne se comprend pas. Ce qui fait qu’aujourd’hui un gouvernement arrive à faire passer les plus démunis (bénéficiaires des minimas sociaux, immigrés, chômeurs, travailleurs pauvres,…) pour des « nantis » sans que personne se révolte.

Voilà pourquoi il est urgent de mettre fin aux politiques actuelles qui mènent droit dans le mur la société française : spéculation immobilière qui rend les loyers inaccessibles, privatisation du logement social (2), démantèlement du système de financement des logements sociaux avec la banalisation du livret A. Alors même que la récente crise des subprimes américaines vient nous rappeler l’intérêt d’un système de financement du logement social stable et sûr, à l’abri des aléas du marché.

Le logement est un droit, pas une marchandise !

À une politique du logement axée sur la ghettoïsation, le PCF oppose une politique mettant en avant la mixité sociale Avec un blocage des loyers, une interdiction des ventes à la découpe et, notamment sur Paris, l’objectif de passer à 30% de logements sociaux. C’est aussi un véritable service public du logement que le PCF entend défendre. Un service public du logement ouvert à tous, sans conditions de ressources, mettant la participation de tous les acteurs du logement - en premier lieu les citoyens -  au cœur de son fonctionnement pour définir et contrôler les politiques locales et nationales de l’habitat. Ce service serait un outil efficace pour une nouvelle politique de la ville, permettant à chacun d’habiter où il le souhaite et à proximité de son lieu de travail.

1 . D’après le rapport de Valérie Létard (secrétaire d’État à la Solidarité), seulement 4 % des locataires de HLM dépassent les plafonds de plus de 20 %.

2. Début 2008, un nouveau dispositif sera proposé aux investisseurs privés. En échange d’avantages fiscaux conséquents, les investisseurs pourront faire construire des logements dont les niveaux de loyers et de ressources des locataires seront déterminés pour une durée de quinze ans. On est alors en droit de se demander ce qui adviendra quand le conventionnement de quinze ans arrivera à terme…

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Published by Charline - dans Le logement
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