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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 19:42

Reflet de la politique sécuritaire du gouvernement, un plan « 1000 caméras à Paris » a été lancé à Paris à l’instigation de la préfecture de police. Bien que les conseillers parisiens PCF, Verts et PG se soient prononcés contre ce plan, la mairie de Paris, dans son ensemble, l’a approuvé et a décidé d’y participer financièrement à hauteur de 85 millions. La vidéosurveillance, outil inefficace qui ne fait au mieux que déplacer les actes de délinquance, représente pourtant une réelle régression politique, sociale et économique.

La tenue d’un débat démocratique s’impose !

Les menaces que font porter la vidéosurveillance sur les libertés tant individuelles que politiques et syndicales exigent qu’un débat démocratique soit tenu à son sujet.

‘Pourquoi s’opposer à la vidéosurveillance si on n’a rien à se reprocher ?’, voilà comment la droite au pouvoir prétend résoudre la question des atteintes aux libertés. Pourtant, en France, un principe de justice élémentaire veut que toute personne soit considérée innocente jusqu’au jour où il est établi qu’elle est coupable. La vidéosurveillance inverse la situation : toute personne filmée devra prouver qu’elle n’est pas en cause. Tout le monde devient fautif ou suspect potentiel.

Parmi les rôles dévolus à la vidéosurveillance, figurent le contrôle des rassemblements publics ou encore la lutte contre les ‘rassemblements de marginaux’. On voit bien comment, placé dans les mains d’un gouvernement réactionnaire ou d’un gouvernement en crise, la vidéosurveillance peut devenir un formidable outil de répression politique et de criminalisation du refus de ‘l’ordre établi’.

Les dangers sont réels pour nos libertés : exigeons un débat démocratique à Paris !

Un nouveau désengagement de l’Etat dans les services publics :

Le développement de la vidéosurveillance s’inscrit dans le plan du gouvernement de réduction drastique des dépenses publiques et de casse du service public. Mettre des caméras pour mieux supprimer des postes de policiers, déléguer le travail de surveillance au privé (car les images ne seront pas surveiller par la police mais par des établissements privés !) pour casser toujours un peu plus le service public. Les 85 millions financés par la mairie de Paris sont quant à eux une nouvelle marque du désengagement de l’Etat dans ses missions de service public pour en faire porter une part croissante aux collectivités territoriales, qu’il asphixie par ailleurs. Qu’il s’agisse d’éducation, de santé, de transport, de communication ou de sécurité, la logique est toujours la même : casser le service public. La sécurité est un droit : exigeons qu’elle reste un service véritablement public !

« Ouvrez des écoles, vous fermerez des prisons » !

A l’heure où la politique gouvernementale s’enferre dans une apologie du « surveiller et du punir », il est au contraire urgent d’agir sur le plan économique et social. Cela implique notamment de développer des services publics qui font le lien avec la population et qui garantissent l’accès de tous aux droits sociaux fondamentaux.

Le PCF propose :

Une véritable prévention : des moyens pour l’école, pour la protection judiciaire de la jeunesse, pour la formation d’une véritable police de proximité, pour les services sociaux de protection de l’enfance et pour les associations.

Des sanctions adaptées tournées vers la réinsertion. Cela implique notamment de donner enfin les moyens nécessaires à un grand service public de la justice démocratique, égal pour tous.

Donner les moyens d’une vie digne à chacun : garantir à tous un vrai droit au logement, aux transports, aux activités culturelles et sportives ; assurer à chacun une sécurité de vie par l’emploi et la formation, assortie d’un revenu et de droits normaux ; donner à tous, français et étrangers vivant en France, le droit à une véritable citoyenneté.

Un collectif « Démocratie et libertés pour un Paris sans caméra de surveillance » s’est créé au niveau parisien. Il appelle les Parisiens à signer une pétition pour exiger le retrait du plan « 1000 caméras pour Paris » et pour exiger un débat public avec l’ensemble des habitants sur cette question.

Pour signer la pétition : http://www.paris-sans-videosurveillance.fr

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