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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 12:00

Le nouveau Parti communiste roumain (PCR) a réalisé, samedi 3 juillet, à Bucarest son congrès fondateur qui a réuni plus de 400 délégués et invités.

 

 

Bien qu'il partage le nom du Parti communiste roumain historique, le nouveau PCR est issu du changement de nom du Parti de l'alliance socialiste déjà existant, et qui ne dispose pas de représentation parlementaire.



Son leader, Constanti Rotaru, a fait un bilan des 20 ans qui se sont écoulés depuis le coup d'Etat de décembre 1989, qui a renversé le régime socialiste, considérant que la restauration du capitalisme a provoqué un véritable « génocide social ». En mémoire des victimes du capitalisme dans le pays, le congrès a observé une minute de silence.



Rotaru a mentionné la casse des entreprises et des services publics, ainsi que la destruction généralisée de l'appareil productif, qui a réduit la population à la misère, forçant des millions de roumains à abandonner leur pays pour chercher du travail.



Parmi les nombreux exemples concrets, il a mentionné le fait qu'ils restent actuellement à peine 54% des hôpitaux existants en 1989, la production textile représente 13% de celle de 1989, l'extraction de charbon 36%, la production d'acier 19%, la production de machines-outils 5%, restent 31% du cheptel bovin de 1989 et la production de viande est retombée à 14% du niveau atteint il y a vingt ans.



Dans un communiqué, cité par l'agence AFP, le PCR affirme qu'il « se lance dans la lutte pour mettre fin au pillage auquel le pays est soumis », fixant comme objectif l'élection d'une représentation parlementaire. Dans son programme, il défend la gratuité de l'éducation publique et la propriété étatique dans les secteurs stratégiques.



Toutefois, la légalisation du nouveau parti est une bataille qui s'annonce difficile, puisqu'une loi de 1991 interdit expressément « les manifestations publiques qui font la propagande d'idées totalitaires de nature fasciste, communiste, raciste ou de toute organisation terroriste ».

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 18:05


 

L’affaire Bettencourt aura eu quelques mérites dont celui de mettre en évidence les liens directs qui unissent le pouvoir et les puissances d’argent dans notre pays.

 

Mais, puisque c’est d’actualité, ne laissons pas l’affaire Woerth faire diversion. Mettre en échec la politique poursuivie par ce gouvernement dans l’intérêt du capital, c’est gagner le retrait du projet de loi contre les retraites et non la démission de Woerth.

 

On voit bien comment une certaine gauche tente de faire dévier ainsi l’objet de la convergence des luttes, parce qu’elle est en accord avec la droite sur l’allongement de la durée de cotisation qui sabote la retraite à 60 ans, sur les exonérations de cotisations sociales patronales qui sapent le financement du système solidaire (qu’elle a elle-même décidées en son temps).

Une position, juste, pour la suppression du bouclier fiscal (650 millions d’euros détournés vers les plus riches) ne peut pas se substituer à la lutte contre la loi Woerth (des dizaines de milliards d’euros pris sur les retraités et les actifs au bénéfice du capital).

 

Ceci étant précisé, le cas Bettencourt permet de mieux expliquer nombre de dispositions profondément injustes de la fiscalité qui permet aux super-riches de payer moins d’impôt que des salariés aux revenus modestes. De vraies « niches fiscales » pour abriter les riches que le gouvernement se garde bien de songer à « raboter ».

 

Ainsi la fiscalité des dividendes d’actions. Ces revenus de ceux qui gagnent leur vie sur le travail des autres, sont beaucoup moins taxés que les revenus de ceux qui travaillent eux-mêmes.

Les actionnaires bénéficient d’un abattement de 40% et d’un abattement forfaitaire de 1525 euros, 3050 pour un couple. Ils n’intègrent donc dans leur revenu imposable que 60% de leurs dividendes, ôtés de 1525 ou 3050 euros. Ils peuvent également déduire 5,8% de CSG. Petit cadeau supplémentaire, leur impôt est diminué de 115 euros pour un célibataire et de 230 pour un couple.

Le salarié n’a droit qu’à un abattement de 10% sur l’argent de son travail (pour frais professionnels). 5,1% de sa CSG est non-imposable.

 

Au total, cet avantage pour les actionnaires a coûté 2,8 milliards d’euros au budget de l’Etat en 2009.

 

Mais ce n’est pas tout ! Il ne s’agit là que des dispositions prévues dans l’intérêt des petits et moyens actionnaires. Pour les grosses fortunes, comme Mme Bettencourt qui a perçu plusieurs centaines de millions d’euros de dividendes de L’Oréal, le gouvernement a inventé un autre dispositif plus avantageux encore en 2007. Tiens, qui était ministre du budget ? Woerth !

 

Les actionnaires ont ainsi depuis 2008 la possibilité d’opter pour un « prélèvement forfaitaire libératoire » de 18%.

Cela signifie qu’ils ont la liberté de choisir, selon leur intérêt, d’être taxés sur leurs dividendes au taux correspondant à leur revenu ou bien au taux « forfaitaire » de 18%.

Cette mesure n’est intéressante, par rapport aux avantages des abattements précités, que pour les titulaires des plus gros revenus dont l’essentiel des revenus devraient être normalement taxés au taux le plus élevé de l’impôt sur le revenu, 40%.

18% au lieu de 40%, taux d’imposition sur la plus haute tranche de revenu : un sacré bonus !

Plus ils sont gros, plus ils profitent. Avec cette disposition, la collectivité aurait perdu au moins 300 millions d’euros en 2009.

Mme Woerth optimisait les placements de Mme Bettencourt en fonction des lois existantes. M. Woerth, ministre du budget s’est appliqué à optimiser les lois dans l’intérêt des millionnaires comme Mme Bettencourt. Belle complémentarité !

 

Au total, les actionnaires bénéficient de plus de 3 milliards d’euros de cadeaux fiscaux sur leurs dividendes. Pour quelle justification d’intérêt général ? Aucune !

 

 

PS : avant le système des abattements, fixé en 2005, existait un autre système, tout aussi scandaleux, celui de « l’avoir fiscal ». Jamais, le gouvernement de « gauche » n’a même essayé de le remettre en cause.

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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 18:26

Craignant les luttes de la rentrée, le pouvoir s’efforce de diviser l’opinion pour faire passer son projet de loi de loi de casse du système de retraite. Il joue les salariés du privé contre les fonctionnaires, les fonctionnaires contre les salariés relevant des régimes spéciaux, les jeunes contre les vieux etc. et, en particulier, les retraités contre les actifs.

 

A nouveau, dans son intervention télévisée du 12 juillet, Sarkozy a prétendu que les retraités seraient épargnés, « qu’on ne touchera pas à leur pension de retraite ». Gageons que les retraités ne seront pas naïfs au point de le croire et de tomber dans le piège.

 

Le pouvoir d’achat des retraites va continuer à décliner.

 

Les effets des lois précédentes contre les retraites vont continuer à produire leur effet néfaste. Le pouvoir d’achat des retraités ne cesse de diminuer.

Depuis la loi Balladur de 1993, les retraites ne sont plus actualisées suivant l’évolution des salaires mais suivant l’indice des prix. Les revalorisations ont de surcroît lieu avec décalage. Chaque année, les retraites perdent de 1 à 2% de pouvoir d’achat par rapport aux salaires. On mesure le décrochage au bout de 10 ou 20 ans.

Le projet de loi du gouvernement ne corrige pas cette situation, au contraire, en n’assurant pas le financement des retraites pour l’avenir.

 

Les retraités ne sont pas épargnés non plus par les nouvelles ponctions. Même si elles sont habilement séparées du projet de loi sur les retraites.

La suppression progressive, depuis 2010, de la demi-part pour le calcul de l’impôt des personnes seules ayant élevé au moins un enfant,  principalement des retraités, va amputer globalement leurs revenus de 1,6 milliard d’euros.

Ce n’est pas tout.

 

Si la loi Woerth sur les retraites passe en septembre, les retraités paieront un maximum de CSG en décembre.

 

Actuellement les retraités imposables s’acquittent d’une CSG au taux de 6,6%, les retraités non imposables mais redevable de la taxe d’habitation paient 3,8% de CSG, les autres sont exonérés.

Depuis longtemps, le pouvoir a l’intention d’augmenter la CSG des retraités. Le PS l’a également clairement envisagé en avril 2010, directement pour financer les retraites.

 

Plus prudent, afin de ne dresser les retraités contre le lui en même temps que les actifs, le gouvernement veut procéder en deux temps.

En septembre, on ponctionne les salariés actifs. Si ça passe, en décembre, on se retourne sur les retraités au nom du financement de la « dépendance ».

 

Ainsi un rapport de la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, préparant le futur projet de loi du gouvernement sur la perte d’autonomie, prévoit de porter la CSG des retraités imposables à 7,5% (taux pour les actifs) et la CSG de tous les retraités non imposables à 3,8%. De l’ordre de 3 milliards d’euros au total !

 

Cette perspective est inacceptable. Communistes, nous nous sommes toujours opposés à l’application de la CSG sur les pensions, les retraités ayant déjà cotisé pour leur retraite pendant leur carrière.

Demain, il n’y pas de raison qu’ils paient pour la « dépendance ».

Pour le gouvernement, il s’agit en fait de transférer une partie des dépenses d’assurance maladie et du financement des allocations d’autonomie (APA) sur les retraités. Dans le même temps, il continue à multiplier les exonérations de cotisation patronale et les cadeaux fiscaux au capital et aux plus riches.

 

Les retraités ont entièrement intérêt à se battre avec les actifs, à participer massivement aux manifestations à partir du 7 septembre pour les retraites.  

 

En tentant d’opposer les salariés actifs aux salariés retraités, c’est aussi le fondement et l’esprit mêmes de notre système SOLIDAIRE intergénérationnel que le pouvoir veut briser. C’est peut-être la plus importante raison de le combattre ensemble, de gagner le retrait pur et simple du projet Woerth-Sarkozy.

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 19:51


 

Rappelons d’abord que le 14 juillet, c’est la fête nationale, ce n’est pas la fête de l’armée. Le peuple français commémore la prise de Bastille, sa victoire sur la tyrannie.

La participation de l’armée ne se comprend que comme celle de l’armée de la Nation, celle qui a repoussé les envahisseurs à Valmy en 1792.

 

Le caractère militariste du défilé sur les Champs Elysées est étranger à l’esprit de notre Fête nationale.

Ce détournement politique ne date pas d’aujourd’hui. Mais le pouvoir le confirme et l’aggrave, de plusieurs façons.

 

Ainsi, le 45ème soldat français tué en Afghanistan est à peine enterré que Sarkozy réaffirme pour ce 14 juillet la poursuite de la participation française à la guerre américaine d’occupation à des milliers de kilomètres du pays que notre armée est censé défendre. Afghanistan, Abu Dhabi, Djibouti… : les soldats français n’ont rien à y faire pour le compte du peuple français.

 

Comme en Afrique !

La revue de 2010 a été marquée par la participation de soldats de 13 anciennes colonies d’Afrique, « indépendantes » depuis 50 ans.

100714 défilé  

Ce n’est pas la première fois que des armées étrangères marchent sur les Champs Elysées, un 14 juillet. C’est toujours aussi injustifiable.

 

Sans revenir aux sombres années 40, Mitterrand a inauguré cette campagne idéologique en faisant défiler le 14 juillet 1994 le kommando germano-français de l’Eurokorps, ces « troupes de projection » destinées à faire la guerre partout dans le monde. Faire accepter à notre pays de lourds sacrifices financiers pour une armée impérialiste européenne, alignée sur l’OTAN, étrangère à l’intérêt national était et reste l’objectif.

 

Cette année, le scandale n’est pas de la même nature.

 

Des dizaines de milliers de soldats des anciennes colonies, enrôlés, sont morts pour la France, dans des guerres qui n’étaient pas les leurs. Les survivants auront dû attendre seulement cette année pour pouvoir toucher des pensions équivalentes à leurs frères d’armes français.

Les peuples africains n’ont aucune raison de commémorer les guerres de l’ancienne puissance coloniale en laissant défiler leurs armées avec son armée, rappelant cette période sinistre.

 

Les armées en question sont par ailleurs loin de représenter ces peuples, comme le soulignent des progressistes africains. Garde prétorienne des dictateurs locaux dans nombre de cas, elles se sont rendues coupables de multiples exactions contre leur propre population. Elles sont un symbole de l’ordre politique néfaste entretenu depuis les indépendances.

 

Mais le président français invite à les voir et les complimenter.

La prétention néocolonialiste du pouvoir et des milieux d’affaires qu’il représente, la volonté d’entretenir des liens malsains avec les dictatures africaines sont manifestes en ce jour.

Cette politique est dangereuse pour l’avenir des relations entre le peuple français et les peuples africains qui aspirent toujours plus fortement à la paix, au développement et à la démocratie.

 

Cette nouvelle instrumentalisation politique de la Fête nationale est indigne.

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 20:02


L’édition 2010 du baccalauréat se termine. Les élèves de terminale ont eu leurs résultats mardi matin. Certains ont passé leurs oraux de rattrapage depuis. Les élèves de première quant à eux auront leurs notes d’épreuves anticipées (en particulier la note de français) lundi prochain.

Quel avenir pour les nouveaux bacheliers ?

Quelles places notre société réserve-t-elle à ces jeunes gens ? Bientôt, ils voudront travailler. Le pourront-ils ? Et à quelles conditions ? On voit bien qu’aujourd’hui les places sont rares, et qu’elles sont réservées avant tout aux Jean Sarkozy et aux Éric Woerth. Il faut avoir de l’argent et surtout des relations dans les milieux d’affaire : être le fils du président de la République tout en épousant l’héritière de Darty ou être ministre du Travail tout en étant lié à l’héritière de L’Oréal.

La question n’est pas celle de l’honnêteté plus ou moins avérée des personnalités mises en cause. Qu’importe au fond de savoir jusqu’à quel point la loi a été mise de côté. De toute façon, c’est l’UMP qui fait la loi. Ce qui compte bien plus, c’est de trouver les moyens de ne pas rester spectateurs impuissants de ce feuilleton politique et judiciaire. La droite sera toujours au service des intérêts privés et des capitalistes. Ne la laissons plus faire !

Quel avenir pour l’école publique ?

Il faut changer la société et reprendre le pouvoir pour donner de l’avenir à ceux qui viennent de passer leur bac. Il faut aussi défendre et développer l’école publique. Le gouvernement la casse à coup de « réformes » et de suppressions de postes massives. Accepter cela, c’est encore une fois renoncer à agir pour donner se donner un avenir.

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 19:54

Dix militants ont été arrêtés et ont subi un interrogatoire après avoir bloqué les routes lors d'une manifestation dans le quartier de Sheikh Jarrah, dans Jérusalem-Est occupé, ce vendredi 9 juillet.



Le quartier Palestinien est le lieu de manifestations hebdomadaires contre la saisie de maisons des résidents locaux par des colons Israéliens. Les manifestations comptent avec la présence régulière de militants pacifistes Israéliens, parmi eux plusieurs militants du Hadash (Front démocratique pour l'Egalité et la Paix – Parti communiste d'Israel).



Près de 300 militants pacifistes et de gauche sont venus dans le quartier pour participer au rassemblement contre l'expulsion de familles Arabes en faveur de résidents Juifs. Les manifestants ont essayé d'entrer dans le bloc de maisons « Simon le juste », affirmant qu'un tribunal le leur avait donné la permission, mais ont été arrêtés par la police et les gardes-frontières.



Les militants qui ont affronté la police ont déclaré que les forces de l'ordre ont utilisé des méthodes violentes contre eux, en dépit du caractère pacifique de la manifestation. L'auteur célèbre David Grossman et l'ancien procureur général Michael Ben-Yair ont participé également au rassemblement. Grossman a également été bousculé par la police.



« Nous avons voulu protester dans le quartier avec les palestiniens au cours des neuf derniers mois. Nous avons une autorisation du Tribunal », a affirmé un des manifestants, Shir Stenberg. « Nous avons demandé d'entrer d'une manière non-violente, et la police nous a repoussé ».



Il y a six semaines, plusieurs centaines d'étudiants et de professeurs de l'Université Hébraique ont défilé des campus du Mont Scopus à Jérusalem jusqu'à Sheikh Jarrah pour protester contre les saisies par des colons de maisons de résidents locaux. La marche de protestation comprenait quelques professeurs éminents tels que Zeev Sternhell, Yaron Ezrahi, Ariel Hirschfeld et d'autres.



Les manifestants portaient des pancartes appelant la fin de la colonisation à Jérusalem-Est. « La démocratie s'arrête à Sheikh Jarrah », affichait certaines banderoles, tandis qu'on pouvait lire sur d'autres « Arrêtez le nettoyage ethnique ».

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 19:57

 

Mardi 6 juillet 2010, un 45ème soldat français est mort en Afghanistan des suites de ses blessures dans une opération qui avait déjà coûté la vie à un de ses compagnons. Il était sergent-chef, basé dans le Doubs, à Valdahon.

Les « sincères condoléances » du communiqué de Nicolas Sarkozy ne rendront pas le leur à sa famille.

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Il est mort pour quoi ? A chaque drame, la question doit être posée avec encore plus d’insistance.

L’intervention de l’OTAN est une impasse politique. La guerre étrangère, l’occupation, les destructions et les crimes, la corruption du gouvernement afghan fantoche à la solde de l’occupant, renforcent les oppositions nationales, en premier lieu les talibans que l’on prétend combattre.

L’intervention de l’OTAN est une impasse militaire. Des officiers américains le reconnaissent eux-mêmes. Les Britanniques préfèrent se retirer, après 100 morts chez les leurs, d’un secteur difficile. Un général français, le gal Desportes, vient de mettre en cause la stratégie américaine avant d’être rappelé à l’ordre par le ministre français Morin.

Peu importe semble-t-il pour le pouvoir français. Sarkozy a d’autres communiqués en réserves pour les familles des prochains tués. Il n’en a pas besoin pour les victimes afghanes.

Ce qui compte pour les gouvernements français depuis 2001, c’est de montrer à l’impérialisme US et à l’OTAN leur fidélité en Afghanistan, en attendant peut-être un nouveau foyer de guerre en Iran.

A l’occasion, on apprend incidemment de la bouche de l’amiral Guillaud le 4 juillet 2010 que le corps expéditionnaire français va être porté de 3750 à 4000 hommes. Sans débat, sans consultation du Parlement, en plein été. On ne change pas une politique qui tue !

RETRAIT DES FORCES FRANCAISES D’AFGHANISTAN ! RETRAI DE LA FRANCE DE L’OTAN !

N’attendons pas les prochaines morts !

 

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 19:59

 

L’affaire Woerth a deux mérites, celui de mettre en évidence les collusions étroites entre le pouvoir et les possédants dans notre pays, celui de mettre en évidence les richesses considérables qu’ils s’accaparent avec l’aide de sa politique.

 

Pour les très riches, le « bouclier fiscal » de Sarkozy est comme une cerise sur le gâteau. Le trésor public fait un chèque de 30 millions d’euros de remboursements d’impôt à Mme Bettencourt : c’est proprement scandaleux, révoltant. Nous n’avons cessé de dénoncer le « bouclier fiscal » version Villepin puis Sarkozy.

 

Ce dispositif s’ajoute à bien d’autres qui permettent aux plus riches de payer proportionnellement moins d’impôts que vous et nous. Mme Bettencourt, toujours un bon exemple, a touché de l’ordre de 300 millions d’euros de dividendes pour ses actions dans L’Oréal pour 2009. Elle paiera moins de 20% d’impôts au titre d’un prélèvement « libératoire », moins qu’un salarié gagnant 3000 euros par mois…

 

Dans la période présente, la « cerise » ne doit surtout pas faire oublier le « gâteau », la lutte principale du moment contre la politique qui détourne l’argent de nos retraites vers les profits des plus riches.

Le « bouclier fiscal », c’est 650 millions d’euros par an. Le total des exonérations de cotisations sociales patronales, c’est 33 milliards d’euros par an.

 

Le non-financement des retraites d’ici 2020, le relèvement de l’âge de départ, l’allongement de la durée de cotisation etc., c'est-à-dire le projet de loi Woerth, c’est de l’ordre de 20 milliards d’euros par an au détriment des salariés et des retraités. C’est autant d’argent qui va alimenter le profit des grands groupes et leurs actionnaires, qui n’en manquent pas, dont Mme Bettencourt.

Le pouvoir satisfait leur obsession : payer le moins de salaire possible qu’il s’agisse du salaire net ou de la part socialisée des salaires, la cotisation sociale, clef de notre système solidaire.

 

La direction du PS est très offensive dans l’affaire Woerth. Bien.

Mais plus elle cible Woerth et le « bouclier fiscal », plus elle laisse passer sur le fond sa loi sur les retraites. Martine Aubry vient encore de déclarer, en meeting à Roubaix le 30 juin, que les salariés devront travailler plus longtemps jusqu’à 62, 63, 66 ans, que la défense de la retraite à 60 ans, c’était seulement pour certaines catégories, les plus détruites par l’exploitation. C’est cohérent : le PS admet le passage à 41,5 annuités d’ici 2016.

 

L’affaire Woerth illustre l’injustice de classe fondamentale de la politique du gouvernement tournée contre ceux qui travaillent. Elle doit aider à construire la mobilisation pour mettre en échec le projet de loi le plus grave du moment contre lequel s’élèvent déjà des millions de salariés : la casse des retraites. Le mouvement populaire n’a pas à se laisser lester des calculs politiciens de ses « alliés ». Il peut et doit gagner sur une base juste ! Maintenant et pas en 2012 ! 

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 17:43


Usagers, salariés, nous ne pouvons pas accepter ce coup porté au pouvoir d’achat et au service public.

Selon les chiffres officiels, la ponction annuelle va atteindre 130 euros par ménage se chauffant au gaz. Beaucoup n’en peuvent déjà plus. Depuis 2004, les tarifs du gaz ont déjà augmenté globalement de 35%, malgré le recul des cours mondiaux. En 2009, 5 millions d’usagers ont eu des retards de paiement de leurs factures d’énergie. Le tarif dit « social » ne s’applique qu’à un petit nombre et, ne l’oublions pas, il est payé en fait pas les autres consommateurs, moins pauvres.

Avec la nouvelle hausse, GDF-Suez va encore engranger 1,5 milliard d’euros supplémentaires sur le dos des usagers domestiques. Où va aller cet argent ?

D’abord vers les profits et les actionnaires privés qui possèdent 65% de l’entreprise ! En 2009, le bénéfice net de l’entreprise a atteint 4,5 milliards d’euros. Pour 2009, les actionnaires vont en croquer 3,3 milliards ! Leurs dividendes ont encore augmenté de 5% cette année, de 34% depuis 2006.

Ensuite, GDF-Suez utilise son excédent d’exploitation, réalisé sur les usagers (14 milliards d’euros dont la moitié en France), pour mener la guerre mondiale de la concurrence au profit de la finance. Avec notre argent, GDF-Suez rachète, à coup de milliards, des entreprises en Grande-Bretagne, au Pérou... pour piller d’autres usagers. Le comble, c’est que cet argent sert aussi à concurrencer EDF en France même. GDF-Suez est sur les rangs pour construire une centrale nucléaire dans la Vallée du Rhône. Pendant ce temps là, EDF veut installer un terminal gazier à Dunkerque.

La concurrence et la loi du profit ruinent le service public. Nous le payons de plus en plus cher, sur nos factures, sur la qualité du service, bientôt sur la sûreté des installations. Il faut arrêter ce scandale !

Le pouvoir est directement responsable de la hausse des tarifs.

Il l’a d’ailleurs soigneusement retardée pour qu’elle ne coïncide pas avec la campagne des régionales. Maintenant, il cherche à se défausser derrière une commission bidon qu’il a désignée lui-même (« Commission de régulation de l’énergie ») et qui n’existe que pour délivrer des prétextes à l’explosion des tarifs réglementés. Rien ne justifie la hausse des tarifs, ni l’évolution des coûts d’approvisionnement en gaz naturel, ni les coûts réels des infrastructures et du stockage ! Les uns et les autres ne sont pas divulgués mais on voit le résultat final : les profits records de GDF-Suez !

L’Etat reste aussi actionnaire à 35% de l’ensemble GDF-Suez. Le gouvernement avait expliqué que c’était le moyen de conserver une « minorité de blocage » dans les choix de l’entreprise. Le peuple doit le contraindre à en faire usage, à cesser de faire le jeu des multinationales aux dépens des usagers, des salariés, du pays.

Exigeons ensemble du gouvernement:

- L’annulation des augmentations de 9,7% et de 4,7% des tarifs du gaz depuis le 1er avril (14,9% au total !) !

- Au contraire, une baisse de ses tarifs de 20% correspondant aux bénéfices non réinvestis de GDF-Suez réalisés en France.

- La renationalisation intégrale de GDF, celle d’EDF, la nationalisation des activités de Suez en France.

- La fusion de GDF et d’EDF dans un seul opérateur de service public de l’énergie 100% nationalisé.

La montée des luttes dans le pays, pour les retraites, les salaires, les services publics montrent les forces qui existent pour inverser la politique que nous subissons. La bataille pour le service public national de l’énergie en fait pleinement partie.

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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 14:12

 

Au 1er juillet 2010, le prix du timbre poste pour les lettres de moins de 20 grammes passe de 56 à 58 centimes d’euros. Le tarif lent dit « économique » passe de 51 à 53 centimes.

 

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Rien d’autre ne justifie cette hausse de 3,6% et 3,9%, qui va encore pénaliser les ménages, supérieure à l’inflation, que la poursuite de la politique de privatisation.

C’est payer plus cher pour un service public plus dégradé.  

 

Officiellement, la direction de La Poste prétend que cette augmentation va servir à financer le « service universel ».

Mais qui va payer pour ce service minimal de distribution du courrier dans tout le pays, 6 jours sur 7 ? Les usagers, les particuliers eux-mêmes! Les gros « clients » de La Poste, les grandes entreprises, sont, eux, totalement épargnés par l’augmentation.

Il ne faudrait pas qu’ils passent à la concurrence affirme La Poste. Voilà une illustration de plus que le processus de marchandisation et de mise en concurrence, c’est toujours faire payer plus les "petits" pour le profit des "gros". On se doute que pour la direction de La Poste, on ne va pas en rester à 58 centimes.

 

Notre argent pour quoi faire ?

 

Pour continuer à préparer la privatisation et les profits des futurs actionnaires. De l'argent, La Poste en a déjà. Elle a réalisé 531 millions d’euros de bénéfices en 2009 (1,8 milliard d’excédent brut d’exploitation), sur ses usagers. L’Etat et la Caisse des dépôts vont injecter plusieurs milliards d’euros à l’opérateur. C’est sous ce prétexte que La Poste a été transformée en société anonyme le 1er mars 2010.

 

Tout cet argent va servir à continuer à déstructurer la filière courrier, à supprimer les centres de tri départementaux, à financer la suppression de 50.000 emplois. Le coût du plan « Cap qualité courrier » est estimé à 3,4 milliards d’euros pour optimiser le profit en fonction sur les activités les plus rentables aux dépens du service public.

Cet argent va servir à fermer des bureaux de poste et des guichets. Le coût de la transformation de tous les bureaux est estimé à 600 millions d’euros.

Cet argent va servir à racheter des groupes financiers pour poursuivre la transformation de la Banque postale en banque spéculative comme les autres.

 

L’augmentation du prix du timbre n’est qu’une petite partie, mais très symbolique, de tout ce qu’usagers, nous payons en frais bancaires supplémentaires, en opérations nouvelles facturées, en dégradation du service, en temps perdu à faire la queue… 

 

En 2009, sur une seule année, la direction de la Poste admet avoir détruit 8326 emplois en remplaçant moins de 3 départs sur 10 (dans le rapport social présenté le 17 juin 2010).

8326 chômeurs de plus, ce n'est pas un coût, ça, pour la société!

La dégradation des conditions de travail s’accélère, parfois dramatiquement.

 

L’opposition à la privatisation de La Poste est massive dans le pays comme les mobilisations de l’automne l’ont montré. Les agents de La Poste ont mené dans des dizaines de sites et de villes des luttes conséquentes contre les conséquences de cette politique de privatisation.

Les forces existent pour inverser ce processus, faire reculer la politique au service de l’argent.

Une grande victoire sur les retraites peut et doit débloquer les choses dès la rentrée. 

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