Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

____________________


images.jpeg
DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

Recherche

Nous contacter :

Parti communiste français

42, rue Mouffetard

75005 Paris

Tél. : 01 43 37 44 19

section.pcf5@gmail.com

31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 16:06

boycott 

Manifestations aujourd'hui en Israël et en France



L'armée Israélienne vient de commettre un nouveau crime barbare en s'attaquant à une flottille acheminant près de 10 000 tonnes d'aide humanitaire à Gaza, sous blocus Israélien depuis deux ans.



A 4h00 du matin, ce lundi 31 mai, un commando de marines de l'armée israélienne prenait d'assaut ce navire sans défense, décimant l'équipage. Le premier bilan ferait état de 15 à 19 morts et d'innombrables blessés.



Le secrétaire-général du Parti Communiste d'Israël, Mohammed Barakeh, a condamné cet acte sur le ton de l'ironie: « Nous félicitons le premier ministre israélien et le ministre de la défense pour la brillante victoire de leur armée de pirates sur le navire civil de la Liberté ».



Puis, reprenant un ton plus grave, il a déclaré que « les crimes du gouvernement pirate, en tuant certains membres de l'équipage, ont placé le gouvernement en dehors du droit international et des conventions internationales sur les droits de l'Homme. Des tyrans comme Bibi et Barak trouveront leur place dans les poubelles de l'histoire »



Le communiqué du PC d'Israël annonce une manifestation aujourd'hui à 16h au port d'Ashdod organisée par la « Coalition Israélienne contre le siège à Gaza »: « Nous serons là pour exprimer notre solidarité avec la flottille. Et nous appellerons à briser le siège et à ouvrir les portes de Gaza », a affirmé un des militants de l'association.



D'autres manifestations sont prévues, en Israël et dans les territoires Palestiniens occupés, dans les prochains jours. Deux le vendredi 4 juin: une à Jérusalem-Ouest par les femmes en noir, une autre à Jérusalem-Est par les militants pacifistes et communistes contre les colonies de Sheikh Jarrah.

 

Et enfin, le samedi 5 juin une grande manifestation à Tel-Aviv à l'appel du Parti Communiste et de plusieurs associations pacifistes, à la veille du 43ème anniversaire de l'occupation des territoires palestiniens.



Sur le plan international, le Parti Communiste de Turquie a déjà condamné cette agression dans laquelle il voit « une escalade dans la tension et l'État permanent de guerre engendré par les politiques de l'impérialisme (…) cela prouve la nature barbare du Sionisme, encouragé et embrasé par les Etats-Unis ». Le PC de Turquie appelle son gouvernement à rapatrier sa mission diplomatique en Israël, à annuler tous les accords militaires conclus avec lui et à encourager les poursuites internationales contre l'État sioniste.

 

En France, l'AFPS (Association France-Palestine Solidarité) a déjà appelé à des manifestations de solidarité aujourd'hui même: à Lille à 18h30 sur la Grand’Place; à Paris à 18h devant l'ambassade d'Israël, métro Franklin-Roosvelt à l'appel également de l'UJFP (Union Juive Française pour la Paix) et du Parti Communiste Français.

Repost 0
Published by PCF Paris 5e - dans Internationalisme
commenter cet article
27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 16:14

9 points pour y voir plus clair

Aggraver ce qui a échoué ? Non !!

Les 3 réformes Balladur (1993), Fillon (2003) et le rendez vous de 2008  ont imposé :

1993 :

40 années de cotisation au lieu de 37,5 années pour une retraite à taux plein

● Passage des 10 aux 25 meilleures années pour le calcul de la pension aboutissant à la baisse automatique des pensions.

● Indexation des retraites sur les prix et non plus sur les salaires conduisant à une perte de pouvoir d’achat de la retraite.

2003 :

● Alignement de la durée de cotisation des fonctionnaires pour une retraite à taux plein

● Réduction des pensions

● Asphyxie du financement de la retraite par répartition

● Incitation au recours à la capitalisation

2008 :

● Alignement des régimes spéciaux (SNCF, EDF-GDF, RATP), sur le régime général.

●Durée de cotisation portée à 41 ans de cotisations pour tous, en 2012

Aujourd’hui, le patronat et la droite veulent aller beaucoup plus loin pour repousser l’âge de la retraite, accroître la durée de cotisation, et réduire le niveau des pensions.

Crise des retraites, crise du système :

En Europe, les aides publiques colossales accordées aux banques ont servi à relancer la spéculation et non l'emploi et la croissance réelle. D'où l'ampleur inédite du surendettement public des États de la zone euro, au-delà de la Grèce, et, donc, de la crise de l'euro lui-même. L'attaque contre les retraites est inscrite en contrepartie du dispositif de 750 milliards d'euros décidé par l'Union européenne. Pour contenter les créanciers et assurer leur remboursement, il s'agit de diminuer la part, dans les richesses produites, des prélèvements publics et sociaux (impôts et cotisations) nécessaires au financement des dépenses sociales (retraites, santé..) afin de laisser s'envoler la part des prélèvements financiers (intérêts et dividendes).

Plutôt que de cotisants, parlons d’actifs cotisants et de richesses produites :

De 1949 à 2009, l'augmentation du besoin de financement lié à la démographie a été de 150% mais celle des richesses produites de 645%. Ce n’est pas la population mais le nombre des actifs cotisants qui importe. Faire reculer les exclusions sociales, relever le taux d’emploi des femmes par la création d’un service public de la petite enfance permettrait de relever le nombre d’actifs cotisants.

La capitalisation ne sauvera pas la répartition mais le coulera !

La répartition, système de solidarité inter-générations et inter – professions, se fonde sur le versement immédiat des cotisations des actifs employés pour financer les retraites. Ces prestations soutiennent la demande, l’emploi, la croissance réelle, les investissements visant des gains de productivité

La capitalisation est un gâchis car les fonds, capitalisés à partir de l’épargne individuelle, vont à la finance et la spéculation. Elle est un risque car ces fonds dépendent de la rentabilité des marchés financiers. A l’opposé de la répartition on cotise sans aucune garantie sur le montant de la retraite.

La capitalisation n’est pas un complément à la répartition, mais une arme pour la détruire !

Pourquoi les cotisations sociales fonction des salaires sont indispensables :

Plutôt que de les perdre dans les profits des capitalistes, les cotisations sociales permettent d'utiliser les richesses créées par les salariés pour financer, de façon mutualisée, un revenu pour chaque salarié retraité tout le long de sa vie hors subordination vis à vis d'un employeur, en solidarisant les salariés et les retraités. Ainsi, les entreprises sont incitées à gagner en productivité autrement qu'en faisant pression sur les salaires et l'emploi et au contraire en participant au développement des prestations retraite. La proposition du PS d’introduire la valeur ajoutée dans la base de calcul des cotisations patronales les rendrait dépendantes des profits. De même, la proposition tendant à remplacer le financement actuel des retraites par l'impôt, comme a commencé de le faire la CSG, le coupe du lien décisif à l'entreprise et au travail.

 

Droite et patronat s’acharnent contre la fonction publique :

Au nom des déficits, sont imposés aux fonctionnaires : salaires bloqués, suppressions d’emplois, casse de la fonction publique. Les prétentions gouvernementales de 2010 (accroissement de la durée de cotisation, de la période de référence, report de l’âge de la retraite, remise en cause des droits familiaux liés à la maternité) seraient fatales les retraites de la fonction publique. La fonction publique, en développant une autre vision du travail, tournée vers l’utilité sociale et non pas vers le profit, est un point d’appui pour tous les travailleurs, d’où l’acharnement du capital et de la droite.

Pour défendre la fonction publique, le PCF propose :

  • La prise en compte de la pénibilité et des carrières longues;
  • Le maintien de l’âge légal à 60 ans avec les garanties pour une retraite à taux plein et des 6 derniers mois comme salaire de référence ;
  • Le retour aux 37,5 annuités pour tous, y compris les fonctionnaires  pour le calcul d’une pension complète avec 75% du salaire minimum, la revalorisation des basses retraites
  • L’augmentation des salaires, la reconnaissance des qualifications et des créations d’emplois qui permettront le renouvellement générationnel et faciliteront l’équilibre des comptes et caisses;
  • L’intégration des primes, dans le calcul de la retraite, et leur assujettissement complet aux cotisations
  • La prise en compte des années de formation pour la durée de cotisations 

Sortir des inégalités face à la retraite :

Les retraites des hommes sont deux fois plus élevées que celles des femmes du fait de chômage et de temps partiels imposés plus importants et de salaires à temps complet inférieurs. Déjà pénalisées par les réformes précédentes, les femmes le seront encore davantage avec les réformes programmées.

L’écart d’espérance de vie entre un cadre supérieur et un ouvrier est de 6 ans et de 10 ans sans incapacité. En cause, la pénibilité du travail. Le Medef doit être responsabilisé pour le financement des départs anticipés des métiers pénibles.

L’augmentation de l’espérance de vie n’est pas une charge : c’est un progrès !

La promotion des conditions de vie et des activités sociales des retraités concerne le niveau des pensions dès 60 ans. Déjà s’amorce un renversement de portée révolutionnaire: à l’opposé de leur mise à l'écart de la vie sociale, une disponibilité bien plus grande des retraités que dans la période de travail pour des relations sociales choisies et créatrices. Pour le 4è âge et les dépendants, il s’agit d’assurer la poursuite des relations sociales et culturelles, au lieu de la réduction aux traitements médicaux et de soins physiques. Une réelle augmentation des budgets publics est indispensable pour être à la hauteur de ce formidable progrès qu’est l’augmentation de l’espérance de vie.

Réforme des retraites : les propositions du PCF pour engager de vraies ruptures avec le capitalisme :

Aujourd’hui, le patronat et la droite font tout pour empêcher le débat sur un vrai financement des retraites garantissant le maintien du système par répartition, afin de faire monter les régimes par capitalisation.

Le PCF a pourtant lui de vraies propositions pour « sauver les retraites » :

  • Les cotisations sociales sont au centre du financement. Elles doivent restées fonction du salaire. Mais le taux des cotisations patronales doit être modulé selon le rapport « salaires / richesse totale créée ». Cela responsabiliserait socialement les entreprises en les incitant à augmenter la part des salaires dans la richesse créée, à gagner en productivité en baissant d'autres coûts que les coûts salariaux; à ne pas céder  aux sirènes de la croissance financière des capitaux.
  • Faire cotiser les revenus financiers des entreprises et des banques au même taux que la cotisation sociale patronale assise sur les salaires. Dans un premier temps, la « taxation » des revenus financiers rapporterait beaucoup (22 milliards d'euros pour les retraites), puis, dissuadant progressivement les entreprises d'en rechercher, son rendement tendrait à diminuer. Simultanément, la modulation de la cotisation patronale rapporterait de plus en plus, au-delà de ce que rapporterait aujourd'hui la « taxation » des revenus financiers, en enclenchant une autre logique de la croissance et de la gestion des entreprises, centrée sur le développement des emplois , des salaires et prestations sociales.
  • Mettre fin aux exonérations de cotisations patronales. Le montant de l’argent public gâché pour les compenser pourrait être alloué à un Fonds national pour développer l’emploi et la formation, base des cotisations sociales. Ce Fonds impulserait un nouveau crédit pour l'investissement, à taux d'intérêt d’autant plus abaissé que les entreprises font de l’emploi, pour favoriser la base emploi et salaire de la retraite par répartition.
Repost 0
24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 16:18

Aux femmes et aux hommes qui luttent pour leurs droits et leur liberté en Grèce, à toutes celles et ceux qui se mobilisent en Europe, crions leur :Ensemble, nous résisterons à la dictature des marchés financiers !Nous résisterons au coup de force des gouvernements ! Nous sortirons de l’aliénation du système capitaliste!

Non ! Ce n’est pas aux peuples de payer la crise, mais à tous les prédateurs de ce système qui nous ont conduit dans le gouffre. Assez de ces donneurs de leçons de « rigueur », de « bonne gestion », d’ « orthodoxie budgétaire », qui sont en vérité les plus grands gaspilleurs de richesses que la planète ait jamais connus !

Ce qui a craqué en 2008, c’est un système qui au lieu d’utiliser les immenses richesses nouvelles produites par le travail, les progrès de la productivité et la révolution informationnelle à financer de nouveaux progrès sociaux, ne fait que gonfler les profits du capital. Soyons clairs : il n’y aura pas de sortie de crise si persistent le soutien aux marchés financiers et les cures d'austérité pour les peuples, il n’y aura que des rechutes graves. Pourquoi cela vient-il de craquer à nouveau alors qu’ils nous avaient promis « de dompter le capitalisme devenu fou »? Parce que depuis 2008, ils ont continué ! Parce qu’ils ont injecté, en endettant cette fois brutalement les Etats, des centaines de milliards d’euros dans la fournaise financière pour la relancer.

Les gouvernements européens ont mis la Grèce sous tutelle avec le concours du FMI. Ils ont annoncé un accord « historique »: 750 milliards d'euros mobilisés… pour pressurer les peuples comme jamais afin de maintenir la rentabilité des capitaux ! Et ça continue... Après la Grèce, l'Espagne, le Portugal, l'Italie.

En France, sans aucun débat démocratique, pas même un débat parlementaire, le Premier Ministre décrète la rigueur, et trois ans de gel des dépenses publiques, du jamais vu!

En ces temps de progrès inouïs, des savoirs et des technologies le nombre des « travailleurs pauvres » ne cesse de grandir. Les jeunes, qui sont l’avenir, et les « seniors », qui ont l’expérience, sont désormais décrétés « inemployables ». Mais la litanie est trop longue des absurdités, des ravages et des dangers que produit le capitalisme. Oui, ce système est fou ! Et beaucoup trop dangereux pour l’humanité : il faut en changer ! Ce n'est pas une utopie, c'est la question concrète posée par la crise du système. Et c'est possible, à condition de se battre et de construire ensemble notre avenir.

Inventer un autre avenir, c'est ne pas laisser la droite et la patronat massacrer notre système de retraite. C'est franchir un nouveau progrès de civilisation comme l'ont fait les créateurs de la Sécurité sociale après guerre.

Europe, retraites, services publics, utilité du travail, sens de nos sociétés... partout un spectre hante notre continent et le monde, c’est celui du dépassement du capitalisme. Utopie, dans la situation ou nous sommes ? NON ! Rappelons nous l’« évolution révolutionnaire » de Jaures : créer des ruptures décisives avec les logiques du capitalisme fondées à chaque étape sur la volonté démocratique de la majorité d’entre nous. Révoltons nous contre un système qui donne aux seuls actionnaires le droit de vie et de mort sur des entreprises qui n’existent pourtant que par le travail de tous. Construisons une société où chacun puisse accéder à un travail librement choisi, utile à la société, qui fasse reculer l'aliénation au travail et permette l'épanouissement.

En 2005, quand nous nous sommes rassemblés contre le TCE, nous avions vu juste. Ne l'oublions pas. Aujourd'hui, en défendant la retraite à 60 ans, en refusant la purge d'une super-austérité sur l'autel des marchés financiers, nous sommes dans le vrai.

Construisons un front de lutte, un front social, syndical et politique. La construction de convergences nouvelles en Europe est devant nous. La bataille des retraites aussi et elle peut être gagnée.

Le Premier ministre annonce un gel des dépenses de l’Etat pour les 3 ans à venir : les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA condamnent cette annonce.

Emploi, salaires, retraite : tous mobilisés, rassemblés et exigeants !

Jeudi 27 mai journée nationale de mobilisation

Manifestation parisienne Denfert-Rochereau Bastille 14h

Repost 0
Published by PCF Paris 5e - dans Luttes et propositions
commenter cet article
22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 16:22

Le collectif des cinéastes pour les « sans-papiers » organise une soirée de soutien au profit des travailleurs sans papiers en grève mardi 25 mai 2010 à 19h30 au cinéma Le Max Linder

24, bd Poissonnière - 75009 Paris - Métro Grands Boulevards

Projection en avant-première du film de Romain Goupil

LES MAINS EN L’AIR

(en salles le 9 juin)

Ils sont 6000 grévistes, soutenus par 11 organisations (CGT, CFDT, FSU, UNSA, Solidaires,

Ligue des Droits de l’Homme, Cimade, RESF, Autremonde, Femmes Egalité, Droits Devant !!) avec l’appui des différents partis de gauche.
Depuis plus de 6 mois, ils luttent pour obtenir du gouvernement des critères objectifs de régularisation par le travail qui éviteraient l’arbitraire qui règne aujourd’hui dans les préfectures.
Le Collectif des cinéastes pour les “sans-papiers” a tenu à leur manifester sa solidarité en réalisant le film On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici ! et en étant à leurs côtés à chaque étape de leur lutte.

Après 6 mois sans salaires, les grévistes sont à bout de forces et d’argent. Une caisse sera à votre disposition à l’entrée de la salle pour y déposer vos dons qui seront intégralement redistribués aux 6000 grévistes. Vous pouvez aussi envoyer vos dons par chèque  à l’ordre de la SRF en précisant « soutien aux grévistes sans papiers » à la SRF – 14, rue Alexandre Parodi - 75010 PARIS

Merci de confirmer votre participation à la soirée à l’adresse : soutiensanspapiers@gmail.com

 

« On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici ! » texte du Collectif des cinéastes pour les « sans-papiers »

Un travailleur sans papiers et un travailleur avec carte de séjour, c’est quoi la différence ? Pas visible à l’œil nu, pas visible même avec une caméra. Et pourtant, ils sont là. Ils travaillent, ils construisent nos immeubles, réparent nos rues, posent les rails de nos tramways. Ils nettoient nos bureaux, font le ménage dans nos appartements, s’occupent de nos malades et des plus vieux d’entre nous. Ils lavent la vaisselle et les cuisines de nos restaurants, s’occupent de la sécurité de nos grands magasins, sont la main d’œuvre secrète de nos agences d’intérim… Avec ou sans papiers, leurs tâches sont les mêmes. Avec ou sans papiers, les obligations des uns et des autres sont aussi les mêmes : ils payent les cotisations sociales, l’assurance-chômage, la sécurité sociale, les impôts… Comme tout le monde. Alors, quelle est la différence ? La différence, c’est qu’un « sans-papiers » au chômage ne touchera pas d’allocation. La différence, c’est qu’un « sans-papiers » cotisera pour la retraite mais n’en touchera jamais un centime… Les mêmes devoirs, mais pas les mêmes droits. Et cela parce qu’il lui manque un papier, un seul : la carte de séjour. On peut fabriquer une voiture en Roumanie pour la vendre en France, on ne peut pas délocaliser les métiers du bâtiment ou les services à la personne. Alors on délocalise sur place, on emploie des « sans-papiers ». Un « sans-papiers », c’est d’abord un travailleur sans droits ! Un travailleur qui vit dans la peur d’être expulsé, et qui s’il est licencié, n’a aucun recours mais une seule perspective : la reconduite à la frontière. Cette injustice est insupportable pour qui attache de la valeur à la devise de la République inscrite sur les frontons de nos écoles. C’est pour cela que nous avons décidé de nous mobiliser aux côtés de ces travailleurs, comme nous l’avions fait pour les enfants de « sans-papiers » avec le film « Laissez-les grandir ici ! ». C’est avec nos regards de cinéastes que nous voulons à nouveau marquer notre solidarité. « On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici ! » proclament les travailleurs sans papiers en grève. L’égalité des droits est l’exigence de tous. Régularisation de tous les travailleurs sans papiers, c’est ce que nous exigeons avec eux.
Repost 0
20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 16:15

Un calendrier étudié. Le gouvernement est attentiste. Il mesure l’opposition populaire. Il tente de diluer le débat, de multiplier les pistes, les diversions. En même temps, la politique de dramatisation des « déficits » fabriqués continue. Le rapport du COR annonce un « déficit » de 70 milliards d’euros dans 40 ans. Qui peut prévoir quelque chose sur 40 ans ? Et ce « déficit » n’est qu’un besoin de financement qui correspond d’ailleurs seulement aux profits des entreprises du CAC 40 en 2009. De juin à septembre, pendant les vacances, le pouvoir s’apprête à opérer son coup de force. C’est bien maintenant que la riposte doit monter.

 


1- Ne rien céder sur la retraite à 60 ans.

Ce droit, acquis de haute lutte, a une valeur symbolique très forte. Le gouvernement veut le remettre en cause à la fois pour pénaliser les retraités et infliger une défaite historique au monde du travail. Il veut donner un signe aussi aux autres pays qu’il suit bien la doctrine de l’UE. Woerth commence même à étudier l’idée de maintenir le droit au départ mais en instaurant des pénalités à ceux qui partiraient avant 62, 63 ou 65 ans. De même qu’il songe à reporter l’âge auquel tout salarié peut liquider sa retraite à taux plein (65 ans actuellement), ce qui pénaliserait particulièrement les femmes.

2- Pour une diminution de la durée de cotisation. Un nouvel allongement de la durée de cotisation pour une retraite au taux plein est une des pistes avancées par le gouvernement. Depuis la loi Balladur-Veil de 1993 et le passage de 37,5 à 40 ans, les retraités ont perdu 20% de pouvoir d’achat. De façon subreptice depuis 2009, par décret, le gouvernement allonge la durée de cotisation d’un trimestre par an pour atteindre 41 ans en 2012.

Pour des retraites pleines à 60 ans, il est plus nécessaire que jamais, non seulement de s’opposer à tout allongement, mais de gagner le retour aux 37,5 annuités, au calcul sur les 10 meilleures années et à l’indexation des pensions sur les salaires (de revenir sur la loi de 93).

3- Pénibilité : assez de négociation ! Depuis 2003, patronat, syndicats et gouvernement négocient sur la prise en compte de la pénibilité. C’est le meilleur exemple que le « dialogue social » n’aboutit à rien (de bon). On voit venir Medef et ministre : on maintiendrait le départ à 60 ans pour certains métiers pénibles tout en reportant l’âge de départ pour tous les autres. Non ! Des départs anticipés à 55 ans (voire 50) doivent être décidés, comme réparation mais aussi comme prévention. C’est incroyable qu’on nous pousse à nous résigner à ce que l’espérance de vie des ouvriers soit plus courte.

4- Pas touche au code des pensions et au statut de la fonction publique ! Une vaste campagne est lancée par les media à la solde du pouvoir pour tenter d’opposer, à nouveau, les salariés du privé et du public.

Dénonçons les mensonges éhontés : à niveau égal de carrière et de qualifications, les pensions sont du même ordre.

L’objectif du gouvernement n’est pas seulement de faire payer les fonctionnaires (et les agents relevant de régimes spéciaux) et de jouer sur les différences pour abaisser les droits de tous. Il s’inscrit aussi dans une politique générale de casse des services publics et du statut de la fonction publique. Des centaines de milliers d’emplois sont menacés, une référence sociale pour tous, mais aussi une garantie de maintien des principes du service public de l’Etat (égalité, impartialité, intérêt général…). Faisons le lien entre casse des retraites et casse des services publics, établissons la communauté d’intérêt public/privé !

  5- Défendre farouchement le financement des retraites par la cotisation sociale ! 

Madame Parisot n’a que ça à la bouche : « diminuer les charges sociales » ! Le patronat n’a jamais renoncé à remettre la main entièrement à ce qu’il a dû céder en 1945, grâce notamment aux ministres communistes, la solidarité entre salariés actifs et retraités, par la part socialisée du salaire, la cotisation sociale.

Repost 0
17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 16:24

La semaine dernière l’Europe trouvait 750 milliards pour stabiliser la zone euro. Après la Grèce, l’Espagne et le Portugal ont annoncé leur super plan d’austérité. Cette semaine, la commission de Bruxelles a réclamé un droit de véto sur les budgets des pays membres : les budgets nationaux seraient soumis chaque année à la Commission, examinés par les ministres des finances de la zone euro, avant qu’ils soient soumis à leurs parlements respectifs ! Cette demande de la commission ne fait en fait que formaliser les exigences de renforcement du contrôle budgétaire des Etats membres et des sanctions qui lui ont été réclamées par les dirigeants européens aux premiers rangs desquels l’Allemagne et la France.

Comment expliquer une telle fuite en avant autoritaire et antisociale ?

La mise sur pied d’une union économique, financière et politique atour d’une monnaie unique destinée à soutenir les capitaux et les marchés financiers a abouti à un désastre économique et social. Les traités européens se révèlent inadaptés pour faire face à la crise qui secoue l’Europe. Mais plutôt que d’en tirer les conséquences, les dirigeants européens veulent surenchérir, rajouter de l’austérité à l’austérité. Ils espèrent, en faisant payer aux peuples la crise et les spéculations des banques et de la finance, permettre à ces dernières de retrouver une forte rentabilité. La crainte d’une résistance populaire à cette politique explique aussi cette dérive autoritaire.

En somme, une camisole pour imposer l’austérité aux peuples : c’est assez ! Le Parti Communiste organise mercredi 19 mai un grand rassemblement pour appuyer nos luttes et présentera à cette occasion un plan d’urgence pour les peuples européens contre la finance.

Rassemblement

Notre avenir économique, social et politique se joue aujourd’hui dans les luttes populaires ! Nous n’avons plus le choix : il faut gagner ! il faut lutter !

Perspectives des luttes sociales européennes et plan de sortie de crise

Mercredi 19 mai

A partir de 18h30

Place de Stalingrad, à la Rotonde

(métro Stalingrad)

Prise de parole

Patrick Le Hyaric, député européen du Front de Gauche

Pierre Laurent, coordinateur du PCF

Marie-Georges Buffet, secrétaire nationale du PCF

 
 

Et des acteurs du mouvement social français, grec et européen

Repost 0
Published by PCF Paris 5e - dans Internationalisme
commenter cet article
15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 16:25

Le Grenelle 2 censé décliner les outils de mise en œuvre des objectifs environnementaux du Grenelle 1 n’a été adopté cette semaine qu’avec les voix de la majorité UMP et Nouveau Centre. Retour sur le texte et sur sa philosophie…

Le casse du fret :

L’abandon programmé de 60 % de l'activité de fret de la SNCF provoquera environ 300 000 tonnes équivalent CO2 supplémentaires de rejets de gaz à effet de serre par an ! Comble de l'hypocrisie écologique néolibérale : tandis que l'État laisse en jachère son réseau ferroviaire pour mieux abandonner les relations TER, Intercités et Corail, il initie le rachat par la SNCF de l'entreprise Geodis, grande spécialiste du transport routier européen. ! C'est contre cette hypocrisie et le démantèlement du seul outil permettant d'atteindre les objectifs fixés par le Grenelle que se sont levés les cheminots pendant plusieurs semaines. Étaient-ils si « inconscients » comme l’ont répété en chœur l’UMP et la direction de la SNCF, quand ils demandaient l'arrêt des suppressions de postes et de la filialisation de l’entreprise ?

Le scandale humain et écologique des agrocarburants :

Rapport après rapport, tout démontre les effets dramatiques pour les paysans et pour l'environnement du changement d'affectation des sols dans les pays du Sud pour la production de biocarburants voués à l'exportation. Pourtant, la croissance des importations de biocarburants en Europe se poursuit sans qu'aucune norme ne soit exigée. L’introduction de 10 % de carburants agricoles dans les stations-service de l’UE prévu par Copenhague va se traduire par davantage de déforestation au Sud, davantage de déstructurations de communautés rurales, davantage de conflits fonciers pour tirer partie de cette nouvelle manne verte !

Le Grenelle prévoit-il d’interdire les importations extracommunautaires d’agrocarburants ? Non ! Prévoit-il de mettre en place un système public de certification de leur origine? Non ! Prévoit-il seulement de prendre en compte les connaissances réelles des bilans sociaux et environnementaux de ces productions? Non !

Des certifications au service du grand Capital et destructeur pour l’emploi rural !

Qu’en est-il des soutiens spécifiques à l’agriculture durable ? Pas une ligne! Mieux vaut faire de l’affichage en créant, par décret, un nouveau label « une agriculture à haute valeur environnementale ». Confiée au secteur privé, cette certification dont on ne connaît aucune des exigences fondamentales ne pourra, compte tenu des coûts engendrés, aucunement bénéficier aux petites structures agricoles et familiales. N’est-ce pas plutôt la grande distribution qui aurait intérêt à cette certification de façade pour gonfler une fois de plus ses marges sur le dos des producteurs ? Pendant ce temps, les agriculteurs aux pratiques les plus respectueuses de l’environnement se meurent, faute de prix et de revenus corrects.

Une gestion environnementale démocratisée ? Surtout pas !

Aucun apport du texte à l’élargissement des droits et pouvoirs des salariés en matière de veille environnementale dans l’entreprise. Seule une nouvelle citoyenneté au cœur même de l’outil de production serait pourtant à même d’infléchir les logiques entrepreneuriales et financières particulièrement préjudiciables à l’environnement. Ne donnons surtout pas aux salariés et aux comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail les moyens de faire quoi que ce soit qui puisse entraver la bonne marche du capital !

La droite qui parle d’environnement ? Un problème idéologique… et d’intérêts !

Pour la droite, il faut évacuer le caractère social de l’homme en limitant la compréhension du monde à la seule thèse, devenue religion, de l’individualisme. Une telle démarche évite de savoir si ce sont certaines classes d’hommes, par le biais de leur système social ou de production, et certaines institutions, qui ont une responsabilité prépondérante dans les menaces écologiques qui pèsent aujourd’hui sur la planète. En ce début du XXIe siècle, ce système est celui du capitalisme mondial. Dans la droite ligne du sommet de Copenhague, l'aliénation marchande de l'environnement et de la société ne connaît plus de limites ! Le dogme du marché a pourtant bien vécu, et montré toutes ses limites avec la crise financière et l’impuissance de Copenhague !

Repost 0
Published by PCF Paris 5e - dans Environnement
commenter cet article
10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 10:29

Panneau1-copie-1.JPG

 

Les plus curieux des habitants du quartier Saint-Victor auront peut-être remarqué depuis quelques jours la présence d’un très discret panneau situé dans un renfoncement à l’arrière de la Maison de la Mutualité, rue de Pontoise. Il s’agit du Permis de Construire n° 07510509V0031, accordé le 14 avril 2010 par la mairie de Paris à une société lyonnaise pour la « réhabilitation d’un bâtiment de 5 étages sur 2 sous-sols ».

 

GL Events, multinationale lyonnaise qui a pris possession des locaux il y a près d’un an, a donc carte blanche pour transformer la Maison de la Mutualité en un centre des congrès de luxe. Bien que ce bâtiment historique, symbole du mouvement mutualiste et du mouvement ouvrier, soit devenu la nouvelle vitrine de ce spécialiste de l’« événementiel », la nouvelle de sa réhabilitation n’est pas affichée avec la pompe à laquelle on aurait pu s’attendre.

 

Et pour cause ! Les menaces pesant sur l’avenir de la Maison de la Mutualité sont connues par les personnels, les usagers et les habitants du 5e depuis des mois : tous dénoncent une opération immobilière honteuse qui consiste à liquider les équipements à caractère public et social dont la rentabilité est inférieure à celle attendue par l’installation d’un centre des congrès de luxe et des bureaux de GL Events. Depuis des semaines, tout est fait pour éviter que cette liquidation prochaine des activités de la Maison de la Mutualité ne soit trop ébruitée. Cette volonté avait déjà conduit la nouvelle direction à envoyer la police pour intimider les quelques militants qui distribuaient devant le bâtiment des tracts appelant à notre réunion publique du 15 février (voir nos deux articles : invitation et compte-rendu).

 Panneau3.JPG

Rien d’étonnant donc à ce que l’obligation légale d’afficher les permis de construire sur la voie publique soit honorée de la manière la plus discrète qui soit. Situé dans la rue la moins passante longeant le Palais, caché dans un coin à plusieurs mètres du trottoir, dissimulé derrière une grille et taillé le plus petit possible (80 cm), le panneau est à peine visible pour celui qui ne le cherche pas. GL Events, les Mutuelles qui ont participé à l’opération immobilière tout comme la Mairie de Paris ne souhaitent sans doute pas bénéficier de cette publicité, pourtant gratuite, pour les travaux à venir.

 Panneau2.JPG

Le détournement du bâtiment de son usage initial, celui d’un centre de santé fréquenté par des dizaines de milliers de franciliens et d’un lieu historique de rassemblement du mouvement ouvrier, se fait avec la complicité des grandes Mutuelles et de la FNMF. Celles-ci montrent une fois de plus leur volonté de réduire voire d’abandonner la gestion de centres de santé pour se consacrer à des activités plus rentables comme les filières de soin ou encore l’administration de leurs portefeuilles immobiliers (voir notre précédent article).

 

La mairie de Paris, en particulier la première adjointe Anne Hidalgo, en tant que chef de l’exécutif, avait assuré à plusieurs reprises son soutien aux activités des trois centres de santé du 5e et du 13e. Elle avait toutefois toujours refusé de faire voter l’interdiction des travaux en Conseil de Paris, pourtant seule mesure concrète qui permettait à la mairie de faire pression sur la FNMF et GL Events pour le maintien des activités. La section PCF du 5e arrondissement s’est quant à elle constamment battu pour une telle solution. Un vœu en ce sens a d’ailleurs été présenté par le groupe des élus communistes et du PG au Conseil de Paris : retiré une première fois en faveur d’un vœu inconsistant présenté par l’exécutif parisien, il est repoussé une seconde fois par un vote conjoint des groupes socialistes et UMP (voir notre réaction). Notre souhait de rencontrer l’exécutif parisien, nos demandes réitérées d’explication sur la stratégie immobilière de la mairie, nos questions aux responsables municipaux sur la politique de la santé, en particulier à M. Le Guen, sont restées sans réponses à ce jour.

 

Nous sommes contraints de faire le constat lucide que la politique immobilière de la mairie de Paris ne sert pas en priorité les intérêts des habitants et des travailleurs parisiens mais celui des multinationales de l’immobilier et de la finance. L’article du dernier canard enchaîné pointant les collusions entre la municipalité, représentée par Anne Hidalgo, et les groupes immobiliers du 15e arrondissement (voir l’article) nous renforce dans la conviction que cette politique doit être dénoncée pour ce qu’elle est : une politique au service du capital, justement celle qui avait poussé les Parisiens il y a presque dix ans à infliger une défaite historique à une droite décrédibilisée, derrière la figure de Jean Tibéri.

Repost 0
Published by PCF Paris 5e - dans Mutualité
commenter cet article
8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 23:50

Des centaines de milliers de manifestants, une grève générale… la résistance grecque, démarrée depuis déjà plusieurs mois, prend une ampleur exceptionnelle…

Piétiner la souveraineté du peuple grec pour mieux casser l’ensemble des conquêtes et droits populaires !

Les «  partenaires » européens de la Grèce exigent une baisse des salaires, un relèvement de l’âge de la retraite à soixante-sept ans, une baisse des pensions, le non remplacement de 4 fonctionnaires sur 5, la casse du droit du travail (abolition des conventions collectives, flexibilité, libéralisation des licenciements,…), des coupes dans toutes les dépenses publiques, des privatisations généralisées, une réforme de l’administration territoriale signant la mort de la démocratie locale, l’attribution du droit de veto au ministre des finances, l’adoption de la directive Bolkentsein… la liste est longue des réformes visant à casser le travail et les droits populaires au profit du capital dont l’agenda est imposé par l’UE et le FMI ! Encore une fois, l’UE piétine sans vergogne la démocratie pour assurer les profits du capital et de la finance.


Un « plan de solidarité » avec les créanciers de l’Etat grec contre le peuple grec !


Lors de la crise financière, l’Europe n’a pas hésité à mettre sur la table 3 600 milliards d’euros sans aucune contrepartie pour sauver les banques. Aujourd’hui, l’UE consent à prêter 30 milliards d’euros à la Grèce. L’aide à la Grèce rapportera près de 700 millions d’euros à l’ensemble des pays prêteurs. De la solidarité, ça ? Non ! C’est de l’usure au petit pied! Les banques françaises et allemandes détiennent plus de 80 milliards d’euros d’obligations de l’État grec. Venir en aide à la Grèce, dites-vous ? Non, il s’agit de garantir que les banques seront remboursées de leurs prêts sans avoir à mettre la main à la poche !


Les banques et les États profitent tandis que le peuple grec paie de ses droits sociaux. Il paie une crise dont il n’est aucunement responsable ! Un seul mot d’ordre pour l’UE : rassurer et doper les marchés financiers en montrant qu’elle est prête à saigner à blanc les peuples !


Le carcan européen au service du capital contre les peuples :


Les critères de Maastricht, le pacte de stabilité, une banque centrale qui n'a de comptes à rendre à personne, une constitution européenne qui fait fit de toute démocratie… l’UE est construite par et pour le capital ! En l’absence de toute possibilité de dévaluation, les salaires et l’emploi sont devenus la variable d’ajustement en Europe. Comment supporter que l’Europe du capital que les peuples ont refusé à plusieurs reprises dans les urnes se retourne contre ces mêmes peuples pour leur faire payer sa propre crise ? Le capital ne supporte pas la démocratie…le traité de Lisbonne nous l’enseignait hier, la crise grecque nous le rappelle aujourd’hui. Conscient de ce carcan qu’est l’UE pour les luttes d’émancipation, le parti communiste grec, le KKE, propose aux grecs de sortir de l’UE et de l’Otan. A l’heure où la souveraineté grecque est bafouée par l’UE elle même, la question prend un vrai goût d’émancipation et de progrès…


“People of Europe : rise up !” (banderole flottant sur l’acropole cette semaine)

Qui en regardant les réformes prônées dans ce plan d’austérité ne ferait pas le parallèle avec la politique de casse sociale qui agite l’ensemble des pays européens ? La combatitivité greque doit être un appui pour nos luttes. Nous n’avons plus le choix : ensemble, battons nous !


En soutien au peuple grec, les communistes français déploieront à leur tour une grande banderole devant les marches du Trocadero à Paris, dimanche 9 mai 2010 à 14h30 :

« Avec le peuple grec, debout contre la finance ». Venez défendre les droits des travailleurs européens contre les attaques du capital et de la finance !

Repost 0
Published by PCF Paris 5e - dans Internationalisme
commenter cet article
1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 23:46

En nous annonçant des chiffres catastrophiques quant au poids financier des retraites à l'avenir, on n’a de cesse de nous présenter les retraités comme une charge… C’est faux ! Les retraités ne sont ni un fardeau pour l’économie ni un fardeau pour la société. Ils sont au contraire un moteur de progrès.

 


La retraite permet de remplacer les salariés âgés : on pourrait ainsi coupler le départ à la retraite à 60 ans, à taux plein, avec l’embauche d’un jeune. Les retraites contribuent à élargir le marché de la consommation et sont donc un moteur de l’incitation à investir des entreprises, de l’emploi, de la croissance réelle. Les jeunes retraités exercent des activités utiles dans la société : dans les associations, la formation, l’aide intergénérationnelle. Reconnaître ces activités en finançant vraiment les retraites, c’est aussi progresser dans notre conception du travail : un travail utile à la société, qui a un sens pour celui qui le fait, et non pas un travail aliénant ayant pour seul objectif la production de profit.

 

Le problème n’est pas démographique : il est économique et politique

 

L’emploi et le nombre de cotisants sont au cœur du financement des retraites. La crise économique et financière, liée aux logiques libérales, a fait exploser les déficits en  même temps que le chômage. Tandis que les réformes prétendant assurer la pérennité de notre système de retraite en sapent le financement et compriment les pensions. La réforme Balladur en 1993, la réforme Fillon en 2003 et la réforme Bertrand en 2008, ont accru la durée de cotisation nécessaire pour prendre sa retraite à taux plein. Et ça n’est pas fini : 40 ans, 41 ans en 2012, pour tous, 45 ans comme le souhaite le MEDEF... En changeant le mode d’indexation des retraites, ces réformes ont miné le pouvoir d’achat relatif des retraités de près de 2 % par an. Elles ont accru la période de référence, qui sert de base au calcul des pensions, en retenant les 25 dernières années au lieu des 10 meilleures. On interdit ainsi à plus de la moitié des travailleurs de prendre leur retraite à 60 ans. Femmes et travailleurs précaires doivent assumer de lourdes décotes : pour 5 années manquantes, 25 % de baisse des retraites. Pour les retraités pauvres, le cumul d’une petite retraite avec un petit boulot précaire risque de devenir inévitable.

Allonger la durée de cotisation et reculer l'âge de départ ne permettra pas de financer les retraites futures :

Cela conduirait à laminer les retraites futures, le but étant surtout de diminuer les pensions servies. Certains envisagent des systèmes par points ou des comptes notionnels à la suédoise, qui tendraient à faire disparaître tout âge légal de la retraite, toute garantie d’un taux de remplacement, et conduiraient encore à une baisse des pensions. Laquelle pourrait pousser les retraités qui le peuvent  à recourir à des systèmes par capitalisation, qui subissent les aléas des marchés financiers, comme on l’a vu dans les pays où ils dominent. Ainsi la logique de la capitalisation fleurirait sur la ruine organisée des systèmes par répartition. Alors que le débat pour un autre financement des retraites reste un débat interdit, alors qu’on peut mobiliser des fonds pour le développement des retraites par répartition.

Un autre financement pour développer la retraite par répartition est possible.

 

Les besoins de financement des retraites vont incontestablement monter : il faut sortir des inégalités sociales d’espérance de vie, des inégalités hommes/femmes, relever les basses retraites, répondre aux besoins liés à la démographie... Il faut imposer un débat sur le financement des retraites ! Un nouveau type de politique économique et de gestion des entreprises, une véritable sécurisation de l’emploi et de la formation, le relèvement de la part des salaires dans la valeur ajoutée par une réforme des cotisations patronales, une cotisation sur les revenus financiers pour rompre avec la financiarisation de l’économie, un nouveau mode de croissance de la productivité du travail sont au cœur du nouveau financement des retraites que propose le PCF.


Ni l’agenda, ni les bases de départ de discussion proposées aujourd’hui ne sont susceptibles de répondre aux besoins de consolider les droits et le système de retraites par répartition. Aujourd’hui, une seule évidence : seules nos luttes pourront imposer un vrai débat sur le financement !

Mobilisons nous !


Repost 0