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DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

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Nous contacter :

Parti communiste français

42, rue Mouffetard

75005 Paris

Tél. : 01 43 37 44 19

section.pcf5@gmail.com

17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 00:01

Malgré  l’étalage de grands mots sur le respect de l’égalité des droits entre les hommes et les femmes, celle-ci est encore loin d’être acquise dans les faits. A compétences égales, le salaire des femmes est, encore aujourd’hui, inférieur de 27% en moyenne à celui des hommes. La retraite d’une femme est inférieure de 42% à celle d’un homme.

Lutter pour les droits des femmes, c’est aussi lutter pour qu’elles disposent librement de leur corps. Malgré la loi qui permet l’IVG jusqu’à 12 semaines, 5 000 femmes avortent à l’étranger faute de structures, de personnels hospitaliers et de moyens. Pour que les lois s’appliquent réellement, il faut qu’elles soient accompagnées de moyens concrets et que cesse la casse de l’hôpital public. Il est aussi nécessaire d’obtenir la gratuité des moyens contraceptifs pour les jeunes filles et leur remboursement sur ordonnance pour tous.

Il est grand temps de prendre des mesures pour assurer à chaque femme sa dignité, notamment en luttant pour que la loi cadre sur les violences faites aux femmes, déposée par le CNDF, soit votée au Parlement. Mais le combat pour la dignité  des femmes ne s’arrête pas là : il est nécessaire d’assurer à chacune le droit au travail et au logement.  

Rendez-vous
Samedi 17 Octobre
14 h30,
place de la Bastille
Pour dire ensemble :
cela suffit !
 

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 09:30

 

La situation est grave !

Les activités médicales suivantes des deux centres de santé Saint-Victor (Ve) et Moulinet (XIIIe) seraient supprimées : acupuncture, allergologie, chiropraxie, hématologie, kiné, médecine du sport, neurologie, pneumologie, psychiatrie, tabacologie et urologie.

L’activité du laboratoire d’analyses médicales serait transférée au privé.

160 à 170 emplois de personnels seraient supprimés.

Le Palais de la Mutualité serait géré par une société privée GL Events qui veut « casser » tout le bâtiment pour le transformer en centre d’affaires. Les réunions et meetings populaires ne pourraient plus s’y tenir. Toutes  les activités de soins sont exclues de la Maison principale.

Mardi 15 septembre, les personnels de la FMP (Fédération de la Mutualité Parisienne) étaient en grève à l’appel de tous leurs syndicats.

Nos partis sont unis depuis des mois contre cette destruction de la FMP organisée par la direction de la Mutualité Française (FNMF) et son président M. Davant.  

Après avoir multiplié  les délégations auprès de Mme Bachelot, de M. Davant et récolté des milliers de signatures d’habitants, nous décidons de nous adresser à M. Delanoë, maire de Paris, et aux présidents des groupes politiques au Conseil de Paris pour qu’ils adoptent un vœu visant :

1. Maintien de tous les emplois à la FMP !  

2. Maintien de toutes les activités menacées de disparition !

3. Maintien de la gestion mutualiste de la maison de la Mutualité avec accès aux soins, de proximité, coordonnés, diversifiés, en secteur 1, et de sa vocation de lieu populaire de réunions.  

Nous sommes tous unis pour exiger ces trois revendications essentielles pour sauver la Mutu.

Retrouver le projet de vœux pour le conseil municipal de Paris

Signez la pétition en ligne pour sauver la Mutu
www.petition-mutualite-5-13.org
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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 19:08
Une seconde vague de grève de travailleurs sans-papiers vient d’être déclanchée. Dans toute la France, ce sont plusieurs milliers de travailleurs, hommes et femmes qui sont rentrés dans la lutte. Agents de sécurité, cuisiniers, plongeurs, ouvriers du bâtiment, femmes de ménage… Ils travaillent en France depuis des années, payent leurs impôts et participent à la richesse de notre pays.

Pourtant leurs situation est des plus fragile : non seulement ils risquent l’expulsion en cas de contrôle d’identité mais ils sont aussi pénalisés dans leurs conditions de travail. Ils ne peuvent se permettre de refuser une mission ou des heures supplémentaires sous peine d’être licenciés du jour au lendemain, ils ne peuvent pas faire respecter leurs droits les plus élémentaires.

Certains travaillent 7 jours sur 7, sans congés, d’autres font des heures supplémentaires non  payées, leur travail s’effectue souvent dans  des conditions inconfortables voires dangereuses.

Les patrons l’ont bien compris. Il suffit de discuter avec un de ces  travailleurs: leurs  conditions  sont  systématiquement plus difficiles que celles de leurs collègues qui occupent un poste équivalent. Et on se sert d’eux pour mettre tous les travailleurs  en  concurrence : il vaut  mieux  embaucher quelqu’un de corvéable à merci qu’on pourra jeter facilement que quelqu’un qui pourra défendre ses droits!

Les capitaux et les marchandises circulent sans entraves, au grand détriment des travailleurs. Et les travailleurs eux, ont les plus grandes difficultés pour franchir les frontières. Là encore cela contrarie les droits de tous. Ne laissons pas le gouvernement jouer avec la peur de l’autre, avec la soi-disant théorie de « l’appel d’air ». Plusieurs pays Européens ont eu recours à des régularisations massives, y compris  ces dernières semaines comme en Belgique ou en Italie.

Favorisons progressivement les échanges entre pays qui seront favorables à tous. Arrêtons de piller les pays pauvres de leurs richesses en y soutenant des régimes non  démocratiques et en accaparant leurs ressources naturelles.

Régularisation de tous les sans-papiers pour l’intérêt de tous

Le PCF appelle les citoyens à soutenir les travailleurs sans-papiers en allant à leur rencontre sur les piquets de grève et en participant à la solidarité financière.

 

PIQUETS DE GREVES DES TRAVAILLEURS SANS PAPIERS À PARIS.

1er arrondissement :

KFC 31, boulevard Sébastopol

8e arrondissement :

Individuels BTP FNTP 9, rue de Berri

Individuels Restauration FAFIH 3, rue de la Ville-l'Evêque 75008

9e arrondissement :

Individuels intérim SYNERGIE 15, rue de Rome

Individuels intérim CRIT 27, rue de Rome

Individuels intérim CRIT 69, rue de Rome

16e arrondissement :

Potel et Chabot 3, rue Chaillot

ADEC 23, rue la Pérouse

17e arrondissement :

Individuels Nettoyage et sécurité SAMSIC 9, rue Descombes 75017 100

18ième arrondissement :

Société Astn 34 rue Championnet 75018

20e arrondissement :

DMMS 17, rue de Pelleport

TFN 110, rue de l'Ourcq

THIAL LY 50, rue d'Avron

Sururbaine chantier tramway Porte des Lilas

SOUTENENONS LA GREVE DES TRAVAILLEURS SANS PAPIERS !

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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 08:00

 

Un rapport de force très favorable existe pour s’opposer et mettre en échec dès à présent la politique du pouvoir. Ce n’est pas de l’optimisme, c’est un constat que nous faisons mais que le gouvernement fait aussi de son côté.

 

Tout ce qui a motivé la force des journées de grèves et de manifestations, exprimant le rejet de la politique du gouvernement, des 29 janvier et 19 mars demeure.

Les nombreuses luttes qui se développent depuis l’été, aussi bien dans une multitude d’entreprises privées, notamment industrielles que dans les grands services publics, France Télécom, SNCF, transports urbains en général (Lyon) en témoignent.

Le bide prévisible et prévu de la journée d’action syndicale unitaire du 7 octobre n’y change rien. Le mot d’ordre international « pour un travail décent », si vague et ambigu, était peu rassembleur.  

Au contraire, le niveau atteint par la première journée de grève du 22 septembre à Poste, l’ampleur de la mobilisation des usagers depuis, montrent le point de convergence et de rassemblement populaire que peuvent devenir la lutte pour le retrait du projet de loi de transformation de la Poste en société anonyme et de mise en concurrence de toutes les activités postales au nom de l’UE, la lutte pour le service public, contre les privatisations, en général.

 

La convergence des luttes, c’est bien ce que craint le gouvernement. Il le montre en jonglant avec le calendrier, à la fois pressé par le Medef d’aller vite en besogne et méfiant devant le risque de coïncidence entre plusieurs grands mouvements.

 

La loi contre La Poste était initialement programmée pour le début de l’année. Il a préféré la reporter au deuxième semestre pour qu’un mouvement ne se développe pas en même temps que les grandes journées de manifestation.

En décembre 2008 déjà, devant le début du mouvement lycéen, Darcos a préféré repousser d’un an le projet de loi contre le lycée, pour qu’il ne coïncide pas avec le mouvement étudiant. Voilà maintenant que Sarkozy va le reporter encore. Il ne faudrait pas que les lycéens rejoignent les postiers.

La loi Bachelot a fédéré et fédère toujours presque toutes les catégories contre elle. et ses conséquences. Le gouvernement a réussi à la faire voter pendant les élections européennes qui ont servi de diversion.

Le deuxième volet de la « réforme » Fillon de 2003 (les 41, 42… annuités entre autres) contre la retraite solidaire était prévu pour 2009. Il a été reporté sans mot dire à 2010, selon le ministre Woerth qui annonce aussi pour l’année prochaine, dans le Figaro du 10 octobre, la poursuite de la casse des hôpitaux publics (pardon « la modernisation du système hospitalier »), celle de l’administration (pardon « la montée en puissance des réorganisations administratives »), la suppression de 35.000 emplois dans la fonction publique avec le budget 2010 et la (contre-)réforme territoriale.

 

Les convergences de luttes ne se décrètent pas. Mais elles se construisent. Et c’est indispensable devant un tel programme qui va frapper durement le plus grand nombre. Sans parler de l’accompagnement par le gouvernement du recul des activités industrielles et agricoles.

 

Dans les semaines qui viennent, il se présent aussi plusieurs dates consécutives du côté du mouvement social.

 

Le 20 et le 21 octobre, les syndicats cheminots ont annoncé un mouvement de grève contre le démantèlement et la perspective de filialisation de l’activité fret de la SNCF.

Le 22 octobre, une nouvelle manifestation nationale est organisée pour l’industrie après celle du 17 septembre qui a déjà mis côte-à-côte les salariés de toutes ces usines, Molex, Goodyear, Continental… dont toute la population a découvert les noms au fil des luttes.

A partir du 3 novembre, l’examen du projet de loi contre la Poste va débuter. De multiples mouvements locaux se poursuivent à La Poste contre les « restructurations », cette privatisation rampante que le projet de loi veut accélérer.

 

Nous le disons, en laissant aux organisations syndicales et aux syndiqués toutes leurs prérogatives, ces jours sont propices au développement de vastes convergences de luttes, permettant une ou plusieurs premières victoires.

C’est la que se situe la perspective d’une alternative politique maintenant. Non dans la préparation à « gauche », indécente, des candidatures aux élections présidentielles de 2012, dans 32 mois, dont on ne pourra attendre, comme cela, qu’une nouvelle alternance.

 

Nous plaçons nos propositions et nos initiatives au service de ces convergences de lutte, notamment dans l’immédiat la poursuite et l’approfondissement de la batail pour le service public de La Poste.

 

Ensemble, faisons en sorte que le calendrier devienne favorable aux luttes pour arrêter le gouvernement et le Medef!

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 13:00


Par Tom Mellen, pour le Morning Star, quotidien du Parti Communiste de Grande-Bretagne

 


Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Vingt mille syndicalistes ont défilé mercredi contre les attaques sur les salaires des fonctionnaires à Bucarest, faisant écho à l'indignation publique envers le programme d'austérité imposé par le FMI.


En scandant des « Voleurs, voleurs », des représentants des travailleurs venant de tout le pays ont animé un rassemblement de trois heures devant les édifices gouvernementaux, exigeant du gouvernement minoritaire de centre-droit qu'il se démette.

 


Des syndicalistes ont aussi scandé des slogans pour une augmentation du salaire minimum mensuel de 145 euros à 170 euros l'année prochaine.

 


Et ils ont insisté sur le fait que toute nouvelle administration devra annuler une loi récemment adoptée qui oblige les travailleurs à prendre dix jours de congés non-payés dans l'année.


Lundi, 800 000 enseignants, docteurs ainsi que d'autres fonctionnaires ont participé à une grève d'un jour pour lancer un avertissement contre les lois qui ont été introduites par le gouvernement dans le but de cadrer avec les conditions rigoureuses imposées par le FMI en échange du « paquet d'aide contre la crise » de 20 milliards d'euros.


Le tollé général contre le programme, qui comprend des projets de suppression des systèmes de primes et qui introduit les congés non-payés obligatoires, a fait éclater la coalition au pouvoir la semaine dernière et n'a fait qu'ajouter une pression supplémentaire sur le gouvernement en vue des élections de Novembre.


Les observateurs prédisent à la Roumanie un plongeon dans l'incertitude politique jusqu'à l'élection présidentielle du 22 novembre, qui verra la confrontation des Libéraux-Démocrates du Premier Ministre Emil Boc à l'opposition, menée par le centre-gauche Social-Démocrate.

 

Mardi, le gouvernement a demandé le vote d'une question de confiance sur une Loi « de réforme des retraites » qui élèverait l'âge de la retraite à 65 ans d'ici 2030.


M.Boc a déclaré que la réforme était un préalable à l'obtention de nouveaux prêts du FMI.


L'âge actuel de départ à la retraite en Roumanie est de 63 ans pour les hommes et de 58 ans pour les femmes.


Le Président Roumain Traian Basescu s'est dédouané de toute responsabilité vis-à-vis de la contestation grandissante, affirmant qu'il n'y a pas « de sortie de crise claire ».


« Ni le gouvernement, ni moi-même ni la Banque Centrale ne peuvent sortir la Roumanie de la crise, car ce n'est pas possible. C'est une crise mondiale et la Roumanie est dépendante de ce qui se passe à l'échelle mondiale », a insisté M.Basescu.


En Août, le premier ministre, un ancien communiste, a annoncé dans un discours télévisé qu'entre 10 000 et 15 000 fonctionnaires seraient victimes des coupes.


Il a déclaré alors: « Il y a trop d'incompétents qui occupent actuellement un emploi de fonctionnaire et ils devront partir ».

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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 00:01
7752 votants dans notre arrondissement, 2132878 dans toute la France : 98 % de « NON ».

Maintenant c’est clair : les français ne veulent pas perdre le service public postal. Ce n’est pas un sondage qui le dit, c’est le nombre impressionnant de bureaux de vote militants tenus dans toute la France, c’est la queue qu’il fallait faire pour mettre son bulletin dans l’urne au marché le week-end dernier, c’est surtout le score obtenu par le « NON » à ce référendum populaire.

Le gouvernement a beau essayé de faire croire que le changement de statut n’est pas synonyme d’une privatisation, les français ne sont pas dupes. Introduction de capitaux privés, ouverture du service postal à la concurrence en 2011, changement des bureaux de poste en épicerie de la télécommunication…tout le monde a compris où nous allons.

Le très bon score obtenu par cette initiative citoyenne est l’occasion de poser les questions cruciales pour l’avenir pour le service public en France.

La dégradation des conditions de travail à la poste est la conséquence de la diminution du nombre de fonctionnaire parmi les employés, du recours de plus en plus fréquent aux intermédiaires et enfin de la dispersion des activités de vente dans les bureaux. Pour nous il ne peut y avoir de service public sans un statut de fonctionnaire sécurisant, à la poste et ailleurs. La stratégie de la droite est toujours de diviser travailleurs du public et du privé. Mais la défense du statut des fonctionnaires, c’est la défense de tous les travailleurs dans les luttes.

Le changement de statut de la poste, privatisation de fait, prépare l’ouverture à la concurrence en 2011. La libéralisation du marché du service postal est la conséquence d’une directive européenne approuvée par le parlement. Mais le gouvernement se dissimule derrière les institutions européennes en présentant la fin du monopole d’Etat comme une évolution « naturelle », contrainte par la « force des choses ». En vérité, la privatisation est un processus démarré depuis 20 ans : séparation des PTT, ouverture du marché pour les colis, puis pour les envois rapides. Le PCF s’est opposé à toutes ces « ouvertures », dans les luttes et au parlement. Aujourd’hui, nous devons refuser l’application de la directive européenne sur la libéralisation du marché postal.

Pas de service public postal sans fonctionnaires et sans monopole d’Etat !

Nous ne sommes pas seulement « attachés » au service public. Nous savons que sa casse ne sert qu’à dégager toujours plus de profits en dégradant les statuts, les conditions et la qualité des services rendus au détriment de toute la société et de l’efficacité sociale. Pour sortir de la crise, on a besoin de la qualité des services publics.

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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 08:00

L’abstention atteint un record, près de 40%. Le Parti socialiste enregistre une résistance non-négligeable mais il perd sa majorité absolue mais conserve la tête du gouvernement (36% contre 45% en 2005), conséquence d’une politique libérale de plus en plus rejetée par la population.

Jéronimo de Sousa, secrétaire du Parti communiste portugais, a souligné le rôle du parti dans le « recul électoral du PS, avec la perte de la majorité absolue, inséparable de la lutte de résistance et pour les droits que la CDU – alliance électorale traditionnelle entre le PCP, le Parti écologiste et des Républicains de Gauche – a menée ». Pour lui, ce vote-sanction marque une condamnation des « politiques de droite » menées par le gouvernement PS.

Avec 7,90% des suffrages exprimés, 445 000 voix et 15 députés, les résultats du Parti Communiste Portugais marquent une progression du parti. Ce bon résultat électoral dans un climat politique d'hostilité sans précédent au cours des dernières années, marque une nouvelle progression du PCP dans le cadre des élections législatives (6,9% en 2002, 7,4% en 2005, 7,9% en 2009) et fait écho au résultat historique du Parti lors des élections européennes (10,4%).

Le « Bloc de Gauche », rassemblement de forces antilibérales concentrant ses principales attaques sur la gestion autocratiques du PS ont été quant à eux les premiers bénéficiaires du report des voix socialistes (9,8% et 16 députés, soit un doublement de sa représentation au Parlement). Cette formation s’est engagée à mener une lutte sans concession contre la politique du PS au niveau parlementaire.

 

Le PCP ne soutiendra pas non plus le gouvernement socialiste et ne voit d'alternative que « dans la rupture et le changement » qui seront portées dans les mois qui viennent par les « luttes de masse » auxquelles le PCP entend contribuer activement.

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 14:03

Sans surprise, les élections législatives grecques du 4 octobre ont débouché sur une victoire écrasante du PASOK (le Parti Socialiste Grec) qui s'est refait une virginité politique après cinq ans passés dans l'opposition avec 44% des voix contre 38% en 2007, disposant désormais de la majorité absolue à l'Assemblée. Ce scrutin a offert au peuple l'occasion de sanctionner dans les urnes le gouvernement de droite de la Nouvelle Démocratie déjà vaincu dans la rue, par les luttes de masses menées par les étudiants, les fonctionnaires, les travailleurs dans leur ensemble contre la privatisation des services publics, la casse du système de retraites et la politique de gel des salaires, dans lesquelles s'insère l'explosion sociale de décembre 2008.

Le principal enseignement de cette élection, c'est la résistance du Parti Communiste Grec (KKE) à la bipolarisation de la vie politique. Son très bon score de 7,54% avec 21 députés élus ne peut véritablement être comparé au score historique de 2007, meilleur résultat de l'histoire moderne du KKE dans une élection législative (8,15% et 22 députés), et mérite d'être mis en perspective, pour juger de la progression du parti depuis les élections de 2004 (5,89% et 12 députés).

En effet, la victoire du PASOK n'est cependant pas synonyme de victoire populaire. La mise en échec dans les luttes des contre-réformes menées par le gouvernement de droite ne signifie pas leur abandon. Comme l'a déclaré Aleka Papariga, secrétaire-générale du KKE, après la publication des résultats : « Le navire a changé de capitaine, mais pas de cap ». Face à « cette ouragan, cette vague de mesures anti-populaires qui s'annoncent », le KKE se fixe ses objectifs pour les prochains mois : impulser et animer les luttes sociales de résistance aux contre-réformes menées cette fois par le gouvernement social-démocrate, sous l'égide de l'UE.

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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 11:02

0,3 % de croissance du PIB en France pour le troisième trimestre 2009. Après quatre trimestres de baisses consécutives, il n’en faut pas plus au gouvernement pour annoncer la « reprise », et le succès de sa politique. Une reprise, sûrement : pour les profits, les dividendes, la spéculation, mais sûrement pas pour l'emploi, les salaires et les services publics, …

La « reprise » dans le monde : un décryptage.

Le monde, l'Europe et la France pourraient connaître un « rebond technique » : les entreprises ont tellement déstocké au cours des mois passés et tellement réduit leurs productions qu’il faut reconstituer des stocks. Si la Chine semble repartir, si les Etats-Unis se stabiliser, derrière l’apparence des chiffres la situation est préoccupante. En Chine, la croissance s'accompagne d'une explosion de la spéculation boursière et immobilière et son économie ne peut pas encore tirer le monde entier. Aux Etats-Unis, comme en Europe, le crédit reste bloqué. La croissance peut fort bien chuter de nouveau. Le prochain krach aura des conséquences plus graves encore : désormais, les états eux-mêmes, Etats-Unis en tête, se sont beaucoup endettés au service de la relance du capital.

Chômage à la hausse, salaire en berne : la « reprise » du côté de chez nous.

En France, les « primes à la casse » mises en place chez nos voisins, dont profite Renault et Peugeot, tire les exportations et la croissance française. Mais, au-delà de cet effet d’aubaine, la consommation des ménages ne soutient pas la croissance. Comme en 1929 les revenus populaires s’effondrent. En 2009, seuls les revenus sociaux et la présence des services publics jouent le rôle d’amortisseurs.

La situation de l'emploi devient désastreuse. Après la suppression des postes intérimaires, le non renouvellement des CDD, c’est désormais les licenciements économiques qui tirent le chômage vers le haut. Destruction nette d’emploi, chute des offres, de plus en plus précaires : l’afflux de nouveaux diplômés à la rentrée va dégrader encore la situation. Avec un tel volant de chômage, une telle précarisation de l'emploi et une telle faiblesse des revenus, la timide reprise ne peut pas être durable.

Assèchement du crédit, recul de l’investissement : prise de profit à court terme.

L’investissement va encore reculer en 2010 : pour les PME notamment le crédit ne repart pas. L’Etat et la BCE ont renfloué les banques avec de l’argent public, qui préfèrent le prêter pour financer des opérations spéculatives, qui rapportent vite et gros. Les hausses du cours des actions en bourse en témoignent. Dans les discours, on moralise le capitalisme, dans les faits, dividendes et bonus sont déjà repartis à la hausse.

Derrière la reprise du CAC 40, il y a la stratégie des grands groupes : pousser les sous traitants à baisser leurs prix et donc à délocaliser et à restructurer. Après avoir profité de l’argent public –on pense notamment à PSA et Renault – ces grands groupes ne sont que des « machines à faire du cash » et ne contribuent ni à défendre l’emploi et l‘investissement industriel en France.

Paradoxe de l’augmentation des cours boursiers : l’économie réelle est au plus mal, mais le critère de gestion des entreprises reste celui de la rentabilité financière maximum, au détriment de l'emploi et du développement des capacités humaines.

C’est dans ce contexte économique inquiétant que le gouvernement vote le projet de loi de finances pour 2010 et le maintient de l'objectif politique d'une croissance zéro en volume de la dépense publique d'État. Réduction du nombre de fonctionnaires, désengagement de l’Etat et casse des services publics. Profit à court terme pour quelqu’un, plutôt que investissement à long terme pour la majorité : le gouvernement poursuit sa politique économique de classe.

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 13:03


C’est acquis : même si les résultats de son parti, la CDU, aux récentes élections du 11 septembre au Bundestag, sont en baisse sur ceux de 2005,  même si la « grande coalition » avec les sociaux-démocrates du SPD est rendue impossible par l’effondrement de celui-ci,  Angela Merkel retrouve son siège de chancelière allemande. A un détail près : ses nouveaux alliés sont les « libéraux » du FDP, qui ne manqueront pas de pousser à la satisfaction des revendications patronales.


La nouveauté la plus sensible vient d’ailleurs, avec le renforcement de Die Linke (la gauche), sur des thèmes qui touchent directement les travailleurs, les couches populaires : Die Linke a tenu bon contre la pression d’autres formations qui conditionnaient un accord électoral à leur refus de mettre entre parenthèses la lutte contre la retraite à 67 ans, contre le démantèlement de la protection sociale, contre la participation allemande à la guerre en Afghanistan.


Comme le PS français, le Labour britannique, le PS portugais, le SPD est en crise, perdant un tiers de ses électeurs, à l’est comme  à l’ouest de l’Allemagne. Son aile gauche refuse de soutenir des mesures qui aggravent la situation économique et sociale, qui menacent  surtout les PME, quand le soutien aux banques augmente les déficits publics.


Mais les grandes entreprises sont aussi des enjeux économiques internationaux : Magna, le repreneur canadien d’Opel entend réduire de façon brutale salaires et emplois, avant peut-être la disparition de la marque. Les chemins de fer allemands subissent des avaries en série dus aux coupes dans les effectifs, ayant pour but de rendre plus convaincante la rentabilité financière de l’entreprise que l‘on veut privatiser.  Le climat social pèse sur l’éducation, la santé, la natalité, les retraites, la désertification de l’est allemand.


Dans cette situation, Die Linke sait que son avenir dépend de choix politique importants, mais dans quelle direction ? Les tensions sont vives entre les  partisans d’une  « bonne » social-démocratie et ceux qui veulent une orientation réellement  révolutionnaire. 

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