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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 18:19

 Par Aimé Halbeher, Roger Silvain et Michel Certano.

Louis-renault-hitler.jpg

 

 Louis Renault aux côtés d'Aldolf Hitler et d'Hermann Goering, en 1939 - cliquer pour le lien vers l'article du Populaire du Centre

 Depuis ces dernières années, une entreprise de réhabilitation des dirigeants du haut patronat français sous l’Occupation est organisée sans la moindre source d’archives et faits vérifiables Se servant d’un jugement de la cour d’appel de Limoges où les petits enfants de Louis Renault ont obtenu une condamnation intolérable contre le Centre de la mémoire d’Oradour-sur-Glane (pour motif d’utilisation d’une photo de louis Renault serrant la main à Hitler à Berlin en 1939), une nouvelle campagne est lancée au travers du « Monde magazine » du 8 janvier 2011.

Cette nouvelle entreprise négationniste, relayée par d’autres médias, vise à présenter Louis Renault en victime osant affirmer qu’il n’aurait pas collaboré avec l’ennemi !

C’est une insulte intolérable envers la mémoire de toutes les victimes de la barbarie nazie et en particulier envers les résistants de l’entreprise morts sous les balles nazies ou dans les camps de déportation. Tous ces crimes n’ont été possibles que grâce à la participation active de leurs complices au gouvernement de Vichy ainsi que dans la période dite « de la drôle de guerre » où débuta une répression féroce envers les militants.

Malgré la répression interne du « saigneur de Billancourt », la résistance intérieure, par ses actes de sabotage, a freiné dès les premiers jours de l’occupation la machine de guerre au service de l’occupant nazi. Comme le signale Arsène Tchakarian dans son livre « Les fusillés du Mont Valérien », les premiers à être fusillés au Mont Valérien sont les dix-huit ouvriers syndicalistes C.G.T. des usines Renault de Boulogne-Billancourt, accusés d’avoir fomenté dans l’usine le refus de travailler pour l’occupant.

Durant toute l’occupation, la liste des martyrs de notre usine s’est allongée.

Le temps qui passe n’autorise ni l’oubli, ni l’affront.

Cette opération réhabilitation de Louis Renault est également un affront aux élus du peuple qui ont clairement condamné les responsabilités de Louis Renault au travers du texte qui argumente l’exposé des motifs de l’ordonnance de nationalisation du 16 janvier 1945 des usines Renault. Grâce en particulier au niveau des luttes sociales, chacun s’accorde à reconnaitre que toute la période de nationalisation de l’entreprise a permis un progrès social bénéfique à l’ensemble du monde du travail conjointement au progrès économique pour notre pays.

Trois militants syndicaux et politiques : - Aimé Halbeher - Roger Silvain - Michel Certano, figures historiques de la période de la nationalisation des usines Renault, ont eu dans le passé à combattre plusieurs tentatives de réhabilitation de Louis Renault dont celle de 1994 visant à vouloir justifier la dénationalisation de la R.N.U.R

Aujourd’hui ils s’insurgent contre cette nouvelle tentative de réhabilitation.

Ce texte est adressé aux journaux, radio et télés qui ont repris et commenté l’article du Monde Magazine du 8 janvier 2011 et au Centre de la mémoire d’Oradour-sur-Glane.

Ils appellent les organisations démocratiques à populariser et soutenir ce devoir de mémoire pour rétablir la vérité historique et combattre les nouveaux négationnistes

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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 11:08
Les scandales récents autour de l'argent de la famille Bettencourt ont levé un coin de voile sur les pratiques à l'œuvre dans les grandes fortunes françaises tout comme les liens tissés entre celles-ci et un certain monde politique.

 

La dégradation de ces mœurs est directement liée à la montée du niveau des dividendes prélevés sur les richesses des entreprises au détriment des dépenses pour les salaires, les cotisations sociales et les impôts
ainsi qu’à la concentration de ces dividendes entre les plus gros actionnaires.

 


Chez L'Oréal, le montant des dividendes a progressé chaque année en moyenne de 13,3 % par an. Leur cumul de 2000 à 2009 s'élève à plus de 6 milliards d'euros, dont plus de la moitié aux deux principaux actionnaires,  Bettencourt (31 % du capital) et Nestlé SA  (29,8 %) en 2009.

 

En pleine crise la famille Bettencourt a donc touché en 2009 de l'ordre de 280 millions d'euros (+ 5 % sur 2008) sous forme de dividendes de L'Oréal

 

Cet enrichissement de la famille Bettencourt a été possible pour deux raisons :

D'une part, parce qu'il a été décidé d'accroître chaque année les prélèvements en dividendes sur le résultat net de l'entreprise,

 

D'autre part, parce que les deux principaux actionnaires ont décidé de détruire une partie des capitaux propres de L'Oréal pour accroître leur poids dans le capital,

 

Des rachats d'actions aux frais de l'entreprise

Pour cela ils ont fait racheter ses titres par l'entreprise elle-même pour un montant de 5,1 milliards d'euros de 2005 à 2009, générant d'importantes sorties de trésorerie. Ce qui, d'un côté, a enrichi des actionnaires minoritaires qui ont bénéficié de ces rachats et, de l'autre, à favorisé le renforcement du pouvoir du noyau dur des actionnaires, Bettencourt et Nestlé SA, (55,3 % en 2005 pour 60,8 % en 2009) sans que ces derniers aient engagé le moindre capital.

 

 

Voilà comment la famille Bettencourt a pu, aux frais de « la marquise L'Oréal»  augmenter de moitié ses dividendes en quatre ans.

 

Comme cela ne devait sans doute pas suffire, l'assemblée générale des actionnaires a décidé de verser à partir de 2012 une prime de 10 % supplémentaires des dividendes aux actionnaires les plus fidèles. Mais, sans doute par décence, seulement sur un nombre d'actions limitées. Il est vrai que chez L'Oréal, on ne badine pas avec l'éthique comme nous le rappelle le texte de présentation des comptes 2009 :

«La réussite économique repose aussi sur une éthique partagée par tous. Les hommes et les femmes de L'Oréal mettent leurs efforts à faire de leur entreprise un modèle emblématique de responsabilité citoyenne. Une entreprise solidaire des communautés humaines qui l'entourent et ouverte aux problèmes de son temps avec pour objectif de rendre le monde plus beau.

Pour tous, dans le monde entier, L'Oréal fait rayonner la beauté universelle. »

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 18:05


 

L’affaire Bettencourt aura eu quelques mérites dont celui de mettre en évidence les liens directs qui unissent le pouvoir et les puissances d’argent dans notre pays.

 

Mais, puisque c’est d’actualité, ne laissons pas l’affaire Woerth faire diversion. Mettre en échec la politique poursuivie par ce gouvernement dans l’intérêt du capital, c’est gagner le retrait du projet de loi contre les retraites et non la démission de Woerth.

 

On voit bien comment une certaine gauche tente de faire dévier ainsi l’objet de la convergence des luttes, parce qu’elle est en accord avec la droite sur l’allongement de la durée de cotisation qui sabote la retraite à 60 ans, sur les exonérations de cotisations sociales patronales qui sapent le financement du système solidaire (qu’elle a elle-même décidées en son temps).

Une position, juste, pour la suppression du bouclier fiscal (650 millions d’euros détournés vers les plus riches) ne peut pas se substituer à la lutte contre la loi Woerth (des dizaines de milliards d’euros pris sur les retraités et les actifs au bénéfice du capital).

 

Ceci étant précisé, le cas Bettencourt permet de mieux expliquer nombre de dispositions profondément injustes de la fiscalité qui permet aux super-riches de payer moins d’impôt que des salariés aux revenus modestes. De vraies « niches fiscales » pour abriter les riches que le gouvernement se garde bien de songer à « raboter ».

 

Ainsi la fiscalité des dividendes d’actions. Ces revenus de ceux qui gagnent leur vie sur le travail des autres, sont beaucoup moins taxés que les revenus de ceux qui travaillent eux-mêmes.

Les actionnaires bénéficient d’un abattement de 40% et d’un abattement forfaitaire de 1525 euros, 3050 pour un couple. Ils n’intègrent donc dans leur revenu imposable que 60% de leurs dividendes, ôtés de 1525 ou 3050 euros. Ils peuvent également déduire 5,8% de CSG. Petit cadeau supplémentaire, leur impôt est diminué de 115 euros pour un célibataire et de 230 pour un couple.

Le salarié n’a droit qu’à un abattement de 10% sur l’argent de son travail (pour frais professionnels). 5,1% de sa CSG est non-imposable.

 

Au total, cet avantage pour les actionnaires a coûté 2,8 milliards d’euros au budget de l’Etat en 2009.

 

Mais ce n’est pas tout ! Il ne s’agit là que des dispositions prévues dans l’intérêt des petits et moyens actionnaires. Pour les grosses fortunes, comme Mme Bettencourt qui a perçu plusieurs centaines de millions d’euros de dividendes de L’Oréal, le gouvernement a inventé un autre dispositif plus avantageux encore en 2007. Tiens, qui était ministre du budget ? Woerth !

 

Les actionnaires ont ainsi depuis 2008 la possibilité d’opter pour un « prélèvement forfaitaire libératoire » de 18%.

Cela signifie qu’ils ont la liberté de choisir, selon leur intérêt, d’être taxés sur leurs dividendes au taux correspondant à leur revenu ou bien au taux « forfaitaire » de 18%.

Cette mesure n’est intéressante, par rapport aux avantages des abattements précités, que pour les titulaires des plus gros revenus dont l’essentiel des revenus devraient être normalement taxés au taux le plus élevé de l’impôt sur le revenu, 40%.

18% au lieu de 40%, taux d’imposition sur la plus haute tranche de revenu : un sacré bonus !

Plus ils sont gros, plus ils profitent. Avec cette disposition, la collectivité aurait perdu au moins 300 millions d’euros en 2009.

Mme Woerth optimisait les placements de Mme Bettencourt en fonction des lois existantes. M. Woerth, ministre du budget s’est appliqué à optimiser les lois dans l’intérêt des millionnaires comme Mme Bettencourt. Belle complémentarité !

 

Au total, les actionnaires bénéficient de plus de 3 milliards d’euros de cadeaux fiscaux sur leurs dividendes. Pour quelle justification d’intérêt général ? Aucune !

 

 

PS : avant le système des abattements, fixé en 2005, existait un autre système, tout aussi scandaleux, celui de « l’avoir fiscal ». Jamais, le gouvernement de « gauche » n’a même essayé de le remettre en cause.

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 19:59

 

L’affaire Woerth a deux mérites, celui de mettre en évidence les collusions étroites entre le pouvoir et les possédants dans notre pays, celui de mettre en évidence les richesses considérables qu’ils s’accaparent avec l’aide de sa politique.

 

Pour les très riches, le « bouclier fiscal » de Sarkozy est comme une cerise sur le gâteau. Le trésor public fait un chèque de 30 millions d’euros de remboursements d’impôt à Mme Bettencourt : c’est proprement scandaleux, révoltant. Nous n’avons cessé de dénoncer le « bouclier fiscal » version Villepin puis Sarkozy.

 

Ce dispositif s’ajoute à bien d’autres qui permettent aux plus riches de payer proportionnellement moins d’impôts que vous et nous. Mme Bettencourt, toujours un bon exemple, a touché de l’ordre de 300 millions d’euros de dividendes pour ses actions dans L’Oréal pour 2009. Elle paiera moins de 20% d’impôts au titre d’un prélèvement « libératoire », moins qu’un salarié gagnant 3000 euros par mois…

 

Dans la période présente, la « cerise » ne doit surtout pas faire oublier le « gâteau », la lutte principale du moment contre la politique qui détourne l’argent de nos retraites vers les profits des plus riches.

Le « bouclier fiscal », c’est 650 millions d’euros par an. Le total des exonérations de cotisations sociales patronales, c’est 33 milliards d’euros par an.

 

Le non-financement des retraites d’ici 2020, le relèvement de l’âge de départ, l’allongement de la durée de cotisation etc., c'est-à-dire le projet de loi Woerth, c’est de l’ordre de 20 milliards d’euros par an au détriment des salariés et des retraités. C’est autant d’argent qui va alimenter le profit des grands groupes et leurs actionnaires, qui n’en manquent pas, dont Mme Bettencourt.

Le pouvoir satisfait leur obsession : payer le moins de salaire possible qu’il s’agisse du salaire net ou de la part socialisée des salaires, la cotisation sociale, clef de notre système solidaire.

 

La direction du PS est très offensive dans l’affaire Woerth. Bien.

Mais plus elle cible Woerth et le « bouclier fiscal », plus elle laisse passer sur le fond sa loi sur les retraites. Martine Aubry vient encore de déclarer, en meeting à Roubaix le 30 juin, que les salariés devront travailler plus longtemps jusqu’à 62, 63, 66 ans, que la défense de la retraite à 60 ans, c’était seulement pour certaines catégories, les plus détruites par l’exploitation. C’est cohérent : le PS admet le passage à 41,5 annuités d’ici 2016.

 

L’affaire Woerth illustre l’injustice de classe fondamentale de la politique du gouvernement tournée contre ceux qui travaillent. Elle doit aider à construire la mobilisation pour mettre en échec le projet de loi le plus grave du moment contre lequel s’élèvent déjà des millions de salariés : la casse des retraites. Le mouvement populaire n’a pas à se laisser lester des calculs politiciens de ses « alliés ». Il peut et doit gagner sur une base juste ! Maintenant et pas en 2012 ! 

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 14:00


 

eric-woerth-et-madame.jpg Le scandale a éclaté. Il est parfaitement justifié.

 

Mme Woerth gère une partie de la fortune de Mme Bettencourt. Il apparaît que certains de ses avoirs, au moins 78 millions d’euros, sont frauduleusement placés à l’étranger, aux Seychelles notamment, pour échapper à l’impôt.

M. Woerth, actuellement ministre de la casse des retraites mais ministre du budget jusqu’en avril 2010, n’a pas jugé pas bon en 2009 de faire contrôler par le fisc la plus grosse fortune de France (10 milliards d’euros – l’équivalent de 800 mille ans de SMIC).

Il appartiendra à la justice de dire s’il y a conflits d’intérêt voire corruption.

 

Mais déjà l’affaire est hautement éclairante sur qui nous gouverne et pour le compte de qui.

 

Le travail de Mme Woerth pour Liliane Bettencourt ressemble étonnamment à celui de son mari de ministre pour le compte de tous les plus riches.

 

Sur Europe 1, le 23 juin, Mme Woerth explique gentiment son métier : « donner des conseils » à des personnes qui font « des placements comme tout un chacun pour avoir un peu de rentabilité ». Mme Bettencourt comme tout un chacun ? En fait, Mme Woerth aide les grosses fortunes à optimiser leurs placements notamment fiscalement.

 

M. Woerth, ministre du budget, a fait la même chose à son niveau. Les exonérations d’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) se sont multipliées à nouveau depuis 2007 pour atteindre 700 millions d’euros par an. Le fameux « bouclier fiscal » permet aux plus fortunés de se voir rembourser par la collectivité 650 millions d’euros d’impôt par an. Bienveillant pour les riches fraudeurs, M. Woerth a institué une « cellule de régularisation » au ministère des finances, qui leur permet, s’ils le veulent, de rapatrier leur argent sans pénalités. C’est Mme Bettencourt qui va être contente ! La promesse d’impunité ne fait d’ailleurs qu’inciter davantage l’évasion fiscale.

 

On en passe et de meilleures, comme la braderie du patrimoine immobilier de l’Etat ou le scandale des exonérations d’impôt des plus-values de cession de titres. On reviendra sur ce dernier dispositif, maintenu et défendu par Woerth (mais dont Copé est à l’origine en 2004), qui permet aux groupes capitalistes de diminuer de 6 et 12 milliards d’euros par an leur impôt sur les sociétés.

 

La collusion est totale entre les gouvernants, la finance et les ploutocrates. C’est ce que cette affaire a le mérite de montrer au grand jour. Il n’y a plus aucune notion du service de l’Etat, de l’intérêt général chez ces serviteurs des puissances d’argent. Ils sont là uniquement pour accélérer le pillage du pays, écraser les travailleurs et aggraver leur exploitation.

 

La meilleure réponse que peut apporter tout de suite le peuple à cette politique, c’est mettre en échec le projet de casse des retraites orchestré par ce même Woerth. Même le plus naïf ne peut plus croire aux déclamations de M. Woerth, de M. Fillon ou de M. Sarkozy sur leur attachement au « pacte social français ».

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 10:32

 

Le choix de Sarkozy de nommer le député socialiste Didier Migaud comme premier président de la Cour des comptes est un acte hautement politique. Il doit peu aux qualités personnelles supposées de l’intéressé.

 

La nomination de Philippe Seguin par Chirac avait déjà initié le nouveau rôle politique dévolu à la Cour des comptes. Qui se souvient des présidents antérieurs ?

 

Seguin, en tant que personnalité politique de premier plan, permettait de donner un large écho aux avis de la Cour des comptes. Par son image de républicain, de franc-tireur, non directement lié au pouvoir, il pouvait faire illusion et donner l’idée d’une impartialité, d’une neutralité de la Cour. Les avis de ses « experts » venaient d’autant plus opportunément appuyer la politique du pouvoir.

Le dernier rapport général, posthume, de l’ère Seguin, est un exemple du genre.

On y dénonce ici quelques petites gabegies publiques, ce dont l’opinion est si friande (les PV non payés par exemple), on y souligne, très sérieusement, un certain nombre de vrais problèmes, comme la dérive de l’utilisation des fonds du Livret A, hors du financement du logement social, depuis qu’il a été confiée aussi aux banques. Mais ce n’est pas demain que la réforme inverse aura lieu.

Tout cela donne le change. Car les avis principaux invitent, par exemple, à changer le statut de la SNCF, ou à combler les déficits publics par une baisse des dépenses sociales. Exactement les axes de la politique du gouvernement auxquels ils apportent des justifications.

 

Avec Migaud, le pouvoir sarkozyste se donne les moyens de développer la fonction directement politique de la Cour. Bien sûr, il n’a pas la notoriété de Seguin mais il est de « gauche ». Quel meilleur gage d’impartialité !

 

La grosse affaire de la fin du quinquennat, avec la nouvelle étape du démantèlement de la retraite solidaire par répartition, va être la réduction drastique des dépenses publiques au nom de la dette que le gouvernement vient de fabriquer.

Des dizaines de milliers de suppressions d’emplois, la remise en cause des missions et du statut de la fonction publique, des dépenses sociales : la superaustérité est au programme de 2010 et de 2011.  Avec une ampleur inédite dans le cadre de la « révision générale des politiques publiques », RGPP, que l’on a peine à imaginer.

 

Migaud, à la tête de l’institution qui contrôle les comptes publics, de l’Etat, des entreprises publiques et de la Sécurité sociale, est l’homme qu’il faut au pouvoir.

 

Souvenons-nous qu’on lui doit en 1999/2000, la nouvelle loi organique relative aux lois de finances, la LOLF qu’il a rédigée avec son complice UMP Alain Lambert. Seul le groupe communiste et républicain du Sénat avait alors voté contre.

En vigueur depuis 2006, la LOLF se confirme être l’instrument pour imposer une gestion de type privée aux services de l’Etat. Dans un cadre de contrainte financière, on ne cherche plus à effectuer dans les meilleures conditions les missions publiques mais à améliorer la « performance », c'est-à-dire à sabrer dans les dépenses. Emploi, statut et missions elles-mêmes deviennent les variables d’ajustement.

La LOLF est la grande sœur de la RGPP.

 

Avec Didier Migaud, Sarkozy a trouvé un expert de « gauche » pour mieux faire passer sa politique, ou plutôt leur politique commune.

Ne laissons accorder aucun crédit préalable à la Cour des comptes et à ses avis, pas plus sous Migaud que sous Seguin !

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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 18:08


Sarkozy est le Président de l’injustice sociale et du pouvoir d’achat des très riches
L’INSEE vient de publier les résultats de son enquête sur les salaires en entreprise. Le constat est sans appel : les plus hauts revenus ont fortement augmenté, les bas salaires stagnent et les prix augmentent. En 2007, un salarié sur dix gagne moins de 1083 euros par mois, et, comble du comble, c’est dans le secteur financier que les salaires augmentent le plus. La seule et unique conclusion possible de cette enquête est simple : les salariés qui se mobilisent sans cesse depuis plusieurs mois ont raison, et les revendications syndicales doivent être entendues.
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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 13:14


Les institutions de Bruxelles baignent littéralement dans les milieux d’argent. Il n’existe pas moins de 15 000 spécialistes du lobbying travaillant directement au contact des fonctionnaires et des « élus » européens, parmi lesquels on retrouvera des membres de lobbies industriels, de syndicats patronaux, d’ONG, d’entreprises d’expertise, de relations publiques ou de communication. Les bureaux d’études sont des acteurs importants de ce système. Non-institutionnels, regroupant pêle-mêle des industriels, des députés européens, d’anciens membres de la Commission, des avocats, des spécialistes du droit ou des journalistes, ils produisent des rapports dont l’influence est prépondérante. Certains sont même réalisés à la demande de la Commission et financés par cette dernière. Chose incroyable, les lobbies sont reconnus officiellement par les institutions de Bruxelles, ce qui en France provoquerait un tollé.

Parmi les acteurs gravitant autour de Bruxelles, un au moins gagne à être connus, l’UNICE : il s’agit, en quelque sorte, du « MEDEF européen ». Reconnu officiellement depuis 1958, ce qui lui donne un accès quasi illimité aux structures de décisions, il a le statut de « partenaire social européen », ce qui lui permet de signer des accords-cadres avec la Confédération Européenne des Syndicats qui seront par la suite transcrits automatiquement en directives (Ce fut le cas pour le congé parental (1995), le travail à temps partiel (1997), le contrat de travail à durée déterminée (1999). L’UNICE et la CES ont par ailleurs signé des accords constituant la base de référence aux négociations nationales sur le télétravail en 2002, sur le stress en 2004, sur le harcèlement et la violence au travail en 2007.). L’UNICE dépasse en outre les frontières de l’Union, représentant 38 fédérations patronales de 32 pays européens. Disposant de moyens colossaux, elle peut mobiliser plusieurs centaines d’experts dans les plus brefs délais afin d’accomplir une mission.

Dans la pratique, les lobbies patronaux agissent en amont afin que les propositions émanant de la Commission, puis « soumises à débats » (au parlement ou entre les « partenaires sociaux »), se placent d’emblée sur le terrain patronal. La discussion qui suit est donc biaisée. Par la suite, ils pèsent de tout leur poids sur le cours des débats, soit comme partenaire social, soit en faisant pression sur les parlementaires ou leurs partis (relations permanentes, influence sur la presse, clientélisme, etc.). On retrouve leurs publications avant chaque sommet européen et de façon intensive pendant les travaux de révision des traités, comme lors de la Convention présidée par Valéry Giscard d’Estaing.

Rappelons-nous cette petite phrase de Pascal Lamy, annonçant, le 29 octobre 1999, devant les principaux patrons des entreprises européennes et américaines : « Nous ferons ce que nous avons à faire d’autant plus facilement que, de votre côté, vous nous indiquerez vos priorités ». Cela se passe de commentaires...

Le 7 juin, en votant pour le Front de Gauche, nous pouvons dire NON aux défenseurs de l’Europe capitaliste pour qui la démocratie n’est plus l’exercice d’un pouvoir s’appuyant sur une majorité de citoyens, mais l’arbitrage entre les différents groupes de pression. Car dans cette course à l’influence politique, inutile de préciser quels sont les acteurs dont les moyens sont les plus lourds.

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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 09:44
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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 12:57
Marielle de Sarnez était candidate de droite en 2001. Battue en cette occasion, elle s’active maintenant, en sa qualité de dirigeante du MODEM, pour une incrustation de ce mouvement dans la liste de la gauche unie conduite par Bertrand Delanoé. Députée européenne depuis 1999, elle est vice-présidente du groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe qui regroupe les parlementaires européens des partis démocrates-chrétiens, puis ceux de partis conservateurs et libéraux. Le centre, en somme…

Corinne Lepage, aujourd’hui tête de liste du Modem dans le 12e, était en  décembre 95 ministre de Jacques Chirac et Alain Juppé. Si, comme alors, un puissant mouvement de grève s’engageait dans le pays pour défendre les retraites, apporterait-elle aux grévistes son appui de centriste membre de la liste de la gauche unie ? Qui peut le croire ? le Modem et l’UMP, alliés dès le premier tour dans 95 % des cas, condamneraient les grévistes (vous savez : « ceux qui prennent la France en otage »). Même avec de nouveaux militants, ce parti héritier de l’UDF de Bayrou reste profondément  « libéral ». Toujours le centre, en somme…

En outre, ce n’est pas avec lui qu’on défendra la laïcité agressée par le Président de la République : nous avons déjà rappelé la tentative de François Bayrou en1993, quand, en sa qualité de ministre de l'Éducation nationale dans le gouvernement Balladur, il proposa une réforme qui laissait toute latitude aux collectivités locales pour subventionner les établissements d’enseignement privé. La large protestation des laïcs le fit renoncer.

Non, décidément non, le MODEM n’a pas sa place dans une liste de gauche : même sous l’épithète de centriste, c’est la droite.

Contre une union contre nature à Paris, mobilisons nous dès le 9 mars pour battre toute la droite et faire gagner toute la gauche !

LE 9 MARS 2008
LE P.C.F. appelle à voter pour la liste  d'UNION DE LA GAUCHE
menée par LYNE COHEN SOLAL

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