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DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

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Parti communiste français

42, rue Mouffetard

75005 Paris

Tél. : 01 43 37 44 19

section.pcf5@gmail.com

18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 22:58

Article intégral sur le site de Libération.

 

La députée FN s'est élevée mardi soir contre l'abandon par l'Etat d'une créance de 4 millions d'euros envers le journal. Le ministre du Budget a répondu en défendant le pluralisme de la presse.

Marion Maréchal-Le Pen (FN) a livré mardi une charge contre l’abandon d’une créance de l’Etat pour renflouer «le moribond journal l’Humanité», face à laquelle le ministre délégué au Budget, Bernard Cazeneuve, a défendu la liberté de la presse comme cruciale pour la République.

«Le gouvernement de la République socialiste s’est surpassé en faisant adopter en douce un amendement prélevant 4 millions d’euros d’argent des contribuables pour renflouer une nouvelle fois le moribond journal l’Humanité. Cette mesure est scandaleuse, clientéliste et économiquement stupide», a lancé la députée du Vaucluse à la tribune avant la nouvelle lecture du projet de budget rectificatif 2013.

Le gouvernement a renoncé à une créance de 4 millions d’euros sur le quotidien l’Humanité, en grosses difficultés financières, via un amendement au projet de budget rectificatif voté par les députés en première lecture le 6 décembre.

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 22:42

 

Les révélations du Guardian sur l’espionnage de la France et de l’Union européenne par les Etats-Unis sont extrêmement graves. En matière de défense nationale, le gouvernement français a le devoir de tirer toutes les conséquences de cet acte d’agression. Le seul acte qui vaille face à cette agression nord américaine contre notre pays, est la sortie immédiate de l’OTAN et la rupture de toute coopération militaire et policière avec les États-Unis. De plus les négociations sur l’achat de drone MALE aux Etats-Unis doivent être arrêtées sine die. Commander de tels drones dont tous les systèmes informatiques et de télécommunication sont sous contrôle des Etats-Unis, reviendrait à donner au Pentagone et à la NSA les clefs d’une partie de notre politique de défense. Devant la nécessité de conserver une capacité de renseignement indépendante, notre pays doit sans plus attendre s’engager dans un programme de coopération industrielleeuropéen pour produire et acquérir les drones d’observation dont il a besoin.

La gravité de cette affaire appelle à la réaction la plus ferme de notre pays.

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 19:53

La section PCF du 14ème vous invite à une projection du film de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat.

Entrée gratuite au 32 rue Saint Yves 75014 Paris (M° Alésia)

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 14:18
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L’historien états-unien Howard Zinn est décédé d’une crise cardiaque, mercredi à Santa Monica (Californie). Il était âgé de quatre-vingt-sept ans. compagnon de route de Noam Chomsky. Professeur de sciences politiques, il était de ceux qui aident « à agir contre l’injustice en tout lieu ».

Le Boston Globe, le quotidien qui a annoncé hier son décès, cite le linguiste et philosophe Noam Chomsky : « Il a apporté une stupéfiante contribution à la culture intellectuelle et morale des États-Unis. Il a changé la conscience américaine dans un sens profondément constructif. »

Dans une conférence prononcée à Montréal quelques jours avant l’élection de Barack Obama, Howard Zinn expliquait sa vision de l’histoire : « Dès le départ, les États-Unis étaient un pays de riches et de pauvres, de propriétaires terriens et de fermiers, de maîtres et d’esclaves. Dès le départ y ont fait rage des conflits : rébellions d’esclaves, soulèvements de fermiers, émeutes de la faim dans les villes… Dans notre pays, on ne nous apprend rien à ce propos. C’est comme si nous étions une belle grande famille (…). Ce que je veux dire, en fait, c’est qu’il y avait lutte des classes avant, pendant et après la révolution. »

Howard Zinn recontextualise l’histoire de son pays : dans ce sens, il fait partie de la grande famille des historiens progressistes et marxistes pour qui l’histoire n’est pas un amas de faits mais la réalité des êtres humains dans leurs rapports entre eux et à la vie à laquelle ils sont confrontés.

L’Histoire populaire des États-Unis, de 1492 à nos jours (éditions Agone, 2002) (1) a été diffusée à plus d’un million d’exemplaires à travers le monde. D’une lecture passionnante, ce véritable monument va systématiquement par-delà les grands mythes dont nous tous sommes plus ou moins imprégnés, pour redonner vie à tous ceux qui ont vraiment fait l’histoire. Et du coup, tel l’enroulement d’une chaîne ADN, l’histoire retrouve un sens.

D’après l’article de Michel Muller

Howard Zinn, ses livres ...

  Désobéissance civile et démocratie
À paraître le 17 mars 2010 aux éditions Agone

  "La mentalité américaine : au-delà de Barack Obama"
Editeur : Lux (9 septembre 2009)

  "Une histoire populaire de l’Empire américain", avec Mike Konopaki & Paul Buhle
Adaptation en bande dessinée d’"Une histoire populaire des Etats-Unis, de 1492 à nos jours"
Editeur : Vertige Graphic (25 août 2009)

  "En suivant Emma, pièce historique en deux actes sur Emma Goldman, anarchiste et féministe américaine"
Editeur : Agone (28 septembre 2007)

  "L’impossible neutralité : autobiographie d’un historien militant"
Editeur : Agone (14 janvier 2006

  "Nous, le peuple des Etats-Unis... Essais sur la liberté d’expression et l’anticommunisme, le gouvernement représentatif et la justice économique, les guerres justes, la violence et la nature humaine"
Editeur : Agone (12 octobre 2004

  "Karl Marx, le retour"
Editeur : Agone (16 octobre 2002)

  "Une histoire populaire des Etats-Unis, de 1492 à nos jours"
Editeur : Agone (6 septembre 2002)

Le site internet d’Howard Zinn

A réécouter les emissions  de Daniel Mermet « Là-bas si j’y suis »

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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 23:55


En 2008, Sarkozy a pris sur lui l’attaque frontale contre le service public de l’audiovisuel en général et France-Télévisions en particulier.

De sa déclaration tonitruante du 8 janvier 2008 à la loi votée du 5 mars 2009 en passant par plusieurs intimidations directes, le pouvoir est parvenu à déstabiliser profondément l’entreprise, à engager le service public sur la voie du déclin en ciblant en particulier l’information et la production publiques, évidemment l’emploi et les conditions de travail dans le même temps.

Devant la résistance massive partant des personnels (des manifestations à 4.000), le pouvoir doit doser et espacer son attaque dans le temps.

La nomination de Laurent Bignolas, administrateur CGT, à la rédaction en chef du 19/20 sur France 3 est de nature à éloigner l’inquiétude d’une fusion des services d’informations de France 3 et de France 2. De même, l’attribution, en cette fin d’année, de 70 millions d’euros des dépassements de recettes publicitaires (conservées) par rapport aux prévisions, peut rassurer, un  peu, avant de nouvelles étapes lourdes de dangers comme la constitution de l’entreprise commune et la renégociation de tous les accords sociaux (dont la convention collective) à l’horizon 2010.

Autant Nicolas Sarkozy a été brutal, autant Philippe Seguin et sa Cour des comptes sont subtils dans leur rapport rendu le 15 octobre 2009.

Avec une apparence d’impartialité, le second peut tirer les premières conséquences des mesures du premier et commencer à justifier la suite du « processus de réforme, socialement et économiquement lourd », pensé bien sûr « sans changement de cap » possible.

 

La grande mesure de 2008/2009, la suppression progressive de la publicité, hypocrite parce qu’elle s’est accompagnée d’un nouveau développement des autorisations de publicité dans le privé, est le moyen d’assécher les financements du service public.

La Cour des comptes a déjà beau jeu de constater « une situation financière difficile »: le déficit pour 2009 rejoindra celui de 2008, 138 millions d’euros.

Elle ne peut que souligner les effets durables de la pression financière imposée par le gouvernement. Les compensations des pertes de publicité seront hasardeuses ; de nouvelles ressources publiques, issues du budget de l’Etat ou d’une augmentation de la redevance, socialement insupportables. Sans parler de la recommandation de la Cour de privilégier le « désendettement de la société ».

 

Conclusions naturelles du bon Monsieur Seguin : il faut aller plus vite et plus loin dans la réforme. Et de cibler en premier l’information, tout en s’en tenant aux allusions insistantes. « Encore une fois, c’est là qu’il existe des marges de manœuvres à la fois pour rétablir les comptes et surtout pour se moderniser » insiste-t-il ! Une information conservant une part d’autonomie vis-à-vis des milieux financiers, avec des statuts de personnel permettant une forme d’indépendance malgré les pressions : voilà ce qui reste insupportable aux classes dominantes !

 

Pas question encore de parler dans le rapport directement de fusion des rédactions mais d’insister sur les 560 millions d’euros de « coût annuel » et les 5.000 personnels que « représentent les journaux télévisés et magazines d’information de France 2, France 3 et RFO », sur la « mutualisation des moyens qui est au cœur des projets en cours », sur « l’occasion » de « remise à plat des conventions collectives de 1983 et 1984 » que constitue l’entreprise unique.

Le résumé des recommandations de la Cour est un peu plus direct : « rapprocher les rédactions nationales, rationaliser le réseau régional ».

 

Les mises en gardes de la Cour sur les dérives persistantes de la production privée sont nettement moins vigoureuses. Elle se contente d’appeler timidement à un « cadre de négociation plus rigoureux avec les producteurs indépendants » sans faire l’état de la dégradation programmée de la production publique et notamment de France 3.

 

Dans la suite de notre soutien politique au mouvement des personnels de France télévisions en 2008, avec leurs organisations syndicales, nous analysons le rapport de la Cour des comptes comme une nouvelle banderille dans le processus de déclin organisé du service public et d’éradication de son esprit au service de l’accès à l’information, à la culture, à la connaissance du plus grand nombre.

 

Dans l’immédiat, sur le plan financier, nous nous prononçons pour l’arrêt de la suppression de la publicité en après-midi. Plusieurs parlementaires de parti différents le demandent même.

Nous nous opposons au plan de suppressions de plusieurs centaines d’emplois qualifiés, utiles et nécessaires au service public, qu’il s’agisse de ceux de la régie publicitaire ou des départs à la retraites qui ne seraient pas remplacés.

 

Nous nous opposons formellement à la suppression de toute équipe de rédaction dans l’audiovisuel public et demandons un accroissement des moyens de la production publique.

 

Une grande bataille culturelle est lancée. Une large mobilisation peut se construire pour empêcher notre télévision, publique mais aussi privée, grâce à l’existence d’un secteur public fort,  de suivre le modèle de Berlusconi.

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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 20:27
Une victoire pour la liberté d’expression !



Lounis Ibadioune, diffuseur de l’humanité dimanche passait au tribunal pour « vente de marchandise sans autorisation sur la voie publique ». Son « crime » : le 7 février 2007, comme chaque dimanche depuis 20 ans, il diffusait le journal de Jaurès. Le tribunal vient de prononcer sa relaxe. C’est une belle victoire pour la liberté d’expression .
Mais elle ne doit pas nous faire oublier que les atteintes aux libertés, de pair avec la criminalisation de l’action militante, politique ou syndicale, sont de plus en plus graves. Les militants sont poursuivis pour s’être opposé à des expulsions, pour avoir distribuer des tracts ou coller des affiches, pour avoir participer à des manifestations contre le président.
Dès que le président sort de l’Elysée il organise des mascarades policières, les opposants sont tenus à l’écart par des rideaux de CRS en armes. Le ministère intérieur agite le torchon d’un soi disant mouvement terroriste anarchiste. Tous ceci ne vise qu’à neutraliser le mouvement social. Pour Lounis la mobilisation a payé. Des dizaines de milliers de signatures, rassemblement publics, témoignages de soutien ont compté. Nous restons attaché à la liberté d’expression !
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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 09:18

Stop à la criminalisation de l’action militante !



Lounis, Ouvrier du Livre aux Nouvelles Messageries de la presse parisienne vend chaque dimanche l’Huma Dimanche et distribue des tracts à la Goutte d’Or dans le 18e. Il est militant communiste depuis 30 ans.

En 2007, à un mois des présidentielles, la Police l’interpelle. Les commerçants du marché de la Goutte d’Or sont offusqués, tous admirent son engagement, sa disponibilité.

La section du 18e a voulu payer l’amende pour Lounis. Il a refusé. Il veut aller jusqu’au bout pour défendre ses valeurs communistes.

« Quand on défend des valeurs très fortes, il faut s’attendre à de vives confrontations. »

Il passera au tribunal le 18 février pour « vente de marchandises dans un lieu public sans autorisation ».

Le pouvoir veut criminaliser l’action militante, faire taire la contestation. Il faut combattre cette politique.

Signez la pétition en ligne.

Les communistes du 18e ont monté un comité de soutien à Lounis.
soutienlounis@humanitedimanche.fr
ou 01 49 22 72 41
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8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 17:02


Le journal L’Humanité connaît aujourd’hui de graves difficultés économiques, aggravées par les échéances non tenues de la mise en vente de ses locaux. L’Humanité a dû investir pour emménager dans ses nouveaux locaux, et est contraint de créer d’urgence les conditions pour disposer des moyens financiers nécessaires à son fonctionnement.

Chacun comprend bien que nous sommes face à un enjeu politique d’importance. Ces dernières semaines, l’Humanité a prouvé son utilité comme journal de décryptage de l’information, de débats et de combat. L’Humanité a été le seul journal à révéler article par article le contenu du traité de Lisbonne, à publier et analyser le projet de changement de la constitution, à démontrer comment la droite a démolit les 35 heures, à combattre activement la directive européenne de la honte sur l’immigration, à soutenir jour après jour la lutte pour les travailleurs sans papiers, à combattre les nouveaux projets de déremboursement des médicaments, à soutenir les Dunlop et les mouvements sociaux, des retraites ou des enseignants… Bref tout le mouvement progressiste serait encore plus affaibli si la voix de l’Humanité venait à disparaître.

Ne laissons pas affaiblir ou bâillonner la voix de l’Humanité au moment où nous avons plus que jamais besoin d’une information pluraliste. Ne laissons pas éteindre la flamme des combats que relaient et portent l’Humanité et l’Humanité Dimanche. Toute la gauche sociale et politique qui cherche la voie d’un projet alternatif de changement, un changement de pouvoir et de société ont besoin de ce journal.

L’enjeu du pluralisme, l’efficacité de la riposte à la droite et d’une perspective de changement appellent à une mobilisation exceptionnelle créant les conditions nécessaires pour que l’Humanité ne soit pas étranglée.

L’existence de l’Humanité a toujours été un combat. Sans ses lectrices et lecteurs, ses amis, elle n’existerait plus depuis longtemps. Voilà pourquoi, face à cette situation inattendue et alarmante, L’Humanité appelle chaque ami, chaque militant, chaque lectrice et lecteur à participer à une grande souscription populaire pour que le journal dispose des moyens financiers dont il a besoin cet été pour faire face à ses échéances.

Celles et ceux qui le souhaitent peuvent faire parvenir des dons. D’autres peuvent souscrire des prêts à l’Humanité. Ceux-ci seront remboursés dès la vente de l’immeuble réalisé. L’occasion d’aider le journal, c’est aussi la fête de l’Humanité qui se déroulera du 12 au 14 septembre ! La programmation musicale, la qualité des débats en préparation, la période politique qui appelle à construire un grand rassemblement de riposte à la politique destructrice de la droite et la nécessité d’inventer un chemin nouveau pour le changement doivent contribuer à faire de la fête de cette année une grande et belle Fête.

Achetez vos vignettes pour la fête auprès des militants du PCF, dans nos points de vente de l'Humanité dimanche.

Adressez vos dons ou vos prêts à:
l’Humanité, 32, rue Jean Jaurès 93528 Saint-Denis Cedex (ordre L’Humanité)
ou souscrivez en ligne.


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19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 10:39



La direction du journal Le Monde a annoncé le 4 avril dernier la suppression de 130 postes, dont deux tiers de journalistes. Pour la première fois de l’histoire de ce journal, un appel à la grève a été lancé par l’intersyndicale et voté par l’immense majorité des salariés. Le PCF apporte son soutien aux personnels en lutte. Cette situation est d’abord le résultat d’une gestion catastrophique : dérive financière, conformisme, projets avortés d’introduction en bourse ou rachats inconsidérés d’autres titres, sensés garantir l’avenir. Cette logique de financiarisation a au contraire affaibli le groupe. Preuve que le Monde est une entreprise comme les autres, ce sont les salariés qui trinquent les premiers, et notamment les journalistes. L’information de référence, le travail d’investigation, l’analyse des sources, tout cela nécessite au contraire de préserver ce qui fait la première richesse d’un titre : ses salariés. Les entreprises de presse et les médias jouent un rôle trop précieux dans la vie démocratique pour qu’ils soient livrés aux appétits d’une poignée d’affairistes en mal de tribune. L’État doit donner à la presse quotidienne et à l’audiovisuel public les moyens d’une information de qualité, indépendante des intérêts financiers.
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28 février 2008 4 28 /02 /février /2008 22:35
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Le 13 février, à l’appel unanime des syndicats, 80 à 90% des personnels de France télévisions, journalistes, techniciens, présentateurs, ont cessé le travail.
Pourquoi cette grève, inattendue dans son caractère massif ? Nicolas Sarkozy a annoncé que désormais, seule la télévision privée pourrait bénéficier de la publicité. Bravo ! Depuis le temps qu’on se lamentait devant les spots publicitaires qui nous contraignent à attendre des émissions de qualité parfois inégale, mais sans comparaison possible avec ce que nous avons eu ce mercredi 13 au réveil.

Le piège était pourtant un peu gros et les professionnels se sont vite mobilisés : comment remplacer les recettes de la pub pour la production des chaînes publiques, compte tenu de la nécessité d’utiliser intelligemment aussi le temps libéré ? Augmentation de la redevance ? Improbables revenus de projets flous avec des taxes sur internet, les téléviseurs, les ordinateurs, les téléphones portables, la publicité des chaînes privées, les opérateurs de télécom ? Tout laisse penser que les recettes publicitaires ne trouveront pas de remplacement pour l’activité de la télé publique. D’ailleurs, les chaînes privées trouvent que les chaînes publiques sont trop nombreuses et dépensent trop.

Des enjeux culturels, économiques, démocratiques

La question a une importance nationale, des implications directes sur l’image de notre culture à l’étranger : trop de grandes émissions ont déjà disparu au cours des dernières années, la télévision pour les jeunes est souvent devenue un marché des télés américaine et japonaise, avec la violence des images, dénoncée par psychologues et pédagogues. Même les émissions sportives sont gangrenées par l’argent : voir la retransmission des matches de football, désormais monopolisée par la télé privée.

Si le projet présidentiel est de faire de la télévision publique un élément de formation démocratique, de progrès culturel, qu’on dise avec quel argent et pour quel projet éditorial. « La France est en faillite. Les caisses sont vides  » répond-on pour justifier de faire travailler plus pour gagner moins. Se seraient–elles soudain emplies pour la télé ?

Convergence des luttes

Les travailleurs de la télévision publique ont toutes raisons de se mobiliser massivement dans l’intérêt du public. Leur action va dans le même sens que bien d’autres qui se développent dans l’industrie, dans la grande distribution, chez les enseignants, les chercheurs, les hospitaliers. Chaque nouveau coup porté à l’emploi, aux salaires, à la formation, à la santé, aggrave l’inquiétude, une inquiétude qui suscite maintenant des luttes.
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