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Compte-rendu rédigé par Cécile.

Compte-rendu de l’Assemblée Générale de la section PCF du 5ème arrondissement de Paris

Objet : les Municipales 2008

19 présents
Paris, le 16 octobre 2007


1. Synthèse

Cette assemblée générale consacrée à la stratégie à adopter pour les municipales de 2008 a suscité des débats passionnés et très intéressants : liste autonome ou alliance avec le Parti Socialiste dès le 1er tour pour la ville de Paris. L’assemblée générale s’est achevée sur un vote consultatif. Le résultat est largement en faveur d’une liste autonome (83 %).
La plupart des militants présents se sont exprimés. Voici les principales idées qui se sont dégagées :
- Les municipales sont une occasion d’affirmer le projet communiste, d’avoir une attitude offensive et combative. Quelle visibilité pour le projet communiste si alliance avec le parti socialiste ?
- Il ne faut pas laisser la critique de gauche de la politique de la ville de Delanoe à la LCR. Comment critiquer le bilan de Delanoe et son projet futur si nous faisons liste commune ? Comment peut-on à la fois faire liste commune et avoir une campagne autonome ? Comment l’expliquer aux gens ?
- Il faut rompre avec des stratégies de type « gauche plurielle ». Le déclin du parti communiste est en partie dû au rejet de la politique menée au niveau national par les ministres communistes sous le gouvernement Jospin (privatisations …). La politique locale d’alliance avec le PS n’est pas épargnée par ces dérives libérales. Doit-on y contribuer à nouveau ? Est-ce qu’essayer de grappiller quelques « bonus » (quelques logements sociaux supplémentaires …) vaut la peine de sacrifier un véritable projet de transformation sociale (municipalisation de l’eau, logements sociaux, culture, associations, transport…) ?
- Les jeunes adhérents de la section s’expriment largement pour des listes autonomes. Ne risque-t-on pas, en les privant d’une campagne en accord avec leurs convictions, de les décevoir, alors qu’ils représentent les forces nouvelles du parti ? Peut-on prendre le risque d’affaiblir encore plus le parti ?
- Quel est l’intérêt d’avoir des élus communistes s’ils n’ont pas été élus pour des idées qu’ils devraient défendre ?
- Manque de retour de l’action des élus communistes à la mairie de Paris.
- Souhait très fort d’un renouveau des candidats communistes.
- Nécessité d’un projet communiste concret et en lien direct avec les attentes de la population.
- Volonté très marquée de plus de démocratie au sein du parti : les militants souhaitent être consultés quant à la stratégie et le contenu du projet à adopter pour les municipales. Est-ce prévu ? Il a été rappelé que le parti appartient à ses militants et qu’ils sont souverains.
- Les militants de la section ont mentionné qu’ils mèneront une campagne beaucoup moins fervente dans le cadre de listes communes avec le PS.
- Le manque à gagner financier si les élus communistes étaient moins nombreux serait considérable. Mais doit-on sacrifier nos idées pour une question d’argent ? Notre combat n’est-il d’ailleurs pas opposé à ce principe ?
- Les mairies communistes du 93 pourraient être menacées si nous froissions la sensibilité du Parti Socialiste. Doit-on continuer dans cette  option de « sauver les meubles » ou avoir une posture plus offensive ? D’ailleurs, les mairies du 93 sont-elles réellement menacées ?
- Dans le cas de listes communes, il est indispensable d’obtenir au moins autant d’élus que durant le dernier mandat afin d’assurer un rapport de force constructif avec les Socialistes.
Quelle que soit la décision prise au niveau de la fédération de Paris, les militants du 5ième la respecteront d’autant plus qu’elle sera l’émanation de l’ensemble des militants de Paris.
Le détail des interventions suit cette synthèse.
 2. Résumé des interventions

Le rapport introductif est exposé par Marine Roussillon, secrétaire de section PCF 5e.

Elle donne un résumé de la situation présente des élus communistes à la Mairie de Paris et de leurs actions. Elle souligne que malgré une présence indéniable des élus communistes dans les luttes locales (soutien aux sans-papiers et logement sociaux), leur action au sein du conseil de Paris reste ignorée des militants communistes et de la population en général. En effet l’action des élus communistes peut se résumer à un « plus » : plus de logements sociaux, plus de transports en commun ; mais sans porter de véritables initiatives de transformation sociales. L’action des élus communistes apparaît comme dissoute dans une majorité socialiste focalisée sur des questions urbaines alors que l’attente des militants communistes donne la priorité aux questions sociales. Cette divergence de point de vue pourrait expliquer le manque d’interaction entre les élus et les militants communistes.

Marine aborde alors la question du projet communiste pour ces municipales. Doit-on se contenter de « quelques grammes de gauche dans un monde de socialistes » ou transformer la vie à Paris ? Cette question est intimement liée au rapport de force entre les communistes et les socialistes existant au sein du conseil de Paris.
Marine rend compte de la discussion débattue lors du dernier Conseil départemental, au cours duquel une position majoritaire en faveur de listes communes PS-PCF s’est très clairement affirmée face à quelques interventions isolées pour la constitution de listes autonomes communistes.

Marine nous informe qu’actuellement les négociations avec le PS sont au point mort. Unir la gauche pour battre la droite, certes mais avec qui et dans quelles conditions ; les Verts et la LCR ayant d’ores et déjà annoncé la constitution de listes autonomes…Doit-on sacrifier une campagne de contenu à une politique de couloir consistant à accepter une alliance avec le PS à Paris pour négocier le soutien du PS aux élus communistes dans les mairies de banlieues.

Marine évoque la nécessité de mener une bataille d’idées. La campagne électorale est une occasion importante de capter l’attention des électeurs et de gagner une visibilité et une audibilité pour un autre discours rompant avec la pensée unique sarkozyste déversée chaque jour dans les principaux média. Il s’agit de saisir l’opportunité de faire la preuve de l’utilité du PCF et pour cela l’implication des militants dans la campagne est primordiale.

Marine insiste sur l’urgence qu’il y a  à adopter une position claire. Le PS est déjà en campagne et semble enclin à laisser traîner les négociations. A nous de prendre les choses en main sans attendre le bon vouloir du PS.
Marine nous fait remarquer que depuis 2001, le PCF a gagné des voix dans toutes les élections locales, il n’est pas acceptable que le PS impose moins d’élus communistes comme condition à une éventuelle alliance s’appuyant sur le résultat des présidentielles de 2007.

Marine rappelle l’importance d’un contrôle exercé par les militants et les électeurs sur l’élu. Quel intérêt présenteraient des élus complètement déconnectés des électeurs ? Et quelle argumentation cohérente avancer à nos électeurs si nous acceptons une alliance avec le PS après avoir mené 2 campagnes électorales, présidentielles et législatives, de rupture avec les pratiques de gauche plurielle ?

Enfin, Marine pose la question : « liste autonome : division ou renforcement ? ». Devons-nous laisser la critique de gauche de la politique menée par Delanoë à la LCR ? N’est-ce pas l’occasion de gagner en visibilité et de prouver que le PCF est avant tout un parti de militants fort, actif et combatif.

Abordant le cas spécifique du 5ème arrondissement, la mairie peut basculer à gauche en 2008, Jean Tibéri ne se représente pas, la ministre de la culture Christine Albanel est parachutée n°1 (par Sarkozy) et secondée par le fils de Jean Tibéri. Cette conjoncture offre un terrain de campagne idéal dans le 5ème arrondissement où les questions de la culture et de l’université sont au cœur des préoccupations pour le maintien des actions culturelles et lutter contre la réduction du 5ème à une « arrondissement musée ».

A la fin de son intervention, Marine propose un bulletin de vote à 3 choix :
 - liste autonome ouverte
- alliance PS dès le 1er tour avec condition d’un nombre au moins égal d’élus communistes
- alliance PS sans condition

La parole est donnée aux militants.

Pierre Saly :
Pierre Saly propose un bulletin de vote à 2 choix :
- listes autonomes
- alliance PS
suivi d’un deuxième vote portant sur les conditions à réclamer au cas où la Fédération de Paris maintiendrait le mot d’ordre d’alliance avec le PS.

Jean-François Napolitano :
Jean-François souligne que lors de réunions de l’exécutif du Comité Départemental  auxquelles il a participé le projet communiste pour les municipales reste à définir.
Il insiste sur l’importance de l’investissement des militants dans la campagne.
Jean-François se prononce pour une liste d’alliance avec le PS afin de garantir un nombre d’élus communistes qui nous fournirait des points d’appui dans les luttes. Mais pour cela il faut bien évidemment s’assurer un rapport de force qui nous permette de discuter et de débattre dans de bonnes conditions.

Agnès Schwab
Agnès rapporte les propos de Benjamin Landais au sujet d’un rencontre avec un représentant du parti socialiste dans le 5ème qui lui a demandé qui se présentait en tête de liste pour le PCF. Pour le PS il apparaît comme une évidence que le PCF présentera des listes autonomes. Considèrent-ils les négociations comme bouclées ?

Claude Georges :
Claude souligne le fait qu’une alliance avec les socialistes pour les municipales ne signifie pas une alliance avec le PS national. Il s’agit de connaître la position de Delanoë vis-à-vis du PS national pour juger de l’intérêt d’une alliance avec le PS.

Catherine Mills :
Catherine se dit perplexe. Très convaincue par l’exposé de Marine et les arguments avancés en faveur d’une liste autonome. Elle réclame le bilan réel de la municipalité parisienne. Le travail des élus communistes de Paris a-t-il été porteur des valeurs communistes ? Le problème est celui de l’éloignement des élus communistes de la base militante, ce qui nuit gravement à la visibilité du projet communiste. Cependant elle n’est pas insensible au côté « raisonnable » de la position de Jean-François.

Pierre Laroche :
Pierre demande si notre position doit être une position défensive ou offensive ? Pour lui la réponse doit être offensive, démontrer la force des communistes. Il juge encourageante la situation du PCF aujourd’hui avec notamment l’arrivée de nombreux jeunes adhérents. Pierre souligne la nécessité d’une discussion franche avec les élus communistes et d’un contact avec la base militante qui est en droit d’avoir des attentes vis-à-vis des ses élus.

Julien Houles :
Julien demande quel est le bilan de la Mairie de Paris. Dans certains arrondissements le ramassage des ordures est assuré par des entreprises privées depuis l’arrivée de l’ « équipe Delanoe ». Alors qu’aujourd’hui encore on reproche aux anciens ministres communistes de la gauche plurielle la privatisation d’entreprises telles que l’aérospatiale, il est important de ne pas commettre les mêmes erreurs aujourd’hui.
Julien évoque également la place de la culture dans Paris et notamment l’absence de cinémas municipaux.
Doit-on recommencer ?

Manon
Manon pense que ce sont les listes communes qui entraîneraient la non visibilité des élus communistes. Pour elle il s’agit d’un engrenage infernal, en faisant des élus communistes des « éléments décoratifs » d’une majorité socialiste, ils perdent peu à peu le contact avec la base ce qui les affaiblit et restreint leur influence.

Pierre Laroche :
Pierre insiste sur le rapport élus/électeurs
Il évoque la question du logement, très souvent abordée sous l’angle écologiste alors qu’il s’agit avant tout d’une question sociale. Il faut lutter contre l’embourgeoisement du centre de Paris.
Reprenant l’exemple évoqué par Julien H., il évoque la faillite de plusieurs cinémas indépendants victimes de la spéculations immobilière. Que fait la municipalité ?

Agnès Schwab :
Agnès avance un argument pour pallier aux problèmes financiers éventuellement dus à un nombre d’élus communistes plus faibles : engager une vaste campagne d’adhésion.

Jean-François Napolitano :
Jean-François répond à Claude Georges sur la position de Delanoë par rapport au PS national : Delanoë se situe à gauche du PS et semble favorable à une politique d’ouverture à gauche et contre une alliance avec le Modem de François Bayrou. Il reconnaît qu’il faut travailler sur un projet concret et approuve l’intervention de Julien Houles.

Marine Roussillon :
Pour elle, il n’est pas possible de dissocier la question de l’alliance et le projet, contrairement à ce que propose la fédération de Paris : une campagne sur le projet communiste même dans le cas d’une alliance avec le PS dès le 1er tour.
Il faut juger le PS sur ses actes. Elle prend l’exemple de la politique culturelle « catastrophique » menée par la majorité socialiste, résumée à de grands évènements de type « nuits blanches » et entraînement une mort lente des structures associatives.

Pierre Saly :
Pierre élargit la question des municipales à la question du futur congrès et la signification du PCF aujourd’hui. Il rappelle que l’affaiblissement du PCF est en partie dû à l’expérience de la gauche plurielle. Le PCF n’a de sens que lorsqu’il est porteur de changements décisifs. La question des alliances se pose à gauche et à droite du PCF. Pour lui l’essentiel est de faire une alliance à gauche avec les forces antilibérales et l’alliance à droite, avec le PS, ne peut avoir lieu que dans le cadre d’une position forte des communistes et de ses alliés de gauche.
Il s’affirme pour des listes autonomes avec si possible la construction la plus large possible d’un rassemblement autour d’un projet de transformation sociale.

Jeannette Lescure:
Pour Jeannette il manque un bilan de l’actuelle municipalité. Elle cite la rupture catastrophique entre Paris et sa banlieue et souligne l’action constructive de Pierre Mansat, élu communiste.
Il faut travailler sur un projet. A-t-on une chance d’aboutir auprès de la Fédération de Paris avec une liste autonome élargie ? Que fera-t-on dans le cas où la fédération de Paris déciderait de l’alliance avec le PS dès le 1er tour ?
« Le seul combat perdu d’avance est celui qu’on ne mène pas ».

Julien Houles :
Julien veut rompre avec la position sacrificielle du PCF. Certes le PCF en faisant alliance avec le PS pourra « grappiller quelques miettes » mais le gain est faible en comparaison de ce qu’on perd en terme de crédibilité. La question du reversement des élus et du manque à gagner en cas d’un nombre d’élus plus faible : il n’a pas adhéré au PCF pour qu’il modifie ses ambitions et qu’il sacrifie sa ligne idéologique pour des questions financières bien que celles-ci soient préoccupantes.

Julien :
Julien rappelle que Delanoë n’a pas encore gagné les municipales 2008, il souligne même que sa victoire peut dépendre d’une alliance avec le Modem de François Bayrou. Que ferions-nous si après une alliance dès le 1er tour avec le PS, on devait faire liste commune avec le Modem au second tour ?!
Il faut se battre pour un projet communiste et les municipales sont l’occasion de rendre ce projet audible.

Charline :
Charline est une toute nouvelle adhérente, elle partage les points de vue avancés en faveur de listes autonomes, elle pense en effet que c’est là une occasion de mener une campagne communiste cohérente et visible auprès des électeurs.

Augustin :
Augustin est également un nouvel adhérent, il se prononce pour des listes autonomes, parce que, dit-il en tant que nouvel adhérent au PCF, il a envie de se battre pour les raisons qui l’ont mené à prendre sa carte.

Manon :
Manon se montre méfiante vis-à-vis de l’ouverture de listes à l’ensemble des forces antilibérales. Elle a vécu une expérience décourageante dans le cadre des collectifs antilibéraux pour la campagne présidentielle.

Jean-François Napolitano :
Jean-François évoque l’échec des présidentielles et insiste sur la nécessité d’une remise en question plus globale, au-delà des municipales. Il souligne les difficultés évidentes au sein du parti à dépasser certains clivages, il est pourtant nécessaire de construire dans la diversité. Il faut proposer des moyens pour débattre et que les militants communistes soient partie prenante dans ce débat.

Marine :
Marine fait remarquer que toutes les sections ne débattent pas. Elle souligne l’attention que porte Patrice Bessac  à la position de l’ensemble des communistes sur le sujet.
Elle ajoute que l’ouverture des listes autonomes nécessitera un contrôle très étroit des élus communistes afin de préserver un contact réel avec les militants. L’ouverture doit se faire sur la base d’un rassemblement dans les luttes.
Elle revient sur le déclin du PCF au cours des dernières années. Toutes les stratégies ont été épuisées et ont prouvé leur inefficacité, reste une ultime chance :  « être et s’assumer communiste ».

Claude Georges :
Il faut que le PCF renoue avec son prestige, il doit non seulement prendre en main les exigences des gens mais surtout les mener à la victoire. Il relate son expérience de conseiller municipal  au sein d’une majorité socialiste à Epinay/Seine et assure que le combat des communistes était visible.


A la suite de ces interventions nous procédons au vote après avoir opter pour un bulletin à 2 choix proposé par Pierre Saly.

« Pour les élections municipales à Paris, je souhaite que :
A. Le Parti Communiste ait des listes autonomes au premier tour, et soutienne la liste de gauche arrivée en tête dans chaque arrondissement au second tour.
B. Le Parti Communiste fasse liste commune avec le Parti Socialiste et ses partenaires dès le premier tour. »

Sur 19 présents, 15 se sont prononcé pour une liste autonome (choix A), 3 pour une liste commune avec le PS dès le 1er tour (choix B) et 1 n’a pas pris part au vote.


D’autre part une motion a été votée à l’unanimité :

« Au cas où la décision fédérale serait de présenter une liste d’union avec le Parti socialiste dès le premier tour, nous souhaitons que le Parti communiste maintienne au minimum son nombre d’élus. »

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