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DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 19:13

Les annonces de François Hollande constitue un dynamitage en règle du modèle social et républicain français. En proposant la fin des cotisations familiales patronales, le Président de la République répond à une vieille exigence de classe du MEDEF et fait un nouveau cadeau de 30 milliards au patronat après les 20 milliards du Crédit d'Impôt Compétivité. Les contre-parties exigées, elles, sont du vent. Pire, elles ne relèveraient que de négociations de branche que le Parlement est déjà appelé à entériner. Autrement dit, c’est la fin de toute législation sociale nationale !

La méthode proposée est, elle aussi, inacceptable. Le Président se donne 6 mois pour mettre en œuvre son pacte. Le Parlement et les organisations de salariés sont sommées de se soumettre aux exigences du patronat. La réforme institutionnelle dessinée par le Président est un profond coup porté à la démocratie.


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Les communistes avec le Front de gauche seront mobilisés pour faire échouer le plan présidentiel. Nous proposons pour notre part un pacte de solidarité à l’ensemble des militants de gauche pour créer les conditions de mise en œuvre d’une politique de gauche que le Président a décidé d’abandonner.

François Hollande a choisi son camp. Les salarié-es, les précaires, la jeunesse ne seront pas « servis ». Il confirme qu'il persévère et ne changera rien de cette politique qui échoue depuis plus de vingt ans : moins de charges pour les entreprises pour soi-disant plus d'emplois. On connaît le résultat : toujours plus de bas salaires, de précarité et de chômage.

Un marché de dupes : le pacte de responsabilité

François Hollande n'a pas pu annoncer la réalisation de sa promesse 2013 : l'inversion de la courbe du chômage. Et pour cause, celui-ci augmente. Il a, par contre, proposé un pacte de responsabilitéaux entreprises : l’État baisse encore ce qu'ils continuent d'appeler le « coût du travail » en échange d'hypothétiques embauches, sans contraintes pour les entreprises. Et Pierre Gattaz (MEDEF), demande encore un effort pour arriver à 100 milliards !

Augmenter la TVA pour payer les cadeaux des patrons.

Depuis ce 1er janvier, avec l'augmentation de la TVA, le plus injuste des impôts, c'est une nouvelle ponction de 6 milliardsqui est opérée sur le pays. La charge fiscale s'est accrue de 60 milliards en trois ans. Comme toujours, ce sont les familles les plus modestes qui supportent l'essentiel de l'effort exigé. Tout ça pour rembourser les banques et pour financer de nouvelles exonérationsaux fortunés au nom de la « compétitivité ».

10 centimes pour le SMIC, merci l’aumône

Le gouvernement a osé le faire. Il n'y aura pas de coup de pouce pour les Smicards cet hiver, jugeant la hausse légale du SMIC suffisante. Cela fera 10 centimes de plus l'heure ! C'est d'autant plus scandaleux que les arguments avancés par le gouvernement reprennent directement le refrain patronal. 

Pas question de serésigner. L'année 2014 sera pour nous une année de luttes et de mobilisations pour reconstruire les solutions de justice et de solidarité qu'attend le pays et que manifestement la politique présidentielle ne lui apportera pas.

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 12:02

Penser un monde nouveau dans l’Humanité

 

 Jean-François Gayraud, docteur en droit, auteur de La grande fraude invite à remettre au centre des réflexions la question de la délinquance des élites.  

Extrait
>
Jean François Gayraud.

La criminologie est l’une des clés les plus radicales pour penser les comportements déviants de l’oligarchie financière et les dérives du capitalisme mondialisé. Il y a une concomitance passionnante à étudier entre trois phénomènes: la dérégulation et financiarisation de l’économie; la brutale montée des inégalités socio-économiques; la criminalisation du comportement des élites. Et cette anomie des élites fonctionne à la fois comme une cause et une conséquence de cette dérégulation. Le crime n’est pas un fait marginal, dérisoire et anecdotique à l’âge du chaos libéral, mais un phénomène symptomatique et massif. Les crises financières dans leur dimension criminelle fonctionnent comme une mise à nu d’un système prédateur et anomique. Lorsque l’on utilise une grille de lecture criminologique pour réfléchir aux crises financières, il ne s’agit pas de penser le crime comme une perspective mono-causale, comme seule explication des crises. Ce serait naïf et faux. Mais cela permet de remettre au centre la question de la délinquance des élites. Et ce point de vue est d’autant plus important qu’il est généralement nié et méprisé. Pourquoi, me direz-vous? Il ne faut jamais oublier que ceux qui parlent des crises appartiennent globalement au système des élites. D’où la litanie d’explications lénifiantes et fatalistes, à fondement météorologique sur «la catastrophe» ou managériale sur les «dysfonctionnements»!

 

Avec L’affiche en regard : Henri Gustave Jossot, « Sales gueules »

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 08:46

 

Les ménages subissent un racket sans précédent avec une hausse massive des prix de l'essence et plus généralement des produits énergétiques. Alors que les peuples arabes luttent, au prix de leur vie, pour la démocratie et la justice sociale, l'Europe exploite la situation libyenne pour  poursuivre la libéralisation du marché de l'Energie et justifier l'augmentation du prix de l'essence. Un de ses expert déclare : « Les factures reflètent l'évolution des prix mondiaux et la tendance est à la hausse en raison de la forte instabilité dans le monde arabe ». C'est honteux et faux. 

•Dans ces pays, les peuples se sont vu confisquer leurs richesses nationales à la fois par les dictateurs et les multinationales.

•La hausse des prix de l'énergie est due à la spéculation et aux profits préemptés par les majors.

•La fiscalité pétrolière en France comme en Europe est punitive pour les familles alors que les cadeaux fiscaux aux entreprises et aux grandes fortunes se multiplient.

Une raison de plus pour sanctionner, les 20 et 27 mars prochains, ce pouvoir plus soucieux des privilèges de la bande du Fouquet's que de l'intérêt général en votant pour les candidats communistes.

 

Les usagers et les peuples = pompes à fric ?

 

En réalité, ces événements sont une opportunité  :

·                     Pour le gouvernement dont chaque hausse constitue des recettes supplémentaires de TVA, et qui ne veut pas toucher à la manne de la TIPP (58 % du prix de l'essence)

·                     Pour les spéculateurs dont chaque variation ample des prix constitue une opportunité de faire de l'argent

·                     Pour les compagnies pétrolières comme Total qui vient d'annoncer qu'il versera 5 milliards de dividendes sur ses profits réalisés en 2010

Des propositions pour changer de logique : 


Racket des ménages en France, misère des peuples dans les pays du Sud, accaparement de la rente pétrolière  par les groupes, les spéculateurs et les dynasties familiales dans les pays producteurs : c'est cet ordre économique capitaliste que font trembler les mouvements populaires actuels. Une conférence mondiale sur l'énergie, qui devrait être considérée comme un bien commun public, serait nécessaire.


Dans l'immédiat, le gouvernement doit prendre des mesures urgentes qui s'imposent :

  • en instaurant un prix maximum à pompe ;
  • en décidant la diminution de 5 % de la TIPP sur les produits pétroliers,
  • en adoptant un plan d'urgence pour développer les transports publics ;
  • en finançant ces mesures par une taxe sur les profits des compagnies pétrolières.
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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 11:02

0,3 % de croissance du PIB en France pour le troisième trimestre 2009. Après quatre trimestres de baisses consécutives, il n’en faut pas plus au gouvernement pour annoncer la « reprise », et le succès de sa politique. Une reprise, sûrement : pour les profits, les dividendes, la spéculation, mais sûrement pas pour l'emploi, les salaires et les services publics, …

La « reprise » dans le monde : un décryptage.

Le monde, l'Europe et la France pourraient connaître un « rebond technique » : les entreprises ont tellement déstocké au cours des mois passés et tellement réduit leurs productions qu’il faut reconstituer des stocks. Si la Chine semble repartir, si les Etats-Unis se stabiliser, derrière l’apparence des chiffres la situation est préoccupante. En Chine, la croissance s'accompagne d'une explosion de la spéculation boursière et immobilière et son économie ne peut pas encore tirer le monde entier. Aux Etats-Unis, comme en Europe, le crédit reste bloqué. La croissance peut fort bien chuter de nouveau. Le prochain krach aura des conséquences plus graves encore : désormais, les états eux-mêmes, Etats-Unis en tête, se sont beaucoup endettés au service de la relance du capital.

Chômage à la hausse, salaire en berne : la « reprise » du côté de chez nous.

En France, les « primes à la casse » mises en place chez nos voisins, dont profite Renault et Peugeot, tire les exportations et la croissance française. Mais, au-delà de cet effet d’aubaine, la consommation des ménages ne soutient pas la croissance. Comme en 1929 les revenus populaires s’effondrent. En 2009, seuls les revenus sociaux et la présence des services publics jouent le rôle d’amortisseurs.

La situation de l'emploi devient désastreuse. Après la suppression des postes intérimaires, le non renouvellement des CDD, c’est désormais les licenciements économiques qui tirent le chômage vers le haut. Destruction nette d’emploi, chute des offres, de plus en plus précaires : l’afflux de nouveaux diplômés à la rentrée va dégrader encore la situation. Avec un tel volant de chômage, une telle précarisation de l'emploi et une telle faiblesse des revenus, la timide reprise ne peut pas être durable.

Assèchement du crédit, recul de l’investissement : prise de profit à court terme.

L’investissement va encore reculer en 2010 : pour les PME notamment le crédit ne repart pas. L’Etat et la BCE ont renfloué les banques avec de l’argent public, qui préfèrent le prêter pour financer des opérations spéculatives, qui rapportent vite et gros. Les hausses du cours des actions en bourse en témoignent. Dans les discours, on moralise le capitalisme, dans les faits, dividendes et bonus sont déjà repartis à la hausse.

Derrière la reprise du CAC 40, il y a la stratégie des grands groupes : pousser les sous traitants à baisser leurs prix et donc à délocaliser et à restructurer. Après avoir profité de l’argent public –on pense notamment à PSA et Renault – ces grands groupes ne sont que des « machines à faire du cash » et ne contribuent ni à défendre l’emploi et l‘investissement industriel en France.

Paradoxe de l’augmentation des cours boursiers : l’économie réelle est au plus mal, mais le critère de gestion des entreprises reste celui de la rentabilité financière maximum, au détriment de l'emploi et du développement des capacités humaines.

C’est dans ce contexte économique inquiétant que le gouvernement vote le projet de loi de finances pour 2010 et le maintient de l'objectif politique d'une croissance zéro en volume de la dépense publique d'État. Réduction du nombre de fonctionnaires, désengagement de l’Etat et casse des services publics. Profit à court terme pour quelqu’un, plutôt que investissement à long terme pour la majorité : le gouvernement poursuit sa politique économique de classe.

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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 17:41
Le « grand emprunt national » annoncé le 22 juin par Sarkozy dans son discours de Versailles est une opération politique destinée à durer au moins tout l’automne. Aussi convient-il de dénoncer ce marché de dupes pour les citoyens et les contribuables.

 

1-     Un niveau de la dette publique insupportable…

 

Endetter l’Etat, ce n’est pas nouveau. Le gouvernement ne fait que çà et est passé à la vitesse supérieure au nom de la crise.

Un niveau préoccupant est atteint. Plus de 200 milliards d’euros auront été à nouveau empruntés cette année. L’endettement total de l’Etat avait déjà atteint un record fin 2008 : 1327 milliards d’euros.

Cette situation place notre pays sous une dépendance croissante des marchés financiers. Elle coûte extrêmement cher, toujours plus cher. La charge de la dette (remboursements et intérêts) devrait cette année devenir le premier poste budgétaire de l’Etat, dépassant l’Education nationale (en 2008, 54,6 milliards d’euros d’un côté et 58 milliards de l’autre).

Les mises en garde du Président contre les déficits « légués aux générations futures » sont contredites par sa propre pratique. Mais les discours cherchent avant tout à justifier les coupes sombres dans les budgets publics et sociaux.

 

2-     … parce que l’utilisation des emprunts est néfaste

 

Le gonflement du déficit budgétaire n’est pas une fatalité mais un choix politique.

 

Dans une logique tout à fait opposée, le déficit pourrait servir occasionnellement à financer des investissements fondamentaux pour le pays, par exemple pour les services publics, pour l’hôpital, pour défendre et reconstituer des filières industrielles…

Mais les faits indiquent à tous qu’il ne s’agit pas de cela, au contraire ! Au nom de la crise, on a donné et prêté aux banques qui en étaient responsables !

 

A l’autre bout de la même politique, le gouvernement, les gouvernements successifs, sapent les ressources de la puissance publique, creusent les déficits pour mieux les faire payer au plus grand nombre (on connaît la rengaine unilatérale des "critères de Masstricht").

 

Entre 2007 et 2009, pour ne remonter plus haut et pour ne citer que ces aspects (car nous condamnons quasiment tous les choix budgétaires !) :

- le « paquet fiscal » adopté juste après les élections (« bouclier fiscal », défiscalisation des heures supplémentaires, etc) coûte plus de 10 milliards d’euros par an

- les exonérations de cotisations sociales patronales ont encore augmenté de 6 milliards d’euros par an (27 à 33), pour les profits des entreprises et aux dépens du budget de l’Etat et de la Sécurité sociale. 

- la charge de la dette de l’Etat elle-même s’emballe passant de 40,7 milliards d’euros à 54,6 milliards d’euros.

 

3-     « Le grand emprunt national » : antipopulaire !

 

Emprunter auprès des particuliers et non plus uniquement sur les marchés financiers ne change rien à la stratégie d’endettement du pays.

Le côté politique de l’opération transparaît dans les effets d’annonce. Un objectif du « grand emprunt » est d’impliquer directement les ménages dans les choix gouvernementaux, de les y faire adhérer.

Mais le « grand emprunt » est tout sauf populaire : il sera profondément injuste profitant aux plus riches et pesant doublement sur les plus pauvres.

 

Les ménages aisés, dont les revenus proviennent le moins du travail, sont ceux qui ont le plus intérêt à prêter. Pour les plus riches en effet, bénéficiaires du « bouclier fiscal », les intérêts que leur versera l’Etat seront sans impôt (peut-être 4,5% l’an comme l’emprunt EDF ou plus). Pour eux : un placement totalement sûr, nettement profitable.

Le comble, c’est qu’ils pourront prêter à l’Etat, contre rémunération, précisément l’argent que le gouvernement vient de leur donner en déduction d’impôt.

 

Les autres ménages, dont les revenus sont principalement issus du travail, vont surtout payer. Ceux qui souscriraient à l’emprunt ne bénéficieront pas de défiscalisation. Surtout, c’est eux qui vont payer les remboursements de la dette par l’Etat. Doublement : ils subissent de plein fouet la politique d’austérité des dépenses publiques et sociales ; ils vont subir de plein fouet le coût des nouveaux impôts et des hausses d’impôt qui se profilent déjà pour « régler la note de la crise ». Songeons à la Taxe carbone ! Souvenons-nous de ce qu’ont coûté les emprunts Giscard ou Balladur !

 

Salariés, retraités, jeunes, nous avons bien toutes les raisons de combattre le « grand emprunt national ».

 

4-     Dans le même temps, le gouvernement s’acharne sur le Livret A

 

A peine annoncé le « grand emprunt », on apprend que la rémunération du Livret A est encore abaissée à 1,25% par an, depuis le 1er août.

Le gouvernement accélère le démantèlement de l’épargne populaire réglementée. La « banalisation du Livret A », c'est-à-dire la possibilité pour toutes les banques privées de le distribuer depuis le 1er janvier, commence à produire ses effets néfastes : les banques s’en servent comme produit d’appel pour rediriger les épargnants vers des placements financiers plus risqués et inutiles à la société.

La poursuite de la privatisation de la Poste et de sa « Banque Postale » va dans le même sens. Dans le même temps, la centralisation des fonds par la Caisse des dépôts, garantie de leur affectation au financement du logement social, est remise en cause.

 

Le Livret A, c’est le contre-exemple du « grand emprunt ».

Plafonné, il s’adresse principalement à l’épargne des travailleurs qu’il garantit et rémunère.

Il ne coûte rien à la collectivité.

L’épargne des ménages est dirigée vers le financement d’un besoin premier des ménages : le logement social. Les organismes HLM trouvent une source de financement, sur de très longues durées, avec des taux modérés, qui n’existe pas sur les marchés financiers.

 

Plus que jamais est posée, avec le « Grand emprunt » comme avec la casse du Livret A, la question de la préservation et du développent des instruments publics permettant de drainer l’épargne vers l’investissement d’intérêt général.

 

Faire cesser le démantèlement des missions de la Caisse des dépôts et consignations est une exigence primordiale.

La (re)nationalisation des grandes banques est une revendication de bon sens qui s’affirme à nouveau fortement.

La bataille rassembleuse contre la privatisation de La Poste est une priorité, sous cet aspect aussi

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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 10:25
Depuis plusieurs mois, l’économie mondiale est touchée par une crise financière qui ne cesse de s’amplifier. Qui sont les responsables ? Quelles seront les conséquences pour les salariés ? Quelles réponses apporter ?

La faute aux patrons voyous ?

D’après N. Sarkozy, quelques patrons irresponsables seraient à l’origine de la crise. Comment le croire, alors que les plus grandes banques mondiales sont touchées ? C’est tout le système économique qui est en cause !  Le cœur de la crise, c’est crédit bancaire. Ces dernières années, les banques ont consacré des sommes énormes à la spéculation sur l’immobilier, le pétrole, les matières premières… Ces sommes sont détournées de l’économie réelle, au profit d’un système financier parasite. Les conséquences économiques et sociales sont très graves : hausse du prix du pétrole, crise du logement, crise alimentaire…

Crise financière, crise économique, crise sociale

Dans ces conditions, la crise financière s’accompagne nécessairement d’une crise économique et sociale de grande ampleur. La spéculation provoque l’augmentation des prix. De l’autre côté, pour compenser les effets de la crise, les capitalistes cherchent à économiser sur les salaires. Résultat : ce sont les salariés qui trinquent ! Avec la crise financière, la contradiction s’aiguise entre les intérêts des salariés – augmentation des salaires, développement des services publics… - et ceux des capitalistes : baisser les salaires et précariser le travail pour maintenir la rentabilité à tout prix. La tension monte.

Faut-il sauver le capitalisme ?

Face à cette crise sans précédent, la droite réclame l’unité nationale pour mieux sauver le capitalisme. Le gouvernement utilise notre argent, l’argent de l’État et des contribuables, pour remplir les poches des banquiers. Mais notre intérêt n’est pas celui des banquiers ! Utiliser l’argent de l’État pour combler les déficits des banques, c’est donner des subventions à la spéculation. Cette politique nous mène droit à la catastrophe : avec l’argent donné par l’État, les banques se lanceront à nouveau dans la spéculation, jusqu’à la prochaine crise.

Réguler le capitalisme ou changer le système ?

N. Sarkozy, hier grand promoteur de la « concurrence libre et non faussée » veut aujourd’hui « réguler le capitalisme ». Mais comment ? C’est la logique même du système qui provoque la crise. C’est tout le système qu’il faut transformer ! Pour commencer, l’argent ne doit pas être laissé aux intérêts privés. L’utilisation de l’argent nous concerne tous. Pour rendre l’argent utile, nous avons besoin de pôles publics bancaires qui puissent placer et investir l’argent en fonction d’objectifs économiques et sociaux décidés démocratiquement.

Nous ne pouvons pas laisser le pouvoir aux banquiers ! La vraie démocratie passe par le contrôle des richesses.
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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 10:19
Privatiser les profits
Nationaliser les pertes
Les capitalistes sont toujours gagnants !


La crise actuelle signe l’échec des politiques libérales menées depuis 20 ans. L’histoire de la banque Dexia en est un parfait exemple…

À l’origine, Dexia est une filiale de la Caisse des dépôts, une banque publique. À la fin des années 1980, cette filiale, qui fonctionnait correctement en employant quelques dizaines de fonctionnaires, est privatisée, malgré l’opposition de la CGT.

Aujourd’hui, Dexia subit de plein fouet la crise financière. Mais sa faillite serait une catastrophe politique : il se trouve que Dexia est la principale banque des collectivités locales… La Belgique et la France injectent donc 6 milliards d’euros, et payent la note de la politique de spéculation de la banque. 20 ans après sa privatisation, Dexia est ainsi quasiment renationalisée. Combien d’argent perdu entre temps ?

La politique actuelle consiste à utiliser l’argent public – notre argent – pour sauver le capitalisme et permettre aux banquiers de continuer à spéculer. Nous ne voulons pas faire de cadeaux aux banquiers ! Nous avons besoin de véritables nationalisations, qui nous permettent d’imposer aux banques et aux entreprises des objectifs sociaux, et d’en finir avec la course à la rentabilité.
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6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 21:18


Les congés payés ! Une conquête du Front populaire ! Des ouvriers, des pauvres, la populace du Front popu en somme, qui prenaient le train mais ne mangeaient pas au wagon-restaurant, qui saucissonnaient sur les plages, qui parlaient mal, qui parlaient même les dialectes et les patois, avec leur marmaille bruyante, braillarde, leurs vêtements rapiécés. Cela en a-t-il suscité des polémiques, des railleries, des quolibets, de la haine, du mépris ! Autant et plus peut-être que la réduction de la durée quotidienne, ou hebdomadaire, ou mensuelle, du travail.

Les choses sont peut-être en train de s’arranger. Enfin, on est sur la bonne voie : ils sont de moins en moins nombreux à exhiber leurs congés payés. Il n’y a même pas eu besoin de légiférer en la matière. Il suffisait d’y penser : simplement en rognant de plus en plus chaque mois, chaque semaine, leur salaire, leur pouvoir d’achat , comme ils disent. On progresse : ils sont de moins en moins nombreux à pouvoir changer d’air.

Après les attaques contre le droit à l’éducation, à la santé, à la retraite, enfin on arrive à l’un des plus odieux privilèges : le droit des travailleurs aux loisirs. En 5 ans, on a doublé le pourcentage d’ouvriers et multiplié par 1,5 celui des employés qui ne partent pas en vacances d’été. Les retraités, finalement, vont mieux gérer leur pension. Même les cadres en viennent à plus de modestie. On va leur apprendre à tous à être moins dépensiers. 

Prochaine étape : obligation de travailler les dimanches et le lundi de Pâques (puisqu’il n’y a pas eu moyen de les mettre au boulot le lundi de Pentecôte).

Proportion de Français ne partant pas en vacances d’été
(Source : IFOP)

                                                      2005    2006    2007    2008    Evolution 2005/2008
Ensemble des Français          32        35         39        42            +10
Cadres                                         12        16          20        20            +8
Professions intermédiaires    23        19         21        29            +6
Employés                                     34        37         42        47             +13
Ouvriers                                        20         30        34        41            +21
Retraités                                       48        44          51       57            +9
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20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 12:55

Giampiero Martinotti, in « La Repubblica » 16 juin 2008
Note de lecture de Pierre Laroche


Les prévisions pour les 3 prochaines mois sont moins roses que le gouvernement français voudrait le faire croire. La progression de 2,6% du PIB entre janvier et mars est un excellent résultat, une vraie surprise  et l’euphorie de Sarkozy et des siens est justifiée, mais le gouvernement a prétendu relancer la croissance économique en agissant sur la demande par des mesures comme la détaxation des heures sup., la détaxation des successions etc… : l’utilité du « paquet fiscal » de 14 milliards d’€  est sujette à caution. Ce qui a entraîné la croissance du premier trimestre, ce n’est pas la demande intérieure : la consommation des ménages n’a augmenté que de 0,1% pendant ce trimestre (contre 0,6% au dernier trimestre 2007) ; les investissements ont augmenté de 1,8% et les exportations de 3,1%, surtout en direction des pays européens et notamment de l’Allemagne qui, selon Fitoussi, a repris sa politique d’augmentations salariales. Résultat : augmentation des exports françaises vers l’Allemagne : + 7,4%  (vers les autres pays centre-européens : +5%). En même temps, les entreprises ont recommencé à investir, non seulement du fait d’une vision optimiste de l’avenir mais parce que, du fait des difficultés à trouver de la main-d’œuvre, elles misent sur la productivité.

La seule chose évidente est l’augmentation du déficit public (de 2,4% à 2,7% en 2007). Le gouvernement se réjouit de chiffres qui n’ont pas grand-chose à voir avec sa politique, mais avec la force des grands groupes : les multinationales françaises sont présentes un peu partout, et les résultats du CAC 40 en Bourse sont en nette hausse pour le 1er trimestre 2008 : dans l’énergie nucléaire , dans le luxe, l’agro-alimentaire, le BTP, la sidérurgie, les télécoms, la pharmacie, l’automobile, l’industrie vini-viticole. Ce qui manque à la France c’est une forte poussée des PME :  baisse de 12% des produits culturels, de 7% pour la téléphonie, de 4,5% pour l’informatique. 

Et c’est surtout une forte demande interne : l’inflation a atteint 3,1% en mai (taux le plus élevé depuis 1991) et les salaires diminuent (ce qui est masqué par un meilleure situation de l’emploi).

L’économie française est totalement dépendante de la conjoncture  internationale. Or, les mois qui viennent jusqu’à début 2009 seront marqués par l’augmentation des taux, la diminution des prix de l’immobilier réduira l’activité dans la construction, le renforcement de l’euro provoquera une diminution des exportations, l’inflation réduira la demande intérieure. Si l’Allemagne  « tire » moins, selon Patrik Artus, les consommateurs français seront perdants sur tous les fronts : crédit plus cher, menaces sur les emplois (délocalisations), tendance à la baisse des salaires réels sur toute la zone euro. 


Les prochains mois seront difficiles pour tout le monde, même pour les Français. « Scénario noir pour Sarkozy » conclut l‘auteur.
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14 juillet 2008 1 14 /07 /juillet /2008 12:36
Note de lecture de Pierre Laroche
d’après un article d’Alberto Zampaglione  dans « la Repubblica », 11 juin 2008




Ben Bernanke (cf. infra), est convaincu que le risque d’une profonde récession est amoindri, mais qu’il faut combattre le danger de l’inflation que met en avant  également J.- Cl. Trichet, président de la BCE.

Journée confuse sur les marchés financiers. Pour la Chine, cela a été un mardi noir : la Bourse s’est ressentie de la décision de l’Institut central d’augmenter d’un point les réserves des banques. Cette manœuvre, la 5è de l’année, vise à resserrer les cordons du crédit et à refroidir l’inflation (7,7% en mai).

« Sur la baisse de la Bourse de Shangaï […] ont pesé les inquiétudes sur le prix du pétrole et sur l’exportation vers les Etats-Unis. Selon les dernières données, le déficit commercial des Etats-Unis a augmenté de 8% en avril […] Les importations vers les Etats-Unis on atteint un record historique, qui risque de créer  des contrecoups politiques  sur le ‘made in China’ ».
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