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DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

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Parti communiste français

42, rue Mouffetard

75005 Paris

Tél. : 01 43 37 44 19

section.pcf5@gmail.com

14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 08:30

 

 

Nous sommes des milliers de signataires dans  les  cinquième et treizième arrondissements à l'exiger !    


               

Mardi 15 septembre, l'intersyndicale appelle les personnels à la grève, avec un rassemblement à

11h devant la Maison de la Mutualité.

 

Quand Davant, président de la FNMF a offert ses services à Sarkozy, lors du congrès de la Mutualité française à Bordeaux en juin dernier, pour démanteler davantage la Sécurité sociale, tout le monde a constaté que les dirigeants "mutualistes" avaient tourné le dos aux principes fondateurs de la mutualité : cela se vérifie aussi à Paris.


Ainsi les centres de santé St Victor et Moulinet à Paris (5 et 13), 220 000 actes par an, piliers du tarif Sécu à Paris, risquent d'être amputés de 22 spécialités. Chacun voit bien que derrière ces premières attaques c'est toute la cohésion de soins des centres qui risque d'être mise en cause... (accès aux soins de proximité, soins coordonnés, suivi du patient, tiers-payant, CMU…)


Le Palais de la Mutualité, lieu historique de rassemblement des mouvements populaires, passerait aux mains du groupe international GL Events (spécialisé dans l’immobilier d'affaires) : on abandonnerait tout projet social et de santé publique pour un centre luxueux et lucratif.

Tout cela aurait pour conséquence la suppression de 160 emplois et un plan de licenciement collectif  présenté au CE le 17 septembre.

Mais une riposte de grande ampleur s'est développée. Des milliers de signatures ont été collectées à l'appel du collectif des partis de gauche. De son coté le Conseil de Paris, à la demande de notre collectif, s'est prononcé pour le maintien intégral des activités médicales et des emplois ; nous nous adressons à nouveau à B.Delanoë pour lui demander de ne pas donner l’autorisation des travaux de démantèlement du Palais de la Mutualité et pour le versement d’une subvention permettant le maintien de toutes les activités de santé. Il y a urgence et les personnels seront en grève mardi prochain.


Usagers des centres de santé mobilisons nous pour cette nouvelle étape afin, ensemble, de construire le rapport de forces qui permettra :

le maintien intégral des activités de nos deux centres de santé

le maintien de tous les emplois à la FMP

le maintien de la gestion mutualiste de la Maison de la Mutualité  et de sa vocation de lieu populaire de réunions
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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 22:28

On connaît – mal sans doute - le rôle joué par les antifascistes et démocrates argentins dans la solidarité avec les réfugiés antifascistes, juifs et non, quand l’Europe était sous la menace d’une domination totale de la part du nazisme allemand et de ses alliés, avant que les soldats et les citoyens soviétiques n’inversent cette tendance avec les batailles de Stalingrad et de Moscou.

 

Des générations plus récentes se souviennent peut-être mieux de la période des dictatures fascistes en Amérique du sud dans les années 70/80, période ouverte par le coup d’Etat (11 septembre 1973) de Pinochet, appuyé par la United fruit and Co, au Chili, renforcé par celui de Videla (24 mars 1976) en Argentine, qui, grâce à l’Opération Condor, étendra son activité de domination et d’assassinats, conduite conjointement par les services secrets du Chili, de l’Argentine, de la Bolivie, du Brésil, du Paraguay et de l’Uruguay.

 

On s’en souvient peut-être un peu trop comme d’un mauvais cauchemar qui aurait fait place à des transformations des Etats et des sociétés, des types nouveaux d’initiative et de gestion, ouverts par des forces révolutionnaires, donnant la parole aux forces populaires et aux riches traditions révolutionnaires de ces pays.

Il ne faudrait pas pourtant que ces réalités nouvelles en occultent une autre, pas nouvelle du tout, celle-là : le combat permanent de l’oligarchie économique de ces pays, y compris dans ses formes de domination mafieuse ; quant au Chili, c’est l’armée, qui n’a sans doute pas perdu ses habitudes et assassine les Mapuches en lutte pour la récupération de leurs terres. Pour ce qui est de la Colombie, on a beaucoup parlé des FARC à l’occasion de la libération d’Ingrid Betancourt, mais, à part  « l’Humanité », qui parle de la dictature du président Uribe, actuellement en train de préparer une modification de la Constitution afin d’être autorisé  à se présenter pour la 3è fois à l’élection présidentielle?

 

Au Honduras, un front nouveau s’est ouvert avec le coup d’Etat  militaire du 28 juin dernier, qui a contraint le président élu Zelaya, bien que soutenu pacifiquement par une large partie de la population, à quitter le pays. Il bénéficie pourtant du soutien de composantes très diverses de la communauté internationale (l'ONU, l'OEA, le Venezuela, la Colombie, les États-Unis), qui condamnent la rupture de la légalité. Plusieurs pays, dont les Etats-Unis, ont réduit ou stoppé leur aide au Honduras. Fin juillet, une mission internationale comportant des représentants de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme conclut  à des violations graves et systématiques des droits de l’homme de la part du gouvernement  de facto (comme on l’appelle dans la presse, pour ne pas dire : gouvernement de coup d’Etat) de Roberto Micheletti. La Commission interaméricaine des droits de l'homme a également dénoncé le 21 août des arrestations arbitraires (entre 3 500 et 4 000 personnes, dans un pays de moins de huit millions d'habitants), le recours arbitraire au couvre-feu (décidé le 1er juillet), des traitements inhumains et dégradants, des actes de répression violente.

 

Le cauchemar n’est jamais conjuré définitivement. A leur tour, les démocrates honduriens ont besoin de notre vigilance et de notre solidarité : il y a déjà des prisonniers et des morts en ce pays.
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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 09:39

Le mouvement mutualiste et la Ville de Paris doivent agir !

C’est en effet le sort réservé, si on laisse faire, au Palais de la Mutualité dans le 5e arrondissement par ses nouveaux gestionnaires. On a ainsi appris par la presse cet été (l’Humanité du 5 août 2009) que la gestion du Palais avait été confiée au groupe international GL Events. Curieuse décision pour un groupe mutualiste censé promouvoir les valeurs de solidarité ?


La liquidation de l’offre de santé à Paris

Alors que le bâtiment accueille depuis les années 1930 un centre de santé mutualiste, symbole et témoin des progrès réalisés vers la mise en place d’un système de santé solidaire, les activités médicales seront tout bonnement évacuées. Les salles de réunion du Palais, connues dans tout le pays comme un lieu historique de rassemblement du mouvement ouvrier et utilisées aujourd’hui par tous les partis démocratiques du pays risquent quant à elle d’accueillir des événements organisés et accessibles aux seules grandes multinationales.

Au-delà du symbole, les Parisiens et les Franciliens verront encore diminuer l’offre de soin en secteur 1 (sans dépassement d’honoraire) avec tiers-payant dans la capitale. Plus de la moitié des centres de santé a disparu à Paris depuis les années 1980, poussant les habitants et les travailleurs les plus modestes à renoncer à se soigner ou à consentir des sacrifices financiers difficiles à assumer.

Le centre de santé Saint-Victor, voisin du Palais verrait disparaître de nombreuses spécialités dont l’allergologie, la pneumologie, la psychiatrie, l’urologie, la kinésithérapie et des postes de médecine et pourrait être entièrement menacé à terme. Si cette opération n’est pas stoppée, nous pouvons craindre la disparition de plusieurs centres dans Paris (St-Victor, rue du Moulinet) !

Chronique d’une mort annoncée ?

En décembre dernier, les salariés de la Fédération mutualiste française (FMP) se sont fortement mobilisés pour tenter d’enrayer un plan de démantèlement de deux centres de soins du 5e et déjà plusieurs centaines de suppressions d’emplois. Depuis, le plan a été adopté par le conseil d’administration malgré une mobilisation qui s’est élargie aux habitants du quartier.

L’avenir de ces deux centres attise les convoitises ! Le projet de « fluidifier » le Palais de la Mutualité, c’est-à-dire de déménager toutes les activités médicales, est vite apparu comme une opération très lucrative. Les taux de rentabilité attendus par un centre de réunion de luxe sont incompatibles avec le maintien de tout équipement à caractère public et social.

Les difficultés financières des centres de santé, largement fabriquées par l’application d’une directive européenne de 2002 sur le secteur mutualiste, ont servi de prétexte.

Paradoxalement, des mutuelles ne défendent pas cet acquis du mouvement mutualiste mais sont partie prenante de l’opération financière. Deux plans « de sauvegarde » sont alors proposés début avril : celui de M. Bonin, administrateur provisoire de la FMP nommé par l’ACAM, et celui de Jean-Pierre Davant, président de la FNMF (Mutualité française). Dans les deux cas, les activités médicales logées dans le Palais de la Mutualité sont menacées et la suppression d’au moins 80 postes est prévue.

Peu de temps après l’adoption du plan Davant, nous assistions au transfert de propriété du Palais de la Mutualité – jusqu’alors aux mains de la FMP – à une SCI (société civile immobilière) pour 23 millions d’euros, les parts étant réparties entre la FNMF et les grosses mutuelles qui ont accepté d’injecter du capital.

A quoi va servir cet argent ? Sera-t-il une garantie pour l’amélioration et la pérennisation de l’offre de soin ? On peut en douter dans la mesure où cet investissement est principalement dirigé vers le financement d’un PSE (Plan de sauvegarde de l’emploi – nouvel euphémisme qui succède à « plan social » pour désigner un plan de licenciement collectif) de 8 millions d’euros et de la réhabilitation du Palais de la Mutualité pour sa transformation en centre de conférence de luxe. Le financement des activités médicales n’est, par contre, pas assuré à court terme selon l’intersyndicale. Cela confirme la priorité que se sont fixée les exécuteurs de ce soi-disant « plan de sauvegarde » : la rentabilisation et la valorisation du Palais.


Continuer la lutte aujourd’hui !

Les salariés, les usagers du centre et les mutualistes restent plus que jamais mobilisés. Les discours des directions des mutuelles sur la sauvegarde des activités médicales, des emplois et de la vocation originelle du centre de la Mutualité ne trompent plus personne.

La ville de Paris, qui s’est déjà prononcée dans un vœu pour le maintien des activités sur le site doit agir ! Notamment  ne pas donner l’autorisation des travaux de démantèlement du Palais de la Mutualité et de s'engager au versement d’une subvention permettant le maintien de toutes les activités de santé.

Les mutuelles et les fédérations mutualistes impliquées dans cette opération immobilière doivent rendre des comptes !

Nous tous, habitants du 5e, usagers du centre, adhérents mutualistes, nous devons rester mobilisés pour dénoncer ce plan de liquidation de la Mutualité, défendre les emplois et les activités menacés ! Continuons à faire signer massivement la pétition et à élargir le mouvement !

Mardi 15 septembre, l'intersyndicale appelle les personnels à la grève, avec un rassemblement à 11h devant la Maison de la Mutualité.

 

Usagers des centres de santé mobilisons nous pour cette nouvelle étape afin, ensemble, de construire le rapport de forces qui permettra :

- le maintien intégral des activités de nos deux centres de santé

- le maintien de tous les emplois à la FMP

- le maintien de la gestion mutualiste de la Maison de la Mutualité  et de sa vocation de lieu populaire de réunions

 

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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 13:03
« Un projet de radicales transformations sociales en France est-il eurocompatible ? »

 

Le retour sur l'histoire de la construction européenne et une critique des mots d'ordre de la gauche réformiste (« l’Europe sociale », « réorienter l’UE ») doit nous aider à examiner notre rapport à l'Union Européenne aujourd'hui. Cette question intéresse tous ceux qui sont actuellement engagés dans des luttes sociales de grande ampleur en France et qui buttent sur l’obstacle européen, véritable outil ou faux prétexte pour casser les aspirations populaires à des transformations radicales.

 

Intervenants:

 

- François Denord et Antoine Schwartz, auteurs de L’Europe sociale n’aura pas lieu (éd. Raisons d’agir, 2009)

- Benjamin Landais, co-auteur de l'Idéologie européenne  (éd. Aden, 2008)
- Michel Rogalski, économiste.

Chaque intervenant fera une présentation pendant une dizaine de minutes sur les enjeux du débat avant d’échanger avec le public.

 

Le débat aura lieu le samedi 12 septembre à 14h30 au stand du PCF Paris 5e/6e/7e

 

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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 14:18

Quand les privatiseurs de La Poste et de la RATP s’épaulent dans leur besogne !

On a appris par la presse cet été que la direction de La Poste et celle de la RATP faisaient ensemble une « expérimentation » dans une station de la Ligne 4 (Simplon). Les lettres recommandées, non distribuées, seraient à retirer, non plus au bureau de poste mais au guichet du métro.

Complètement aberrant pour le service public :

Dans le processus de marchandisation et de privatisation, la direction de La Poste « restructure » ses bureaux en fermant massivement les guichets courrier, en supprimant des centaines d’emplois, en forçant les usagers à faire la queue encore plus longtemps devant les quelques guichets restants ou devant des automates !

Côté RATP, pareil. Dans l’objectif de supprimer encore des centaines d’emplois, malgré la colère des usagers, la direction supprime les prestations, même élémentaires, servies en station. Maintenant, par exemple, il impossible d’acheter des tickets, carnets ou abonnements dans une station aussi importante qu’Invalides ou du RER Cité Universitaire.

Ce serait le comble, qu'on retire des courriers dans une station de métro mais qu'on ne puisse plus acheter de tickets!

En fait, les privatiseurs font échange de bons procédés. En attendant de pouvoir supprimer, progressivement, les emplois des guichets RATP, on les utilise pour les mettre en concurrence avec ceux des guichets de la Poste et accélérer les suppressions d’emploi à La Poste.

C’est proprement scandaleux. Les agents des deux services publics et leurs organisations syndicales ont vivement réagi. Les usagers sont de plus en plus outrés.

La provocation doit cesser immédiatement.

Une fois de plus apparaît combien les convergences d’intérêt sont immenses pour défendre le service public national et combien il est nécessaire qu’elles se transforment en convergences de lutte. Notamment pour faire échec au projet de loi de transformation de La Poste en société anonyme et de transposition de la directive européenne de mise en concurrence totale du courrier.

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 13:22

Les menaces qui pèsent sur le Palais de la Mutualité dans le 5e nous placent face à une grave dérive d’ un type de gestion de certaines institutions mutualistes dominantes  de leur patrimoine et de leurs activités.

Gérer les mutuelles comme des assurances privées ?

La directive européenne transcrite en droit français en 2002 qui a rapproché les règles de fonctionnement des mutuelles et des assurances a été l’occasion pour des patrons de mutuelle de franchir allègrement le pas vers une gestion strictement capitaliste de leurs intérêts, malgré des déclarations de principe forcément « fidèles à leur engagement et tradition mutualiste ». Les logiques de rentabilité sont désormais au cœur des stratégies promues par ces acteurs de l’assurance santé qui se distinguent de moins en moins des assureurs privés.

Le secteur est en effet particulièrement rémunérateur. Les adhérents mutualistes sont clairement considérés comme des clients qu’il s’agit d’attirer vers des mutuelles qui rechignent de moins en moins à lancer de vastes campagnes de publicité depuis quelques années (radio, affichage). Le service « Priorité santé mutualiste » lancé par la FNMF de manière phase expérimentale en Bretagne et Languedoc a ainsi coûté près de 3 millions d’euros en publicité et communication.

Développer les mutuelles contre la Sécu et contre l’hôpital public ?

Le développement et le profit des mutuelles se fait désormais sur le dos des assurés sociaux qui pâtissent des déremboursements de soins et de médicaments imposés par les réformes successives de la sécurité sociale. Cette croissance du rôle des mutuelles en fait des acteurs de premier plan en France dans l’organisation du système de soin, dans une logique qui ne peut plus être considérée comme celle d’une assurance complémentaire, basée sur la solidarité entre ses adhérents, et non sur le profit. Les positions de Jean-Pierre Davant, en tant que partisan actif de l’application de la loi Bachelot « Hôpital, patients, santé, territoires », sont là pour le confirmer.

Ce dernier affirme, dans un interview au Figaro du 2 juin 2009, que « la seule chose que nous avions à lui reprocher, c'était de ne pas aller assez loin » avant d’ajouter, sans rire, que « la régionalisation du système de santé, c'est le sens de l'histoire ». Nul doute que ce qui séduit particulièrement Jean-Pierre Davant dans la loi Bachelot sont les nouvelles « agences régionales de santé » (ARS), instituées pour contrôler la carte sanitaire dans les « territoires de santé », la répartition des financements et des activités qu’elles pourront transférer directement (des « parts de marché » !) au secteur privé. Cette réforme profonde du système hospitalier est une aubaine pour des mutuelles qui pourraient récupérer à terme une part des activités les plus rentables des hôpitaux publics.

Le patron de la FNMF pose ainsi des jalons pour le développement de l’activité mutualiste en direction, par exemple, des « filières médicales » consacrées au traitement des maladies chroniques. Le centre de santé Saint-Victor pourrait d’ailleurs pâtir de cette stratégie : les différents projets de rentabilisation du centre insistent sur le bénéfice attendu grâce à l’installation de ces « filières » au détriment du maintien de la diversité des services médicaux, pourtant adaptée à une offre de soin de proximité.

La stratégie adoptée par Jean-Pierre Davant est donc caractéristique d’une gestion qui s’intègre totalement dans une logique de rentabilité. Il n’est donc pas étonnant que le 39e congrès de la Mutualité française qui s’est déroulé le 4 juin 2009 à Bordeaux, en présence de Nicolas Sarkozy, se soit tenu sous le signe de la « modernisation du mutualisme » avec, comme mesure phare, le lancement au niveau national du service « Priorité santé mutualiste » : son objectif est d’orienter les patients par téléphone vers le service hospitalier régional adapté à leur besoin … et à l’intérêt de leur mutuelle. Une occasion de déblayer le terrain pour l’application de la loi Bachelot.

Ce parcours risquait rapidement de s'apparenter à une filière de soins dans laquelle le patient sera obligé de s'inscrire pour bénéficier des conditions de remboursement de sa mutuelle : Médecin traitant conventionné, Spécialiste conventionné, Clinique conventionnée, etc. L'égalité d'accès aux soins des assurés sociaux théoriquement garantie par la loi s'en trouverait éliminée.

Mobilisons-nous à tous les niveaux pour un système solidaire de santé !

La mise en œuvre du « plan de sauvegarde » de la Mutualité dans le 5e arrondissement de Paris est une illustration frappante de la stratégie capitaliste adoptée par certaines mutuelles : liquidation immédiate des activités médicales les moins rentables, opération immobilière juteuse sans rapport avec les activités mutualistes, réaménagement des centres de santé au détriment d’un service de proximité. Les valeurs chères à M. Davant ne sont pas de celles qui ont été à l’origine du système de santé solidaire mais bien de celles qu’on côte en bourse !

Notre lutte pour l’abrogation de la loi Bachelot et pour le sauvetage de la Mutualité dans le 5e arrondissement sont solidaires ! Nous devons continuer le combat pour la défense  et la promotion d’un système de santé et de sécurité sociale solidaire contre les politiques de casse menées par le gouvernement avec la complicité active des grands groupes privés !

Nous exigeons :

Le développement et la pérennisation des centres de santé grâce à des financements couvrant leurs missions de santé publique

Une véritable reforme du financement de la protection sociale grâce à la suppression des exonérations de cotisations sociales patronales (comme même Philippe Seguin, président de la Cour des comptes, doit en reconnaître la nécessité) et une politique de sécurisation et de développement de l’emploi , des salaires, de la formaton et de la qualification (10 0000 chômeurs de moins, c’est 1,5 milliard de plus pour la Sécu)

Le retour aux élections des administrateurs à la sécurité sociale avec une nouvelle démocratie, à construire pour la gestion des caisses de sécurité sociale, l’amélioration des remboursements et la suppression des franchises et forfaits afin de diminuer les cotisations mutualistes et freiner la convoitise des assurances sur le secteur de la complémentarité santé !

L’abrogation de la Loi Bachelot et la remise en cause de la tarification à l’activité

 

Contre la Loi Bachelot et la dérive capitaliste de la gestion  des complémentaires santé

défendons le système de sécurité sociale et promouvons son financement !

 

Les menaces qui pèsent sur le Palais de la Mutualité dans le 5e nous placent face à une grave dérive d’ un type de gestion de certaines institutions mutualistes dominantes  de leur patrimoine et de leurs activités.

 

Gérer les mutuelles comme des assurances privées ?

 

La directive européenne transcrite en droit français en 2002 qui a rapproché les règles de fonctionnement des mutuelles et des assurances a été l’occasion pour des patrons de mutuelle de franchir allègrement le pas vers une gestion strictement capitaliste de leurs intérêts, malgré des déclarations de principe forcément « fidèles à leur engagement et tradition mutualiste ». Les logiques de rentabilité sont désormais au cœur des stratégies promues par ces acteurs de l’assurance santé qui se distinguent de moins en moins des assureurs privés.

 

Le secteur est en effet particulièrement rémunérateur. Les adhérents mutualistes sont clairement considérés comme des clients qu’il s’agit d’attirer vers des mutuelles qui rechignent de moins en moins à lancer de vastes campagnes de publicité depuis quelques années (radio, affichage). Le service « Priorité santé mutualiste » lancé par la FNMF de manière phase expérimentale en Bretagne et Languedoc a ainsi coûté près de 3 millions d’euros en publicité et communication.

 

Développer les mutuelles contre la Sécu et contre l’hôpital public ?

 

Le développement et le profit des mutuelles se fait désormais sur le dos des assurés sociaux qui pâtissent des déremboursements de soins et de médicaments imposés par les réformes successives de la sécurité sociale. Cette croissance du rôle des mutuelles en fait des acteurs de premier plan en France dans l’organisation du système de soin, dans une logique qui ne peut plus être considérée comme celle d’une assurance complémentaire, basée sur la solidarité entre ses adhérents, et non sur le profit. Les positions de Jean-Pierre Davant, en tant que partisan actif de l’application de la loi Bachelot « Hôpital, patients, santé, territoires », sont là pour le confirmer.

 

Ce dernier affirme, dans un interview au Figaro du 2 juin 2009, que « la seule chose que nous avions à lui reprocher, c'était de ne pas aller assez loin » avant d’ajouter, sans rire, que « la régionalisation du système de santé, c'est le sens de l'histoire ». Nul doute que ce qui séduit particulièrement Jean-Pierre Davant dans la loi Bachelot sont les nouvelles « agences régionales de santé » (ARS), instituées pour contrôler la carte sanitaire dans les « territoires de santé », la répartition des financements et des activités qu’elles pourront transférer directement (des « parts de marché » !) au secteur privé. Cette réforme profonde du système hospitalier est une aubaine pour des mutuelles qui pourraient récupérer à terme une part des activités les plus rentables des hôpitaux publics.

 

Le patron de la FNMF pose ainsi des jalons pour le développement de l’activité mutualiste en direction, par exemple, des « filières médicales » consacrées au traitement des maladies chroniques. Le centre de santé Saint-Victor pourrait d’ailleurs pâtir de cette stratégie : les différents projets de rentabilisation du centre insistent sur le bénéfice attendu grâce à l’installation de ces « filières » au détriment du maintien de la diversité des services médicaux, pourtant adaptée à une offre de soin de proximité.

 

La stratégie adoptée par Jean-Pierre Davant est donc caractéristique d’une gestion qui s’intègre totalement dans une logique de rentabilité. Il n’est donc pas étonnant que le 39e congrès de la Mutualité française qui s’est déroulé le 4 juin 2009 à Bordeaux, en présence de Nicolas Sarkozy, se soit tenu sous le signe de la « modernisation du mutualisme » avec, comme mesure phare, le lancement au niveau national du service « Priorité santé mutualiste » : son objectif est d’orienter les patients par téléphone vers le service hospitalier régional adapté à leur besoin … et à l’intérêt de leur mutuelle. Une occasion de déblayer le terrain pour l’application de la loi Bachelot.

 

Ce parcours risquait rapidement de s'apparenter à une filière de soins dans laquelle le patient sera obligé de s'inscrire pour bénéficier des conditions de remboursement de sa mutuelle : Médecin traitant conventionné, Spécialiste conventionné, Clinique conventionnée, etc. L'égalité d'accès aux soins des assurés sociaux théoriquement garantie par la loi s'en trouverait éliminée.

 

Mobilisons-nous à tous les niveaux pour un système solidaire de santé !

 

La mise en œuvre du « plan de sauvegarde » de la Mutualité dans le 5e arrondissement de Paris est une illustration frappante de la stratégie capitaliste adoptée par certaines mutuelles : liquidation immédiate des activités médicales les moins rentables, opération immobilière juteuse sans rapport avec les activités mutualistes, réaménagement des centres de santé au détriment d’un service de proximité. Les valeurs chères à M. Davant ne sont pas de celles qui ont été à l’origine du système de santé solidaire mais bien de celles qu’on côte en bourse !

 

Notre lutte pour l’abrogation de la loi Bachelot et pour le sauvetage de la Mutualité dans le 5e arrondissement sont solidaires ! Nous devons continuer le combat pour la défense  et la promotion d’un système de santé et de sécurité sociale solidaire contre les politiques de casse menées par le gouvernement avec la complicité active des grands groupes privés !

 

Nous exigeons :

Le développement et la pérennisation des centres de santé grâce à des financements couvrant leurs missions de santé publique

Une véritable reforme du financement de la protection sociale grâce à la suppression des exonérations de cotisations sociales patronales (comme même Philippe Seguin, président de la Cour des comptes, doit en reconnaître la nécessité) et une politique de sécurisation et de développement de l’emploi , des salaires, de la formaton et de la qualification (10 0000 chômeurs de moins, c’est 1,5 milliard de plus pour la Sécu)

Le retour aux élections des administrateurs à la sécurité sociale avec une nouvelle démocratie, à construire pour la gestion des caisses de sécurité sociale, l’amélioration des remboursements et la suppression des franchises et forfaits afin de diminuer les cotisations mutualistes et freiner la convoitise des assurances sur le secteur de la complémentarité santé !

L’abrogation de la Loi Bachelot et la remise en cause de la tarification à l’activité

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 10:49
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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 15:44
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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 10:38

 Voilà deux mois bientôt que télévision, magazines, intellectuels, experts et politiciens en rajoutent à tour de rôle sur le sujet de la burqa, du nikab, maintenant du « burqini ». Des variations infinies sont imaginables tant ce type de débats fait leur miel. Et ils ont encore six mois devant eux jusqu’aux conclusions de la mission parlementaire.


 Sarkozy a donné le signal de départ dans son discours de Versailles le 21 juin, reprenant au bond la balle envoyée par un certain nombre de députés, dont le quarteron des éléments les plus réactionnaires et populistes de l’UMP.


Ces députés ont soudain découvert la nécessité impérieuse d’une mission parlementaire sur une question qui concerne quelques centaines de cas en France (bientôt plus grâce à sa montée en épingle) et sur laquelle la quasi-totalité de l’opinion s’accorde.


Nous aussi, comme tout le monde ou presque, sommes horrifiés par l’idée que l’on puisse imposer à des femmes le port du voile intégral.


Mais nous devons réfléchir à qui profite la médiatisation de la burqa.


Certainement pas aux femmes menacées par cette agression (ou une autre) dont l’affaire va exacerber les causes.

Certainement pas aux travailleurs qui subissent la politique au service du patronat et de la finance. Leurs soucis sont ailleurs.

 En revanche, on note déjà la délectation des religieux de toutes les confessions, de toutes les tendances, même les plus intolérantes (UOIF).

Les voilà transformés en experts sollicités par la République pour dire ce qu’elle doit autoriser ou non, y compris les tenues vestimentaires ! Des éléments extrémistes isolés ne manquent pas d’en rajouter dans la provocation pour faire passer ces « modérés » pour des références.


En bref : « la burqa non, le voile islamique oui », logique nourrissant les prétentions publiques communes à toutes les religions.


Les religieux et le pouvoir sarkozyste ont trouvé un nouveau biais pour attaquer la laïcité. Halte là !


Les Eric Raoult, Thierry Mariani ou Georges Mothron (Argenteuil), ces inlassables recycleurs des « thèses » du Front national, ne masquent pas non plus leur satisfaction. Pour eux, voilà une nouvelle tribune pour répandre à nouveau les idées nauséeuses qui empestent nos quartiers et s’appliquent à casser les solidarités ouvrières.

Avec, en plus, un couvert de laïcité républicaine et une caution de gauche !

En prime, la lutte contre la burqa recouvre d’une mission civilisatrice les actions de guerre de l’armée d’occupation occidentale en Afghanistan.

On comprend que Sarkozy soit content !

Mais, progressistes, ne nous laissons pas piéger par cette tentative de détourner nos réflexes !

 Plus que jamais, battons-nous pour l’école laïque et républicaine, pour les services publics, pour le progrès social, contre le capitalisme et ses opiums du peuple ! 

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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 13:29
Les motifs d’exaspération sont nombreux causés par une organisation incompréhensible, des prestations réduites, des aberrations.

 

- Des bureaux restent fermés des mois pour travaux. Dans plusieurs cas, des bureaux ont été détruits et reconstruits plusieurs de suite.

- Le problème n°1 dans les bureaux de poste, c’est la queue aux guichets, le manque de guichets ouverts (à cause des suppressions d’emploi, encore 140 en 2009 à Paris). Eh bien, dans les bureaux restructurés, on supprime physiquement la majorité des guichets ! Il n’y a plus que 2 en tout, 3 au mieux ! Evidemment, il y a encore plus de queue.

Les usagers de la Poste à l'angle de la rue d'Ulm et de la rue Claude Bernard le vivent tous les jours avec un guichet désormais unique au lieu de 2 ou 3 avant les travaux.

- La multiplication des automates ne facilite pas les choses. Ils sont peu « conviviaux » comme on dit en informatique, et pas que pour les personnes âgées. Souvent en panne, on se demande combien ils coûtent en fait.

- Dans plusieurs bureaux, les horaires d’ouvertures sont changés, notamment retardés à 8h30 le matin semaine. En revanche, certains restent ouverts le samedi après-midi. Mais enfin ! La visite dans un bureau de poste n’est pas une distraction à passer en famille le week-end, c’est un service dont on a besoin et qui est d’autant plus satisfaisant qu’on peut y aller avant ou après le travail et ne pas trop attendre.

- Les usagers n’ont rien à faire d’écrans de télévision pour les faire patienter ou leur faire absorber de la publicité. Ils n’ont rien à faire de l’espace « boutique », envahissant : La Poste, ce n’est pas une épicerie ou une papeterie !

Quant aux conditions de travail des agents, elles deviennent de plus en plus invivables. L’ambiance des bureaux se détériore. Certains agents ont désormais des postes en station debout sans aucun espace personnel.

 

Usagers et agents des bureaux ne font pas les frais d'erreurs de "management" de la direction de la Poste. Les "restructurations" du réseau correspondent à une stratégie délibérée visant à préparer la privatisation.

En zone rurale et dans les petites villes, les bureaux sont progressivement transformés en « agences postales » ou remplacés par des points de contact. Les usagers n’ont plus accès à toute la gamme des prestations offertes normalement par un bureau de plein exercice. En tant que contribuables locaux, ils financent une bonne part du maintien d’une « présence postale » diminuée.

 

Pour les bureaux restants, en particulier dans les grandes villes, les bureaux sont restructurés de fond en comble pour devenir de petits centres de profit, en grande partie identifiables à des agences bancaires.

Les activités courrier courantes sont considérées comme rapportant peu. C’est pour cela qu’elles devraient être massivement automatisées (à 50%) d’ici 2012. C’est pareil pour toute une série d’activités bancaires de base quand elles ne sont pas renvoyées vers des centres d’appels téléphoniques extérieurs privés.

En concordance, la direction de La Poste supprime des dizaines de milliers d’emplois et entend ne plus renouveler 4 départs à la retraite sur 5.

Le nouveau bureau de poste est conçu pour soutirer le plus argent possible à l’usager-client tout en économisant au maximum sur le service rendu. C’est la logique de privatisation.

 

Peu importe que, dans les faits, la casse des bureaux de Poste, se solde pour l’instant, en plus de la casse du service public, par un insondable gâchis financier : coût des travaux, non-rentabilité absolue de l’espace « boutique » parasitaire (dont le but réel est d’imposer une logique marchande)…


Puisque c’est la collectivité, les salariés, les usagers qui paient la note dans l’intérêt des futurs actionnaires privés.

 

Dans le « plan de relance » de Sarkozy, 600 millions d’euros sont comptés au titre de la Poste. 600 millions pour quoi faire ? Précisément pour continuer de casser physiquement le service public (« accélérer la modernisation des bureaux de poste… à travers mille chantiers modestes mais visibles » Bailly, PDG in le Figaro du 13 mars 2009). C’est proprement scandaleux.

 

Avec le projet de loi de changement de statut de La Poste que le gouvernement veut faire adopter avant la fin de l’année, la perspective de privatisation est encore plus claire.

 

Dans les mois qui viennent, initions et unissons les mouvements de protestations des salariés et des usagers qui se multiplient sur Paris pour gagner le retrait de la loi anti-postale !

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