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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 10:32
Ete 2009 : la nouvelle étape de la privatisation de La Poste est engagée.

 

Le gouvernement espère faire passer d’ici décembre, « en urgence », le projet de loi destiné :

 

-         d’une part à livrer à la concurrence et au marché privé l’ensemble de la distribution du courrier à partir de 2011, en transposant la 3ème directive européenne de « libéralisation »

-         d’autre part à supprimer le statut d’établissement public de La Poste en la transformant en société anonyme.

 

L’objectif est évidemment de lever l’obstacle juridique que représente ce statut à la privatisation du capital, à la mise en Bourse.

Le prétexte du gouvernement, selon lequel La Poste aurait besoin d’argent pour financer ses investissements, tombe de lui-même quand on sait que le PDG Bailly est prêt à faire racheter pour 1 milliard d’euros la banque italienne « Palatine » par la Banque postale. Songeons encore aux milliards d’euros accordés aux banques privées alors que la Banque postale publique n’a rien perdu dans la « crise financière ».

La promesse que le capital de la SA La Poste resterait détenu par des acteurs du secteur public n’engage que ceux qui veulent bien y croire. On l’a déjà vu pour France Telecom, GDF…

 

Dans la suite d’un processus entamé depuis 20 ans.

 

Le processus de privatisation de la Poste ne date pas d’aujourd’hui. Depuis 1990, les gouvernements successifs s’y sont attaqués progressivement (droite, PS ou « gauche plurielle » au niveau français comme européen) : casse des PTT, « libéralisation » du courrier au dessus de 50 grammes, transformations des services financiers de la Poste en « banque postale » de droit privé…

 

Ses conséquences multiples se font déjà lourdement sentir : suppressions de dizaines de milliers d’emplois, dégradation des conditions de travail, dégradation du service rendu (ex : levée du courrier de plus en plus tôt, distribution de plus en plus tard), augmentation des tarifs, multiplication des prestations facturées…

 

Ce qui est en jeu avec la lutte pour le retrait de la nouvelle loi anti-postale, c’est d’empêcher ce processus de continuer mais aussi de commencer à l’inverser.

Cela implique d’aller sur le fond politique de cette loi qui est le même que celui des contre-réformes précédentes.

 

Pour défendre et reconquérir le service public postal, nous nous battons

 

-         contre le changement de statut de La Poste qui ouvre la porte à la phase finale de la privatisation

-         contre l’application en France des directives européennes qui détruisent les services publics dans tous les pays. Elles n’ont aucune légitimité.

-         pour le maintien et la reconquête du monopole public postal, gage de l’égalité des usagers et des territoires, d’une logique de réponse aux besoins contre une logique de ponction pour les profits.

-         pour des services financiers de la Poste qui continuent d’échapper à la spéculation et aux « crises financières », garantissent l’accès de tous aux services bancaires, draine l’épargne populaire vers le financement des priorités nationales. Cela implique la réintégration de la « Banque postale » dans l’établissement public.

 

Un véritable front de lutte peut se construire :

 

L’attachement du pays au service public de la Poste est à la hauteur de ce qu’elle représente dans la vie de tous les jours. Pour ne citer que cela, 2 millions de personnes se rendent chaque jour dans un bureau de Poste.

 

Des mobilisations diverses contre la privatisation et ses effets se sont multipliés, des salariés avec leurs organisations syndicales, comme des usagers.

Depuis 2005, il y a eu ainsi des actions dans plus de 200 centres de distribution contre les suppressions de tournées et postes de facteurs, avec la compréhension et souvent le soutien des usagers.

De nombreuses batailles ont lieu contre les fermetures de bureaux de Poste, leur « restructuration », la suppression de guichets… D’autres fois, c’est contre la suppression de boîtes aux lettres que se fait la mobilisation. Dans notre arrondissement par exemple, 1600 usagers du quartier, avec une association de riverains, se sont exprimés contre la restructuration du bureau de Beaugrenelle (voir en lien).

 

Tous ces mouvements permettent de freiner le mouvement de casse du service public.

Aujourd’hui la réunion de toutes ces luttes, qui s’opposent à la privatisation, leur développement, renforcés par l’expérience et le bilan désastreux de la privatisation partout dans le monde, peuvent converger pour gagner le retrait de la Loi de privatisation.

 

La convergence de lutte dépasse aussi La Poste.

Sarkozy a choisi de reporter le dépôt du projet de loi, initialement prévu pour le début de l’année, pour éviter qu’il ne coïncide avec les grandes mobilisations de salariés du 29 janvier ou du 19 mars.

Il a lui-même indiqué la voie pour le mettre en échec : la réunion de toutes les luttes des salariés de tous services publics, du privé, des usagers autour d’objectifs précis comme la défense de La Poste.

 

Des initiatives dès septembre :

 

Localement, nationalement, des mobilisations se préparent pour la rentrée. Communistes, nous y prendrons toute notre part comme force politique de lutte et de propositions.

 

Quatre organisations syndicales de salariés de La Poste de Paris viennent par exemple de décider d’appeler à une grève illimitée des agents des bureaux de Poste à partir de la « Fête » de La Poste, opération de propagande, organisée par la direction fin septembre. Nous appelons les usagers à soutenir ce mouvement. 

 

Des consultations populaires seront organisées sous des formes diverses le 3 octobre « contre la privatisation de La Poste ». Nous appelons à en faire autant de rendez-vous d’explication et de mobilisations précises pour faire monter l’exigence du retrait du projet de loi anti-postale, de la défense et la reconquête du service public national de La Poste.

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 14:44

L’histoire « institutionnelle », celle enseignée dans les écoles de la République, ne se situe pas directement dans une problématique de construction d’une science historique. Elle pose d’abord la question de la conscience historique que les politiques, les pédagogues, les éditeurs de manuels, les chefs d’établissement et finalement les professeurs choisissent plus ou moins consciemment de mettre en avant. Depuis une décennie, l’Union européenne occupe une place grandissante dans les enseignements du primaire (sous forme d’outils pédagogiques proposés aux instituteurs) au lycée (un tiers du programme de terminale générale d’histoire et une bonne place dans celui de géographie de première) en passant par le collège (comme option dans les cours d’éducation civique).

 

Dans le même temps, la remise en cause profonde des politiques mises en place depuis plus de trente ans, la situation de crise actuelle du capitalisme pose de façon concrète chez les salariés la question d’un changement profond du système. Le rejet des politiques et des institutions européennes, associées depuis leur fondation au renforcement et aux mutations du capitalisme monopoliste à l’échelle continentale et mondiale, va crescendo. Tous les efforts sont donc requis par les pouvoirs en place pour redorer le blason d’une telle structure mise à mal à chaque nouveau référendum national.

 

Les débats sur la mémoire collective dans l’Union européenne en sont d’autant plus vifs. Les projets visant à créer artificiellement une histoire officielle au niveau européen se multiplient. Après le Rapport Linblad criminalisant les « régimes totalitaires communistes », le parlement européen votait le 23 septembre 2008 une résolution qui assimilait « nazisme, stalinisme et les régimes fascistes et communistes », afin de faire du 23 août une journée de commémoration des victimes de ces régimes présentés comme équivalents.

 

Sans qu’un lien direct puisse être établi entre les efforts répétés des partisans de « l’Europe politique » pour la promotion d’une « identité européenne » et l’inflexion des programmes, nous sommes forcés de constater que les nouvelles générations d’historiens et de professeurs seront de plus en plus amenées à lutter s’ils veulent pouvoir garder toute l’indépendance nécessaire à l’exercice de leur activité.

 

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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 17:41
Le « grand emprunt national » annoncé le 22 juin par Sarkozy dans son discours de Versailles est une opération politique destinée à durer au moins tout l’automne. Aussi convient-il de dénoncer ce marché de dupes pour les citoyens et les contribuables.

 

1-     Un niveau de la dette publique insupportable…

 

Endetter l’Etat, ce n’est pas nouveau. Le gouvernement ne fait que çà et est passé à la vitesse supérieure au nom de la crise.

Un niveau préoccupant est atteint. Plus de 200 milliards d’euros auront été à nouveau empruntés cette année. L’endettement total de l’Etat avait déjà atteint un record fin 2008 : 1327 milliards d’euros.

Cette situation place notre pays sous une dépendance croissante des marchés financiers. Elle coûte extrêmement cher, toujours plus cher. La charge de la dette (remboursements et intérêts) devrait cette année devenir le premier poste budgétaire de l’Etat, dépassant l’Education nationale (en 2008, 54,6 milliards d’euros d’un côté et 58 milliards de l’autre).

Les mises en garde du Président contre les déficits « légués aux générations futures » sont contredites par sa propre pratique. Mais les discours cherchent avant tout à justifier les coupes sombres dans les budgets publics et sociaux.

 

2-     … parce que l’utilisation des emprunts est néfaste

 

Le gonflement du déficit budgétaire n’est pas une fatalité mais un choix politique.

 

Dans une logique tout à fait opposée, le déficit pourrait servir occasionnellement à financer des investissements fondamentaux pour le pays, par exemple pour les services publics, pour l’hôpital, pour défendre et reconstituer des filières industrielles…

Mais les faits indiquent à tous qu’il ne s’agit pas de cela, au contraire ! Au nom de la crise, on a donné et prêté aux banques qui en étaient responsables !

 

A l’autre bout de la même politique, le gouvernement, les gouvernements successifs, sapent les ressources de la puissance publique, creusent les déficits pour mieux les faire payer au plus grand nombre (on connaît la rengaine unilatérale des "critères de Masstricht").

 

Entre 2007 et 2009, pour ne remonter plus haut et pour ne citer que ces aspects (car nous condamnons quasiment tous les choix budgétaires !) :

- le « paquet fiscal » adopté juste après les élections (« bouclier fiscal », défiscalisation des heures supplémentaires, etc) coûte plus de 10 milliards d’euros par an

- les exonérations de cotisations sociales patronales ont encore augmenté de 6 milliards d’euros par an (27 à 33), pour les profits des entreprises et aux dépens du budget de l’Etat et de la Sécurité sociale. 

- la charge de la dette de l’Etat elle-même s’emballe passant de 40,7 milliards d’euros à 54,6 milliards d’euros.

 

3-     « Le grand emprunt national » : antipopulaire !

 

Emprunter auprès des particuliers et non plus uniquement sur les marchés financiers ne change rien à la stratégie d’endettement du pays.

Le côté politique de l’opération transparaît dans les effets d’annonce. Un objectif du « grand emprunt » est d’impliquer directement les ménages dans les choix gouvernementaux, de les y faire adhérer.

Mais le « grand emprunt » est tout sauf populaire : il sera profondément injuste profitant aux plus riches et pesant doublement sur les plus pauvres.

 

Les ménages aisés, dont les revenus proviennent le moins du travail, sont ceux qui ont le plus intérêt à prêter. Pour les plus riches en effet, bénéficiaires du « bouclier fiscal », les intérêts que leur versera l’Etat seront sans impôt (peut-être 4,5% l’an comme l’emprunt EDF ou plus). Pour eux : un placement totalement sûr, nettement profitable.

Le comble, c’est qu’ils pourront prêter à l’Etat, contre rémunération, précisément l’argent que le gouvernement vient de leur donner en déduction d’impôt.

 

Les autres ménages, dont les revenus sont principalement issus du travail, vont surtout payer. Ceux qui souscriraient à l’emprunt ne bénéficieront pas de défiscalisation. Surtout, c’est eux qui vont payer les remboursements de la dette par l’Etat. Doublement : ils subissent de plein fouet la politique d’austérité des dépenses publiques et sociales ; ils vont subir de plein fouet le coût des nouveaux impôts et des hausses d’impôt qui se profilent déjà pour « régler la note de la crise ». Songeons à la Taxe carbone ! Souvenons-nous de ce qu’ont coûté les emprunts Giscard ou Balladur !

 

Salariés, retraités, jeunes, nous avons bien toutes les raisons de combattre le « grand emprunt national ».

 

4-     Dans le même temps, le gouvernement s’acharne sur le Livret A

 

A peine annoncé le « grand emprunt », on apprend que la rémunération du Livret A est encore abaissée à 1,25% par an, depuis le 1er août.

Le gouvernement accélère le démantèlement de l’épargne populaire réglementée. La « banalisation du Livret A », c'est-à-dire la possibilité pour toutes les banques privées de le distribuer depuis le 1er janvier, commence à produire ses effets néfastes : les banques s’en servent comme produit d’appel pour rediriger les épargnants vers des placements financiers plus risqués et inutiles à la société.

La poursuite de la privatisation de la Poste et de sa « Banque Postale » va dans le même sens. Dans le même temps, la centralisation des fonds par la Caisse des dépôts, garantie de leur affectation au financement du logement social, est remise en cause.

 

Le Livret A, c’est le contre-exemple du « grand emprunt ».

Plafonné, il s’adresse principalement à l’épargne des travailleurs qu’il garantit et rémunère.

Il ne coûte rien à la collectivité.

L’épargne des ménages est dirigée vers le financement d’un besoin premier des ménages : le logement social. Les organismes HLM trouvent une source de financement, sur de très longues durées, avec des taux modérés, qui n’existe pas sur les marchés financiers.

 

Plus que jamais est posée, avec le « Grand emprunt » comme avec la casse du Livret A, la question de la préservation et du développent des instruments publics permettant de drainer l’épargne vers l’investissement d’intérêt général.

 

Faire cesser le démantèlement des missions de la Caisse des dépôts et consignations est une exigence primordiale.

La (re)nationalisation des grandes banques est une revendication de bon sens qui s’affirme à nouveau fortement.

La bataille rassembleuse contre la privatisation de La Poste est une priorité, sous cet aspect aussi

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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 12:09
Quelques rappels d'une syndicaliste des finances. A toutes fins utiles face à la loi sur la "mobilité" des fonctionnaires et à la RGPP.

POURQUOI UNE FONCTION PUBLIQUE SOUS STATUT

 

D’abord, le principe d’égalité, par référence à l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 qui dispose que l’on accède aux emplois publics sur la base de l’appréciation des « vertus » et des « talents » c’est-à-dire de la capacité des candidats ; nous en avons tiré la règle que c’est par la voie du concours que l’on entre dans la fonction publique.

 

Ce principe est parallèlement celui de l’égalité d’accès et de l’égalité de traitement des citoyens. Un recrutement en dehors des concours favorise le clientélisme et induit un traitement différent des citoyens.


Le principe d’indépendance du fonctionnaire vis-à-vis du pouvoir politique comme de l’arbitraire administratif que permet le système dit de la « carrière » où le grade, propriété du fonctionnaire, est séparé de l’emploi qui est, lui, à la disposition de l’administration ; principe ancien que l’on retrouve déjà formulé dans la loi sur les officiers de 1834.

 

 

Le principe de la continuité :

Le service public doit assurer ses missions de manière permanente quel que soit le pouvoir en place ou les conditions extérieures et sur l’ensemble du territoire.

 

La RGPP avec la restriction des implantations, les fusions, les suppressions d’empois et la régionalisation des services publics, ajoutées à la loi sur la mobilité qui remet en cause le statut et les principes énumérés plus haut (recrutements précaires, mobilité contrainte, temps partiel contraint...) mettent en péril ce principe.


Le contrat opposé au statut

Pourquoi le fonctionnaire a-t-il été placé par la loi vis-à-vis de l’administration dans une situation statutaire et réglementaire et non contractuelle (art. 4 Titre 1er)? et pourquoi les emplois permanents des collectivités publiques doivent-ils être occupés par des fonctionnaires (art. 3 T I) ? Parce que le fonctionnaire est au service de l’intérêt général à l’inverse du salarié de l’entreprise privée lié à son employeur par un contrat. Remettre en cause cette spécificité c’est déconnecter le fonctionnaire de l’intérêt général pour le renvoyer vers des intérêts particuliers, le sien ou celui de clients ou d’usagers.


Le métier opposé à la fonction

Dans le système dit de la carrière, propre à la conception française, on ne sert pas l’État comme on sert une société privée. C’est une fonction sociale qui s’apparente aussi bien à la magistrature, au sens donné à ce mot dans l’ancienne Rome, qu’au service public moderne dans toute la gamme des technicités requises pour la mise en œuvre des fonctions collectives d’une société développée comme la société française.


La notion de métier doit être considérée comme péjorative dans la fonction publique.

En effet, la substitution du concept de métier à celui de fonction vise à rien moins qu’à substituer la logique du marché à celle du service public, une fonction publique d’emploi à une fonction publique de carrière. Elle est accordée à la substitution du contrat à la loi, du contrat au statut.

Elle touche donc au cœur la conception française de fonction publique en remettant en cause le principe d’indépendance.

 

L’individualisation de la performance opposée à la recherche de l’efficacité sociale

L’atomisation salariale (différentes composantes de la rémunération : rémunération indiciaire, au mérite, GVT, primes, bonifications, etc., s’ajoutant l’atomisation fonctionnelle et contractuelle, est dangereuse en tant qu’elle isole le fonctionnaire de ses collègues. Elle le rend par là plus vulnérable dans un contexte qui tendra à devenir plus clientéliste, plus sensible aux pressions administratives, politiques ou économiques. C’est au bout du compte l’intégrité de la fonction publique qui risque d’être mise en cause et la responsabilité que conférait à l’agent public l’article 15 de la DDHC : «  La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration. »

 

 

Pour finir un rappel historique :

 

En 1945, la libération a été marquée par la reconstruction de l’État, le grand débat national pour le renouvellement des institutions et la constitution de la IVe République, la mobilisation pour la renaissance du pays, les grandes réformes économiques et sociales et les nationalisations. C’est ainsi que des entreprises comme EDF-GDF ou la SNCF deviennent entreprises d’État avec un statut particulier.

 

C’est aussi la naissance de la Sécurité Sociale qui doit garantir les risques pour tous, de la naissance à la vieillesse. Dans ce contexte Maurice Thorez entré au gouvernement provisoire constitué le 22 novembre 1945, en qualité de Ministre d’État chargé de la fonction publique allait mettre en route une politique s’appliquant à l’ensemble des fonctionnaires. Le Statut général des fonctionnaires est voté à l’unanimité le 5 octobre 1946.

 


Maurice Thorez affirma que le Statut était :

« une loi essentiellement démocratique qui fait honneur à notre pays », et que « le fonctionnaire était enfin considéré comme un homme et non comme un rouage impersonnel de la machine administrative ».

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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 11:27
Afghanistan le samedi 1er août 2009 : à signaler un jeune de 22 ans mort, deux autres de 24 et 29 ans gravement blessés. Voilà le bilan tragique de la journée pour les troupes françaises en Afghanistan.

Le soldat du 3ème régiment d’infanterie de marine de Vannes ajoute son nom à 28 autres jeunes, dont les dix tués le 18 août 2008, tous envoyés là-bas pour y mourir.

 

Morts pour quoi ? Au nom de quoi ?

 

La surenchère de propagande de « l’administration » Sarkozy, poussée jusqu’à l’écœurement le 14 juillet, n’y change rien.

Non, pas plus que pendant la colonisation, les troupes françaises en Afghanistan ne sont des bienfaitrices apportant la civilisation. Essayer de transposer en France la question de la Burqa ne convainc pas davantage : cette guerre n’est pas l’affaire des Français !

 

Les 29 Français ne sont pas morts pour la défense nationale, pour la patrie, pour la France. Ils sont morts à cause de la politique de nos gouvernants d’allégeance à l’impérialisme américain, à l’OTAN.

 

L’OTAN n’amène en Afghanistan ni la liberté, ni le développement. L’expérience le montre constamment et tragiquement depuis 2001.

Ses armées, derrière les Américains, agissent en troupes d’occupation, sous Obama exactement comme sous Bush. Les assassinats de civils, les « bavures », le soutien à des mercenaires, véritables « saigneurs de la guerre », ne peuvent plus être occultés.

La situation économique du pays est plus désastreuse que jamais alors que les destructions s’aggravent.

Politiquement, les talibans ne cessent de se renforcer face au gouvernement fantoche de Karzaï. Ce dernier doit même faire à nouveau des offres aux talibans « modérés ».

 

L’OTAN n’amène pas davantage la paix, ni dans le pays, ni dans la région, tout au contraire. Les foyers de tension se multiplient, comme au Pakistan.

Les hypothèses de nouvelles guerres US « préventives » restent plus que jamais d’actualité dans la suite de la tragique guerre d’Irak, avec toujours les intérêts pétroliers comme toile de fond.

 

La France n’a rien à faire en Afghanistan. Elle n’a pas à envoyer sa jeunesse s’y faire tuer, à gaspiller des centaines de millions d’euros pour soulager les USA.

Les autorités US réclament encore un plus gros effort de leurs alliés de l’UE, pilier européen de l’OTAN.

 

Dans notre pays, comme ailleurs, la mobilisation de l’opinion publique peut et doit poser les vraies questions, imposer une autre politique :

 

-Non à la guerre !

-Retrait immédiat des troupes françaises d’Afghanistan

-Sortie de la France de l’OTAN et de son commandement intégré dans lequel le pouvoir vient de l’y rétablir pour montrer sa docilité à l’impérialisme américain.

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 13:07

Les plus anciens d’entre nous se souviennent certainement du dicton populaire qui avait cours pendant la « quatrième république » lorsque les gouvernements alternaient et ne tenaient que quelques mois, voire quelques semaines : « Un ministre socialiste arrive c’est donc une nouvelle taxe qui va nous tomber dessus ! » Certes l’histoire ne repasse pas les mêmes plats, dit-on, mais force est de constater que nous vivons, à gauche, une période bien étrange sur le plan des repères…


En effet, Michel Rocard, mandaté par Sarkozy, vient de confirmer, au nom d’un prétendu consensus de personnalités qualifiées s’arrogeant une fois encore le droit de dire ce qui serait bon pour notre pays, que la taxe carbone serait mise en œuvre dès 2010. Cette taxe aurait notamment pour objet de compenser l’allégement de la taxe professionnelle, contre l’avis des associations d’élus. Une fois encore, les principaux contribuables qui paieront la nouvelle taxe carbone seront les ménages puisque celle-ci sera incluse dans le prix des carburants et sur les factures de chauffage. 8 centimes de plus sur le litre de super sans plomb et quelques autres de plus pour le fuel domestique ou le chauffage au gaz, voilà le prix qu’il conviendra de payer, et jusqu’à 300 euros par an ! Venant peu de temps après l’annonce de la hausse des charges locatives liée au financement des économies d’énergie, voici clairement des mesures qui vont continuer à diminuer le pouvoir d’achat des salariés, des retraités et des familles. Les ménages paient déjà un lourd tribut en matière de taxes et il n’est pas inutile de rappeler que c’est la TVA qui grève le plus les budgets populaires. De fait, les salariés les plus modestes, ceux dont les revenus sont trop faibles, bien souvent, pour pouvoir habiter près de leur lieu de travail, seront les premières victimes de cette contribution habilement baptisée « climat énergie ».


La cause de la défense de l’environnement doit elle passer par une nouvelle mise en cause de l’égalité devant l’impôt ? S’il faut agir pour l’environnement, ce qui est indispensable, pourquoi ne pas réserver l’allégement de la taxe professionnelle aux seuls investissements éco responsables ? Pourquoi ne pas consacrer une partie des 25 milliards d’euros de la taxe sur les produits pétroliers au financement de la protection de l’environnement, à l’amélioration des performances énergétiques des immeubles et logements ? On peut d’ailleurs se demander comment les 8 milliards d’euros de la taxe carbone pourraient, par miracle, faire demain ce à quoi les 50 milliards d’euros de l’actuelle fiscalité environnementale n’ont pas encore permis de faire ? Je suis intervenu à plusieurs reprises lors du débat sur le « Grenelle de l’environnement » pour défendre ces propositions mais il paraît indécent pour le gouvernement et sa majorité de parler des moyens financiers et de justice sociale lorsque s’agit surtout d’évoquer de manière abstraite les enjeux environnementaux. Les Sénateurs du groupe CRC SPG, , sont clairement opposés à l’instauration d’une nouvelle taxe venant ponctionner un peu plus le pouvoir d’achat des salariés, des retraités et des familles populaires. Nous réaffirmons notre opposition résolue à la mise en place de la taxe carbone version Sarkozy, Juppé et Rocard."


Par Jean-Claude Danglot

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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 11:32

Un dialogue « social » qui ressemble à une partie de chuchotements !

 

Qui le sait ? Une négociation entre organisations patronales et syndicales est engagée depuis 6 mois pour fixer les conditions d’une « réforme » aussi grave pour l’avenir de la médecine du travail qu’a pu l’être la loi Fillon pour les retraites. Aucun débat public, pratiquement aucun article de presse : les principaux intéressés, les salariés, sont soigneusement tenus à l’écart.

 

Un dialogue « social » où le Medef est maître d’école.

 

L’initiative de la « réforme » revient au gouvernement. Le Medef a débarqué avec son texte, étonnamment accepté comme base de discussion. Puis sept réunions plénières se sont échelonnées pour en aménager les contours.

Pour le Medef, la dernière réunion, fixée au 11 septembre 2009, devra être « conclusive ». Restera ensuite au gouvernement à sortir les décrets et le projet de loi correspondant à la remise en cause intégrale de tous les acquis historiques de la loi de 1946.

 

La priorité du pouvoir et du Medef : sortir le médecin du travail de l’entreprise.

 

« Démographie défavorable », « pénurie qui va s’aggraver », les médecins du travail seraient comme une espèce en voie de disparition. Une « fatalité » devant laquelle le représentant du Medef appelle à être « réalistes ».

Pourtant les médecins du travail ne sont pas des pandas ! Pour les reproduire, il suffit de les former. La demande est forte, pressante. Les conditions existent. Mais pour le Medef et le gouvernement, évidemment c’est exclu.

 

Puisque l’on ne formera pas les médecins du travail qu’il faut, on supprime leurs attributions. Les visites périodiques seraient espacées (tout les 4 ans et encore) les privant de tout sens. D’autres intervenants des services de santé au travail que les médecins pourraient assumer certaines prérogatives. La fonction de prévention dans l’entreprise, l’objectif d’adaptation des postes de travail seront délaissés. Etc.

 

A nouveau, l’Europe sert de support aux casseurs de droits sociaux. A l’obligation de visites médicales à l’entreprise pour chaque salarié, une directive européenne, que rien n’oblige à appliquer, prétend substituer un accès médical facultatif pour celui qui en fait la demande expressément (à l’employeur !).

 

La mainmise patronale, si souvent dénoncée, serait encore renforcée avec la substitution de médecins du travail, salariés protégés par leur statut et leur compétence, par d’autres intervenants beaucoup plus dépendants, comme avec la « gouvernance paritaire » des services de santé au travail.

 

User les salariés jusqu’au bout puis les jeter comme inaptes, n’est-ce le rêve des patrons avides de profits ? Ne les laissons pas détruire la médecine du travail !

 

Faire le plus de bruit possible avant et après le 11 septembre pour contrecarrer ce projet : voilà ce que peuvent faire de mieux ceux qui sont dans le camp des travailleurs !

 

Nous reproduisons ci-dessous une déclaration, très claire, du collectif « Sauvons la médecine du travail » et renvoyons, une nouvelle fois vers son site internet ( http://www.slmt.fr ) où, notamment, les principes de la médecine du travail, gagnés en 1946, sont très bien expliqués.

 

 

Pas d’accord sur cette « réforme de la santé au travail »

 

Après 6 mois de discussion, les partenaires sociaux aboutissent à un protocole d’accord prêt à signer le 11 septembre 2009. La démédicalisation de la prévention des risques professionnels est utilisée pour installer un contrôle sanitaire entre les mains des employeurs.

 

Une modification de la loi de 1946 confierait aux directions des services de santé au travail (SST), donc aux employeurs, la prévention médicale des risques professionnels en lieu et place des médecins du travail. Cela serait facilité par leur décimation en cours.

 

Des Conseils d'Administration (CA) majoritairement employeurs (un tiers MEDEF/CGPME, un tiers employeurs, un tiers salariés), des commissions de contrôle sans pouvoir et des commissions médico-techniques sans attribution, ne permettraient plus la concertation interne et le choix des orientations au sein du SST.

 

Des personnels des SST sans indépendance, sans garantie du secret médical ou de protection, fourniraient des services à la seule demande des employeurs.

 

Des conditions d’agrément assouplies, des recommandations facultatives à la place d’obligations réglementaires limiteraient l'intervention et la responsabilité de l’Etat.

 

La disparition des médecins spécialistes de l'interface santé/travail conduirait à séparer les questions de santé de celles du travail. D'actions du médecin sur le milieu du travail (tiers temps), il ne serait plus question : la prévention médicale des risques professionnels disparaîtrait au profit d'une promotion générale de la santé publique, sans rapport avec les risques professionnels du poste de travail. La prévention de l’altération de la santé du fait du travail serait remplacée par une gestion des risques totalement contrôlée par les employeurs. Les relations entre l'état de santé du salarié et le poste de travail ne seraient plus au centre des actions de prévention. Il n'y aurait plus de prise en charge individuelle des risques professionnels.

 

Dans la perspective d’un alignement régressif sur la directive européenne qui prône un accès médical facultatif, un suivi sanitaire serait organisé. Il comporterait des visites médicales d’embauche de sélection qui donneraient lieu à une aptitude ou une inaptitude "couperet", définies pour la première fois de façon restrictive comme l'absence de « contre indication physique ou psychique à la tenue du poste de travail ». Elles ne permettraient plus au médecin du travail de proposer des restrictions, des aménagements de poste ou des préconisations préventives.

 

Le rythme des visites serait modulé en fonction des ressources médicales. Dans le meilleur cas, un entretien médico-professionnel serait réalisé par un infirmier. Tous les 4 ans, une visite médicale hypothétique serait pratiquée par un médecin dont la spécialité aura disparu. Les motifs de surveillance renforcée seront réduits. Face à un problème de santé, c’est l’infirmier qui déciderait de l’opportunité d’une visite médicale !

 

Le contrat de travail ne serait plus protégé par l’arrêt médical. Dès 45 jours d’arrêt maladie, le médecin conseil de l'assurance maladie déclencherait une visite pour informer l’employeur d’une éventuelle inaptitude. La reprise mettrait fin à l'obligation de reclassement pour l'employeur. L’inaptitude serait décidée en une seule visite. Le licenciement serait prononcé dans les 21 jours. La contestation serait portée devant une commission médico-légale indéfinie. Le maintien dans l’emploi serait réglé par l’employeur pendant l’arrêt, l’inaptitude expéditive, la contestation illusoire. Ceci constituerait un moyen de contrôle et de réduction des arrêts de travail.

 

Le financement de ce suivi sanitaire des salariés n'a pas été discuté. Certains proposent même d’en exonérer les employeurs, pourtant responsables des risques !? Un pilotage hiérarchisé, du haut vers le bas, est envisagé. Un rapprochement structurel avec les CRAM est proposé pour offrir des moyens directs pour la chasse aux arrêts de travail.

 

 

Quel syndicat osera signer un tel texte ?

 

Le 9 juillet 2009

 

Groupement national Sauvons La Médecine du Travail

contact@slmt.fr

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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 18:03


Compte-rendu de lecture du livre de François Denord et Antoine Schwartz, L’Europe sociale n’aura pas lieu, éd. Raisons d’agir, Paris, avril 2009, 139 p.par Benjamin Landais



Dans une synthèse courte et efficace, les deux auteurs s’attaquent à l’antienne sociale-démocrate qui fait de l’Europe sociale l’objectif à atteindre de la construction européenne. Objectif toutefois impossible à réaliser et toujours repoussé par ces forces politiques soi-disant progressistes depuis plus de 50 ans.

 

La démonstration se base essentiellement sur une genèse de la construction européenne depuis l’après-guerre jusqu’à aujourd’hui. L’ouvrage nous rappelle le rôle primordial qu’a joué la diplomatie états-unienne dans les premières étapes de la construction et l’orientation essentiellement anti-communiste et anti-soviétique des projets d’unité européenne, promus dans les premières années de la guerre froide.

 

Un retour sur les méthodes pour le moins anti-démocratiques des promoteurs de cette construction nous éloigne des panégyriques actuels qui circulent sur les « pères de l’Europe ». Il en est ainsi de Jean Monnet dont la biographie élaborée par J-B Durosselle fait « une sorte de héros à la fois visionnaire et pragmatique » (p. 34). L’identification des inspirateurs réels de la promotion de la CECA, de la CED puis du traité de Rome montre clairement que la recherche de l’assentiment populaire en faveur de leurs entreprises institutionnelles supranationales était la dernière de leurs préoccupations.

 

La nature capitaliste et libérale du traité de Rome et de la mise en place du marché commun dès les premières années apparaît au grand jour. La mise en concurrence des travailleurs entre eux, par le jeu des différences de salaires, de systèmes de protection sociale et des droits des salariés entre les États européens n’est pas un phénomène récent mais la conséquence, ouvertement recherchée par ses promoteurs, de la mise en place marché commun. La communauté européenne se fait donc, dès le départ, dans l’intérêt du patronat. Les politiques de rigueur du nouveau pouvoir gaulliste sont ainsi justifiées par les impératifs européens. Il en est de même en ce qui concerne la modération salariale pratiquée par le patronat français qui voit dans le marché commun une nouvelle aubaine pour résister aux pressions des salariés, compensant largement le danger lié à l’abaissement de la protection douanière pour l’écoulement de leur production.

 

Les deux auteurs étudient ensuite longuement l’inspiration idéologique des traités européens successifs. L’influence primordiale de la pensée néo-libérale (avec entre autres Hayek, Rueff, etc.) et de sa version allemande, l’ « ordolibéralisme », est minutieusement démontrée. Le poids du « modèle social » allemand, qui cherche à façonner une société adaptée aux exigences du marché, est mis en avant dans la conception au sommet des politiques européennes.

 

Du côté des sociaux-démocrates, « l’Europe sociale » reste un horizon plus que jamais inatteignable. Il l’était déjà à la fin des années 1940 lorsqu’un certain nombre de partis sociaux-démocrates d’Europe continentale se prononcent pour la construction d’une Europe unifiée comme préalable à la construction du socialisme, inversant l’ordre des priorités au bout de quelques mois seulement. Cet horizon est toujours aussi lointain en 1999 alors que la majorité des États de l’UE est dirigée par des coalitions dominées par ces mêmes partis. C’est dans cette « Europe rose » que le traité d’Amsterdam est ratifié, que l’euro est lancé sous le contrôle de la Banque Centrale Européenne, conservatrice du dogme monétariste le plus étroit. Le carcan libéral européen n’est pas bousculé par des sociaux-démocrates qui continuent de gérer loyalement les intérêts du capitalisme.

 

En conclusion, la question de la « réappropriation démocratique de la politique économique » est posée. Selon les auteurs, « ce ne sont pas les idées, mais des forces sociales mobilisées qui rompront avec le consensus libéral qui règne en maître à Bruxelles » (p. 121). On ne saurait leur donner tort dans la mesure où l’appel à la « construction de l’Europe sociale » peut être repris tous azimuts sans que les dirigeants bruxellois ou les lobbies patronaux européens ne se sentent le moins du monde inquiétés. Cela démontre, à notre avis, la profonde faiblesse du discours réformiste qui projette un changement progressif du modèle de société tout en nourrissant la consolidation d’un édifice institutionnel, juridique, économique et politique conçu de A à Z comme un instrument au service des forces du capital. Ne nous méprenons pas, le plan B, C ou Z, c’est toujours l’Europe capitaliste.

 

 

Posons-nous néanmoins la question de savoir si, pour mobiliser ces forces sociales, le seul mot d’ordre antilibéral suffit. Le consensus néo-libéral européen existe effectivement, comme le prouve à merveille cet ouvrage. Il fonctionne depuis plusieurs décennies parce qu’il a servi au mieux l’intérêt des classes dominantes au niveau national et au niveau international comme outil et prétexte aux politiques de rigueur dans les pays de l’Union. La CEE et l’UE ont aussi été des pôles d’impulsion pour les dernières phases de la mondialisation capitaliste, élargissant l’espace du libre-échange et de la libre-circulation des capitaux bien au-delà du niveau géographique continental. Mais l’Europe n’est que cela, elle n’est pas le cadre où se déploient aujourd’hui les luttes sociales et où se déroulent les grands débats publics. Il est donc peu probable qu’un tel mot d’ordre mobilise au-delà d’un cercle de militants convaincus.

 

Le refus de la Constitution européenne lors du référendum de 2005 a été gagné sur la base du rejet de politiques de casse sociale menées par et au nom de l’Union européenne au plus grand profit du patronat. L’erreur a été d’interpréter cette victoire comme celle de l’antilibéralisme résumé sous la formule « L’Europe, oui, mais pas celle-là ! ». Les forces politiques parties prenantes de la campagne référendaires pour le NON se sont donc engouffrées dans la promotion d’une « autre Europe » qui serait, elle aussi, une sorte d’« Europe sociale » dans une version plus radicale. Cependant, la volonté de casser le consensus libéral bruxellois ne nous paraît pas beaucoup plus convaincante que la thèse des sociaux-démocrates qui font de l’ « Europe sociale » la prochaine étape qui, seule, permettra d’achever la construction d’une Europe politique démocratique et de « renouer avec les citoyens ».

 

Mener la bataille idéologique contre le consensus libéral européen ne suffit pas si le lien n’est pas clairement établi avec la nature de classe des politiques européennes. Sans cela, nous courons le risque de raisonner et d’agir dans un cadre européen apparemment naturel et indépassable alors qu’il s’agit d’un terrain où les luttes sociales sont perdues d’avance. L’ « Europe sociale » ne peut donc en aucun cas être notre objectif car il nous ferait perdre de vue les luttes urgentes à mener en surestimant l’échelon européen que nous contribuerions à renforcer, nos adversaires immédiats avec lui.

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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 14:41

PLANS SOCIAUX


Planification de la non-rentabilité d’une usine, stratagèmes pour diminuer l’impact d’une grève… Les entreprises rivalisent d’ingéniosité pour mettre en oeuvre leurs restructurations.

« Les restructurations conjoncturelles ont cédé la place à des restructurations de compétitivité, dictées par une quête permanente de la performance. » Spécialiste des plans sociaux à la Reims Management School, Rachel Beaujolin-Bellet plante le décor : « Les restructurations sont à présent une méthode de gestion bien intégrée dans le management des entreprises. » « Mais malgré cette banalisation, la loi continue d’exiger une justification économique aux licenciements, poursuit l’experte. Depuis l’affaire Danone, les entreprises sont donc contraintes d’“habiller” leur décision, de construire un argumentaire pour éviter le tribunal et rendre les licenciements socialement acceptables. » En ce moment, la crise fournit un argumentaire clés en main, et ouvre la voie à des restructurations radicales pouvant aller jusqu’à la fermeture de sites. Mais ces opérations très sensibles sont toujours préparées dans la plus grande discrétion, parfois des années auparavant. La manière la plus simple de renforcer la « légitimité » d’un plan social est de mettre le site réellement en difficulté. Il existe ainsi tout un éventail de techniques qui permettent d’organiser en amont la non-rentabilité d’une usine, de l’asphyxier jusqu’à ce que la restructuration apparaisse comme inéluctable. « Dans ce cadre, les désinvestissements, les transferts de marge et les divers jeux d’écriture dans les comptes sont très courants », estime Rachel Beaujolin- Bellet. Après l’annonce d’une restructuration, d’autres méthodes peuvent également être mises en oeuvre pour limiter l’impact d’une grève, comme la constitution de stocks ou la duplication de la production sur un autre site. Ces opérations sont complexes à réaliser, mais les risques sont limités pour les entreprises. D’après une étude de la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES) publiée en 2005, la justice n’intervient que dans 4% des cas. Certes, les syndicats qui ont des doutes sur la pérennité d’un site peuvent aussi déclencher le « droit d’alerte ». « Mais cela ne marche quasiment jamais », déplore Rachel Beaujolin-Bellet. Reste ce que la chercheuse appelle « l’apprentissage collectif ». En effet, à force d’être confrontés à des plans sociaux brutaux, salariés et syndicalistes parviennent de plus en plus à dépister les manoeuvres de leurs patrons.

 

DONNER LES COMMANDES À UNE AUTRE USINE

 

Cette méthode fonctionne à merveille dans toutes les entreprises où les commandes sont affectées aux sites en fonction de leurs coûts de production. Son principe est simple : c’est un cercle vicieux. Moins l’usine est rentable, moins la direction lui attribue de production. Et moins l’usine produit, moins elle est rentable. Tout cela semble parfaitement logique sur le papier, et hop, la direction n’a plus qu’à clouer le cercueil. Selon un proche du dossier, « un tel système existait chez Areva, qui a fermé successivement ses sites de Saint-Ouen et Montrouge en 2006 et 2008 ». L’utilisation de cette technique a cependant causé quelques soucis au géant de l’énergie. En 2006, au moment où l’usine de Saint-Ouen a été privée de commande, se retrouvant ainsi en sous-activité, les autres usines d’Areva, incapables d’absorber le surplus de commandes, ont connu de gros problèmes de surcapacité. « En cessant d’attribuer des commandes au site de Saint-Ouen, la direction s’est loupée, estime l’expert. Car au moment de la fermeture de l’usine, elle s’est retrouvée avec des commandes sur les bras. Elle a finalement été obligée de créer au plus vite des capacités de production en Allemagne. La fermeture de Saint-Ouen est donc un véritable gâchis. » Une fois la production lancée en Allemagne, Areva n’a par contre eu aucun problème pour retirer des commandes au site de Montrouge, qui a été fermé à l’été 2008.

 

METTRE (BEAUCOUP) D’ARGENT DE CÔTÉ

 

Le terme technique est « provisionner  ». Cette méthode, qui consiste à sortir de l’argent des comptes l’année précédant le plan social, présente un double avantage. D’abord, elle permet de financer la restructuration sans alourdir les comptes, grâce à l’argent mis de côté l’année d’avant. Ensuite, elle aide à faire apparaître la restructuration comme « légitime », dans la mesure où les résultats du dernier exercice sont grevés par la ponction. Peugeot-Citroën a fait le coup en janvier 2009, au moment de la présentation de ses résultats 2008. Pour la première fois en dix ans, le groupe a affiché une perte nette de 343 millions d’euros. Sauf que le constructeur automobile, en réalité bénéficiaire, a lui-même créé ses pertes en provisionnant 917 millions d’euros pour l’année 2009. « C’est un jeu d’écriture qui vise à noircir le tableau pour pouvoir faire pression sur les salariés », estime Jean-Pierre Mercier délégué central CGT chez PSA. Quant à la somme provisionnée, « plus de 500 millions d’euros serviront à financer en 2009 les licenciements chez PSA et les fermetures de sites de sa filiale Faurecia ». En janvier, lors de la présentation des résultats de PSA, Isabelle Marey-Semper, la directrice financière, a lancé à la foule : « Nous aurions pu vous présenter des comptes beaucoup plus jolis mais nous ne l’avons pas fait. » En omettant de préciser que, pour une entreprise, il est parfois de très bon aloi d’avoir les compteurs dans le rouge. Surtout quand elle veut licencier juste après.

 

TRANSFÉRER LES PROFITS VERS D’AUTRES USINES

 

On l’appelle aussi le « transfert de marge ». C’est l’un des moyens les plus retors d’organiser la non-rentabilité d’un site, pour pouvoir mieux le fermer ensuite. Il consiste à donner les bénéfices d’une usine A à une usine site B, appartenant au même groupe. Pour ce faire, le site A vend à prix coûtant ses produits au site B. Ensuite, le site B vend ces produits sur le marché, à leur prix réel. C’est donc le site B qui réalise la marge bénéficiaire, tandis que le site A, bientôt promis à la fermeture, voit son chiffre d’affaires fondre à vue d’oeil… Le problème pour les salariés et les syndicats, c’est qu’un transfert de marge est le plus souvent impossible à prouver devant un tribunal. D’autant plus si l’entreprise a beaucoup de flux internes, que ce soit des transferts d’argent ou de marchandises. Car, dans ce cas, la direction peut encore plus facilement dissimuler le transfert de marge dans son bilan comptable. « Les résultats d’exercice sont un construit social. On peut en faire dix différents pour une seule entreprise », rappelle Rachel Beaujolin-Bellet, professeure à la Reims Management School. NE JAMAIS AVOUER ET NIER EN BLOC JUSQU’AU JOUR J C’est la règle d’or : ne jamais avouer qu’on prépare un plan social. Et, si les syndicats ont la puce à l’oreille, ne pas hésiter à mentir comme un arracheur de dents. De toute façon, ce n’est pas illégal. Champion toutes catégories du gros pipeau : les gérants de Michelin. Alors que, depuis le début de l’année, l’industrie du pneu est sinistrée – Continental, Goodyear, Pirelli  : tout le monde y passe – la direction de la marque au Bibendum a continué de faire comme si de rien n’était. Une omerta qui a duré plusieurs mois, jusqu’à l’annonce à la mi-juin de 1 093 suppressions

d’emplois… Et là encore il s’agissait d’une sornette, puisque les salariés ont réalisé mercredi dernier que la direction leur mijote en réalité un plan d’environ 3 000 suppressions d’emplois. Mais une restructuration de cette ampleur est tout de même difficile à planquer sous le tapis. « Des nombreuses rumeurs couraient dans la boîte depuis le début de l’année », confirme Jérôme Lorton, secrétaire SUD du comité d’entreprise de Michelin. « Le 31 mars dernier, nous avons interpellé un des gérants, Jean-Dominique Sénart, qui nous a fait un grand numéro d’acteur. Il nous a dit qu’il ne comprenait pas, qu’il n’y avait pas de restructurations prévues en France. Le 15 mai, lors de l’assemblée générale des actionnaires, Michel Rollier, un autre gérant de Michelin, a continué à nier. » Pour le syndicaliste, pas de doute, l’objectif de la direction était « d’empêcher les employés de s’organiser à temps ».

 

DUPLIQUER LA PRODUCTION AVANT LA FERMETURE

 

On appelle ça « cloner une usine ». Avant la fermeture d’un site, la direction ouvre ailleurs une usine jumelle qui produira exactement la même chose et pourra ainsi prendre rapidement le relais. L’exemple récent le plus fameux est celui de l’usine de connectique Molex à Villemur- sur-Tarn (Haute-Garonne). Le 20 avril, les employés de Molex, en grève contre la fermeture de leur établissement, ont séquestré deux de leurs dirigeants. Une flambée de colère déclenchée par la découverte d’une note interne intitulée « Risque et sécurisation ». Anticipant un « risque fort de débrayage », la direction avait mis en place une production similaire aux États-Unis. Depuis, les salariés ont mené leur enquête. « Cela fait trois ans que la direction prépare la fermeture et le clonage de la production, raconte José, employé depuis trente ans chez Molex. À partir de 2006, huit cadres ont photographié nos outils et recensé nos méthodes de travail. Depuis que nous avons découvert le pot-aux-roses, ces cadres n’ont pas remis les pieds à l’usine. Cela vaut probablement mieux pour eux. » Ainsi, alors que la fermeture n’aura lieu qu’en octobre, une usine américaine à Lincoln (Nebraska) produit déjà les mêmes pièces que l’usine de Villemur-sur-Tarn. Mais « cloner » une production, ce n’est pas si simple. On peut dupliquer les machines, reproduire les méthodes… mais pas le savoir- faire des ouvriers. « Les Américains ont quelques petits problèmes dans la réalisation des pièces », ironise Denis Parise, délégué CGT. D’après lui, « il y a déjà eu une cinquantaine de réclamations pour non-conformité ».

 

LAISSER VIEILLIR L’USINE ET DIMINUER LES INVESTISSEMENTS

 

Une technique bien rodée, mais lente à mettre en oeuvre. L’idée est de laisser vieillir les installations d’une usine et de diminuer les investissements, afin d’entraîner une chute progressive de son chiffre d’affaires. Exemple : le site ArcelorMittal de Gandrange. Pour Alain Grenault, ancien directeur des installations, le plan social annoncé en 2008 a probablement été mûri dès 2005, date à laquelle ArcelorMittal a commencé à lui couper les vivres. « À l’époque, certaines décisions m’avaient semblé aberrantes. Elles trouvent un sens aujourd’hui, si l’on considère que le site était déjà condamné par la direction », explique le patron, évincé du groupe en 2005. « En 2003 et 2004, nous avions eu une bonne rentabilité, poursuit-il. Pourtant, peu après mon départ, certains investissements prévus pour le deuxième semestre 2005 n’ont jamais été réalisés. C’étaient des investissements lourds, vitaux pour la pérennité de Gandrange, qui comprenaient notamment le remplacement de deux des trois chaudières à vapeurs. Sans ces installations, qui permettent de fabriquer des aciers de qualité, le site s’est retrouvé contraint de produire des métaux courants. C’était suicidaire, car le haut de gamme était la seule voie de rentabilité pour le site. » Associé à une pyramide des âges très défavorable et à une perte des savoirs-faire due aux départs en retraite non remplacés, ce désinvestissement a ouvert la voie à la fermeture de l’aciérie en avril dernier.

 

FAIRE UN STOCK DE SECOURS EN PRÉVISION DE LA GRÈVE

 

Un grand classique. Il permet d’éviter à la direction d’éviter de se retrouver fort dépourvue lorsque la grève sera venue. Cette technique est beaucoup plus facile à mettre en oeuvre que la duplication de la production, mais elle est moins discrète. Car quand les ventes chutent mais que la production reste stable, les employés commencent généralement à se poser des questions. C’est le cas des syndicats de l’usine Unilever à Compiègne (Oise), où sont embouteillés les shampooings Dove, Timotei et Sunsilk. « En février, nous avons constaté une baisse de 20 % des ventes, alors que les volumes produits n’ont baissé que de 5% à 10% », raconte Bruno Dauguet, délégué FO du site. « Le directeur nous a assuré qu’il ne faisait pas de réserves. Mais c’est très difficile de contrôler les dépôts, et de faire la différence entre le flux et le stock. » Chez Unilever, aucun nouveau plan social n’a encore été annoncé. Mais cela pourrait venir vite. « Après quatre PSE, on sent qu’un cinquième est en préparation. Une annonce pourrait même avoir lieu début juillet », révèle Raymond Beaujin, délégué syndical central FO.

 

LAISSER LE CONTRIBUABLE PAYER L’ADDITION

 

La plus sophistiquée de toutes les techniques  : mettre volontairement un site en liquidation judiciaire. « C’est un procédé complètement immoral, estime Jacques Vaunois, avocat spécialisé dans le droit du travail. Car, quand une liquidation est prononcée, c’est la collectivité qui paye le plan social aux actionnaires. » Le principe est le suivant : une entreprise bénéficiaire possède une usine en difficulté. Plutôt que de tenter de la renflouer, l’entreprise peut déposer le bilan et laisser la justice prononcer le redressement, puis la liquidation judiciaire du site. Ce sont alors les contribuables qui payent salaires et indemnités aux salariés, via le fonds de garanties. Des exemples ? Les deux repreneurs de l’usine Samsonite d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), condamnés le 8 juin pour avoir provoqué la liquidation de l’entreprise en détournant 2,5 millions d’euros. Ou, plus complexe, le cas de l’usine Klarius à Dreux (Eure-et-Loire). Cette entreprise de fabrication de pots d’échappement et de catalyseurs a été fermée au terme d’une procédure de liquidation judiciaire en octobre 2008. Un épisode douloureux pour le bassin d’emploi : près de 240 emplois ont été supprimés et un salarié s’est suicidé, expliquant dans une lettre qu’il ne supportait pas d’être licencié. Pas de problème en revanche pour le propriétaire du site. Car, depuis le 9 juin, Klarius est de retour sur le marché hexagonal. Carlos Pires, ancien chauffeur à Dreux, ne décolère pas : « Klarius nous expliquait que le marché français ne l’intéressait pas. Mais, en réalité, ils voulaient juste liquider la boîte pour mieux s’installer ailleurs. Ils ont gardé les clients et certains cadres du site de Dreux, et ils ont ouvert de nouveaux entrepôts pour réceptionner la marchandise produite en Angleterre. C’est une délocalisation cachée derrière une liquidation judiciaire ! »


Mehdi Fikri

 

Source : http://www.humanite.fr/2009-06-29_Politique_Trucs-et-astuces-pour-fermer-une-usine

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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 17:58


 

Les annonces se succèdent contre la Poste : changement de statut pour préparer la privatisation d’ici la fin de l’année, notamment des services financiers, remise en cause de la distribution du courrier le lendemain (J+1), fermetures et déstructuration des bureaux, suppression programmée de 30.000 emplois.

 

Privatisation : ne soyons pas dupes des annonces du pouvoir

 

Le président de la République avait annoncé avant l’été dernier le lancement du processus d’ouverture du capital d’ici 2010, c'est-à-dire de privatisation partielle, de La Poste. Pour cela, il fallait changer son statut, la faire passer d’établissement public en société anonyme.

 

Devant la force de la mobilisation des salariés et des usagers contre la privatisation et les remous de la crise, le pouvoir tente une entourloupe. Depuis décembre, suivant l’avis d’une commission de complaisance, le Président prétend maintenant qu’il veut limiter l’ouverture du capital à des investisseurs publics (pour combien de temps ?) mais maintient le projet de changement de statut. Personne ne peut être dupe.

 

Le prétexte initial de la privatisation partielle a volé en éclats. Besoin d’argent pour investir ? Alors que la Banque postale est prête à injecter des milliards dans des opérations financières !

 

Et pour quels investissements ? Pour continuer à démanteler le service public. Des milliers de bureaux de poste sont déclassés ou transformés, à grands frais en boutique, et en agences bancaires comme les autres. La fermeture des centres de tri départementaux, pour des centres régionaux très coûteux, sert à supprimer des emplois et à externaliser dans la perspective du profit futur du privé. Courrier, activités financières, présence postale : le processus de privatisation est bien en cours rimant avec bas salaires, précarisation, dégradation des services rendus, logique marchande se substituant au service public…

 

L’avenir de la Poste au cœur de l’alternative politique : elle se joue maintenant et passe par le mouvement populaire

Pas dans l’attente des élections de 2012. Les postiers font partie des mieux placés pour savoir qu’une alternance électorale n’est pas synonyme de changement de politique. Depuis Quilès et l’éclatement des PTT en 1989, le PS a pris toute sa part dans la préparation du processus de privatisation. Il continue d’approuver le Traité de Lisbonne et les directives de mise en concurrence des activités de service public. Il vient d’approuver le plan de renflouement des banques.

 

Communistes, militants dans les quartiers et les entreprises, à la Poste, nous entendons contribuer au rassemblement pour mettre en échec tout de suite les projets du pouvoir et imposer d’autres choix
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