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DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

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Parti communiste français

42, rue Mouffetard

75005 Paris

Tél. : 01 43 37 44 19

section.pcf5@gmail.com

10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 18:14
L’Université, la Recherche…à quoi ça sert ?

mardi 10 mars, 18h30,
à la Maison des Mines, 270 rue Saint Jacques 75005 (salle G)

avec la participation de
Sylvie Coulmeau, responsable informatique de la bibliothèque de la Sorbonne,
Laurence Giavarini, maître de conférences en Lettres et Philosophie à l’université de Bourgogne et membre de SLU,
Eric Herbert post‐doctorant en physique à Paris 7
et Georges Debrégeas, physicien à l’ENS et membre de SLR.


Depuis plusieurs semaines maintenant les universitaires, les chercheurs, les étudiants et les personnels techniques administratifs et des bibliothèques (BIATOSS) se rassemblent face à la politique portée par les réformes de Valérie Pécresse, Ministre de la Recherche et de l’Enseignement supérieur : nouveau statut des enseignants‐chercheurs, réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants du secondaire, contrat doctoral, démantèlement des organismes de recherche.

Ces réformes qui font tant de bruit dans la communauté universitaire ne sont pourtant que l’application des principes contenus dans la loi LRU de 2007 (Loi relative aux Libertés et aux Responsabilités des Universités), connue sous le nom de loi sur l’autonomie des universités. C’est le 11 août 2007 que ce projet de loi est paru au Journal Officiel, choix stratégique pour le gouvernement qui comptait sur l’insouciance des congés d’été pour éviter les contestations des intéressés. Cette loi s’inscrit dans un processus en marche à l’échelle européenne : le processus de Bologne lancé en juin 1999. Il vise à faire de l’Europe ʺl’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde, capable d’une croissance économique durable accompagnée d’une amélioration quantitative et qualitative de l’emploi et d’une plus grande cohésion socialeʺ. Et là tout bascule, la connaissance devient marchandise et l’université et la recherche se trouvent asservies aux intérêts économiques.

Sous le prétexte fallacieux de sortir l’université et la recherche française d’une prétendue médiocrité honteuse, on nous a vendu la nécessaire autonomie des universités et la nécessaire restructuration des organismes de recherche. Pourtant les termes d’ « autonomie » et de « restructuration », tout comme le terme de « modernisation » qui les accompagne sonnent positivement. Où est le problème ? Pour nous éclairer sur le fond et la forme de l’idéologie mise en application dans ces réformes, nous reviendrons sur leur contenu. Quelles en sont les conséquences directes sur les personnels ? sur les étudiants ? Quelles sont les conséquences économiques, sociales et sociétales du démantèlement des organismes publics de recherche ? En quoi ces 2 réformes sont liées dans une même logique?

Le champ d’investigation est vaste et la question essentielle demeure : à quoi sert l’université, à quoi sert la recherche ? A quoi doivent‐elles servir ? L’université est le lieu de la connaissance et du savoir, c’est aussi à l’université que demain se construit. Quel avenir ? quelle société voulons‐nous ?
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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 20:18
Guadeloupe / Antilles : le mépris gouvernemental ça suffit !
Le PCF appelle aux initiatives de soutien



Avec la mort du syndicaliste guadeloupéen Jacque Bino, la tension est montée d’un cran en Outre Mer. En refusant de reconnaître l’ampleur du mouvement, en refusant d’accéder aux revendications des ultra-marins, le gouvernement porte seul la responsabilité du pourrissement de la situation.

Le mouvement social ultra-marin n’est pas simplement un mouvement contre la vie chère, les revendications touchent aux salaires, au logement, aux services publics…Ce mouvement fait écho au mouvement social en métropole, il semble que le gouvernement ne puisse plus échapper à la convergence des intérêts et des luttes des deux côtés de l’Atlantique.

Les violences qui ont éclaté sont le signe d’un système qui éclate. La concentration du capital, les inégalités, les spéculations et les atteintes répétées aux libertés ont déterminé les guadeloupéens à étendre leur mouvement et à le radicaliser. Ils ont été suivis par les martiniquais et les réunionnais. Le gouvernement et le patronat ont fait part de tout leur mépris, il fallait vite se remettre au travail pour accueillir les touristes sur les plages…Puis, comme le mouvement ne s’est pas éteint, la seule réponse qu’ils ont apporté c’est celle de la force avec l’envoi de renfort de gendarmes outre mer pour intimider le mouvement social.

Le mouvement a pris de l’ampleur, et depuis une semaine le gouvernement joue clairement la carte de la répression. Arrestations de manifestants, interdictions de manifester, provocations… L’histoire de la Guadeloupe est émaillée de violences policières, par deux fois en 1952 puis en 1967 la police reçu l’ordre de tirer dans la foule.

Le Parti communiste français dénonce la politique du pire pratiquée par le gouvernement aux Antilles qui préfèrent la violence à une solution sociale et culturelle réclamée unanimement par les populations concernées. La reconnaissance de la dignité des Martiniquais, des Réunionais et des Guadeloupéens passe par des réponses positives à l’ensemble des revendications légitimes portées par le mouvement aux Antilles et à la Réunion. Le Parti communiste français représenté aux Antilles par une délégation conduite par Pierre Laurent, coordinateur national du PCF, appelle au succès le plus large des initiatives de soutiens, comme le rassemblement républicain pour la paix civile en Guadeloupe qui s’est tenu jeudi dernier place de la Concorde.

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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 20:12
Centres de santé et hôpitaux : une même logique politique !

Avec la fermeture annoncée du centre de santé de la Mutualité, c’est un nouveau pan de l’offre de santé de qualité, accessible à tous et sans dépassements d’honoraires qui est menacé. Des dizaines de centres de santé ont déjà été éliminés à Paris avec notamment comme conséquence l’engorgement des urgences des hôpitaux.  

Centres de santé et hôpitaux sont victimes de la même logique politique

Cette logique, c’est celle qui anime le projet de loi Bachelot « Hôpital, santé, territoires » dont l’examen commence à l’Assemblée nationale. Le but principal de ce projet de loi n’est autre qu’une nouvelle dégradation du service public de santé (non lucratif !), au bénéfice d’intérêts privés et au détriment des malades ! C’est une logique de mise en concurrence des services de santé. La rémunération à l’acte encourage les médecins à faire du chiffre avec des malades. Le « regroupement » régional des structures médicales participe de cette logique en regroupant des établissements et en attribuant les secteurs les plus rentables aux cliniques privées commerciales. Ce projet de loi entérine un système de santé à deux vitesses dont l’objectif n’est plus de soigner mais d’être rentable.

Les pressions s’accumulent pour dénaturer le mouvement mutualiste

La Mutualité française (qui regroupe la quasi totalité des mutuelles de santé et gère 2000 centres de soin et cliniques, avec un rôle de représentation du mouvement mutualiste auprès des institutionnels) a fait savoir qu’elle n’agirait pas dans le sens d’un maintien des deux centres de santé de la Mutualité. Cette même Mutualité française a décidé de ne pas demander le retrait du projet de loi Bachelot, mais de s’inscrire dans sa logique, en acceptant les nouvelles Agences régionales de santé et en soutenant les regroupements de structures de santé. Ce comportement de la Mutualité française, surprenant à première vue, est en fait très significatif des pressions qui s’accumulent depuis plusieurs années pour dénaturer le mouvement mutualiste et pour le couper structurellement de sa raison d’être. En 2001, le gouvernement de l’époque de « gauche » transposait une directive européenne tendant à imposer aux mutuelles le cadre financier des assurances, sous peine de déséquilibres financiers. En 2009, le gouvernement impose aux mutuelles une taxe d’un milliard d’euros, ouvrant plus encore la porte aux assurances.

Usagers, mutualistes et habitants du quartier, nous sommes tous concernés par l’avenir de ce site. Il est aussi la propriété de tous les adhérents mutualistes !


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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 10:09
Jeudi 5 mars à 19h, la section du 5e vous invite à sa seconde formation à la philosophie, animée par Claire Mercier, philosophe et cinéaste.

La première séance a eu lieu jeudi 12 février. Nous étions une dizaine.

Claire a commencé par s'interroger sur un premier paradoxe: d'après Marx, "les philosophes n'ont fait d'interpréter diversement le monde, il s'agit maintenant de le transformer" alors pourquoi les communistes philosophent-ils?

Puis elle nous a proposé de réfléchir à la question de la liberté. Là aussi, c'est un paradoxe car ce concept n'est pas utilisé par Marx, pourtant il est utile de s'interroger sur la liberté car elle est aujourd'hui attaché à des choses (le marché, la concurrence) et plus aux hommes et car elle est au coeur de ce que les tenant du "marché libre" ont reproché aux républiques socialistes: l'absence de liberté.

Pour réfléchir sur la liberté, nous avons étudié deux ensembles de textes.

1. D'abord des textes d'Epictète, l'esclave qui philosophe. Claire nous a expliqué en quoi consistait la liberté pour le stoïcien, en quoi le stoïcien adhérait à la révolution communiste et en quoi, aujourd'hui, cette pensée est utile pour survivre aux agressions et à la violence de la société, dans la mesure où elle permet de développer sa liberté intérieure et donc de se désaliéner soi-même, au moins en partie.

Lire les textes

2. Puis, nous avons réfléchi à la liberté effective, pour des hommes à un moment donné de l'histoire à un endroit donné. C'est la France des "Trois glorieuses" (juillet 1830)  que Claire a choisie pour cela. Avec les textes de K. Marx, mais aussi de Chateaubriand.

Lire les textes


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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 09:47
Dans le cadre de leur cycle de formation à la philosophie, les communistes du 5e arrondissement vous invitent à lire quelques textes d'Épictète, philosophe stoïcien, sur la liberté.

Ces textes ont été discutés lors de la séance du jeudi 12 février.

Texte 1

Parmi les choses, les unes dépendent de nous, les autres n'en dépendent pas. Celles qui dépendent de nous, ce sont l'opinion, la tendance, le désir, l'aversion : en un mot tout ce qui est notre œuvre. Celles qui ne dépendent pas de nous, ce sont le corps, les biens, la réputation, les dignités : en un mot tout ce qui n'est pas notre œuvre.

Et les choses qui dépendent de nous sont par nature libres ; nul ne peut les empêcher, rien ne peut les entraver; mais celles qui ne dépendent pas de nous sont impuissantes, esclaves, sujettes à empêchement, étrangères à nous.

Souviens-toi donc que, si tu crois libres ces choses qui, de par leur nature, sont esclaves, et propres à toi celles qui sont étrangères, tu seras entravé, affligé, troublé, tu accuseras dieux et hommes. Mais si tu crois tien cela seul qui est tien, et étranger ce qui en effet t'est étranger, nul ne te forcera jamais à faire une chose, nul ne t'en empêchera ; tu ne te plaindras de personne, tu n'accuseras personne ; tu ne feras pas involontairement une seule action ; personne ne te nuira, et d'ennemi, tu n'en auras point, car tu ne pourras pas même souffrir rien de nuisible.

Texte 2
Entretiens, Livre II, VIII


En toutes choses, il faut faire ce qui dépend de soi, et du reste être ferme et tranquille. Je suis obligé de m'embarquer ; que dois-je donc faire ? Bien choisir le vaisseau, le pilote, les matelots, la saison, le jour, le vent, voilà tout ce qui dépend de moi. Dès que je suis en pleine mer, il survient une grosse tempête ; ce n'est plus là mon affaire, c'est l'affaire du pilote. Le vaisseau coule à fond, que dois-je faire ? Je fais ce qui dépend de moi, je ne criaille point, je ne me tourmente point. Je sais que tout ce qui est né doit mourir, c'est la loi générale ; il faut donc que je meure. Je ne suis pas l'éternité ; je suis un homme, une partie du tout, comme une heure est une partie du jour. Une heure vient et elle passe ; je viens et je passe aussi : la manière de passer est indifférente ; que ce soit par la fièvre ou par l'eau, tout est égal.

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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 19:59


Public-privé : la confusion organisée.

Le gouvernement organise la marche forcée vers la disparition même de statut public tant pour l’hôpital que pour ses personnels. Cela s’inscrit dans la réduction systématique des dépenses et du nombre d’emplois publics. On prétend inciter à des partenariats public– privé, en réalité on installe la domination du privé et des seuls critères de rentabilité financière. L’hôpital est conçu comme une entreprise, la santé comme une marchandise. Cela mène au productivisme, aux actes rémunérateurs et à la sélection des patients.

Une étatisation permettant d’accélérer la marchandisation de la santé.

Le pouvoir est concentré au niveau du président du directoire, en diminuant le rôle du conseil de surveillance venant remplacer le conseil d’administration. On passera d’un conseil qui administre à un conseil qui surveille des informations déjà triées sur le volet. C’est un dessaisissement des élus locaux, des représentants des usagers et des personnels de leur place et de leur force d’intervention dans la gestion des établissements publics de santé. Au détriment de la qualité de soins et de l’attention apportée aux malades on accélère la concurrence entre établissements et au sein même de ces établissements !

La mise en place des Agences Régionales de Santé est annoncée pour 2010. C’est le nouveau bras armé de l’Etat et des forces libérales. Avec la concentration du pouvoir dans les mains de son Directeur Général, c’est une déconcentration du pouvoir central et non une décentralisation.

Les « Communautés Hospitalières de Territoires » sont présentées comme le mode de coopération pour les établissements publics. En fait le but de cette structure unique est de réduire le nombre des établissements publics. On va vers une désertification supplémentaire de la couverture sanitaire ; et les regroupements se feront au détriment des hôpitaux de moindre taille. Fragilisés, ils perdront une grande part de leur attractivité, de leur capacité et de leur efficacité. Ils ne répondront plus aux besoins locaux. On pourra alors en faire un ghetto pour personnes âgées, sans tenir compte de leurs besoins sanitaires, psychologiques, humains et familiaux.

Il faut partir des besoins des populations !

C’est bien des besoins qu’il faut partir et non pas de l'offre de soins. La loi évacue la question des besoins, le seul objectif est de réduire l’offre publique des soins.

Alors que la situation budgétaire des hôpitaux publics est catastrophique, leur surendettement explose dans la crise financière avec le durcissement des critères du crédit et des taux d’intérêt pour les hôpitaux. Les déficits budgétaires vont s’accélérer avec l’asphyxie financière des hôpitaux. Les plans de redressements vont imposer des privatisations d’activités, des réductions de services, d’emplois, des pertes de droits pour les personnels des établissements.

La loi Bachelot amplifie les attaques contre l’hôpital public. Elle fonde un hypothétique retour à l’équilibre financier sur la seule réduction de l’offre hospitalière publique : le principe d’égalité d’accès à la santé est totalement remis en cause.

Aucune solution n’est proposée pour réduire les inégalités criantes. Un véritable projet alternatif est à construire :
►    Démocratie sanitaire et la réponse aux besoins de santé de la population.
►    Développement de tous les territoires, et accès égalitaire aux soins de qualité.
►    Une réforme efficace des financements indispensable.

Jeudi 5 Mars : Journée d’action nationale pour la santé


Le PCF soutient et participe activement aux luttes des salariés, des acteurs du système de santé, des populations et des usagers, les mobilisations doivent s’amplifier et converger pour le retrait de la loi Bachelot et la construction d’une réforme de progrès.
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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 20:27
Une victoire pour la liberté d’expression !



Lounis Ibadioune, diffuseur de l’humanité dimanche passait au tribunal pour « vente de marchandise sans autorisation sur la voie publique ». Son « crime » : le 7 février 2007, comme chaque dimanche depuis 20 ans, il diffusait le journal de Jaurès. Le tribunal vient de prononcer sa relaxe. C’est une belle victoire pour la liberté d’expression .
Mais elle ne doit pas nous faire oublier que les atteintes aux libertés, de pair avec la criminalisation de l’action militante, politique ou syndicale, sont de plus en plus graves. Les militants sont poursuivis pour s’être opposé à des expulsions, pour avoir distribuer des tracts ou coller des affiches, pour avoir participer à des manifestations contre le président.
Dès que le président sort de l’Elysée il organise des mascarades policières, les opposants sont tenus à l’écart par des rideaux de CRS en armes. Le ministère intérieur agite le torchon d’un soi disant mouvement terroriste anarchiste. Tous ceci ne vise qu’à neutraliser le mouvement social. Pour Lounis la mobilisation a payé. Des dizaines de milliers de signatures, rassemblement publics, témoignages de soutien ont compté. Nous restons attaché à la liberté d’expression !
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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 20:08
Voté par les quelques parlementaires présents, l’amendement menace l’existence même du fleuron de la médecine française. La droite parlementaire veut offrir au secteur privé la tête du chef de file de l’hospitalisation publique. Parallèlement, elle vise aussi un bastion de résistance aux réformes mettant en cause l’égalité d’accès aux soins pour tous. C’est une décision grave. Les Franciliens plébiscitent l’AP-HP, et leurs députés ne respectent par leur mandat !

Déclaration d'Alain Lhostis, conseiller de Paris communiste


En pleine nuit au cours du débat sur la loi de réforme de l’hôpital de la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, un amendement d’un député de la majorité, voté par les quelques parlementaires présents en séance, peut avoir pour conséquence la remise en cause de l’existence même du fleuron de la médecine française.

L’Assistance Publique/Hôpitaux de Paris, forte de ses 39 établissements, de ses 100000 personnels médicaux et non médicaux, est à la pointe de la recherche, de la formation des médecins et des personnels soignants, de la prise en charge quotidienne de dizaines de milliers de patients franciliens mais aussi venant de toute la France et de l’étranger. Elle bénéficie d’une reconnaissance par l’ensemble de la communauté hospitalière à l’échelle internationale qui nous envie la « masse critique », tout particulièrement en matière de recherche représentée par cette institution publique. Ce qui lui donne cette force c’est son unicité, sa capacité à évoluer, le niveau de qualification de l’ensemble de ses personnels garanti par leur statut.

En voulant banaliser l’Assistance Publique/Hôpitaux de Paris, la droite parlementaire veut offrir au secteur privé la tête du chef de file de l’hospitalisation publique. Parallèlement, elle vise aussi un bastion de résistance aux réformes mettant en cause l’égalité d’accès aux soins pour tous. Toutes les grandes luttes des personnels soignants sont parties de l’AP/HP. Aujourd’hui encore, les 39 présidents de comités consultatifs médicaux des hôpitaux de l’AP/HP viennent de faire savoir unanimement leur ras le bol des nièmes réformes, en demandant à pouvoir tout simplement exercer leur métier : soigner les populations. L’ensemble des organisations syndicales ont marqué ces dernières semaines leur opposition au démantèlement de leur établissement public de santé.

Alain LHOSTIS Conseiller de Paris, président délégué de l’AP/HP de 2001 à 2008, demande aux parlementaires de revenir sur ce vote à la sauvette. Il s’adresse, de ce point de vue, tout particulièrement aux parlementaires franciliens, dont les mandants plébiscitent l’AP/HP.

Il s’adresse également au Maire de Paris, Président du conseil d’administration de l’Assistance Publique/Hôpitaux de Paris, pour qu’il s’oppose solennellement à ce processus de démantèlement et qu’il inscrive en urgence un débat sur l’avenir de l’AP/HP à l’ordre du jour de la prochaine séance du conseil de Paris des 9 et 10 mars prochains.

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 09:07
L’avenir des deux centres médicaux (Mutualité et Saint-Victor) et de l’ensemble des activités du Palais de la Mutualité est en danger !

La direction de la FMP (Fédération Mutualiste Parisienne), propriétaire des lieux, liquider et/ou délocaliser les activités médicales pour des raisons financières.



Des menaces sur l’emploi et l’accès au soin dans Paris.

Ce sont déjà 550 emplois de la FMP, sur 1500, qui sont directement menacés.
Les deux centres de santé de secteur 1 (sans dépassement d'honoraire), qui salarient 188 médecins effectuant plus de 210000 actes par an, représentent un accès aux soins indispensables pour les travailleurs et les habitants du quartier et tout l’est parisien. Ce besoin est d’autant plus criant dans une ville où beaucoup de praticiens ne sont pas conventionnés et où la moitié des centres de santé ont disparu depuis 20 ans. La FMP c’est la possibilité pour les adhérents de plus de 200 mutuelles de bénéficier du tiers-payant et de services fournis par la FMP à ces mutuelles.

La liquidation a commencé !

La liquidation de ces centres est déjà en route depuis la fin 2008. Les salariés de la FMP en payent d’ores-et-déjà le prix avec une pression sur leurs salaires. L’absence de projet concret de stabilisation et de développement de la FMP menace la pérennité d’une gestion mutualiste des soins en région parisienne. La direction de la mutualité joue avec des allumettes au risque de mettre le feu à toute notre protection sociale solidaire !

La convoitise des assurances.

L’avenir de ces deux centres attise les convoitises ! Le projet de « fluidifier » le Palais de la Mutualité, c’est-à-dire de déménager toutes les activités médicales, doit nous interpeller. La tentation est grande de transformer le Palais, situé en plein cœur de Paris, en centre de conférence grand luxe, adapté aux milieux affaires. Symboliquement, cette transformation donnerait un signal très négatif sur l’avenir du mouvement mutualiste. Elle sonnerait aussi le glas de toute prétention au retour, même partiel, au secteur des soins sociaux. Les taux de rentabilité attendus par ce type de centre seraient en effet contraires avec le maintien de tout équipement à caractère public solidaire. Nous ne pouvons cautionner le fait qu’une logique assurantielle privée, guidée par la recherche du profit, prenne le pas sur une logique solidaire mutualiste !

Menace contre le système de santé !

La politique de santé du gouvernement menace à la fois le système hospitalier, la sécurité sociale et le système mutualiste. Cette situation est aussi liée aux déremboursements de médicaments, aux franchises médicales et à toutes les mesures qui s’accumulent depuis des années. En 2009, le gouvernement impose aux mutuelles une taxe d’un milliard d’euros, ouvrant plus encore la porte aux assurances. Beaucoup de mutuelles vont augmenter leurs cotisations pour faire face à cette charge supplémentaire, et devoir fermer ou ne plus financer des structures sociales. Le mouvement mutualiste doit s’opposer et agir, face aux politiques de démantèlement, des acquis de 1945, des formes solidaires historiques, prônées par les ultralibéraux revanchards.

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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 20:02
Les jeunes chercheurs sacrifiés
L'avenir de la recherche en danger



Avec le projet de « Contrat doctoral unique », Valérie Pécresse annonce la mise en place d’un statut unique pour tous les doctorants. Ce serait un progrès vers moins de précarité et plus de reconnaissance pour les jeunes chercheurs… Et pourtant : le contrat doctoral unique s’intègre parfaitement à la politique actuelle de casse du service public de l’enseignement supérieurs et de la recherche. Quelques raisons de se mobiliser…

Toujours plus de précarité…

Ce contrat n’implique d’aucun financement nouveau. Il ne concerne donc pas tous les doctorants, et ne cherche pas du tout à améliorer la situation de tous ceux qui doivent travailler pour financer leur recherche.  Les conditions d’embauche de chaque doctorant seront décidées localement : salaire, définition des missions, tout cela ne sera plus réglé au niveau national mais décidé par l’employeur. Le doctorant n’a donc plus aucune garantie de bénéficier de conditions favorables à la poursuite de sa recherche. Tout cela s’accompagne d’une dégradation notable de la protection sociale des doctorants : le nouveau contrat incluse une période d’essai qui pourra s’étendre jusqu’à six mois et peut être rompu sans motivation.

Les doctorants, victimes de la gestion de la pénurie

Les doctorants pourraient ainsi devenir une main d’œuvre d’appoint, voire une variable d’ajustement pour les universités. Les budgets toujours plus étroits inciteront les universités à demander toujours plus à leurs doctorants (heures d’enseignements, tâches administratives…) et à les licencier quand elles voudront économiser encore plus. Est-ce ainsi que l’on construit l’avenir de la recherche ?

Séparer recherche et enseignement

Enfin, contrairement aux contrats existants, ce nouveau contrat ne permettra pas aux doctorants de valider les concours de l’enseignement secondaire (CAPES ou agrégation). Jusqu’à présent, un doctorant titulaire de l’un des concours pouvait intégrer l’éducation nationale à l’issue de son contrat. Avec ce nouveau contrat, cette perspective est supprimée. Cela aggrave dangereusement la précarité des doctorants, en leur ôtant leur principal débouché. Mais surtout, cette mesure participe d’un projet global de séparation de l’enseignement et de la recherche. Comme la masterisation des concours, comme la réforme du statut d’enseignant chercheur, le contrat doctoral unique a pour but de casser le lien entre production et diffusion des savoirs. Les conséquences d’une telle séparation sur l’enseignement à tous les niveaux, et plus largement sur la diffusion des savoirs dans la société seront catastrophiques.

C’est une question grave non seulement pour notre économie, qui a besoin d’une recherche dynamique et ambitieuse, mais aussi pour notre démocratie, qui a besoin d’une éducation de qualité, accessible à tous.
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