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DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

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Parti communiste français

42, rue Mouffetard

75005 Paris

Tél. : 01 43 37 44 19

section.pcf5@gmail.com

20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 10:20

à la projection du film de Gilles Perret, « Walter, Retour en Résistance », lors d’une séance spéciale organisée par les Amis de l’Humanité.

Film majeur sur l’importance du programme du Conseil national de la Résistance, la projection aura lieu

le dimanche 22 novembre à 16 heures 45
à l’espace Saint-Michel (7, place Saint-Michel)

Un débat est prévu auquel participeront Fabrice Ferrari, producteur du film et Charles Silvestre, Secrétaire des Amis de l’Huma.

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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 12:14
Les cinq principaux syndicats de La Poste appellent à la grève mardi 24 novembre. D’ores et déjà, comme à Paris, leurs organisations départementales appellent à un mouvement reconductible jusqu’au retrait du projet de loi.

Les communistes, dans la suite de leurs actions depuis des mois, apportent leur entier soutien à ce mouvement et feront tout pour qu’il aboutisse à une victoire.

Comment ? En obtenant, comme nous avons gagné le retrait du CPE en 2006, le retrait du projet de loi du gouvernement et des deux dispositions qu’il porte : la transformation de La Poste en société anonyme et la transposition de la directive européenne de mise en concurrence totale de la distribution du courrier.

 

Le gouvernement et la direction de l’entreprise sont de plus en plus sur la défensive et essaient de tromper l’opinion publique, de gagner du temps pour faire passer le projet dans la période de Noël.

Mais personne ne croit le ministre Estrosi quand il prétend que le projet de loi rend La Poste « imprivatisable ». Le changement de statut a été le moyen d’ouvrir le capital, c'est-à-dire de privatiser progressivement, France Telecom, EDF, GDF… La même recette est à l’œuvre. Il est apparu dans le débat au Sénat que, précisément parce que le projet de loi casse tout ce qui reste du monopole public de La Poste, la privatisation partielle cesse d’être anticonstitutionnelle.

Confronté à la colère et à la mobilisation croissantes des usagers dans les bureaux, à une mobilisation sans précédent depuis très longtemps des personnels de l’enseigne (45% de grévistes dans les bureaux parisiens le 21 septembre), le PDG Bailly relance une campagne, complaisamment relayée dans les media, sur les bienfaits de la restructurations des bureaux en ville. Mais l’expérience est têtue ! La fermeture des guichets, le manque de personnel exaspèrent les usagers et allongent les queues que les écrans de télévision publicitaires et les espaces boutiques ne diminuent en rien. Le congrès des maires de France doit constater aussi que plusieurs milliers de bureaux de plein exercice, encore, sont menacés en zone rurale.

 

Rien que depuis le début novembre, des dizaines de luttes se développent dans les centres de distributions, les centres de tri ou de préparation du courrier : à Plougastel, à Rennes, à Dardilly dans le Rhône, à Saint-Quentin, à Beauvais, à Gif-sur-Yvette… Les directions locales hésitent entre répression et apaisement. Des avancées importantes sur les revendications ont été obtenues par le mouvement comme au centre de distribution de Paris 17.

 

Tout cela reflète le potentiel énorme de rassemblement pour défendre le service public de La Poste.

Le 22 septembre, 100.000 postiers étaient dans l’action.

Le 3 octobre, deux millions d’usagers ont exprimé leur volonté d’agir avec eux contre tout projet de privatisation.

 

Ces possibilités de rassemblement des salariés, des usagers dépassent largement les limites de l’union des organisations politiques.

La discussion au Sénat a permis, grâce en particulier aux sénateurs communistes, de faire durer les débats, de pousser le gouvernement dans ses retranchements. Mais l’issue du vote au Parlement est connue d’avance.

Tous les soutiens politiques aux luttes sont bons à prendre. Mais, il faut être clair sur l’objectif. Ce n’est pas de reconstituer la « gauche plurielle » mais de faire échec au gouvernement tout de suite. Le PS approuvant les directives européennes, les initiatives politiques communes sont bridées sur le fond. On ne peut plus se cantonner à réclamer un référendum, que Sarkozy n’octroiera pas, sur un sujet indéfini pour ne gêner aucun parti. Ce n’est pas notre conception de l’unité dans l’action ! Certains politiciens renvoient même toute issue aux élections et à 2012.

 

Non ! C’est maintenant que cela se joue et que l’on peut gagner.

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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 10:52

 

L’initiative est soutenue par de très nombreuses organisations, notamment de Linke et du DKP.

 



Le Mouvement de la paix entend faire monter la pression sur le Bundestag avec une initiative de grande envergure, une votation militante à l’échelle du pays permettant de désapprouver la prolongation de l’intervention de l’armée allemande (Bundeswehr) en Afghanistan.

Les deux porte-parole de l’initiative nationale « troupes allemandes hors d’Afghanistan ! », Reiner Braun et Peter Strutynski, la présente ainsi : « la guerre en Afghanistan rentre dans sa neuvième année. Le cours de la guerre jusqu’à présent et l’expérience historique conduisent aujourd’hui à une seule conclusion : cette guerre ne peut pas être « gagnée ». Le retrait aussi rapide que possible des troupes de l’OTAN est l’exigence de l’heure ».

 

Le gouvernement avec son ministre de la défense, le très actif Zu Guttenberg, serait sur le point, non pas de prolonger la contribution allemande à cette sale guerre, mais autant que possible de l’aggraver en renforçant les effectifs des troupes engagées. « Ils font fi des recommandations de la quasi-totalité des experts et ne tiennent aucun compte de l’expérience. Plus on accroît les troupes en nombre, plus se développe la résistance afghane. Toute extension de la zone des combats amène des progrès territoriaux des Talibans, qui contrôlent maintenant 80% du pays (50%, il y a deux ans). »

 

Toutes les promesses du gouvernement sur la mise en œuvre d’une « approche globale » comprenant des aspects civils (reconstruction) se sont révélées de la poudre aux yeux et ont fini de s’évanouir avec l’attaque aérienne du 4 septembre sur des camions citernes. L’Afghanistan et le régime de Kaboul sont plus éloignés que jamais de la stabilité, de la reconstruction, de la légitimité démocratique. Le pouvoir est dans les mains des barons de la drogue, des seigneurs de la guerre et des politiciens corrompus font constater Braun et Strutynski.

 

La population d’Afghanistan ne demande rien de plus que la fin de la guerre et de l’occupation étrangère. En Allemagne aussi, de façon constante depuis des années, une majorité de la population réclame la fin de l’intervention guerrière de la Bundeswehr. Le Bundestag, dans sa grande majorité, n’en a pas tenu compte jusqu’à présent.

 

Pour cette raison, le Mouvement de la paix entend établir, à travers de nombreuses initiatives de votation, que la majorité au Bundestag ne dispose en aucun cas de l’approbation de la population.

La population sera invitée à répondre à cette question : « êtes-vous pour la prolongation de l’intervention de la Bundeswehr en Afghanistan ? » Les résultats de la votation qui sera organisée du 20 au 28 novembre seront amenés aux députés avant le vote du Bundestag. Ils seront communiqués publiquement le jour du vote du Bundestag.

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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 15:00

 Les convergences de luttes ne se décrètent pas. Mais elles se construisent.

 

 

Le 22 octobre, 30.000 ouvriers, représentant leurs collègues de près de 200 usines de la métallurgie, de la chimie… du pays, ont défilé dans les rues de Paris pour montrer leur détermination à arrêter la politique qui accompagne la casse industrielle du pays.

 

Les agriculteurs n’acceptent pas de ne pas être rémunérés pour leur travail parce que l’UE dérégule les marchés, organise la concurrence avec des pays où, par exemple, il n’y a pas de protection sociale pour les saisonniers.

 

A France-Télécom, les salariés réagissent devant l’exploitation et le « management » par le harcèlement destiné à accélérer la casse de ce qui reste de service public et d’esprit de service public.

 

A la SNCF, un tiers des agents (50% à Montparnasse) ont fait une première journée de grève le 20 octobre contre le projet de démantèlement du fret et d’éclatement de l’entreprise en vue de la privatisation.

 

Le même jour, les agents du pôle emploi ont fait grève à 50% pour exprimer leur exaspération devant la sape des moyens humains pour aider à la recherche d’emploi et à la formation, au moment même où le chômage explose.

On pourrait encore citer bien d’autres exemples de lutte.

 

La bataille de La Poste ne cesse de prendre de l’ampleur. Elle peut être le point de convergence et de rassemblement populaire qui mettent en échec le gouvernement.

 

Communistes, nous plaçons nos propositions et nos initiatives au service de ces convergences de lutte, notamment dans l’immédiat la poursuite de la bataille pour le service public de La Poste.

 

REJOIGNEZ-NOUS!

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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 15:00

Fermetures d’usines, délocalisations, hausse du chômage, baisse des salaires, des retraites, dégradation de la protection sociale, casse des services publics, pénurie de logements… : STOP à la politique du gouvernement !

Un rapport de force existe pour faire reculer le gouvernement et commencer à rompre avec la politique au service des plus riches. Ce n’est pas de l’optimisme, c’est un constat. Le pouvoir le fait aussi de son côté.

Tout ce qui a motivé la force des journées de grèves et de manifestations du début de l’année (3 millions dans les rues le 19 mars) est encore plus vrai.

 

600.000 chômeurs de plus cette année, une baisse des salaires pour ceux qui gardent leur emploi, même quand ils travaillent plus, 140 milliards d’euros de nouveaux déficits publics dont il veut nous faire payer la note : le bilan de Sarkozy est éloquent. C’est exactement le contraire de ses promesses.

La « crise » a bon dos. Elle sert de prétexte et de moyen pour aggraver encore les choix qui l’ont causée. Encore plus de casse des acquis sociaux, d’injustice sociale, de cadeaux au patronat qui délocalise, aux banques déjà renflouées à nos frais… C’est devenu évident pour le plus grand nombre.

Est-ce que tous les salariés, retraités, jeunes se résignent, font le choix de subir en attendant d’illusoires jours meilleurs, comme on commence à leur en promettre pour 2012 ?

Non, pas du tout, quoiqu’en disent les media à la botte ! Les luttes n’ont pas cessé de se multiplier, même cet été.

La convergence des luttes, c’est bien ce que craint le gouvernement.

Il le montre en jonglant avec le calendrier, à la fois pressé par le Medef d’aller vite en besogne et méfiant devant le risque de coïncidence entre plusieurs grands mouvements.

La loi contre La Poste était initialement programmée pour le début de l’année. Elle a été reportée au deuxième semestre pour que la lutte ne se développe pas en même temps que les grandes journées de manifestation.

En décembre 2008 déjà, devant le début du mouvement lycéen, Darcos a préféré repousser d’un an le projet de loi contre le lycée, pour qu’il ne coïncide pas avec le mouvement étudiant. Voilà maintenant que Sarkozy cherche l’apaisement, reporte encore le projet et en atténue le contenu. Il ne faudrait pas que les lycéens rejoignent les postiers !

La loi Bachelot contre l’hôpital public a fédéré et fédère toujours presque toutes les catégories contre elle. Le gouvernement a réussi à la faire voter pendant les élections européennes qui ont servi de diversion.

Le deuxième volet de la « réforme » Fillon de 2003 (les 41, 42… annuités ) contre la retraite solidaire était prévu pour 2009. Il a été reporté sans mot dire à 2010.

L’année prochaine, les 35.000 nouvelles suppressions d’emploi dans la fonction publique programmée dans le budget 2010 attaqueront directement les services de l’Etat dont l’éducation nationale.

Grève et manifestation des ouvriers de l’industrie, des cheminots, des enseignants, des postiers avec le soutien de millions d’usagers… : ENSEMBLE, nous pouvons mettre le pouvoir sarkozyste en échec

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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 15:00


A l’initiative d’une maire-ajointe PCF, cette ville du Lot a choisi de ne plus subventionner les maternelles privées. Une économie de 59 000 euros reversée aux écoles publiques.

 

Un signal fort alors que le texte du sénateur UMP Jean-Claude Carle, voté le 28 septembre par l’Assemblée, devrait bientôt obliger les municipalités françaises à financer les écoles privées d’autres communes, si leurs résidents ont choisi d’y scolariser leurs enfants.

Depuis la dernière rentrée, la municipalité de Cahors (Lot) ne contribue plus au fonctionnement des écoles maternelles privées. Cette décision met fin à une pratique de 40 ans. L’adjointe à la vie scolaire et à la jeunesse, Marie Piqué, est à l’origine de ce changement de politique. L’élue communiste a reçu le soutien du maire Jean-Marc Vayssouze-Faure (PS) et de toute la majorité municipale. Ainsi, la ville de Cahors (23 000 habitants) ne verse plus le total de 58 684,20 euros aux deux maternelles privées sous contrat d’association -soit 624,30 euros pour chacun des quatre-vingt quatorze élèves inscrits dans ces établissements catholiques.

Cette somme, récupérée sur l’enseignement privé confessionnel, semble bien modeste comparée aux besoins des écoles publiques cadurciennes. Le seul plan de remise à neuf de ces bâtiments -d’ici 2014- s’élève à 6,2 millions d’euros. Pour Marie Piqué, il ne s’agit pas seulement d’une question d’argent, c’est aussi une affaire de valeurs politiques : « J’assume le choix de la laïcité, de l’école de la République, à une époque où on oublie un peu la séparation de l’Eglise et de l’Etat. »

Si la décision de la ville de Cahors respecte la loi, qui n’oblige pas à financer les maternelles privées, elle a provoqué un tollé à droite. L’hebdomadaire catholique la Vie Quercynoise, d’habitude de meilleure tenue, dans un article intitulé La guerre des écoles relancée à Cahors ?, sombra dans une hallucinante logorrhée anticommuniste et attaqua violemment Marie Piqué : « C’est une communiste fervente. De Staline à Castro, elle n’a pas perdu le fil ». « Tout a été décidé en concertation, répond l’adjointe à la vie scolaire. […]. Dans les rues de Cahors, personne ne m’interpelle pour me reprocher cette décision. Au contraire, des enseignants m’ont contactée pour m’encourager dans cette voie. »

Communistes, nous ne nous résignons pas et poursuivons le combat pour la laïcité !

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 15:00


Des emplois supprimés: du retard sur toute la ligne!

 


Ce 9 novembre 2009, la grève des personnels RATP des lignes A et B du RER à l’appel de leurs syndicats majoritaires (et de personnels SNCF du RER B) est massivement suivie, à plus de 85%. Elle suit plusieurs grandes mobilisations dans l’année, particulièrement sur le RER B, auxquelles les directions ont refusé de répondre sur le fond.

 

Cela ne peut plus durer. La recherche de la rentabilité financière sur le réseau historique RATP, pour, comme l’a proclamé le PDG Mongin, partir à la conquête de marchés étrangers et rentrer dans les « TOP 5 » des firmes mondiales de transport urbain, a des conséquences de plus en plus insupportables pour l’exécution du service public, les conditions de travail et de rémunération.

 

La fin de l’interconnexion RATP/SNCF à gare du Nord pour le RER B a été surtout le moyen de supprimer des personnels, des temps de pause. Pour le STIF de Huchon, elle rentre dans une logique de mise en concurrence de toute la ligne à termes.

Sur le RER B comme sur le A, les sous-effectifs se font de plus en plus lourdement sentir. D’autant que les directions tentent de supprimer les « glissements » dans les terminus. Preuve que les restructurations n’ont pas pour but d’améliorer la régularité des rames pour les usagers mais pour conséquence de la dégrader. 

Comme dans toute l’entreprise, les salaires, notamment les salaires de base, sont scandaleusement bloqués.

L’annonce par Mongin d’un bénéfice en hausse de 16% pour le 1er semestre 2009, malgré la « crise », traduit l’intensification de notre exploitation. Dans le but néfaste que Sarkozy lui a assigné.

 

La force de la mobilisation des collègues du RER est un formidable encouragement pour tous les salariés de la RATP.

Il montre, après le contrecoup de la bataille des retraites d’il y a deux ans, que les rassemblements très larges nécessaires sont possibles dans les attachements pour mettre en échec la politique de privatisation rampante, défendre et regagner les conditions du service public.

 

Le moment est particulièrement important, à la RATP et à la SNCF, avant l’examen du projet de loi sur le Grand Paris, l’entrée (soi-disant) en vigueur du règlement européen de marchandisation, la campagne des élections régionales.

Le moment est encore d’autant plus important que les mobilisations pour le service public se développent partout : à la SNCF après la grève du 20 octobre, au Pôle emploi, à France Telecom…

A l’éducation nationale, maintenant à La Poste, demain sans doute dans l’ensemble de la fonction publique, une journée nationale de grève est fixée au 24 novembre 2009. Après le développement à l’échelle du pays du mouvement contre la transformation de La Poste en SA et la marchandisation du courrier, les conditions d’un mouvement d’ensemble pour gagner, pour commencer à mettre en échec la politique du pouvoir, existent.

Objectivement ! Communistes, nous mettrons toutes nos propositions et initiatives pour y contribuer.

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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 13:30
Dans le cadre de la campagne anti-communiste qui entoure la commémoration de la chute du mur de Berlin en Europe, il nous a paru utile de revenir sur la réalité de la catastrophe sociale qu'à constitué le rétablissement du capitalisme à l'est.

62% des Hongrois jugent que l’ère Kadar (1957-1989) a constitué l’époque la plus heureuse de leur pays. Ils n’étaient que 53% dans le même sondage en 2001.


La filiale hongroise de l’institut de sondage allemand gfk-Hungaria a réalisé en mai 2008 un sondage sur la perception par la population du passé de leur pays. De façon encore plus marquée qu’en 2001, les sondés considèrent que la période antérieure au  changement de régime (1989) a été la « plus heureuse » de l’histoire. L’expression de cette nostalgie concerne plus particulièrement la période comprise entre 1956/8 et 1985/9, lorsque János Kádár était chef du gouvernement et premier dirigeant du parti socialiste ouvrier (PSOH) au pouvoir.


Dans le détail, l’enquête ne permet pas de visualiser les opinions exprimées en fonction de l’appartenance sociale. Toutefois, nous observons que la popularité de la période « kadarienne » diminue avec le niveau de diplôme (54% pour les diplômés de l’université et des grandes écoles, 58% chez les bacheliers, 62% chez les diplômés des lycées professionnels et 67% chez ceux qui ont arrêté leurs études avant le lycée) et avec la taille de la ville (maximum de popularité atteint dans les villes de 2 à 5000 habitants et minimum relatif à Budapest). Cette indication est suffisante pour tirer quelques enseignements sur le sentiment des classes populaires : alors que les cadres des grandes entreprises, diplômés des écoles de commerce et des universités de droit, se concentrent à Budapest, les petites villes de province abritent une population d’ouvriers et d’employés, mal payée et mal protégée, mais aussi de retraités et de chômeurs survivant dans une situation très difficile. Nous pouvons aussi supposer que les petits commerçants et artisans (dont les activités étaient restées privées du temps du socialisme) font partie des sondés favorables à ce qu’il est convenu d’appeler en Hongrie l’ « ancien régime ».


De façon assez logique, cette popularité croît avec l’âge des sondés : 80% chez les plus de 50 ans, 72% chez les 40-49 ans, 55% chez les 30-39 ans et seulement 24% chez les 15-29 ans qui n’ont pas ou à peine connu cette époque directement. Autre résultat intéressant de ce sondage : le « score exceptionnel » obtenu par les deux dernières décennies qui sont considérées par 60% des personnes interrogées  comme la plus malheureuse du XXe siècle (12 points de plus qu’en 2001), loin devant la période Kádár et l’avant-guerre (13% chacune) !

L'augmentation de la sympathie pour la période Kádár depuis 2001 n’a rien d'étonnant. Le « miracle hongrois », tant célébré par la Commission Européenne avant l’élargissement de mai 2004, a pris fin il y a plusieurs années. La prospérité économique relative qu’avait connu le pays dans les années 1990 reposait sur le flux ininterrompu des investissements occidentaux. Celui-ci contribuait au développement de certaines activités dans la capitale et dans quelques grandes villes, grâce à des délocalisations industrielles (automobile, pharmacie, informatique) et l’installation de sièges sociaux (IBM). L’essoufflement de cette dynamique est dû aux nouveaux horizons des délocalisations industrielles, encore plus lointains (Roumanie, Slovaquie, Turquie), mais aussi au rapatriement du profit par les premiers investisseurs. De plus, l’abondance passagère de capitaux étrangers a eu un prix : celui de la privatisation et de la liquidation rapide du secteur industriel socialisé et celui de l’alignement sur les législations les plus libérales en ce qui concerne la protection maximale du revenu du capital, la faiblesse de l’imposition des entreprises, la ruine des systèmes sociaux solidaires et le démantèlement du droit du travail.


Les conditions de vie du plus grand nombre, déjà sévèrement détériorées par le changement de système en 1989, se sont à nouveau dégradées après 2001. Le gouvernement « libéral-socialiste » a opté de manière brutale pour une politique de rigueur. Une série de mesures visant les dernières entreprises publiques (transports), les hôpitaux (fermetures de site, privatisations, forfait hospitalier), les universités (autonomie, réduction des crédits, envolée des droits d’inscriptions) et les administrations des ministères (vente du parc immobilier, réduction du personnel) a été très durement ressentie. Dans le même temps, les impôts sur la consommation (TVA à 25%, la plus forte d’Europe) et sur le revenu (peu ou pas de progressivité) sont maintenus à des taux élevés. Enfin, les Hongrois doivent subir chaque année une hausse d’environ 10% du prix du gaz, de l'électricité et des transports. Avec une croissance plus lente, les profits n’en continuent pas moins de remplir les poches de quelques capitaines d’industrie occidentaux et hongrois, dont le premier ministre « socialiste » lui-même. On estime que le revenu médian est toujours inférieur de 30% à celui de 1989, en prenant en compte la valeur des avantages matériels comme le logement et l’accès gratuit à de nombreux services. Une grande fraction de la jeunesse, notamment étudiante, ne songe qu’à une réussite individuelle et à partir en Occident.


Le regret de la période précédente où la vie était perçue comme meilleure et surtout plus sûre est observable dans la plupart des pays de l’est. En ex-RDA, on a inventé le concept « d’Ostalgie ». Un sentiment anticapitaliste et un attachement à la « solidarité nationale » sont très aussi répandus. 


Mais ce phénomène n’a pas de traduction politique. L’idéologie dominante s’efforce, efficacement pour l’instant, de couper cet état d’esprit et le regret des acquis de l’ancien système de toute référence au socialisme.


Le parti socialiste - héritier direct de l'ancien PSOH  pour la structure et les cadres – s’est radicalement détourné de son passé. Au pouvoir, il s’est appliqué, d’une manière brutale et voyante, à démanteler les acquis sociaux du régime précédent, se montrant adepte d’un « libéralisme » échevelé.


Le système politique a (judicieusement) laissé au parti conservateur (droite) le rôle de défendre les quelques meubles restants (santé, universités). Il capte une partie de la protestation sociale, avec un discours souvent nationaliste et tout en développant un discours anticommuniste outrancier.


Le Parti communiste ouvrier hongrois s’efforce de s’impliquer dans le développement du mouvement social. Depuis 2 ans, le PCOH a fini de se désolidariser complètement du PS. Il n’appelle plus à voter pour lui au 2e tour et le caractérise comme un parti capitaliste comme les autres, sans identifier l’ensemble de ses adhérents à sa direction. Mais son influence et sa visibilité restent modestes, hormis sans doute quelques localités. Le PCOH fait face à une intense répression allant jusqu’à la menace d’emprisonnement de tout son bureau politique.


Une campagne internationale de solidarité a été lancée (voir appel).

 

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 13:00
La cérémonie de célébration de la chute du mur de Berlin qui sera organisée lundi soir, place de la Concorde, coûtera 800 000 euros. Mais rassurez-vous ! L’argent public ne sera pas mis à contribution. Onze très grandes entreprises françaises se partageront l’intégralité de la note (EADS, Areva, Total, Veolia, Air France, Edf, Generali, LVMH, Orange, PSA et Sanofi Aventis).

D’où vient cette soudaine passion des multinationales françaises pour l’histoire ? De quoi se réjouissent-ils au juste ?

Ils se réjouissent parce que depuis quelques jours déjà, tout le monde ou presque semble confondre la chute de l’URSS et des démocraties populaires avec « la fin du communisme ».

Ils se réjouissent parce que cet événement leur permet de faire croire que le capitalisme a définitivement triomphé.

Ils se réjouissent parce qu’ils pensent avoir les mains libres, ici comme dans les nouveaux territoires de conquête qui se sont ouverts pour eux à l’est il y a vingt ans.

Ils se moquent de la « liberté » qu’ils prétendent célébrer et méprisent les hommes. Seuls comptent pour eux la liberté d’exploiter et de faire des profits. Pour un mur dont ils célèbrent la chute, combien en construisent-ils d’autres ? Combien vont-ils en construire encore ? En Israël, au Mexique ou ailleurs, les exemples ne manquent pas.

Vingt ans après le 9 novembre 1989, plus personne ne peut croire que le capitalisme est le meilleur système possible. D’une guerre à l’autre, d’une crise à l’autre, l’humanité et la planète souffrent toujours plus de la loi du plus riche. Le vrai mur, c’est le mur de l’argent. Aujourd’hui encore, nous nous battons pour le faire tomber.


En 1989, les Allemands de l’Est célébraient les 40 ans de la RDA en criant « nous sommes le peuple » pour dire leur exigence de réformes démocratiques. La chute mur et la réunification de l’Allemagne dès l’année suivante fut une immense surprise mais aussi une grande désillusion. Tout ce qui avait été construit en RDA pendant 40 ans a été balayé. Le système institutionnel et économique de la RFA s’est imposé à tout le pays. Beaucoup d’industries est-allemandes ont été démantelées pour favoriser les entreprises de l’ouest.

Le pays n’a pas été véritablement réunifié. L’Est a été annexé par l’Ouest, et les inégalités entre les deux Allemagnes sont très fortes. Contraints de se plier aux règles de l’économie capitaliste, les Allemands de l’Est subissent davantage le chômage et sont moins bien payés.

Aux dernières élections législatives allemandes, le parti « Die Linke » (la Gauche), héritier direct des communistes est-allemands, a rassemblé 26,4 % des voix à l’Est. Il talonne la droite et devance largement les socialistes
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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 22:22
Depuis un an, la lutte pour la sauvegarde des centres de santé Saint-Victor (Paris 5e), du Moulinet (Paris 13e) et de la Maison de la Mutualité (Paris 5e) est menée par les salariés, les usagers, les mutualistes et les habitants du quartier. 160 licenciements, la disparition de plusieurs spécialités médicales et la transformation de la Maison de la Mutualité en palais des congrès de luxe est encore d'actualité. La section PCF du 5e arrondissment de Paris poursuit le combat et ne se résigne pas à la liquidation des activités mutualistes dans le centre de la capitale dont le maintien est crucial pour les dizaines de miliers de salariés et de résidents, souvent les plus modestes, qui en bénéficient.

Pour faciliter l'information sur l'évolution de cette lutte, nous venons de créer une rubrique "Mutualité" sur ce blog :

Mutualité

Article du 3 février

Article du 11 février


Article du 5 mars

Article du 10 septembre

Article du 14 septembre

Article du 16 octobre

Article du 28 octobre


La pétition toujours d'actualité : http://www.ipetitions.com/petition/sauvonslamutu/index.html
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