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Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /2010 16:57

 

Commençons à inverser la politique antipopulaire du pouvoir !

 

Ceux qui ont eu la chance de partir en vacances se sont serrés la ceinture. Pour le plus grand nombre, déjà, la rentrée est difficile. Le chômage, la précarité, la déqualification frappent de plus en plus de salariés. 257.000 emplois, notamment industriels, ont été détruits en 2009.

L’explosion des tarifs de gaz (+14,9%), d’électricité (+3 à 4,5%, le « cadeau » du 15 août !), des transports (+7% pour les Parisiens) va peser lourd. Ecoliers, familles, enseignants abordent la rentrée scolaire dans des difficultés encore aggravées à cause, entre autres, de la suppression de 16.000 postes. Partout, c’est la régression, à l’hôpital public comme au Pôle emploi.

Où va l’argent ? Pas dans les poches des Roms !

Ce que nous perdons en tant que salariés, retraités, usagers ou assurés sociaux n’est pas perdu pour tout le monde. Les profits des entreprises du CAC 40 renouent avec des chiffres record pour le premier semestre 2010, avec une palme pour L’Oréal, l’entreprise de Mme Bettencourt (1,41 milliard d’euros).

La banque BNP-Paribas (qui a bénéficié de 5,1 milliards d’euros d’aide de l’Etat en 2008), enregistre un profit de 4,4 milliards d’euros sur les 6 premiers mois de l’année, en hausse de 39%. Quant à nos factures de gaz, elles filent directement dans les poches des actionnaires de GDF-Suez qui vont toucher un « acompte » de 1,77 milliard d’euros sur leurs dividendes 2010. En août, 1,68 milliard d’euros ont été détournés aussi pour racheter le groupe anglais « International Power ».

Rarement le sens de la politique du pouvoir aura été aussi visible. 

Vider les caisses de l’Etat et de la Sécurité sociale au profit du patronat et du capital, faire payer la « crise » aux salariés, au plus grand nombre . Elle sape les bases du développement économique et social réel de notre pays.

Cette politique et ses effets sont profondément rejetés. La « popularité » du gouvernement est au plus bas. Depuis des mois, les luttes se multiplient dans les secteurs d’activité les plus divers de la chimie à la justice.

Salariés, retraités, jeunes, nous avons les forces pour inverser cette politique antipopulaire en mettant en échec la loi Woerth contre les retraites.

Le pouvoir veut faire de la fin de la retraite à 60 ans une défaite historique des travailleurs qui lui permette d’accélérer encore le démantèlement des acquis sociaux et démocratiques du pays. Il essaie de passer en force, en précipitant le calendrier, en multipliant les tentatives de division des salariés, de diversion, y compris les plus répugnantes avec les provocations xénophobes de Sarkozy.

Les conditions existent pour faire au contraire de la bataille des retraites le point de convergence de toutes les luttes, de la colère sociale, pour obtenir, enfin, une victoire qui ouvre la perspective de changement politique immédiat.

Pour des millions d’entre nous, c’est une nécessité vitale !

Encore plus nombreux le 7 septembre !

Les grèves et manifestations du 24 juin, à 2 millions dans les rues, montrent l’ampleur des capacités de mobilisation. La journée d’action interprofessionnelle du 7 septembre s’annonce au moins aussi forte. Dans beaucoup d’entreprises, la pression monte devant les diktats patronaux : assez de sacrifices, assez de mépris ! Dans les grands services publics, décisifs dans la victoire de 1995, la propagande ne prend pas selon laquelle les « régimes spéciaux » ne seraient pas concernés.

Nous avons l’expérience des luttes de 2003 contre la loi Fillon, des grandes mobilisations du premier semestre 2009, restées sans débouché (aussi du succès de la mobilisation contre le CPE en 2006).

Des objectifs clairs sont seuls efficaces pour faire monter le rapport de force jusqu’à la victoire.

Le mouvement des salariés pour les retraites porte ces objectifs clairs, partagés et rassembleurs: le retrait pur et simple du projet de loi Woerth, la défense et la consolidation de la retraite à 60 ans pour tous, du système de retraite par répartition et de son financement solidaire.

La recherche de l’unité des organisations politique et syndicales ne doit pas nuire au rassemblement des salariés, des jeunes, des retraités sur ces axes de fond.

On sait que le PS (les « écologistes », aussi la CFDT) accepte l’allongement de la durée de cotisation jusqu’à 41,5 annuités qui rendent virtuels pour beaucoup la retraite à 60 ans, que la « gauche plurielle » est responsable de la moitié des exonérations de cotisations sociales patronales. Etc.

Ne nous trompons pas de perspective.

C’est ici et maintenant, à partir des luttes, que tout se joue, pour nos retraites mais aussi pour une alternative politique. Pas dans les combinaisons pour les élections de 2012. On sait ce que valent les promesses électorales. La « gauche » après 1997 n’est pas revenue sur les lois Balladur-Veil de 1993. La social-démocratie partage la feuille de route de casse sociale de l’Union européenne.

Dans cet esprit, communistes, nous mettons nos propositions et nos actions à la disposition du rassemblement dans la lutte pour contribuer à la victoire, autour de ces mots d’ordre :

Le préalable: le retrait du projet de loi Woerth. Pour gagner la bataille des retraites, aucun recul social n’est acceptable ni négociable. Non, le projet Woerth n’est pas une solution, même mauvaise, à un supposé problème des retraites, c’est le problème lui-même. Il est la nouvelle étape des contre-réformes successives, qui depuis les lois Balladur de 1993, s’appliquent à casser les prestations de retraites, à détourner le financement solidaire (cotisations) vers les profits, à développer un système privé de retraite, prélevé sur les salaires nets, inégalitaire, peu sûr et contrôlé par la finance. Le retrait du projet de loi est la condition préalable à la défense et à la reconquête de notre système de retraite.

Défendre, consolider la retraite à 60 ans pour tous ! Retour aux 37,5 annuités pour une retraite à taux plein. 

Retraite à 55 ans pour les métiers reconnus pénibles. La prise en compte de la pénibilité doit être un progrès et non une moindre régression « négociable ». Les critères doivent être objectifs: pénibilité physique, environnement agressif, horaires décalés et espérance de vie en bonne santé à 60 ans.

Retour à l’indexation des retraites sur les salaires (et non sur le taux officiel d’inflation)

Maintien du code des pensions de la fonction publique.

Financement des retraites par la cotisation sociale. I l n’y a rien à concéder sur le financement solidaire de notre système de retraite par la cotisation sociale proportionnelle, qui constitue la part socialisée du salaire. Il n’est pas en crise. Il est saboté au profit du patronat.

Fin des 33 milliards d’euros d’exonérations de cotisations patronales. Extension des cotisations à tous les modes de rémunérations.

 

 

MANIFESTATION

MARDI 7 SEPTEMBRE 2010

14h00— REPUBLIQUE—NATION

AUSSITOT APRES LE 7 SEPTEMBRE

La force de la mobilisation du 7 septembre déterminera les suites qu’ensemble les salariés pourront donner au mouvement. Nous savons tous qu’ne journée n’y suffira pas. La victoire ne se jouera pas non plus dans les joutes parlementaires. Le gouvernement va faire voter les députés dès le 15 septembre, toujours dans sa tactique de passage en force. Ce vote, acquis d’avance, doit être désavoué par le mouvement populaire, rapidement.

Par PCF Paris 5e - Publié dans : Luttes et propositions - Communauté : Parti Communiste Français
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Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /2010 15:52

obamaswar

 

 

 

Traduction AC http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Les Etats-unis ont confirmé que le nombre de soldats présents en Irak aujourd'hui est inférieur à celui au moment de l'invasion du pays, en 2003. Ce fait va être utilisé dans le cadre d'une manœuvre de propagande qui a comme objectif de dissimuler le maintien d'une force occupante et le remplacement de soldats par des mercenaires.



La déclaration de Barack Obama, annoncant la fin de la mission de combat sur ce territoire et le début d' « opérations contre-terroristes » menées par une « force de transition » jusqu'au retrait « des troupes nord-américaines en 2011 », avait déjà fait la une des journaux début août. Mais ce qui a fait, avec un écho encore plus important, les unes des journaux des médias dominants, c'est la confirmation que les Etats-unis conservent en Irak un nombre de soldats inférieur à celui qu'ils avaient au début de la guerre contre ce pays.



Effectivement, avec le retrait de la quatrième brigade pour le Koweit et le transfert d'hommes et de matériels de guerre de ce pays du Moyen-Orient vers l'Afghanistan, également occupé, le nombre total de soldats de Washington tourne autour de 55 000, pouvant même être réduit à 50 000 d'ici au 31 août.



Mais quant aux faits correspondants à la réalité, arrêtons-nous ici. C'est que surfant sur la vague du départ d'une partie du contingent – il convient de ne pas oublier qu'il reste en Irak 50 000 militaires étrangers – le gouvernement des Etats-Unis en profite pour faire croire que la force qui restera cessera de réaliser des opérations de combat, se limitant à former les militaires irakiens, et que la date limite pour le départ définitif serait la fin de l'année 2011.




Déclarations occultées




Maintenant, la vérité est que pour les fonctionnaires ayant une responsabilité élevée, comme le commandement militaire David Patreus, les Etats-unis non seulement ne sont pas prêts à sortir d'Irak puisque ils conservent « une énorme capacité [opérationnelle]», a-t-il déclaré dans une interview à CBS.



Dans le même sens, l'Inter Press Service  a trouvé auprès de sources liées aux cercles gouvernementaux que les 50 000 soldats qui resteront ne se confineront pas à leurs missions de formation ou à des opérations de défense du personnel et des installations nord-américaines.



Un autre qui semble avoir ignoré les propos du président est l'attaché du presse du général Patreus, Geoff Morrell, soulignant « que je ne connais personne qui ait déclaré la fin de la guerre ».



De même, pour le vice-assistant du secrétaire à la Défense, Colin Khal, les Etats-Unis sont en Irak « pour y rester encore longtemps » et toute décision est suspendue jusqu'à « ce que l'on voie ce que le gouvernement va faire ».



La phrase, apparemment énigmatique, a été déconstruite par la presse nord-américaine, qui spécule sur la possibilité que le futur gouvernement du pays se prépare à demander aux Etats-unis de rester au pays.




Les entreprises de sécurité doublent leur nombre




Par ailleurs, le maintien de dizaines de milliers de soldats en Irak – dans les termes de ceux qui les voit encore y rester pour longtemps et avec toujours les mêmes fonctions – est accompagné de la substitution de soldats sur le départ par des milliers de mercenaires au service des entreprises de sécurité.



La décision de remplacer la force militaire par une autre « civile » a été prise dans une réunion de hauts-responsables militaires nord-américains, qui s'est déroulé le 19 juin, bien que cela n'ait été clairement reconnu qu'à partir du 16 août.



Le plan est de donner au Département d'Etat un rôle plus effectif dans la coordination des opérations et d'entretenir des relations étroites avec les entreprises de sécurité privées. Celles-ci vont disposer d'hélicoptères, de chars d'assaut et de la technologie pour faire fonctionner des radars, de manière à ce qu'elles puissent demander des attaques aériennes et elles vont pouvoir téléguider des drones de combat, a informé le New York Times.



Le doublement du nombre d'entreprises sous-traitantes en Irak n'est pas une hypothèse. Le porte-parole du département d'Etat, P.J.Crowley, a admis que le total d'entreprises sous-traitantes en Irak pourrait atteindre les 7 000, admettant, également, que les Etats-Unis « ont des plans très spécifiques pour assurer la sécurité quand les militaires partiront ».



Actuellement, il existe en Irak 112 000 mercenaires au service de diverses entreprises, auxquels s'ajoutent plus de 11 500 individus inscrits en tant que personnel de sécurité privé et au moins 1 200 au titre de conseiller en sécurité, a publié de son côté le Guardian.




Le nouveau rôle de la CIA




D'après le New York Times, l'agence des services secrets nord-américaine prend de plus en plus un caractère para-militaire, approfondissant, depuis l'entrée en fonctions de Barack Obama, la réalisation d'attaques avec des drones et l'élimination des personnes suspectées de terrorisme.



L'assistant du président des Etats-unis, John Brennan, qualifie les nouvelles lignes directrices comme un remplacement de la politique du marteau par celle du bistouri.



Par ailleurs, le lien avec les entreprises de services de sécurité s'est également intensifié, surtout au Pakistan et en Afrique du nord avec la mise en œuvre d'opérations clandestines de détention et d'arrestation de groupes présumés extrémistes.



Article d'Avante, hebdomadaire du PC Portugais

Par PCF Paris 5e - Publié dans : Internationalisme - Communauté : Parti Communiste Français
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Mardi 31 août 2010 2 31 /08 /2010 12:57

sous le signe de la mobilisation pour les retraites

les 10, 11 et 12 septembre au parc de la Courneuve

 

La bataille des retraites est le point de convergence décisif des luttes. Face à la diversion sarkozyste, la meilleure réponse est l’amplification de la mobilisation à la rentrée.

La Fête de l’Humanité tombe cette année à point nommé pour servir de puissant levier à cette contestation montante. Les communistes du 5e y tiendront, comme chaque année, un stand qui sera un point d’appui pour nos luttes mais aussi un lieu de rendez-vous convivial.

 

Retrouvez les communistes de votre arrondissement dans la Fête, dans le stand Paris Rive Gauche (5e, 6e, 7e arrdts), avenue Marcel Cachin, pendant les 3 jours et à l’occasion de 2 débats :

 

Samedi 11 septembre

  • 11h00 – 12h30 : « Réforme des lycées, bilan et perspectives de la mobilisation »
  • 15h00 – 17h00 : « De la lutte des sans-papiers à la lutte de tous les salariés »
Par PCF Paris 5e - Publié dans : Dans le cinquième arrondissement - Communauté : Parti Communiste Français
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Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /2010 09:07
Ceux qui peuvent encore partir en vacances auront senti passer la note de transports.

Les tarifs de la SNCF s’envolent, suivant diverses formules, pour préparer une privatisation. Le prix de l’essence s’envole bien au-delà de l’augmentation des cours, pour nourrir les profits records des groupes privatisés comme Total (qui a englobé Elf), et augmenter le produit d’un des impôts les plus injustes : la taxe intérieure sur les produits pétroliers, la TIPP (avec la TVA 66% du prix du litre d’essence).

Pour compléter le tableau, les péages d’autoroutes ne cessent d’augmenter. Sont remis en cause, outre le pouvoir d’achat des ménages, le droit à la mobilité et l’aménagement du territoire.

Concernant les péages, les hausses ont pu atteindre jusqu’à 80% en 10 ans, sur certains tronçons, les plus fréquentés. Un aller-retour Paris-Marseille revient à 102,4 euros rien que pour l’autoroute.
Où va l’argent ? Directement alimenter les profits des sociétés privées qui ont en main depuis 2005 la gestion de la quasi-totalité des 8000 km d’autoroutes françaises.

Elles affichent des taux nets de rentabilité financière tout à fait exceptionnels : de 18 à 34% du chiffres d’affaires en 2006, soit 1,2 milliards d’euros, pris dans la poche des automobilistes.

Voilà qui n’est pas étonnant, l’entretien et le fonctionnement des sociétés représentent des sommes très faibles et l’amortissement de la construction est soit très avancé, soit déjà achevé. Le gouvernement a donné (vendu très avantageusement) en 2005 une véritable poule aux œufs d’or aux quelques « majors » du BTP.
Qui plus est, les sociétés d’autoroutes ont été autorisées par l’Etat à pratiquer d’importantes augmentations de péages. D’une part, alors que leurs coûts sont largement indépendants de l’évolution des prix, elles sont autorisées à suivre l’inflation (exactement à répercuter 70 à 85% de l’inflation automatiquement). Tous les ans, elles se voient en outre accorder un « coup de pouce » supplémentaire.
D’autre part, elles ont la possibilité de différencier cette hausse moyenne suivant les tronçons du réseau. Autrement dit, elles augmentent davantage les péages dans les secteurs les plus fréquentés. On appelle ce système le « foisonnement ».

La privatisation des autoroutes constitue un véritable scandale politique, aussi bien en termes de remise en cause du droit à la mobilité, de détournement de ressources publiques que d’aménagement du territoire.
L’opération qui s’est achevée en 2005 avait malheureusement été préparée par la « gauche » plurielle en 2001. Il est nécessaire de le rappeler pour l’avenir. Le ministre de l’économie Fabius et le ministre des transports Gayssot avaient alors décidé de privatiser 49% des Autoroutes du Sud de la France. Seuls quelques parlementaires et militants communistes avaient alors combattu la mesure. Le gouvernement de l’époque avait également mis fin au système de « l’adossement » qui permettait d’utiliser l’argent des péages sur les autoroutes déjà amorties pour financer la construction de nouvelles autoroutes, moins rentables financièrement, dans une logique de désenclavement des territoires. Cette péréquation prenant fin, où pouvait bien aller le bénéfice des péages sinon à de futurs actionnaires privés.

Le gouvernement actuel veut généraliser ce système de racket de la collectivité avec les soi-disant « partenariats public privé, PPP » qui consistent à laisser le privé gérer pendant une très longue durée à son profit des équipements publics qu’il aura participé à financer à l’origine.

Il n’est que plus temps de dénoncer le scandale de la privatisation des autoroutes.

A court terme, exigeons - la fin du « foisonnement » des tarifs et l’application d’un tarifs strictement kilométrique. - la baisse des péages sur tous les réseaux pour qu’ils correspondent aux frais réels, d’entretien, de remboursements des investissements de construction, quand il en reste.
A plus long terme, exigeons - la renationalisation de l’ensemble du réseau autoroutier, - le respect du principe de gratuité des voies publiques.

Cessons de payer nos autoroutes, trois, quatre, dix fois le prix ! Une « gestion » qui nourrit la rente privée aux dépens des citoyens n’est pas une bonne gestion !
Par PCF Paris 5e - Publié dans : Services publics - Communauté : Parti Communiste Français
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Samedi 28 août 2010 6 28 /08 /2010 22:33


giap2Les plus hautes autorités du Vietnam viennent de célébrer le 100eanniversaire du Général Giap, héros national, « vainqueur de Dien Bien Phu », un des principaux dirigeants communistes vietnamiens pendant les guerres révolutionnaires anti-impérialistes contre le colonialisme français puis contre l’agression des Etats-Unis.

 

Communistes français, nous saluons cette grande figure du mouvement communiste international, qui est également liée à l’histoire de notre pays.

 

La personne du Général Giap est en elle-même un point de repère historique et politique, au-delà du symbole national qu’il représente à la suite d’Ho Chi Minh.

 

Giap ne s’est pas montré qu’un « fin stratège » mais aussi un des concepteurs de « l’armée nouvelle » (pour reprendre le terme de Jaurès), l’Armée populaire vietnamienne, instrument de la Révolution par l’intervention des masses.


Cette armée, toujours dirigée par Giap, devait réussir à mettre en échec l’impérialisme américain et réaliser l’unité du Viet-Nam.

 

Après 1975, Giap est ministre et membre du bureau politique du Parti communiste vietnamien jusqu’en 1982. Il intervient dans les débats internes du Parti et ne cesse de le faire, y compris parfois publiquement dans un contexte d’évolution accélérée des orientations politiques du pays.  


En 2009, il s’exprime contre la décision de laisser un groupe capitaliste chinois prendre le contrôle de l’exploitation d’un gisement de bauxite au centre du Vietnam mettant notamment en garde contre la perte de souveraineté.

 

Longue vie au Général Giap, grand dirigeant communiste, militant inlassable pour le socialisme dans son pays !



ARTICLE PUBLIE SUR LE JOURNAL EN LIGNE DU PARTI COMMUNISTE VIETNAMIEN :


 

100827 Giap A l'occasion des 100 ans du Général Vo Nguyên Giap (25 août), fêtés le 24 août, le président du Front de la Patrie du Vietnam (FPV), Huynh Dam, est allé lui adresser ses meilleurs vœux de longévité.


Huynh Dam a exprimé la fierté et la reconnaissance profonde du Front de la Patrie et du peuple vietnamiens envers cet élève brillant du Président Hô Chi Minh, qui a grandement contribué à l’œuvre révolutionnaire nationale.



Le chef du FPV lui a souhaité une bonne santé et longévité. Le Général Vo Nguyên Giap demeure toujours un modèle pour les jeunes générations.



Le même jour, le Premier ministre Nguyên Tân Dung, le vice-Premier ministre et ministres des Affaires étrangères, Pham Gia Khiêm, le ministre et chef du Bureau gouvernemental, Nguyên Xuân Phuc, le président de l’Assemblée nationale, Nguyên Phu Trong, et ses chefs adjoints… ont fait de même.



Le gouvernement, a affirmé M. Nguyên Tân Dung, continuera de conjuguer ses efforts avec tout le Parti, tout l’Armée et tout le peuple pour atteindre l'objectif d'un peuple riche, un pays puissant, une société équitable, démocratique et moderne.



Après avoir informé des activités législatives au cours de ces derniers temps,  M. Nguyên Phu Trong a réaffirmé la détermination de l’AN de continuer de progresser sur la voie du socialisme, conformément au choix judicieux du PCV et du Président Hô Chi Minh.



Remerciant tous ces dirigeants, le Général Vo Nguyên Giap a exprimé sa ferme conviction que sous la direction du Parti et la gestion de l’Etat, le Vietnam réaliserait de nouvelles avancées socioéconomiques et dans son intégration nationale.


Khánh Anh

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Vendredi 27 août 2010 5 27 /08 /2010 22:31

Si Sarkozy s’est déplacé lui-même à Fréjus pour présider les obsèques des soldats du 21ème régiment d’infanterie de Marine morts le 23 août 2010, ce n’est pas pour consoler les familles. Leur drame est irréparable.

Non, il vient pour préparer l’opinion à d’autres morts, à d’autres sacrifices humains (et financiers – 700 millions d’euros par an).


47 morts mais pour quoi ?

 

100827_rima_frejus.jpg Sarkozy laisse à d’autres le soin de se départir de la langue de bois guerrière. Il garde pour lui les arguments primaires :

 

- La guerre pour la paix ?Depuis 9 ans que les troupes françaises suivent l’intervention américaine, la guerre ne cesse de s’intensifier et de s’étendre dans toute l’Afghanistan. Les plus hauts stratèges américains reconnaissent l’impasse militaire.

- La guerre contre le terrorisme ?Al Qaïda reste tout autant invisible. Les Talibans sont renforcés politiquement dans la population. Ils apparaissent pour les défenseurs du pays contre l’envahisseur étranger et ses alliés locaux fantoches.

- La guerre pour le bien du peuple afghan ? De révélations en « fuites », la liste des bavures, des exactions, des morts entraînées par les armées d’occupation s’allonge. Toutes les conditions d’un développement économique et social sont annihilées par les destructions, la corruption qu’amènent la guerre et l’occupation.

 

Les objectifs véritables de la guerre américaine sont de plus en plus visibles pour l’opinion publique internationale. L’impérialisme américain et ses alliés européens ont besoin de maintenir un état de guerre dans cette région stratégique, qu’ils sont prêts à étendre contre l’Iran. Ils ont besoin à des fins de politiques externes et internes d’instrumentaliser la « menace terroriste ». La participation de la France, avec tout ce que notre pays représente encore internationalement, leur apporte une caution importante.

 

Devant l’enlisement militaire, l’émoi devant la multiplication des morts dans les armées occidentales, le pouvoir aux Etats-Unis commence à amorcer une modulation de discours, toujours pour poursuivre les mêmes objectifs. Obama évoque une « afghanisation » de la guerre un début de retrait en juillet 2011. Mais déjà le Général Patraeus, commandant des forces internationales (OTAN), a jugé cette date prématurée…   

 

En France, certains se démarquent du discours de Sarkozy mais en prenant garde de ne pas aller jusqu’au bout.  

On se souvient que c’est le gouvernement de la « gauche plurielle » qui céda en 2001 aux injonctions de Bush d’envoyer un corps expéditionnaire français.

Aujourd’hui certains appellent à une modification des missions de l’intervention internationale. D’autres demandent la tenue d’une « conférence internationale ». D’autres encore agitent l’illusion de la transformation de l’intervention en intervention humanitaire, éventuellement sous l’égide de l’UE (dont les intérêts sont étroitement liés pourtant à ceux de l’impérialisme US).

 

Pour la paix, dans l’intérêt de la France, dans l’intérêt du peuple afghan, pour notre part, nous n’avons qu’un seul mot d’ordre :


Retrait unilatéral immédiat des troupes françaises d’Afghanistan !

Sortie de la France de l’OTAN !

Pas un sou français pour la guerre US en Afghanistan !

 

La pression de l’opinion publique aux Pays-Bas est parvenue à gagner le retrait des troupes de ce pays. Gagnons la même chose en France !

Par PCF Paris 5e - Publié dans : Internationalisme - Communauté : Parti Communiste Français
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Jeudi 26 août 2010 4 26 /08 /2010 12:29

 

Dans ces temps chargés de menaces, cette commémoration s’impose plus que jamais.

 

Il faut encore et toujours rendre hommage au combat et au sacrifice de ceux qui ont libéré la capitale de la France.


 

La liberté, la paix, l’indépendance nationale ont animé le combat qu’ils ont payé de leur vie, un combat aussi courageux que responsable.

 

L’insurrection nationale des Forces françaises de l’intérieur, l’action des Forces françaises libres ont contribué à sortir notre pays de 4 ans de nuit nazie, de souffrances, de guerre.

Elles ont aussi joué un rôle décisif pour que notre peuple recouvre pleinement sa souveraineté, participant en tant que tel à la libération du pays, s’imposant vis-à-vis des alliées.

 

L’insurrection nationale a préservé les possibilités d’une France indépendante. Elle a été la victoire des masses populaires, armées ou non armées, contrastant avec l’attitude des « grandes féodalités économiques et financières », des capitalistes compromis dans la faillite nationale et la collaboration.

 

Aboutissement de la Résistance, l’insurrection libératrice est décisive dans les conquêtes sociales et démocratiques, sans précédent, des années d’après-guerre, avec l’application d’une partie du programme du Conseil national de la Résistance.

 

De façon incontestable, le Parti communiste fut l’élément décisif de cette bataille militaire et politique et de ses résultats. Dès juillet 1940, l’appel de Maurice Thorez et de Jacques Duclos affirmait « Jamais un grand peuple comme le nôtre ne sera un peuple d’esclaves ».

 

Les « féodalités financières » ont reculé mais n’ont jamais accepté les concessions de la Libération au peuple travailleur.


66 ans plus tard, de manière extrêmement préoccupante, la Sécurité sociale, les grands services publics, les acquis de la Libération sont remis en cause dans leur fondement.

Dans le même temps, la souveraineté nationale est de plus en plus confisquée au profit de structures capitalistes supranationales qui pilotent les politiques antipopulaires.

Dans le même temps encore, ceux qui sabotent ou laissent faire ce saccage, déploient un discours de haine et de xénophobie qui ne peut que rappeler, toutes proportions gardées pour l’instant, les discours des années 30 et 40.

 

L’Histoire nous enseigne que cette coïncidence n’est pas fortuite. Inlassablement faisons la connaître !

Par PCF Paris 5e - Publié dans : Les Communistes - Communauté : Parti Communiste Français
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Mardi 24 août 2010 2 24 /08 /2010 10:19

La nouvelle surenchère sécuritaire et xénophobe du Président Sarkozy est évidemment un acte politique calculé dans un contexte bien précis. Cela ne la rend pas moins révoltante mais appelle une analyse et une riposte d’ensemble.

 

Une chose fait peur aux commanditaires patronaux du pouvoir. Ils sont conscients de l’existence d’un rapport de force latent dans le pays, de la possibilité d’une convergence des luttes susceptible de mettre en échec la politique de régression économique et sociale. La bataille des retraites, dès la rentrée, est l’occasion de cette convergence.

L’ampleur de la mobilisation du 24 juin 2010 annonce une autre encore plus forte au rendez-vous du 7 septembre. On peut envisager (et préparer) une lutte déterminée à partir de cette date avec un objectif simple et clair comme le retrait du projet de loi Woerth, alors que le patronat veut faire de la fin de la retraite à 60 ans une défaite historique des travailleurs.

Le spectacle de la collusion étroite entre les gouvernants et le grand capital, avec l’affaire Bettencourt, favorise la prise de conscience du plus grand nombre.

 

Dans la période, les discours de « bons pères la rigueur », venant des Fillon et Sarkozy, invitant les travailleurs à de nouveaux sacrifices, ne prennent pas.   

C’est dans cette situation que Sarkozy et ceux qui le conseillent repassent à son autre registre : celui de la haine et de la division nationale.

 

Plus la diversion sera grossière et dangereuse, plus le pouvoir espère faire passer son projet de casse sociale.

 

On n’en est plus aux sous-entendus recouverts d’un vernis « républicain » ou laïque, même plus aux « dérapages contrôlés » mais à un discours ouvertement discriminatoire désignant collectivement certaines composantes de la population.


Mesurons le nouveau stade franchi vers une véritable incitation d’Etat à la xénophobie et sa gravité propre.

 

D’un fait divers, le pouvoir rend tout un groupe responsable. Il convoque une réunion au sommet de l’Etat sur « les problèmes que posent le comportement de certains ressortissants de la communauté des gens du voyage au regard de l’ordre public et de la sécurité ».

 

A Grenoble le 30 juillet, le Président est allé plus loin que jamais dans l’amalgame « immigration » et « délinquance ».  Du langage de stigmatisation, il passe au langage d’exclusion en réclamant de la déchéance de la nationalité française de certains délinquants « d’origine étrangère » (sans autre précision).

Le terrain avait été préparé. La rhétorique des « bons et des mauvais Français » a été peaufinée depuis des mois, depuis notamment le débat nauséabond sur « l’identité nationale ». Le mot d’ordre d’exclusion de la nationalité française s’est précisé depuis un an avec l’opération Burqa, les recommandations de la mission Gerin-Raoult et les diatribes d’Hortefeux sur le cas médiatisé de la conductrice voilée de Nantes.

 

Le pouvoir franchit aussi un nouveau pas dans le déploiement de violence policière, dans la provocation répressive, désignée comme une « guerre ». A Grenoble, dans le quartier de la Ville Neuve, l’intervention des forces de l’ordre s’est avérée disproportionnée, complètement inefficace, sauf pour créer un climat de répression collective et susciter un sentiment de peur et d’injustice. A La Courneuve, au début du mois de juillet, l’expulsion de squatteurs africains a été mise en scène de façon ultra-violente. 

 

Tout indique que le pouvoir va accentuer sa dérive racisante. Les opérations policières contre les gens du voyage, délibérément confondus avec les Roms d’Europe de l’Est dont la situation n’a rien à voir, se multiplient. Besson prépare un projet de loi spécial de « déchéance nationale » pour la rentrée. Hortefeux dissout la police de proximité pour créer des « brigades musclées ». Un processus très grave de détournement des missions de la police nationale et de la gendarmerie, en même temps que d’affaiblissement de leurs moyens, est en cours.

 

Ecœurant, indigne, dangereux, le pouvoir sarkozyste poursuit plusieurs objectifs politiques.

 

Sa politique « sécuritaire » vise à détourner la colère sociale devant la mal-vie, le chômage, causés par sa politique économique, vers des boucs émissaires, des déversoirs. Elle encourage tous les extrémismes. Elle cherche à attiser toutes les tensions.

Dans le même temps, le pouvoir se fait passer pour le pompier des incendies qu’il veut déclencher.

Les conditions qui ont mené aux « violences urbaines », limitées, de 2005 existent toujours et sont renforcées. Déjà, Villepin avait décrété l’état d’urgence. Sarkozy et ses adjoints se préparent à aller beaucoup plus loin pour le pays sous leur coupe réglée.

 

Le pouvoir fait aussi un calcul politique en mettant les thèmes de l’immigration et de la sécurité au cœur du débat public.

Sa manœuvre de diversion pousse la gauche à se souder sur des positions de principe, des valeurs, des questions de société, en effaçant ses divergences fondamentales sur les questions économiques et sociales.

 

Depuis 2007 (comme ils sont dans l’opposition), il se trouve heureusement très peu de politiciens de « gauche » à accompagner la dérive gouvernementale d’un Besson et la démagogie sécuritaire, en dehors de cas d’élus isolés et irresponsables (Valls, Gerin).

 

Aujourd’hui, l’attaque présidentielle est si outrancière, viole si profondément les valeurs républicaines que l’immense majorité des militants et sympathisants des organisations de gauche, même du centre, se retrouvent pour la condamner.

Sarkozy joue encore mieux son rôle de personnification de la politique du pouvoir et, pour la gauche, de repoussoir.

Plus encore, ce jeu contribue à renvoyer sur 2012 toute idée de changement politique et à polariser la vie politique sur les élections présidentielles.

 

Mais les luttes, pour l’emploi, pour la Sécurité sociale, pour le service public… ont besoin d’un débouché immédiat et la bataille des retraites peut et doit être le point de convergence décisif.

Le rassemblement naturel du « peuple de gauche » contre le racisme et la xénophobie ne peut pas se transposer en unité d’organisations de « gauche » et au-delà (écolos-centristes) sur toutes ces batailles. Le rassemblement susceptible de gagner, auquel aspire le mouvement social, ne peut pas se construire en gommant les différences fondamentales entre organisations, en s’alignant, même de façon « plurielle », sur les positions du PS. Cet article n’est pas le lieu de rappeler son accord avec l’allongement de la durée de cotisation, les exonérations de cotisations patronales etc.

La surenchère sécuritaire de Sarkozy est un calcul à plusieurs niveaux.

 

Pour nous communistes, la riposte doit s'organiser à chaque niveau différent.

 

- La dénonciation des propos xénophobes, des provocations policières, le rejet de tout dérapage d’où qu’il vienne, le rappel des valeurs de la République doivent être systématiques.Il ne s’agit pas pour nous de positions de témoignage mais d’une expression politique en direction des masses.

Le PCF est l’une des organisations à l’origine de l’appel aux manifestations du 4 septembre.

 

- Refuser l’exagération des problèmes de violence et d’insécurité dans la bouche de Sarkozy, ce n’est pas non plus nier des réalités dont les causes résident principalement dans la politique qui aggrave la pauvreté, les inégalités sociales et spatiales. Les batailles, les mobilisations doivent être nationales et locales pour les services publics, contre les privatisations, pour le droit au logement, contre les politiques de relégation sociale, pour les instruments de la cohésion nationale. Nous les menons et voulons les mener avec tous les acteurs des villes et des quartiers, politiques (élus), syndicaux, associatifs… La défense de l’école publique est une priorité dans cette rentrée. La défense du service public de la justice et de la police (13.000 suppressions d’emploi de 2007 à 2012), en termes de moyens et de mission, est aussi une préoccupation majeure.

 

- La politique au service du capital est la cause fondamentale d’insécurité pour les travailleurs dans tous les sens du terme, de peur des lendemains. Aujourd’hui, la bataille pour défendre les retraites est le point de convergence des luttes pour commencer à l’inverser. Face à la diversion sarkozyste, la meilleure réponse est l’amplification de la mobilisation pour les actions de la rentrée à partir de la journée nationale de grève et de manifestation du 7 septembre.

Nous contribuons à ce rassemblement avec nos positions et nos initiatives qui contrecarrent fondamentalement le consensus des partis dominants parce que c’est la condition du succès, du retrait du projet de loi Woerth.

 

La riposte des travailleurs, leur solidarité de lutte, de classe sont le meilleur antidote à la démagogie haineuse parce qu’elles s’attaquent aux racines du mal.    

Par PCF Paris 5e - Publié dans : Luttes et propositions - Communauté : Parti Communiste Français
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Dimanche 8 août 2010 7 08 /08 /2010 17:34

La colère de millions d'ouvriers exploités par les multinationales pour moins d'un euro par jour

 

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


 

 

par Steve Davison*, pour le Morning Star (quotidien du PC de Grande-Bretagne)




Les ouvriers les moins bien payés du monde en ont finalement eu assez. Grèves, usines fermées, rues bloquées et émeutes ont secoué la mégapole bouillonnante de Dhaka, au centre du Bangladesh, après que le gouvernement n'a pas répondu aux revendications modestes des travailleurs du textile, pour un salaire minimum mensuel décent.



Près de 3,5 millions de Bangladais ont été brutalement exploités pendant des années par des patrons du textile assoiffés de profit, produisant pour des entreprises connues de tous telles que Wal-Mart, Asdaet Marks and Spencer.



Ces travailleurs ont survécu avec seulement 1 662 taka (15 livres) par mois pendant les cinq dernières années tandis que l'inflation pour les biens de première nécessité, en particulier le riz, le blé et le logement, ont augmenté sans cesse (de 43% dans la même période).



Leurs conditions de travail sont celles du 19ème siècle. Les travailleurs ne sont souvent pas payés à temps et les femmes, qui constituent 80% de la main d'œuvre de l'industrie textile, subissent régulièrement agressions physiques et harcèlements. Cela devait changer.



En dépit du fait que le taux de syndicalisation est très bas, avec près de 100 000 travailleurs syndiqués, les travailleurs non-syndiqués ont joint leurs forces à celles de leurs camarades dans une revendication d'un salaire minimum de 5 000 taka (45 livres) par mois.



Les syndicats majoritaires du secteur textile ont rencontré un soutien massif avec cette simple revendication, même confrontés à l'intimidation anti-syndicale du patronat et de leurs serviteurs, dans l'État et la police.



Le patronat a exigé que le gouvernement réponde aux manifestations des travailleurs par la plus forte des répressions. Des centaines de travailleurs ont été blessés, de nombreux arrêtés et deux dirigeants syndicaux emprisonnés, et tant d'autres sont dans la clandestinité.



Face à la pression croissante, le gouvernement a convoqué une réunion d'urgence avec des propriétaires d'usine et ont « invité » des dirigeants syndicaux au siège de l'Association des exportateurs de textile du Bangladesh où un nouvel accord salarial a été concocté, offrant un salaire minimum de 3 000 taka (27 livres)



Certains syndicats importants ont accepté cette augmentation, mais un certain nombre de syndicats plus progressistes et militants ont rejeté l'accord, disant que tout ce qui est en-dessous de 5 000 taka est juste insuffisant pour que ces travailleurs appauvris puissent vivre.



Le Bangladesh's Daily Star (le quotidien anglophone à la plus large diffusion dans le pays) a condamné la tournure prise par les négociations:



« Nous trouverons cela surprenant et tout à fait inacceptable que les délégués syndicaux des travailleurs du textile à la négociation sur les salaires aient été choisis par le gouvernement », a-t-il été dit.



« Le cours naturel, évident aurait du être le choix par les travailleurs de leurs propres représentants, qui auraient alors été justement au point sur la question et auraient aidé à trouver un meilleur accord pour leurs compatriotes. L'issue aurait alors été plus réaliste et, donc, acceptable pour tout le monde ».



Treize fédérations syndicales progressistes ont condamné la réunion et ont exigé la ré-ouverture de négociations salariales.



Dans une tentative d'acheter la paix, le gouvernement Bangladais a annoncé des plans pour garantir des aides alimentaires (riz) aux travailleurs qui cousent des vêtements pour Wal-Mart, Tesco et d'autres multi-nationales, tout en sollicitant aussi des prêts de la Banque mondiale pour construire des dortoirs pour les travailleurs – en fait une subvention directe à quelques-unes des entreprises les plus riches du monde.



Le même gouvernement, sur ordre des patrons du textile, est encore en train de poursuivre, avec des inculpations criminelles, 12 dirigeants syndicaux. Si il parvenait à gagner ces procès, cela permettrait au gouvernement d'économiser des millions. Voilà toute la folie de la mondialisation, et de sa course vers le fond.



Le gouvernement essaie aussi d'isoler les travailleurs en créant un écran de fumée d' « agitateurs extérieurs » dans un climat de peur du terrorisme islamiste et d'enquêtes en cours sur des « crimes de guerre » dans la guerre Pakistan-Bangladesh de 1971. Et il a désormais interdit de délivrer des visas aux ressortissants étrangers.



« De nombreux ressortissants étrangers, avec des visas de touristes, sont impliqués dans des activités syndicales et sont à l'origine de troubles dans le secteur, dans les intérêts de leurs nations respectives », a déclaré un ministre au Daily Star sous couvert d'anonymat.



« Nous veillerons strictement à partir de maintenant à ce qu'aucun ressortissant étranger ne puisse venir au Bangladesh avec un visa de touriste pour être impliqué dans des activités syndicales.



Si ils veulent venir ici à cette fin, ils doivent recevoir des visas d'un type spécial de la part du gouvernement Bangladais. »



Le Daily Star a ajouté que« le gouvernement a une liste des ressortissants étrangers qui sont venus au Bangladesh avec des visas de touriste et qui sont impliqués dans des activités syndicales, avec l'aide de nombreuses ONG ».



Cependant, le gouvernement n'est pas entièrement insensible à la cause des travailleurs, et se trouve dans une position difficile.



Le premier ministre Sheikh Hasina a déclaré aux médias: « Les travailleurs sont payés avec un salaire, je dirais, pas seulement insuffisant mais inhumain. Les travailleurs ne peuvent même pas rester à Dhaka avec les salaires en monnaie de singe qu'ils ont ».



Dans la délégation d'Unite au Bangladesh, j'ai rencontré le ministre du Travail Khondker Mosharraf Hossain.



« Quel gouvernement au monde ne voudrait pas que ses travailleurs soient payés un salaire décent? », a-t-il interrogé.



« Nous aimerions soutenir la revendication des travailleurs du textile, pour un salaire mensuel de 5 000 taka. Dans un monde juste, les travailleurs devraient même être payés plus.



« Le problème que le Bangladesh rencontre est que les multi-nationales de la grande distribution ne paieront pas cette augmentation de salaire. Chaque année, les multi-nationales cassent les prix qu'ils sont disposés à payer par pièce, ce qui pousse les salaires vers le bas. Vous devez contrôler vos multi-nationales, si vous voulez aider les travailleurs du textile. »



Le sentiment d'impuissance de Hossain est tout à fait réel. La vérité, c'est que dans le monde d'aujourd'hui, super-mondialisé, le pouvoir des multi-nationales est plus important que celui des gouvernements, en particulier dans le Tiers-monde.



Et avec l'augmentation des salaires en Chine et au Viet-nam, les travailleurs du Bangladesh sont au bas de la pile.



Bien qu'il n'y ait nul endroit qui soit moins cher au monde, l'organisation patronale YET et l'Association des exportateurs de l'industrie textile du Bangladesh ont menacé de fermer les usines de textile après que les travailleurs ont lancé leur action.



Les travailleurs n'ont pas été intimidés par de telles agissements. Ils continuent à participer aux sit-ins d'usines et aux négociations salariales sur le terrain pour s'assurer des hausses de salaires avant de retourner au travail. Des manifestations de masse et des barrages routiers ont lieu tout le temps.



Les travailleurs, virtuellement sans organisation ni direction nationale, ont essaimé des actions dans tout le pays, où des actions ont lieu par imitation.



Mais la lutte des travailleurs est rendue plus difficile à cause de la confusion régnant dans le mouvement syndical. Bangladesh a plus de 6 000 syndicats, qui sont en lutte constante pour leur survie et en concurrence les uns avec les autres. Des dizaines de syndicats du textile ont un nombre d'adhérents très faible et la plupart sont liés à des partis politiques et à des hommes politiques en particulier.



Peu de cotisations syndicales. Ils luttent plutôt les uns contre les autres pour recevoir des fonds d'Europe et des Etats-Unis. Il n'y a aucune unité mais plutôt une lutte constante pour l'argent.



L'issue de cette lutte historique est encore à écrire. Mais les choses ne seront plus jamais les mêmes. Une fois que les travailleurs les plus opprimés de la terre se lèvent et combattent, ils deviennent un phare pour des millions d'autres travailleurs.



Les travailleurs Bangladais apprendront encore plus dans les jours à venir que les commentateurs politiques en apprendront toute une vie durant. La lutte au Bangladesh pose un nouveau type de syndicalisme – celui qui est fait pour défier et dompter les multi-nationales globalisées.



* dirigeant syndical du syndicat britannique Unite revient tout juste du Bangladesh où il a rencontré des syndicalistes du textile dans le cadre d'une délégation comprenant non seulement des syndicalistes britanniques (Unite) mais aussi des syndicalistes métallurgistes états-uniens (United Steel Workers)

 

Par PCF Paris 5e - Publié dans : Internationalisme - Communauté : Parti Communiste Français
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Samedi 7 août 2010 6 07 /08 /2010 09:55

 

Le Bureau politique du Parti Communiste libanais dénonce l’agression israélienne barbare contre l’armée libanaise dans la région de Adaissi au Sud Liban. Il considėre que cette agression contre le Liban, son intégrité territoriale et sa souveraineté n’aurait pu avoir lieu sans le silence douteux de la légalité internationale.


Cette agression a, en effet, eu lieu au vu et su des milliers de soldats de la FINUL. Israël, par son nouveau crime, a fait fi de toutes les résolutions internationales, don’t, en dernier lieu la résolution 1701 qui fut, en fait, une résolution injuste puisqu’elle s’applique aux seules victimes tout en oubliant les vrais criminels et puisqu’elle donne aux Israéliens toute liberté de violer la souveraineté de nos terres.


Le Bureau politique du PCL attire l’attention sur les menaces perpétrées contre notre people et les préparatifs pour une nouvelle guerre. Il appelle les Libanais à la vigilance et à plus de coopération avec la Résistance nationale et l’armée qui sut faire face à cette agression criminelle.


Le Bureau politique s’incline devant les martyrs tombés, tant parmi les militaires que dans les rangs des journalistes, don’t notre Camarade Assaf Abou Rahhal. Il souhaite un prompt recouvrement aux blesses.


Beyrouth, le 3 août 2010


Le Bureau politique du Parti Communiste libanais

Par PCF Paris 5e - Publié dans : Internationalisme - Communauté : Parti Communiste Français
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DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants. En ce moment, nous vendons aussi des places pour la prochaine fête de l'Humanité.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h au marché de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

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SUR L'AGENDA DES COMMUNISTES...

 

Samedi 4  septembre à 14h00


  Manifestation contre la politique sécuritaire du gouvernement, Place de la République


Mardi 7 septembre à 14h00


  Manifestation pour les retraites, Place de la République

 

Vendredi 10 au dimanche 12 septembre


 

Retrouvez le stand des communistes du 5e avenue Marcel Cachin

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