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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 08:39

Les chiffres de l’exploitation : Les chiffres de la colère

 

La direction de La Poste a rendu publics ses résultats pour 2010.

Le profit net global est en hausse de 3,5% à 550 millions d’euros. L’« excédent brut d’exploitation », c'est-à-dire le bénéfice lié à l’activité, progresse de 9,1% pour atteindre 2,017 milliards d’euros. La formule comptable mérite bien son nom. C’est bien sur le renforcement de l’exploitation des postiers, tous métiers confondus, et sur la dégradation du service rendu aux usagers que la direction a dégagé ce bénéfice.

A quoi va servir cet argent ? A aggraver le processus de privatisation et à préparer les dividendes des actionnaires privés de demain. Concrètement à transformer ou fermer les bureaux pour supprimer physiquement les guichets, à finir de supprimer les centres de tri départementaux, à provisionner les suppressions d’emploi, à racheter des sociétés financières françaises ou étrangères.

D’ici 2015, le pdg Bailly compte faire passer de 3,7% à 8% le taux de rentabilité des activités postales, toujours aux dépens du service public.

Pour les postiers, la situation devient de plus en plus insupportable aussi bien en termes de conditions de travail que de salaire. La « souffrance au travail » constatée de plus en plus généralement est la traduction de cette volonté patronale d’exploiter toujours plus et d’éradiquer l’esprit de service public ancré chez les postiers.

Partout en France, la résistance se développe. Chaque mois, dans des dizaines de centres de distri, de tri, de bureaux, de centres financiers, des salariés rentrent en lutte.

Depuis une semaine (10 mars 2011), les facteurs d’Angoulême (contre la refonte des recommandés), de Soyaux (Charente - contre le déplacement de 7km de leur service), de Pouillon (Landes – contre la restructuration « facteurs d’avenir »), de Rodez et de Decazeville (Aveyron - contre la sécabilité), de Bénodet (Finistère – contre les sous-effectifs), de Mamers (Sarthe – pour la titularisation des CDD), etc.

Chaque lutte locale obtient des résultats, sauvegarde des emplois, des tournées, des guichets. La mobilisation fait aussi reculer la répression patronale comme à Paris 11.

A Marseille, au bout de 139 jours de grève, les agents du 2ème arrondissement, unis toutes catégories confondues, ont réussi à faire plier la direction contre la précarité. Cettevictoire locale est emblématique du rapport de force qui existe pour gagner nationalement.

Partout des usagers soutiennent les salariés en lutte. Nous nous souvenons des millions de signatures contre le changement de statut en 2009 et des millions de manifestants pour défendre les retraites cet automne.

La question de la perspective politique est plus que jamais décisive.

Elle se trouve dans les luttes elles-mêmes.

Depuis des mois, tout est fait pour concentrer l’attention des salariés vers l’élection présidentielle de 2012.

Pour « virer Sarkozy » (nous sommes bien d’accord qu’il le faut !), tout serait bon, toute unité, même le choix du « moins pire » personnifié par Strauss-Kahn. Sur les retraites, comme sur la marchandisation des services publics, le PS suit les mêmes choix de fond européens que le gouvernement actuel. D’autres ont l’ambition de « tirer le PS » un peu, le plus possible vers la gauche. A La Poste ou à France Télécom, on a vu ce que ça a donné les fois précédentes.

Les médias et le gouvernement mettent aussi en avant le choix du pire, l’extrême-droite. Au-delà des calculs politiciens, cette opération répugnante et dangereuse vise à détourner la colère sociale contre des boucs émissaires, à écraser le débat sur l’alternative politique, par exemple à détourner et stériliser l’opposition massive à l’UE du capital.

Dans tous les cas, tout se jouerait en mai 2012. Communistes, ce n’est pas notre analyse.

L’avenir, le changement de politique en 2011, comme en 2012, se joue maintenant dans les luttes.

La politique économique et sociale du pouvoir est massivement disqualifiée dans le pays. Après la batille des retraites, les élections cantonales (votez communiste!) vont à nouveau le montrer. Des possibilités de larges convergences existent entre les salariés des différents services publics, de la fonction publique et ceux du privé.

Gagner, commencer à inverser la politique au service du patronat, passe par des positions claires et offensives correspondant aux possibilités réelles.

Pour La Poste, nous soutenons toutes les batailles contre la privatisation rampante et contribuons à la mobilisation des salariés et des usagers.

Nous nous situons dans la perspective de la reconquête et de l’extension du monopole public du courrier (dont les bases existent toujours), de la réintégration de la Banque postale dans La Poste et l’arrêt de sa transformation en banque privée ordinaire, de la nationalisation de l’ensemble du secteur bancaire.

Nous refusons l’application des directives et les traités européens illégitimes.

Nous apportons tout notre soutien à la journée de grève, à l’appel des syndicats, le 29 mars 2011 « pour un mouvement d’ampleur national ».

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 08:42

GDF-SUEZ : 4,6 milliards d’euros en 2010 dont 3,9 milliards pour les actionnaires !

C’est une provocation ! Exigeons l’annulation des augmentations de 2010 et 2011 et la renationalisation intégrale de GDF !

 

110304_tarifs_gaz.jpg Des hausses insupportables !

Le gouvernement a annoncé une nouvelle hausse du tarif du gaz de 5% au 1er avril 2011. Le gaz aura augmenté de 20% en 12 mois (+9,7% le 1er avril 2010, +4,7% le 1er juillet 2010). Pour les 7 millions de foyers se chauffant au gaz, la ponction va atteindre 180 euros par an. Beaucoup n’en peuvent déjà plus, alors que le pouvoir d’achat des salaires et des retraites n’en finit plus de baisser. 8 millions de personnes seraient en situation de « précarité énergétique » et renonceraient à se chauffer. En 2009, 5 millions d’abonnés ont eu du retard dans le paiement de leur facture.

Le tarif dit « social » que le ministre se dit prêt à aménager ne s’applique qu’à un très petit nombre et ces miettes sont en fait payées par les contribuables et les autres usagers. 

 

Pas difficile de savoir où va notre argent !

GDF-Suez vient de publier ses résultats pour 2010 (3 mars 2011). Les profits nets sont encore en hausse atteignant 4,6 milliards d’euros. La direction de GDF-Suez a décidé d’en accorder 3,9 milliards en dividendes à ses actionnaires. Nos factures finissent dans la poche de ceux qui ne travaillent pas et qui n’ont pas de problèmes de chauffage !

L’excédent d’exploitation de GDF-Suez atteint la somme colossale de 15,1 milliards d’euros, 7,7% de plus qu’en 2009. Pour les ventes d’énergie en France, il augmente de 300 millions à 1 milliard d’euros. C’est exactement l’équivalent des hausses de factures pour l’ensemble des 11 millions d’usagers en 2010.

 

Concurrence et privatisation n’en finissent pas de ruiner le service public.

Le bilan est sans appel. Depuis la privatisation, les tarifs ont augmenté de 50%. Les effectifs fondent. Les salaires réels des gaziers vont encore baisser en 2011. Les conditions de travail se dégradent. Des activités sont filialisées, externalisées pour précariser encore davantage l’emploi. L’investissement, la sécurité des approvisionnements, la sûreté des installations sont remis en cause.

Pendant ce temps, les actionnaires privés s’accaparent des milliards d’euros. GDF-Suez mène la guerre mondiale de la concurrence au profit de la finance, en particulier contre EDF, par exemple en prenant le contrôle du britannique International Power en 2010.

 

Rappels : le processus de marchandisation du gaz et de privatisation de GDF a été marqué par l’application en France (par les gouvernements successifs de gauche et de droite) des directives européennes de mise en concurrence de 1998 et 2003. En 2004, le gouvernement réussit, malgré les luttes, à transformer GDF et EDF en sociétés anonymes. En 2005, Sarkozy, ministre de l’économie, reniant sa promesse, ouvre le capital de GDF. A partir de 2006, le pouvoir livre au groupe privé Suez la véritable poule aux œufs d’or que représente GDF (dont les bénéfices étaient supérieurs à 2 milliards d’euros par an).

 

Ce gâchis peut et doit cesser !

L’Etat français continue de fixer les prix du gaz. Rien ne justifie les hausses de tarifs, ni les coûts d’approvisionnement en gaz naturel, ni les coûts réels des infrastructures et du stockage. GDF-Suez ne les divulgue pas mais renégocie à la baisse ses contrats de longue durée. Le cours du gaz baisse et n’est plus indexé sur celui du pétrole.

ENSEMBLE DEMANDONS QUE TOUTES LES AUGMENTATIONS DE TARIFS DEPUIS 2010 SOIENT ANNULEES !

L’Etat reste aussi actionnaire à 35% de l’ensemble GDF-Suez. Le gouvernement avait expliqué que c’était le moyen de « conserver une minorité de blocage » dans les choix de l’entreprise. Le peuple doit le contraindre à en faire usage, à cesser de faire le jeu des multinationales, aux dépens des usagers, des salariés et du développement du pays.

DEMANDONS DANS L’IMMEDIAT QUE L’ETAT BLOQUE LE VERSEMENT DE DIVIDENDES AUX ACTIONNAIRES DE GDF-SUEZ !

L’expérience des dégâts de la privatisation et de la concurrence est faite. GDF et EDF demeurent, malgré des années de sabotage, deux atouts nationaux majeurs. Le modèle des entreprises nationalisées à la Libération a fait ses preuves.

DEMANDONS LA RENATIONALISATION INTEGRALE DE GDF ET D’EDF, LA NATIONALISATION DES ACTIVITES ENERGETIQUES FRANCAISES DE SUEZ, LE RETABLISSEMENT DES MONOPOLES HISTORIQUES D’EDF ET DE GDF ! Les directives et traités européens qui servent de prétextes à ruiner nos acquis économiques et sociaux n’ont aucune légitimité pour s’appliquer en France.

 

Pour les retraites, comme on l’a vu à l’automne, pour les salaires, pour les services publics, les forces existent pour faire reculer la politique au service de l’argent. Sans patienter vainement jusqu’en 2012 !

 

 

110304_Cirelli.jpg La privatisation profite à certains !

 

François Cirelli, ex PDG de GDF devenu directeur général délégué de GDF-SUEZ a fait quadrupler son salaire depuis 2008. Celui-ci est passé de 460.000 euros à 2.064.000 euros par an ! Soir 7500 euros par jour !

 

A comparer avec l’augmentation de salaire des gaziers en 2011 qui sera 5 à 7 centimes par jour (1,1%). 

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 13:39

 


La direction de la RATP a annoncé le 17 décembre 2010 qu’elle n’achètera plus son électricité à EDF dès le 1er janvier 2011. Elle se fournira pour 90% auprès du groupe autrichien Verbund et du groupe allemand E.ON. Le montant de ces contrats précipités mais considérables (le métro !), n’a même pas été dévoilé.

 

Cette décision, prise dans le dos du pays, par une direction nommée par le pouvoir, s’inscrit dans la politique visant à forcer l’intrusion de la concurrence et à détruire le monopole public et le service public nationalisé d’EDF.

 

Elle correspond pleinement dans l’esprit et le contenu avec la loi NOME, « Nouvelle organisation du marché de l’électricité », que le Parlement vient d’adopter définitivement.

 

Cette loi NOME prévoit que 25% de l’électricité d’origine nucléaire produite par EDF (à relativement bas coût) sera livrée aux groupes privés, à un prix légèrement supérieur au prix coûtant, pour qu’ils en situation de la revendre sur le marché, aux cours bien plus élevés du marché dérégulé.

Les futurs fournisseurs de la RATP seront parmi les premiers bénéficiaires.

 

Du côté de la direction d’EDF en effet, la stratégie de marchandisation, de privatisation et de casse du service public est bien la même. La perspective est de transformer progressivement l’entreprise publique en multinationale privée.

L’accord avec E.ON développe les activités d’EDF en Allemagne où elle jouera le même rôle néfaste qu’E.ON en France.

La loi NOME va s’accompagner d’une très forte hausse des tarifs sur le dos des usagers professionnels et domestiques français dont la direction d’EDF va profiter pour financer ses investissements financiers à l’étranger.

Cette logique lucrative menace aussi l’avenir de la production en France, la capacité à répondre aux besoins, la sûreté des installations…

 

Les monopoles publics et les entreprises nationalisées, conquis, édifiés depuis la Libération, ont fait la preuve de leur efficacité économique au profit de tous. Ils conservent une cohérence, un ancrage considérables dans le pays, technologiques, politiques, sociaux, culturels.

 

Aujourd’hui, plus que jamais, l’heure est à la résistance et à la reconquête. Une mobilisation considérable est possible sur la base de l’intérêt immédiat des usagers, du refus de l’augmentation des tarifs, de l’expérience des privatisations passées.

Il n’y a aucune raison d’accepter la fatalité de l’application directives européennes de marchandisation auxquelles se plie la grande partie de la gauche.


 

Plus que jamais, exigeons

-         le rétablissement du monopole public d’EDF sur la production, le transport et la distribution d’électricité,

-         l’abrogation de la loi NOME,

-         la renationalisation intégrale d’EDF et de GDF, la fusion des deux opérateurs publics historiques,

-         des coopérations entre services publics nationaux d’Europe et d’ailleurs.

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 13:50

 Les objectifs réels de la RGPP, la « Révision générale des politiques publiques », de la loi sur la mobilité, de la réforme territoriale est bien celui-là : 

Faire récupérer au patronat et au capital des milliards d’euros en cadeaux fiscaux et exonérations.

Externaliser, privatiser toujours plus de nouvelles activités pour nourrir le profit privé, aux dépens du service public. L’attribution du suivi de 320.000 chômeurs pour 470 millions d’euros à des cabinets privés et autres firmes d’intérim, aux dépens du pôle emploi, tourne au scandale. Pour les « libéraux », une activité à l’hôpital public est un coût mais la même dans une clinique privée, c’est un élément du chiffre d’affaires !

Casser les références sociales que comporte le statut de la fonction publique pour tous les salariés du public et du privé.

Casser l’esprit de service public,les principes de neutralité des agents, d’égalité de traitement, de gratuité qui sont antinomiques avec les « valeurs » de la loi du profit. La dégradation extrême des conditions de travail, de la santé au travail, suivant l’exemple de France Télécom résultent grandement du dévoiement du sens du service public. Pensez qu’un service spécial a été créé aux impôts pour solliciter les riches qui ne pensent pas à profiter de leur « bouclier fiscal ». La culture, la recherche fondamentale, les investissements à long terme comptent parmi les premières victimes de cette logique marchande.

Pour toutes ces raisons, les luttes de la fonction publique, de l’ensemble des services publics concernent les salariés du privé, du public, les retraités, les lycéens, les étudiants, peuvent et doivent rassembler très largement.

En cassant le service public, c’est les bases du développement social et économique de notre pays, de son « modèle » social que le gouvernement veut saper.

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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 09:07
Ceux qui peuvent encore partir en vacances auront senti passer la note de transports.

Les tarifs de la SNCF s’envolent, suivant diverses formules, pour préparer une privatisation. Le prix de l’essence s’envole bien au-delà de l’augmentation des cours, pour nourrir les profits records des groupes privatisés comme Total (qui a englobé Elf), et augmenter le produit d’un des impôts les plus injustes : la taxe intérieure sur les produits pétroliers, la TIPP (avec la TVA 66% du prix du litre d’essence).

Pour compléter le tableau, les péages d’autoroutes ne cessent d’augmenter. Sont remis en cause, outre le pouvoir d’achat des ménages, le droit à la mobilité et l’aménagement du territoire.

Concernant les péages, les hausses ont pu atteindre jusqu’à 80% en 10 ans, sur certains tronçons, les plus fréquentés. Un aller-retour Paris-Marseille revient à 102,4 euros rien que pour l’autoroute.
Où va l’argent ? Directement alimenter les profits des sociétés privées qui ont en main depuis 2005 la gestion de la quasi-totalité des 8000 km d’autoroutes françaises.

Elles affichent des taux nets de rentabilité financière tout à fait exceptionnels : de 18 à 34% du chiffres d’affaires en 2006, soit 1,2 milliards d’euros, pris dans la poche des automobilistes.

Voilà qui n’est pas étonnant, l’entretien et le fonctionnement des sociétés représentent des sommes très faibles et l’amortissement de la construction est soit très avancé, soit déjà achevé. Le gouvernement a donné (vendu très avantageusement) en 2005 une véritable poule aux œufs d’or aux quelques « majors » du BTP.
Qui plus est, les sociétés d’autoroutes ont été autorisées par l’Etat à pratiquer d’importantes augmentations de péages. D’une part, alors que leurs coûts sont largement indépendants de l’évolution des prix, elles sont autorisées à suivre l’inflation (exactement à répercuter 70 à 85% de l’inflation automatiquement). Tous les ans, elles se voient en outre accorder un « coup de pouce » supplémentaire.
D’autre part, elles ont la possibilité de différencier cette hausse moyenne suivant les tronçons du réseau. Autrement dit, elles augmentent davantage les péages dans les secteurs les plus fréquentés. On appelle ce système le « foisonnement ».

La privatisation des autoroutes constitue un véritable scandale politique, aussi bien en termes de remise en cause du droit à la mobilité, de détournement de ressources publiques que d’aménagement du territoire.
L’opération qui s’est achevée en 2005 avait malheureusement été préparée par la « gauche » plurielle en 2001. Il est nécessaire de le rappeler pour l’avenir. Le ministre de l’économie Fabius et le ministre des transports Gayssot avaient alors décidé de privatiser 49% des Autoroutes du Sud de la France. Seuls quelques parlementaires et militants communistes avaient alors combattu la mesure. Le gouvernement de l’époque avait également mis fin au système de « l’adossement » qui permettait d’utiliser l’argent des péages sur les autoroutes déjà amorties pour financer la construction de nouvelles autoroutes, moins rentables financièrement, dans une logique de désenclavement des territoires. Cette péréquation prenant fin, où pouvait bien aller le bénéfice des péages sinon à de futurs actionnaires privés.

Le gouvernement actuel veut généraliser ce système de racket de la collectivité avec les soi-disant « partenariats public privé, PPP » qui consistent à laisser le privé gérer pendant une très longue durée à son profit des équipements publics qu’il aura participé à financer à l’origine.

Il n’est que plus temps de dénoncer le scandale de la privatisation des autoroutes.

A court terme, exigeons - la fin du « foisonnement » des tarifs et l’application d’un tarifs strictement kilométrique. - la baisse des péages sur tous les réseaux pour qu’ils correspondent aux frais réels, d’entretien, de remboursements des investissements de construction, quand il en reste.
A plus long terme, exigeons - la renationalisation de l’ensemble du réseau autoroutier, - le respect du principe de gratuité des voies publiques.

Cessons de payer nos autoroutes, trois, quatre, dix fois le prix ! Une « gestion » qui nourrit la rente privée aux dépens des citoyens n’est pas une bonne gestion !
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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 17:43


Usagers, salariés, nous ne pouvons pas accepter ce coup porté au pouvoir d’achat et au service public.

Selon les chiffres officiels, la ponction annuelle va atteindre 130 euros par ménage se chauffant au gaz. Beaucoup n’en peuvent déjà plus. Depuis 2004, les tarifs du gaz ont déjà augmenté globalement de 35%, malgré le recul des cours mondiaux. En 2009, 5 millions d’usagers ont eu des retards de paiement de leurs factures d’énergie. Le tarif dit « social » ne s’applique qu’à un petit nombre et, ne l’oublions pas, il est payé en fait pas les autres consommateurs, moins pauvres.

Avec la nouvelle hausse, GDF-Suez va encore engranger 1,5 milliard d’euros supplémentaires sur le dos des usagers domestiques. Où va aller cet argent ?

D’abord vers les profits et les actionnaires privés qui possèdent 65% de l’entreprise ! En 2009, le bénéfice net de l’entreprise a atteint 4,5 milliards d’euros. Pour 2009, les actionnaires vont en croquer 3,3 milliards ! Leurs dividendes ont encore augmenté de 5% cette année, de 34% depuis 2006.

Ensuite, GDF-Suez utilise son excédent d’exploitation, réalisé sur les usagers (14 milliards d’euros dont la moitié en France), pour mener la guerre mondiale de la concurrence au profit de la finance. Avec notre argent, GDF-Suez rachète, à coup de milliards, des entreprises en Grande-Bretagne, au Pérou... pour piller d’autres usagers. Le comble, c’est que cet argent sert aussi à concurrencer EDF en France même. GDF-Suez est sur les rangs pour construire une centrale nucléaire dans la Vallée du Rhône. Pendant ce temps là, EDF veut installer un terminal gazier à Dunkerque.

La concurrence et la loi du profit ruinent le service public. Nous le payons de plus en plus cher, sur nos factures, sur la qualité du service, bientôt sur la sûreté des installations. Il faut arrêter ce scandale !

Le pouvoir est directement responsable de la hausse des tarifs.

Il l’a d’ailleurs soigneusement retardée pour qu’elle ne coïncide pas avec la campagne des régionales. Maintenant, il cherche à se défausser derrière une commission bidon qu’il a désignée lui-même (« Commission de régulation de l’énergie ») et qui n’existe que pour délivrer des prétextes à l’explosion des tarifs réglementés. Rien ne justifie la hausse des tarifs, ni l’évolution des coûts d’approvisionnement en gaz naturel, ni les coûts réels des infrastructures et du stockage ! Les uns et les autres ne sont pas divulgués mais on voit le résultat final : les profits records de GDF-Suez !

L’Etat reste aussi actionnaire à 35% de l’ensemble GDF-Suez. Le gouvernement avait expliqué que c’était le moyen de conserver une « minorité de blocage » dans les choix de l’entreprise. Le peuple doit le contraindre à en faire usage, à cesser de faire le jeu des multinationales aux dépens des usagers, des salariés, du pays.

Exigeons ensemble du gouvernement:

- L’annulation des augmentations de 9,7% et de 4,7% des tarifs du gaz depuis le 1er avril (14,9% au total !) !

- Au contraire, une baisse de ses tarifs de 20% correspondant aux bénéfices non réinvestis de GDF-Suez réalisés en France.

- La renationalisation intégrale de GDF, celle d’EDF, la nationalisation des activités de Suez en France.

- La fusion de GDF et d’EDF dans un seul opérateur de service public de l’énergie 100% nationalisé.

La montée des luttes dans le pays, pour les retraites, les salaires, les services publics montrent les forces qui existent pour inverser la politique que nous subissons. La bataille pour le service public national de l’énergie en fait pleinement partie.

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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 14:12

 

Au 1er juillet 2010, le prix du timbre poste pour les lettres de moins de 20 grammes passe de 56 à 58 centimes d’euros. Le tarif lent dit « économique » passe de 51 à 53 centimes.

 

100627_timbre_poste.jpg

 

Rien d’autre ne justifie cette hausse de 3,6% et 3,9%, qui va encore pénaliser les ménages, supérieure à l’inflation, que la poursuite de la politique de privatisation.

C’est payer plus cher pour un service public plus dégradé.  

 

Officiellement, la direction de La Poste prétend que cette augmentation va servir à financer le « service universel ».

Mais qui va payer pour ce service minimal de distribution du courrier dans tout le pays, 6 jours sur 7 ? Les usagers, les particuliers eux-mêmes! Les gros « clients » de La Poste, les grandes entreprises, sont, eux, totalement épargnés par l’augmentation.

Il ne faudrait pas qu’ils passent à la concurrence affirme La Poste. Voilà une illustration de plus que le processus de marchandisation et de mise en concurrence, c’est toujours faire payer plus les "petits" pour le profit des "gros". On se doute que pour la direction de La Poste, on ne va pas en rester à 58 centimes.

 

Notre argent pour quoi faire ?

 

Pour continuer à préparer la privatisation et les profits des futurs actionnaires. De l'argent, La Poste en a déjà. Elle a réalisé 531 millions d’euros de bénéfices en 2009 (1,8 milliard d’excédent brut d’exploitation), sur ses usagers. L’Etat et la Caisse des dépôts vont injecter plusieurs milliards d’euros à l’opérateur. C’est sous ce prétexte que La Poste a été transformée en société anonyme le 1er mars 2010.

 

Tout cet argent va servir à continuer à déstructurer la filière courrier, à supprimer les centres de tri départementaux, à financer la suppression de 50.000 emplois. Le coût du plan « Cap qualité courrier » est estimé à 3,4 milliards d’euros pour optimiser le profit en fonction sur les activités les plus rentables aux dépens du service public.

Cet argent va servir à fermer des bureaux de poste et des guichets. Le coût de la transformation de tous les bureaux est estimé à 600 millions d’euros.

Cet argent va servir à racheter des groupes financiers pour poursuivre la transformation de la Banque postale en banque spéculative comme les autres.

 

L’augmentation du prix du timbre n’est qu’une petite partie, mais très symbolique, de tout ce qu’usagers, nous payons en frais bancaires supplémentaires, en opérations nouvelles facturées, en dégradation du service, en temps perdu à faire la queue… 

 

En 2009, sur une seule année, la direction de la Poste admet avoir détruit 8326 emplois en remplaçant moins de 3 départs sur 10 (dans le rapport social présenté le 17 juin 2010).

8326 chômeurs de plus, ce n'est pas un coût, ça, pour la société!

La dégradation des conditions de travail s’accélère, parfois dramatiquement.

 

L’opposition à la privatisation de La Poste est massive dans le pays comme les mobilisations de l’automne l’ont montré. Les agents de La Poste ont mené dans des dizaines de sites et de villes des luttes conséquentes contre les conséquences de cette politique de privatisation.

Les forces existent pour inverser ce processus, faire reculer la politique au service de l’argent.

Une grande victoire sur les retraites peut et doit débloquer les choses dès la rentrée. 

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 13:26

 

 

Le Syndicat des transports d’Ile-de-France (STIF), présidé par le président PS de la Région, Jean-Paul Huchon, a décidé le 3 juin 2010 d’une augmentation considérable des tarifs des transports en commun. En moyenne, l’augmentation serait de 3,9%. Pour les titulaires d’abonnement 2 zones, comprenant la grande majorité des usagers Parisiens, le coût supplémentaire (le coup !) s’élève à 6,7% avec un passage du Pass Navigo à 60,40 euros par mois. La hausse représente 50 euros par an et par personne pour les titulaires des forfaits 2, 3 et 4 zones. C’est énorme et inacceptable.

 

Deux mois à peine après les élections régionales, cette augmentation est une vraie douche froide pour les Franciliens.

Qui pendant une campagne électorale, où tous les sujets de fond ont été esquivés, a évoqué les tarifs des transports ?

Le candidat président sortant Huchon a été très évasif. La droite, sachant qu’elle n’avait aucune chance d’être élue, a multiplié les déclarations démagogiques faisant fi du désengagement de son gouvernement dans les financements. M. Besancenot a fait campagne prioritairement sur la gratuité avant de se désister sur M. Huchon. Les Verts et le Front de gauche ont milité pour un tarif unique des abonnements en Ile-de-France. Entre les deux tours, M.Huchon a, de façon très imprécise, repris cette proposition mais comme un objectif d’ici plusieurs années.

Nous avons là été de ceux qui ont dénoncé l’entourloupe. L’accord entre le PS et les Verts envisage bien un tarif unique mais sans fixer le montant, laissant la possibilité qu’il soit aligné sur les plus chers.

 

Et en effet, au prétexte du tarif unique, Huchon et le STIF augmentent aujourd’hui considérablement tous les tarifs intermédiaires suivant une logique de rattrapage aux dépens de la grande majorité des usagers.

 

Au STIF, l’élue PCF membre du Conseil d’administration s’est élevée contre les augmentations. Au contraire, le vice-président Verts aux transports du Conseil régional les a justifiées au nom de la compensation de la baisse du versement transport patronal. Quelle cohérence pour ces ennemis prétendus de l’automobile !

 

Notre position est claire. Ce n’est pas aux usagers Franciliens, notamment parisiens de payer. Non au rançonnement ! Un grand nombre de ménages parisiens ne pourra pas supporter 50 euros de plus par membre pour le bus et le métro, 100 pour le gaz, 100 peut-être pour l’électricité etc.

L’argent, il faut le prendre là où il est.

L’Etat doit prendre toute sa responsabilité dans les investissements lourds.

La course à la privatisation de la RATP et la SNCF qui détourne des marges de profit doit cesser et la Région et le STIF doivent cesser de l’encourager. Ce n’est pas, par exemple, aux usagers de payer pour les « rénovations » des stations de métro qui les privent des guichets !

Toutes les forces doivent être mobilisées pour obtenir une augmentation du versement transport acquitté par les employeurs, premiers bénéficiaires de nos réseaux de transports en commun.

 

La bataille contre l’augmentation des tarifs publics, SNCF, RATP, EDF, GDG, Poste… doit devenir une bataille nationale.

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 23:45

  La municipalité de Paris doit cesser de choisir le camp des exploiteurs !

 

Les salariés de la société Polyurbaine, filiale du groupe Derichebourg, effectuent le ramassage des déchets dans 8 arrondissements de Paris (en totalité ou partiellement). Le 21 avril 2010, 130 d’entre eux, du dépôt de Charenton, ont engagé un mouvement de grève avec leur syndicat CGT. Ils dénoncent, entre autres, les conditions de travail indignes (vestiaires, douches…) et revendiquent des augmentations de salaire.

 

Pour toute réponse, Derichebourg-Polyurbaine recourt à des intérimaires pour briser la grève et menace les grévistes de licenciements au titre « d’une mesure conservatoire », au prétexte qu’ils n’auraient pas déposé de préavis de grève (mais il s’agit d’une entreprise privée). Du coup, 50 d’entre eux campent à tour de rôle devant le dépôt.

Le management par la menace et la répression est connu chez Derichebourg. En juillet dernier, la direction d’une autre filiale tentait de licencier des salariés à Chily-Mazarin pour faits de grève.

 

Avec consternation, nous lisons dans l’édition de Paris du Parisien daté du 27 avril, que l’adjoint au Maire de Paris au traitement des déchets, François Dagnaud, appuyait Derichebourg en « dénonçant le comportement de certains salariés extrémistes ».

 

Plus que jamais, le choix de la municipalité de Delanoë (malgré l’opposition des Verts et du PCF) de laisser aux firmes privées le ramassage des ordures dans 8 arrondissements est en accusation. Après sa réélection en 2008, elle l’a même encore privatisé dans 2 arrondissements supplémentaires.

 

Derichebourg a touché le gros lot des nouvelles concessions, délivrées en 2009. La Ville lui a accordé 3 marchés de 5 ans pour 180 millions d’euros, Veolia et Pizzorno gagnant les deux autres. Le critère principal a été le « mieux disant financier » (expression du communiqué de la Ville du 11 février 2009), c'est-à-dire dans cette activité de main d’œuvre soumise à des entreprises rapaces, le moins-disant social.

Le mouvement social à Derichebourg vient l’illustrer.

 

La privatisation des services municipaux supprime des emplois stables de la Ville, dégrade les conditions du service rendu, détourne l’argent du contribuable parisien vers les profits de quelques exploiteurs. Au nom de quoi la municipalité peut-elle la justifier ?

En 2008, l’ancienne adjointe à la propreté avait été mise en examen pour favoritisme pour l’attribution en 2005 d’un marché, déjà à Derichebourg. Dans ses relations avec les élus, cette société n’a pas bonne réputation non plus. Raison de plus pour ne laisser planer aucune ambiguïté.

 

D’une municipalité de « gauche », on est en droit d’attendre une tout autre politique.

 

Nous apportons notre soutien plein et entier aux grévistes du dépôt de Derichebourg-Polyurbaine. La solidarité, l’écho fait aux agissements de leur employeur ne peut que les aider.

 

Nous demandons à la municipalité de Paris d’intervenir immédiatement en direction des patrons pour qu’ils cessent immédiatement leur intimidation contre les salariés.

 

Nous demandons à la municipalité de Paris d’intervenir pour soutenir les revendications des personnels, conformément aux déclarations de M.Dagnaud (au Conseil de Paris de mars 2009) affirmant que la Ville ne choisit pas des « attributaires low cost » qui sacrifient les salaires.

Dans l’intérêt des Parisiens, du service public et des salariés, il faut procéder à la remunicipalisation intégrale de la collecte des déchets à Paris, avec embauche prioritaire, sous statut de fonctionnaire territorial, des personnels des entreprises actuellement délégataires. 

 

Ce qui se passe en ce moment à Derichebourg rend cette nécessité encore plus impérative. La Ville de Paris ne doit pas alimenter les exploiteurs ! Paris doit choisir la voie du service public, de l’emploi stable et bien rémunéré !

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 23:57
 Dans quelques jours, si dans le cadre du dialogue social, les orientations du Gouvernement et de la Direction SNCF ne s’inversent pas quant à l’avenir du Service public ferroviaire, les cheminots pourront envisager de s’engager dans un mouvement social de grève à caractère national.

En effet, il y a urgence à faire entendre d’autres choix de développement pour la SNCF afin d’améliorer la qualité et l’efficacité du Service Public, de répondre aux défis environnementaux, aux enjeux d’aménagement du territoire, aux besoins de la Nation en matière de transport et de stopper les suppressions massives d’emploi qui impactent vos conditions de transport et les conditions de vie et de travail des cheminots.

Vous êtes usagers de la SNCF, salariés, citoyens, vous êtes donc concernés à plusieurs titres par les décisions politiques qui impactent le service public ferroviaire.

 

Parce que la SNCF appartient à la Nation, les mobilisations sociales des cheminots, à l’appel de la CGT, relèvent de l’intérêt général.

Explications …

 

Concerné par l’avenir de la SNCF, car usager !

Alors que toutes expériences d’ouverture à la concurrence des services publics tels l’eau, l’énergie, les télécommunications,… ont eu des effets néfastes pour les consommateurs, et pour toute la société en général, répondant aux injonctions de Bruxelles et du Gouvernement français, la direction SNCF entraîne l’entreprise publique sur les voies de la privatisation.

En supprimant près de 22 000 emplois en 7 ans, en réalisant 80% de productivité en 20 ans et en se structurant à l’instar des grands groupes privés, la SNCF se transforme, avec comme seul objectif : la rentabilité financière.

Les usagers deviennent des clients, les tarifs augmentent, la qualité du service se dégrade, les trains deviennent des produits commerciaux, les gares « non rentables » ne sont plus desservies, … c’est le monde « moderne » de la libéralisation.

Dans ce cadre, l’égalité de traitement, l’accès pour tous, le maillage territorial, la sécurité des circulations et la réponse aux besoins sont une entrave aux objectifs purement comptables des dirigeants de la SNCF.

La CGT n’entend pas se résoudre à la dissolution du Service Public dans les lois du marché. Nous sommes là, bel et bien face à un choix de société !

 

Concerné par l’avenir de la SNCF car salarié !

Au nom de la concurrence, de la compétitivité, de la rentabilité, des dogmes de la technostructure, tout est prétexte pour abaisser les conditions sociales des cheminots.

Contrairement aux idées préconçues, le salaire minimum à la SNCF est à peine 20 € au dessus du SMIC.

Cette situation dégrade les conditions de vie et de travail des cheminots mais c’est aussi une mauvaise nouvelle pour les salariés en général.

Le statut social des cheminots est justifié par les contraintes et les sujétions d’un service public fonctionnant 24h/24, 7j/7 et 365 jours/an en tout point du territoire.

Il est, de plus, un gage d’indépendance dans l’application des règles de sécurité, d’égalité de traitement,...

Souvent stigmatisé par les adversaires du service public, il offre pourtant un point d’appui non négligeable pour l’ensemble du salariat.

Ainsi, en abaissant les garanties sociales des cheminots, ce sont bien les conditions de vie et de travail de tous les salariés qui sont tirées vers le bas !

Les vrais privilégiés ne sont-ils pas du côté de ceux qui touchent 100 à 200 années de SMIC par mois et des retraites « chapeau » de 13 millions d’Euros (PDG de Veolia) ?

Les revendications sociales des cheminots sont légitimes et la CGT n’entend pas se résoudre à l’austérité et à la régression sociale.

 

Concerné par l’avenir de la SNCF car citoyen !

Dans un contexte où les questions environnementales sont au coeur des préoccupations et alors que des engagements ont été pris dans le cadre du “Grenelle de l’Environnement”, la Direction SNCF et le Gouvernement font le choix catastrophique de sacrifier la part du ferroviaire dans les transports de marchandises. Pire, ils se servent de la SNCF comme banque pour financer le développement des filiales routières FRET du groupe GEODIS.

Ainsi, le plan Fret SNCF se fixe comme objectif de réduire les trafics ferroviaires, d’abandonner la desserte de plusieurs territoires et de se séparer de moyens humains et matériels (locomotives, wagons, installations…).

C’est la logique du business qui prend, là aussi, le pas sur l’intérêt général et le développement durable.

Ce choix politique met à nouveau des millions de camions sur les routes et provoquera d’ici à 2020 une émission supplémentaire de 3 millions de tonnes/équivalent Co2. C’est inacceptable !

La CGT fait de ce dossier un objectif revendicatif prioritaire car au-delà du service public ferroviaire, c’est bien l’avenir de la planète qui est menacé !

Au travers de ces quelques éléments, la Fédération CGT des cheminots souhaitait vous sensibiliser sur les enjeux importants qui nous sont posés, à chacun, au travers des politiques mises en oeuvre à la SNCF.

Parce que les cheminots, seuls, sans l’appui de l’opinion publique et sans l’intervention citoyenne, ne pourront inverser durablement les orientations actuelles, il faut exiger un véritable débat public sur l’avenir du service-public SNCF.

Cheminots, usagers, salariés, citoyens,

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