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DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

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Intervention liminaire de Pierre Laroche à l'Assemblée générale des communistes du 5e arrondissement, le 29 septembre 2007.

J’ai sur cette question 2 images contradictoires :

1 - les 2 cortèges, communiste et socialiste, qui, en février 36 (le 12 ?) convergent, symbole du Front populaire et de ses conquêtes.

2 - sans remonter à l’Union sacrée (le parti socialiste prenant une position identique à celle de la droite dans de nombreux pays européens, dont le nôtre) avant la Guerre de 14-18 (qui est quand même un des points de cristallisation de la création du  PCF et d’autres PC), on peut rappeler la succession d’échecs de l’union de « la gauche » : la fin du Front populaire (la « pause », la non-intervention aux côtés des républicains espagnols dans la guerre d’Espagne de la part du gouvernement Léon Blum), puis la guerre (1954-1962) contre l’indépendance algérienne (Guy Mollet), l’abandon d’un projet de transformations sociales et démocratiques en 83 (Mitterrand), les échecs de notre participation gouvernementale à 2 reprises (Mauroy, Jospin). Enfin la piteuse opération S. Royal. Et maintenant, de plus en plus, la tentation du PS de s’allier au centre, d’aller vers le MODEM de Bayrou.

Je suis de ceux qui ont sincèrement et naïvement soutenu  les tentatives d’alliance à gauche, parce que c’est une spécificité de notre pays, parce que, en 36 et en 46, il y a eu des résultats positifs dont il reste des traces, menacées,  parce que c’est une ligne historique de notre parti et qu’il n’est pas facilement envisageable de s’opposer à la ligne de la direction de notre parti.

Surtout parce que, en tant que parti, nous n’avons pas élucidé les raisons d’agir de la social –démocratie. Nous avons toujours dit que la bourgeoisie a 2 fers au feu, que l’union est un combat. Forts de cela, pourquoi avons-nous été systématiquement dupés ?

Nous n’avons sans doute pas bien apprécié le jeu du PS ni, surtout,  pourquoi le PS accepte de jouer ce jeu ? Ce n’est ni par méchanceté, ni par bêtise, ce n’est ni une question psychologique ni une question morale, c’est une question idéologique et politique. Le réformisme n’envisage pas de rompre fondamentalement avec la société capitaliste parce qu’il ne croit pas possible de donner satisfaction au monde du travail en s’en prenant à la domination du capital, sans doute aussi parce qu’il ne fait pas confiance aux classes exploitées.
    
Cette orientation s’est accentuée dans les dernières décennies : en 76, l’Internationale socialiste, à son congrès de Genève a décidé que ses forces devaient être présentes partout où il se passait quelque chose ; elle l’a fait en fonction du rapport des forces, parfois, donc, aux côtés de forces anti-impérialistes et, en même temps, pour limiter les possibilités de ces forces. Selon le mot d’ordre de ce congrès : lutter contre le capitalisme exploiteur et contre le communisme d’Etat et de parti unique.

Notre faiblesse a sans doute toujours été de croire que des engagements, qui  plus est : des engagements écrits, étaient intangibles, insensibles aux évolutions de la société, au mouvement des idées, au niveau des luttes, à la pression idéologique. Pour tout dire : à la lutte de classes. Ce qui nous a amenés, par faiblesse idéologique, à  reculer, à céder politiquement.

Une question corollaire est de savoir si on peut être parti de gouvernement et parti de lutte.

Etre ou ne pas être au gouvernement, ce n’est pas une question abstraite, ça ne prend son sens qu’en fonction des analyses et des perspectives que nous élaborerons avec les travailleurs,  et dont nous serons porteurs dans les débats et les luttes. Nous sommes un parti qui a un objectif politique, le dépassement de la société capitaliste, je ne  souhaite donc pas que nous  refusions par principe une démarche de participation au pouvoir politique, mais il faut l’asseoir sur  le mouvement social, dénoncer par exemple les mesures d’austérité ou les privatisations, même quand elles sont le fait d’un  gouvernement socialiste et même si ce gouvernement est à participation communiste. Peut-être cela signifie-t-il ne pas participer en position subalterne à un gouvernement.

Pierre Laroche, PCF, Paris 5



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