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DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 17:53
De la maternelle à l’université, nous assistons à une refonte généralisée du système de production et de circulation des savoirs : mise en concurrence des individus et des territoires, autoritarisme, fragmentation des savoirs... Il ne s’agit pas seulement de casser le service public de l’éducation nationale et de la recherche, mais bien de construire une nouvelle place des savoirs dans la société.



Une « autonomie » très autoritaire…

De l’école (EPEP) à l’université (LRU), le gouvernement met en place, sous couvert d’autonomie, une politique autoritaire qui revient sur tous les acquis démocratiques !  La seule véritable « autonomie » est financière : elle signifie en fait le désengagement de l’Etat, une dépendance accrue à l’égard des autres financeurs, collectivités locales ou entreprises, et la mise en concurrence des établissements.

RMI culturel et libre concurrence

De la remise en cause de la maternelle à l’invention du « socle commun » en passant par la réforme du lycée, la mission de l’éducation nationale est réduite à la transmission d’un RMI culturel.  L’État renvoie au privé et aux collectivités locales ce qui relève du service public. C’est la porte ouverte à toutes les inégalités !

Les savoirs au service du capital

Toute cette politique met la production et la diffusion des savoirs au service non pas de l’émancipation individuelle, mais des intérêts du capital ! La recherche devrait avoir pour seul objectif l’accroissement de la compétitivité. Quant à l’enseignement, il devrait se contenter de transmettre les compétences dont les entreprises ont besoin.

De la réforme du lycée au LMD, les parcours des élèves et des étudiants sont individualisés. Le système qui se met en place garantit ainsi aux employeurs un niveau de formation sans garantir aux salariés la reconnaissance de leurs qualifications ! Les réformes de l’enseignement participent ainsi au remodelage du salariat, au service du capitalisme.

LES PROPOSITIONS DU PCF

Les savoirs occupent une place de plus en plus importante dans notre économie et dans notre société. Il est urgent de les mettre au service de l’émancipation des hommes, et non de leur exploitation.

1.    Développer la recherche publique

Financement élevé, durable et sécurisé de l’activité et des emplois de fonctionnaires ; statut renforcé ; développement du débat public et citoyen sur les finalités de la recherche.

2.    Le savoir est un pouvoir !  Des savoirs ambitieux pour tous

Transformation du système scolaire pour transmettre à tous les élèves des savoirs ambitieux et communs dans la scolarité unique.
Plan de lutte contre les inégalités sociales de réussite scolaire.

3.    Enseigner, c’est un métier.

Les enseignants ont besoin d’être formés.
Transformation (et non liquidation) des IUFM.
Extension et transformation de la formation continue.

4.    Salariés formés, salariés qualifiés

Sécurisation des parcours d’alternance entre l’emploi et la formation des salariés.
Maîtrise publique (et pas seulement patronale) des contenus et des modalités de formation, avec intervention des salariés dès les entreprises.
Reconnaissance de toutes les années d’études dans les conventions collectives.
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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 17:40
Éditorial de la revue Recherches internationales (n° 83, juillet-septembre 2008)
par Michel Rogalski


Cette crise que bien peu ont vu venir, notamment parmi ceux qui avaient prophétisé un peu hasardeusement la « fin de l’Histoire », alimente en boucle conversations, analyses ou prophéties. Bien installée, elle est là, et l’on se doit de l’expliquer, de la décrire, d’en prévoir la durée et les contours. Très vite, elle a réorienté tous les discours et est devenue la référence autour de laquelle les positionnements idéologiques se réorganisent. Il y a dans la vie politique des faits marquants qui structurent la suite du cours des événements. Bref, il y aura l’avant et l’après. Et entre les deux, là où nous en sommes, le débat intense nourrit déjà les lignes de forces. C’est à une véritable rétrolecture des dernières décennies que nous sommes conviés. Chacun cherchant son fil d’Ariane explicatif.

D’abord, l’ampleur et la caractérisation de la crise. Crise financière, morale, alimentaire, énergétique, environnementale ? Crise de régulation, systémique, générale, finale, idéologique, civilisationnelle ? Tout à la fois pour certains qui doivent considérer que plus nombreux sont les adjectifs, plus c’est grave. Vrai tout de même si l’on veut signifier que la crise, du moins dans ses effets multiples, affecte la plupart des aspects de la vie sociale. Mais de faible portée explicative si l’on veut rendre compte des mécanismes essentiels en oeuvre car chacun des aspects évoqués relève d’une temporalité ou d’une causalité différente. Le ressort essentiel est d’ordre économique et le déclencheur se situe dans la sphère financière, sans que pour autant il convienne de dissocier l’un de l’autre.

À l’origine immédiate, la crise immobilière aux États-Unis

Depuis plus d’un an déjà, la chute des prix immobiliers, les insolvabilités personnelles, les saisies et les expulsions touchant des familles modestes avaient constitué un signal d’alarme. Un mécanisme pervers – celui des subprimes - venait d’éclater. Il s’agit de crédits faits à des gens insolvables ou fragiles financièrement, sans apport consistant en capital propre, à travers des manoeuvres fallacieuses (taux de crédit faible donc attractif mais révisable). Il y a subprimes lorsque l’endettement dépasse 85 % de la valeur du bien acheté et que le remboursement dépasse les 40 % du revenu. On convainc le client en pronostiquant la poursuite de la hausse de l’immobilier et en lui faisant miroiter ainsi l’aubaine d’un effet de levier. La crise des subprimes arrive lorsque les gens ne peuvent plus rembourser et que la valeur du bien a chuté au lieu d’augmenter. Il devient alors même plus judicieux de se déclarer en faillite et d’arrêter de payer une maison ou un appartement dont la valeur devient inférieure à ce qu’il reste à rembourser. Dans ce système – très répandu également en Grande-Bretagne et en Espagne - on emprunte non plus en fonction de ses capacités à rembourser mais en fonction de la valeur du bien que le prêt permet d’acquérir. L’emprunteur est ruiné, le créancier n’a plus de garantie et son titre n’a plus de valeur.

Tout s’enchaîne alors très vite car l’organisme de crédit qui a placé son prêt douteux le revend à une banque qui n’en a pas contrôlé les conditions d’octroi et qui à son tour va en faire un titre mélangé parmi d’autres et le proposer à d’autres banques pour gager un financement. On entre dans une manoeuvre frauduleuse et les créances douteuses indécelables vont se propager dans l’ensemble du système bancaire qui utilise ces titres pour se refinancer à court terme. Aux premières défaillances des endettés (crise des subprimes) succède une crise de méfiance des banques entre elles qui ne veulent plus s’échanger leurs titres. Le crédit se raréfie. La valeur des actifs des banques devient incertaine et les premières faillites bancaires surgissent. L’anticipation de ces faillites, de la chute du crédit et de l’activité économique va provoquer l’effondrement boursier. Les titres « pourris » s’étant propagés à l’échelle de la planète, il en va de même des chutes boursières. En un an, les principales places dévissent de 35 à 70 % et des milliards de dollars de « richesses » s’envolent en fumée touchant du petit porteur aux assurances et fonds de pensions. L’ébranlement du système financier est tel que des affaires frauduleuses se révèlent (Fonds Madoff) aggravant la crise de confiance.

Sur ce déroulé immédiat et événementiel de la crise l’accord est largement partagé. Mais évidemment l’essentiel n’est pas là. L’affaire remonte si l’on peut dire à loin.

À l’origine lointaine, l’endettement de gens qu’on a appauvris

Car ce qui est en cause, c’est l’économie d’endettement mis en place depuis 25 ans à l’échelle du monde et qui favorise ceux qui ont un excédent d’épargne et pénalise ceux qui n’en ont pas. C’est également vrai de la dette publique. Avant d’être un transfert intergénérationnel c’est une ponction réalisée dans l’instant présent par les riches sur le dos des pauvres et qui participe donc à l’aggravation des inégalités. Bref, on a forcé les pauvres à s’endetter alors qu’on savait bien qu’ils ne pourraient pas rembourser. C’est la faillite d’un mode de croissance et d’un mode d’accumulation : endetter les gens après les avoir appauvris.

Ce modèle de développement s’est répandu dans le monde occidental depuis la période Reagan/Thatcher. C’est celui de la déflation salariale. Partout le partage de la valeur ajoutée entre profit et salaires s’est fait au détriment des seconds alors même que la proportion des salariés était croissante. Cet appauvrissement des familles s’est doublé de leur endettement nécessaire au maintien du système. L’extrême diffusion des cartes de crédit aux États-Unis a encore accentué le phénomène.

Cette déflation salariale reflète la lente dégradation d’un rapport de force entre capital et travail qui mine l’ensemble des pays de l’OCDE. Elle accompagne la phase qui s’est ouverte au début des années 80 où l’on vit se mettre en place tout à la fois au Nord les politiques d’austérité et au Sud les plans d’ajustement structurel. Deux visages d’une même démarche qui aida fortement à la prise de conscience de solidarités à l’échelle du monde. Car au Nord, la victime des politiques d’austérité remettant en cause les acquis constitués comprend spontanément le sens des luttes de ceux qui, au Sud, combattent les politiques d’ajustement structurel imposées par le FMI. Il s’agit de luttes dont la convergence est d’emblée perçue et dont la disparité dans la situation des acteurs ne fait pas obstacle à leur mise en relation.

Mais tout ceci ne fut rendu possible que grâce à la poussée d’une vague de mondialisation qui bouscula tout sur son passage. La déflation salariale s’obtint par la mise en concurrence des travailleurs à l’échelle du monde en rapprochant capital et bas salaires que ce soit à coups de délocalisations ou par l’organisation de flux migratoires. Ainsi fut mis fin à un compromis implicite qui régnait sur un territoire donné entre travail et capital et qui faisait en sorte que la grosse firme puisse écouler la marchandise produite auprès de consommateurs disposant d’un pouvoir d’achat suffisant. Dès lors que l’horizon devenait planétaire, la firme multinationale pouvait s’émanciper du contexte social car seul comptait son chiffre d’affaires. Et s’il pouvait être réalisé à l’export, alors qu’importait la fermeture des bassins d’emplois et la montée du chômage. Le chiffre d’affaires devenant mondial on pouvait dégrader l’emploi, casser des secteurs d’activités, démanteler des territoires. Il s’agit de penser mondial en s’émancipant des réalités nationales. Ce libre-échange entre régions de niveau inégal n’organise pas une vraie concurrence entre entreprises qui doit se jouer sur la meilleure efficience technique, mais entre des régions et des pays, c’est-à-dire entre des environnements sociaux, fiscaux ou environnementaux. On théorisa ainsi qu’une rationalité mondiale qui accompagnait le phénomène ne pouvait être que d’essence supérieure à toute logique nationale. L’autonomie accordée aux banques centrales permettra à celles-ci de ne se préoccuper que des signaux des marchés – de préférence internationaux – et de s’émanciper de toute réalité nationale.

Cette origine lointaine de la crise cristallise des désaccords car elle revient sur la lecture de 25 années de trajectoire et porte en elle une radicalité dans les mesures à mettre en oeuvre qui ne peut être partagée par tous. On comprend pourquoi le refrain que la droite n’hésite pas à entonner sur les excès du capitalisme de la finance, les mauvais entrepreneurs, les fraudeurs, et son appel à refonder un nouveau capitalisme, débarrassé de ces scories, et assis sur une nouvelle éthique sont autant de contre-feux lui évitant de soulever les questions bien plus fâcheuses de la déflation salariale et d’une libre concurrence sans aucun frein. C’est autour de ces questions nodales que se jouera le débat sur une véritable issue à la crise.
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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 17:36
1,3 million de demandeurs de logement social, 110.000 à Paris.
900.000 : le déficit de logements sociaux, véritablement sociaux dans le pays !

Objectifs de la loi Boutin : 40.000 ventes et 40.000 démolitions de logements sociaux par an.

Et pourtant l’argent est là…!

560 millions d’euros en moins pour le budget du logement cette année.
850 millions d’euros détournés par la Loi Boutin du « 1% » destiné au logement des salariés.
Autour de 4 milliards d’euros à terme d’argent public (Etat ou Caisse des dépôts) pour aider les promoteurs immobiliers.
Des milliards d’euros des Livrets A que les banques pourront détourner à d’autres fins que le financement du logement social…
15 milliards d’euros de nouveaux cadeaux fiscaux par an aux plus riches et aux Medef depuis 2007
30 milliards d’euros déjà accordés aux banques pour renflouer leurs placements douteux
37,5 milliards d’euros de profits distribués en dividendes aux actionnaires des entreprises du CAC40
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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 17:30
NON A L’APPLICATION
DE LA LOI ET DES DECRETS BOUTIN !



Les députés UMP s'efforcent de nous faire prendre madame Boutin et sa loi pour des défenseuses du droit au logement pour tous. C’est tout le contraire. En pleine période de crise, la loi Boutin favorise les  promoteurs et le marché privé (30.000 logements invendus rachetés au prix fort) et organise la pénurie de logements sociaux. Les loyers augmentent sans cesse. A Paris aujourd’hui ils représentent 35 % du budget des ménages.

Expulsion et hausses des loyers : les menaces de la Loi Boutin.

Avec la loi Boutin, le bailleur pourra imposer à des locataires, âgés de moins de 65 ans et considérés en « sous occupation » de leur habitation, un relogement dans un appartement plus petit, au même prix. En cas de refus, les locataires pourront être expulsés. On doit aux députés communistes que les personnes handicapées ne soient pas concernées. Un couple «dont les enfants ont grandi», une veuve, un veuf, une personne divorcée doivent toujours avoir le droit de rester dans l’appartement où ils ont vécu.

Dans un pays où 50% des salariés gagnent moins de 1350 euros net par mois, le logement social s’adresse à la grande majorité. La Loi Boutin accroît considérablement les surloyers. De deux façons : en abaissant de 10% les plafonds de ressources et rendant automatique le supplément de loyer, fortement progressif, à partir de 20% de dépassement. Résultat : un couple sans enfant dont chaque membre gagne 1300 euros où un couple de techniciens avec 2 enfants gagnant 2000 euros chacun seront désormais touchés.

Logement : une pénurie organisée par la droite.

En refusant de construire des logements pour le secteur social, la droite organise la pénurie, pousse les classes moyennes vers le secteur spéculatif et fait des HLM des ghettos pour pauvres. Les maires de droite, comme M Tibéri dans le 5e arrondissement, refusent de contribuer à l’effort nécessaire pour faire face à la crise du logement, particulièrement grave à Paris. Alors que les aides aux logements (type APL) sont largement récupérées par les propriétaires de par l’augmentation des loyers, on fait payer aux locataires l’assèchement des financements normaux du logement social.

NON A LA LOI BOUTIN !
Pour le droit au maintien dans les lieux
& contre la hausse des loyers dans le secteur HLM.
 
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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 17:27


La dernière –nous le souhaitons- sortie du président du Conseil italien, après le séisme des Abruzzes qui a causé plus de 280 morts et mis à la rue 25000 personnes, qui a détruit la ville d’Onna et endommagé celle de L’Aquila, est digne de la vulgarité de son auteur : « il faut prendre ça comme un camping de fin de semaine », déclare Berlusconi. Après avoir expliqué le viol par le fait qu’il y a tant de belles filles en Italie et avoir déclaré que le Président des Etats Unis est « bronzé », il faut s’interroger sur l’atmosphère délétère qui permet à un « humour » aussi méprisant envers les victimes, et la différence –de sexe, de couleur de peau-, de s’exprimer aussi ouvertement.
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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 17:17



Non à la Guerre - Non à l'Otan
Oui à la paix, à la liberté et à la démocratie !


Après le Sommet de l'Otan à Strasbourg et le contre Sommet qu'elles ont contribué à préparer, les organisations du collectif national Otan-Afghanistan veulent rendre hommage aux habitants de Strasbourg et au collectif strasbourgeois qui nous a accueilli, ainsi qu'aux milliers de participants venus parfois de très loin pour manifester pacifiquement leur rejet de l'Otan et de ses politiques de guerre.

Suites aux multiples incidents qui ont émaillé ces rencontres, les organisations protestent contre la volonté clairement manifestée des autorités et du Président de la République, Nicolas Sarkozy, d'empêcher par tous les moyens la libre expression des citoyens en faveur de la paix, du désarmement et de la réduction des dépenses militaires et contre la politique militariste des grandes puissances qui dirigent l’OTAN.

Tout a été mis en oeuvre pour saboter notre manifestation. « Je ne verrais pas de manifestants à Strasbourg » avait souhaité Nicolas Sarkozy et la répression s'est abattue! Cependant, malgré l'impossibilité pour des dizaines de cars d'accéder à Strasbourg, malgré les milliers d'Allemands et de délégations du Nord de l'Europe retenus de l'autre coté de la frontière, malgré l'arrêt total des transports en commun et les multiples « check points » musclés, ce sont plus de 30 000 personnes qui ont convergé vers Strasbourg le 4 avril !

Les violences et les exactions dont on été victimes des milliers d'opposants à l'Otan pacifiques constituent un inadmissible record. Les tirs de grenades lacrymogènes et assourdissantes sans sommation, le refus de venir en aide aux blessés, l'acharnement dont ont été victimes des personnes âgées, des personnes handicapées, des enfants ou des femmes enceintes, les multiples mises en danger de la vie d'autrui, ne sauraient rester inexpliquées ou impunies. L’Etat et sa police ont bafoué leur propre loi. La constitution de fichiers illégaux lors des innombrables contrôles d'identité, les femmes et les jeunes filles fouillées au corps par des CRS-hommes, les douilles de gaz CS interdit retrouvées sur le sol du rassemblement, le harcèlement des hélicoptères sur le Village et sur les manifestants, les brutalités et les vols commis par les forces de l'ordre contre des biens personnels : drapeaux mais aussi appareils photo, caméras, insignes, livres, affiches, vêtements et même les dossiers de la Conférence internationale.

Nous réclamons justice et soutenons les plaintes et demandes d'enquêtes déjà formulées ou à venir : commission d'enquête parlementaire, dépôts de plaintes individuelles et collective, commission d'enquête indépendante …

Nous condamnons sans appel les violences perpétrées contre les personnes ou les biens, les agissements irresponsables et refusons absolument les amalgames. En focalisant l'attention des médias et du grand public exclusivement sur ces violences, les autorités ont réussi ce qui était probablement leur objectif: faire le silence presque total sur les motivations des manifestants et le contenu de notre mobilisation.

Pourtant, le Village autogéré a été un lieu paisible et propre où des milliers de jeunes de toute l'Europe ont convergé pour échanger et vivre de beaux moments de débat, de culture et de rencontres auxquels des jeunes des quartiers populaires ont aussi participé. Pourtant la Conférence internationale* a été un extraordinaire succès avec plus de 800 participants de 25 pays, malgré sa relégation dans un gymnase loin du centre ville et l'absence de transports en commun.

L'usage délibéré de la violence contre les manifestants et les citoyens est à l'image de l'Otan: une alliance arrogante et guerrière méprisant le droit des peuples au seul profit des puissances occidentales. Ce Sommet a entériné l'envoi de renforts en Afghanistan, la participation physique et financière accrue des pays de l'Union Européenne à l'Otan et la poursuite du bouclier antimissile qui relance la course aux armements en Europe.

L'Otan vient également d'élire un faucon à sa tête, M Rasmussen, partisan de la guerre en Irak... Nous le disons avec force : cette offensive militariste, à l’heure de la crise globale, est lourde de dangers. Il n'y a pas de « réponses » militaires aux problèmes du monde . Le militarisme, la répression, ne viendront jamais à bout de l'aspiration à la liberté à la démocratie et à la paix.

Notre détermination est plus forte que jamais: nous avons mis pour longtemps l'Otan sous haute surveillance.

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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 17:10


Les médias s'en délectaient d'avance…la manifestation en marge du sommet de l'OTAN allait être un carnage.
D'un côté 11000 membres des forces de l’ordre ; de l'autre ces mystérieux « black blocks », quelques centaines de militants anarchistes violents, agités comme un épouvantail par les médias et le gouvernement. Beaucoup de monde a été dissuadé par la peur de se rendre à Strasbourg pour exprimer son opinion. Pour finir le travail les CRS empêchaient tout simplement les manifestants pacifistes de se rendre à la manif le matin.

11h. Deux heures avant la manifestation, les forces de l’ordre laissent les groupes anarchistes libres de brûler l’ancienne douane et un hôtel, étonnante stratégie pour assurer la sécurité…

13h Les CRS repoussent les manifestants à coupe de lacrymogène vers une petite souricière dans laquelle se trouvent d’autres CRS qui imposent un barrage filtrant au milieu des manifestants pacifistes. La stratégie des anarchistes – très organisés – consiste à se mêler à la foule pour éviter les interpellations. Entre les CRS et les groupes violents, les manifestants sentent monter la tension au moment où les policiers lancent une étonnante charge avec des véhicules motorisés dans la foule… C’est l'étincelle, anarchistes et policiers se répondent à coup de pierres (les vidéos qui circulent sur internet témoignent de la lourde responsabilité des forces de l’ordre), les manifestants sont pris au piège.

La manifestation dégénère, le reste du parcours est bloqué. Devant le gâchis le PCF fait le choix de se retirer du cortège. Marie George Buffet a condamné les actions violentes. Les députés communistes demandent la mise en place d'une commission d'enquête pour que toute la lumière soit faite sur ces événements.

L’attitude des forces de l’ordre témoigne d’une stratégie claire : comme à Saint Lô, comme à l’usine Renault, comme à la Nation le 19 mars… tout est organisé pour dissimuler les mouvements de masse, pour que les projecteurs se braquent alternativement sur les show du président Sarkozy et sur les actes de groupuscules violents laissant dans l’ombre l’immense majorité des militants qui luttent pour la paix, pour l’emploi et pour la liberté.

Rappelons malgré tout que la manifestation a réuni autour de la tribune des pacifistes plusieurs dizaines de milliers de personnes, de nombreuses organisations, des intervenants du monde entier.

Rappelons l’essentiel : l’OTAN est une organisation belliqueuse complètement illégitime, bras armé du capitalisme nord américain partout dans le monde.

Rappelons que la France est en guerre à ses côtés en Afghanistan.

Rappelons enfin que les communistes, comme tous les autres manifestants pacifistes de Strasbourg militent pour la dissolution de l’OTAN et le retrait des troupes de l’Afghanistan.



FAISONS DU 7 JUIN UNE ETAPE DANS LE COMBAT POUR LA PAIX ET POUR LA JUSTICE

Lorsqu’Israël a attaqué Gaza, les députés communistes et du groupe GUE ont su faire du Parlement européen une tribune pour mettre au jour les crimes de guerre dont les Palestiniens ont été les victimes. Les élus communistes sont des points d’appui précieux pour tous ceux qui luttent pour la paix et la justice au Proche Orient et dans le monde entier. Ils ne cessent de se battre pour que les pays d’Europe ne soient pas des acteurs de l’impérialisme et de la concurrence, mais mènent au contraire une politique étrangère indépendante, en faveur de la paix, de la coopération, et de la solidarité.

Le 7 juin, en votant pour le Front de Gauche, faisons avancer le combat pour la paix.
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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 12:24

Démocratiser l’Université, un enjeu révolutionnaire qui fait peur !

« La démocratisation de l’Université a échoué dans son rôle d’ascenseur social », « La démocratisation de l’Université a été une erreur : elle n’a fait que produire des diplômés déçus ne trouvant pas d’emploi », «La démocratisation de l’Université est un leurre pour les classes populaires qui y engagent beaucoup de frais sans que leur s enfants disposent à la fin d’un emploi à la hauteur de leur diplôme »…Nous serions allés trop loin dans la démocratisation, l’urgence serait à stopper ce mouvement suscidaire nous dit la droite bien sur mais aussi une certaine gauche. Mais reculer devant la démocratisation de l’Université, c’est avoir peur de son enjeu révolutionnaire. C’est refuser de voir que le problème ne vient pas de l’Université mais du ‘marché du travail’ du système capitaliste qui est incapable de répondre à ce progrès de la société qu’est la massification des connaissances. L’époque est historique : pour la première fois dans l’histoire le nombre d’étudiants diminue ! Une société qui progresse n’est-elle pourtant pas une société qui étudie de plus en plus et qui travaille de moins en moins ? Il est urgent d’agir !

De la maternelle à l’Université : produire une main d’œuvre prête à l’emploi !

Le succès de la manifestation de mercredi dernier le montre : c’est l’ensemble du système éducatif qui est visé par les attaques du gouvernement ! Supprimer la maternelle, faire feu de tous les progrès de la pédagogie dans les méthodes d’enseignement,  supprimer les matières optionnelles, faire entrer l’entreprise dans l’Université, supprimer partout des postes… les attaques sont nombreuses mais l’objectif toujours le même : précariser toujours plus pour produire une main d’œuvre prête à l’emploi au services des intérêts du capital !

C’est pour défendre ce lieu central de progrès dans notre société que maternelles, écoles primaires, collèges, lycées, universités sont en grève : leur lutte est notre lutte à tous, soutenons les !

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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 20:29
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poème de St John Perse, prix Nobel de littérature (extrait d'Eloges)

Saint John Perse est né et a été élevé en Guadeloupe.


Puis ces mouches, cette sorte de mouches, et le dernier étage du jardin... On appelle. J'irai...
Je parle dans l'estime.
- Sinon l'enfance, qu'y avait-il alors qu'il n'y a plus ?
Plaines ! Pentes ! Il y avait plus d'ordre ! Et tout n'était que règnes et confins de lueurs. Et l'ombre et la lumière alors étaient plus près d'être une même chose... Je parle d'une estime... Aux lisières le fruit pouvait choir sans que la joie pourrît au rebord de nos lèvres.
Et les hommes remuaient plus d'ombre avec une bouche plus grave, les femmes plus de songe avec des bras plus lents.
... Croissent mes membres, et pèsent, nourris d'âge ! Je ne connaîtrai plus qu'aucun lieu de moulins et de cannes, pour le songe des enfants, fût en eaux vives et chantantes ainsi distribué... À droite on rentrait le café, à gauche le manioc.
(ô toiles que l'on plie, ô choses élogieuses !)
Et par ici étaient les chevaux bien marqués, les mulets au poil ras, et par là-bas les bœufs ; ici les fouets, et là le cri de l'oiseau Annaôhapax, - et là encore la blessure des cannes au moulin.
Et un nuage violet et jaune, couleur d'icaqueune, s'il s'arrêtait soudain à couronner le volcan d'or, appelait-par-leur-nom, du fond des cases, les servantes !
Sinon l'enfance, qu'y avait-il alors qu'il n'y a plus ?...
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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 20:21
De la maternelle à l’université l’objectif du gouvernement est le même : détruire le système éducatif. Toute la cohérence de sa politique est là : l’école ne doit avoir qu’un objectif : la formation d’une force de travail malléable à souhait !



Pour les maternelles, supprimer les petites et moyennes sections et les remplacer par des « jardins d’accueil » sous la garde de personnels sans diplôme de professeur des écoles revient à tirer un trait sur tout ce que les tous petits apprennent : apprendre à parler, compter, initiation à la culture, socialisation…

A l’école primaire, la suppression des RASED (Réseaux d’aide spécialisée aux élèves en difficulté)  se poursuit en catimini. Les enfants en difficulté doivent aller à « l‘aide personnalisée», généralement au cours de la récréation de midi : ces horaires sont incompatibles avec le rythme de l’enfant.

Au collège et au lycée, la destruction du système éducatif est en cours ou suspendu, avec d’ores et déjà des enseignements y sont supprimés, par manque de postes, notamment dans des disciplines à faible effectif comme les langues anciennes ou dites rares, dans les enseignements artistiques.    

L’université n’a pas les moyens de remplir sa mission correctement, et le gouvernement ne propose que des solutions qui l’appauvrissent plus encore. Affichant tout son mépris, le gouvernement continue à remettre l’évaluation des chercheurs, à vouloir démanteler le CNRS, à promouvoir une vision à court terme de la recherche.

Non M. Darcos, vous n’êtes pas un chef d’entreprise !

Malgré les quelques reculs que le gouvernement a amorcé sous la pression du mouvement, la politique garde ses orientations fondamentales : moins de moyens financiers et humains, mise en concurrence des élèves, des enseignants et des établissements. La dégradation de la formation, la précarisation de tout le personnel et le recrutement de personnels non titulaires vont dans le sens d’une privatisation larvée du système. Le ministre de l’éducation parle de plus en plus comme un véritable chef d’entreprise !

Le grand risque c’est de voir le système éducatif disparaître. L’école ne sert pas simplement à former des travailleurs, mais doit permettre à tous, quelque soit son milieu social ou son lieu de résidence, de s’émanciper pour devenir et être un citoyen à part entière. Pour que le mouvement gagne, pour dépasser les effets d’annonce il doit rassembler le plus largement possible : élèves et étudiants, parents d’élèves et professeurs, personnels enseignants et non enseignants !

Le PCF exige le retrait des réformes en cours, l'annulation des suppressions de postes annoncées de la maternelle à l’université, l’abrogation de la LRU et du démantèlement du CNRS. Il faut que puisse s’ouvrir des négociations sérieuses et approfondies pour transformer notre système éducatif en lui donnant les moyens de cette transformation.


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