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12 juillet 2008 6 12 /07 /juillet /2008 12:21

Note de lecture de Pierre Laroche
d’après un article de Federico Rampini dans « la Repubblica », 9 juin 2008




La consommation accrue de la Chine et de l’Inde n’explique pas l’augmentation du prix du pétrole et de ses dérivés. « Certes, ces 2 pays, avec leurs centaines de millions d’habitants qui accèdent au bien-être, sont la raison de fond d’une tendance au relèvement séculaire de toutes les matières premières ». Ces pays « entraînent le développement d’autres nouveaux protagonistes de la globalisation », de la Russie au Brésil . D’anciens pays exportateurs de brut, comme l’Indonésie, sortie de l’OPEP, doivent aujourd’hui en acheter sur les marchés mondiaux.

« Mais, sur ces changements historiques s’est greffée une marée de flux financiers qui sont devenus à leur tour « le » problème […] Le développement économique asiatique, qui comporte entre autres le boom de la motorisation privée  dans des pays où vivent 3,5 milliards de personnes peut expliquer l’augmentation de 35% par an  du pétrole dans les 5 dernières années ». Mais au cours des  12 derniers mois, cette augmentation a soudainement doublé. L’offre et la demande de pétrole n’est plus qu’un prétexte pour une vague de paris financiers. La production mondiale  réelle de brut est de 85 millions de barils par jour, alors que sur le New York Mercantile Exchange (NYMex) les contrats jouent sur un milliard de barils par jour :  c‘est ce qui motive l’analyse de Soros selon laquelle c’est là que se crée la nouvelle bulle spéculative : en 1999, les Bourses étaient dominées par les colosses d’Internet, comme elles le sont aujourd’hui par les compagnies pétrolières « nouvelles championnes de la capitalisation ».

Aujourd’hui, Arjun Murti, analyste de la Goldman Sachs, prévoit que le baril atteindra 200 $, ce qui est en train de se réaliser car Goldman Sachs est le principal importateur pour les « futures » de pétrole. Or, aucune intervention n’a lieu pour vérifier que « derrière les transactions virtuelles, les échanges de marchandise réelle pourront être honorés ».

Le premier accusé est le secrétaire américain au Trésor, Henry Paulson, qui a passé toute sa carrière professionnelle à la Goldman Sachs jusqu’à en devenir président et administrateur délégué. Derrière lui, il y a Bush et Cheney, dont on connaît  liens personnels avec l’industrie pétrolière, ce qui « n’encourage pas à démonter la machine spéculative qui a multiplié les cotations des actions dans tout le secteur ».

D’autant  que derrière Wall Street, tout le monde de l’épargne américaine a suivi : les fonds de pension ont investi 40 milliards de $ dans la spéculation sur les matières premières, dans l’espoir de récupérer les pertes subies sur les subprimes.

Le président de la Federal Reserve, Ben Bernanke, en abaissant les taux d’intérêt à des minima historiques, continue la politique de « l’argent facile, carburant premier de toutes les bulles ». Ce qui affaiblit le dollar et contraint les pays de l’OPEP à chercher des compensations dans la hausse du brut, encourageant à miser sur les matières premières comme valeur-refuge ». Un cercle vicieux parfait  jusqu’au jour où la situation se retourne, la panique  envahit les marchés financiers, la liquidité du crédit, l’épargne familiale.

C’est pourquoi Medvedev et Soros sont d’accord : l’épicentre de la crise est l ‘Amérique. Malgré le développement de la consommation pétrolière de la Chine, les Etats-Unis sont loin devant, avec une consommation de 25% du brut mondial, contre 9% pour la Chine.

La Chine  et l’Inde seront contraintes d’abandonner les prix « politiques » du pétrole, ce qui peut engendrer des tensions sociales et ralentir leur croissance, qui est notre seul espoir d’éviter la récession.

Le seul côté positif de cette situation, Kenneth Rogoff l’explique sur « Il Sole-24 Ore » : c’est ce qu’on fait de mieux pour la défense de l’environnement.  Mais si l’hiver prochain est rude , nous serons tous à la merci de Mevedev, i.e. Poutine.
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