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20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 12:55

Giampiero Martinotti, in « La Repubblica » 16 juin 2008
Note de lecture de Pierre Laroche


Les prévisions pour les 3 prochaines mois sont moins roses que le gouvernement français voudrait le faire croire. La progression de 2,6% du PIB entre janvier et mars est un excellent résultat, une vraie surprise  et l’euphorie de Sarkozy et des siens est justifiée, mais le gouvernement a prétendu relancer la croissance économique en agissant sur la demande par des mesures comme la détaxation des heures sup., la détaxation des successions etc… : l’utilité du « paquet fiscal » de 14 milliards d’€  est sujette à caution. Ce qui a entraîné la croissance du premier trimestre, ce n’est pas la demande intérieure : la consommation des ménages n’a augmenté que de 0,1% pendant ce trimestre (contre 0,6% au dernier trimestre 2007) ; les investissements ont augmenté de 1,8% et les exportations de 3,1%, surtout en direction des pays européens et notamment de l’Allemagne qui, selon Fitoussi, a repris sa politique d’augmentations salariales. Résultat : augmentation des exports françaises vers l’Allemagne : + 7,4%  (vers les autres pays centre-européens : +5%). En même temps, les entreprises ont recommencé à investir, non seulement du fait d’une vision optimiste de l’avenir mais parce que, du fait des difficultés à trouver de la main-d’œuvre, elles misent sur la productivité.

La seule chose évidente est l’augmentation du déficit public (de 2,4% à 2,7% en 2007). Le gouvernement se réjouit de chiffres qui n’ont pas grand-chose à voir avec sa politique, mais avec la force des grands groupes : les multinationales françaises sont présentes un peu partout, et les résultats du CAC 40 en Bourse sont en nette hausse pour le 1er trimestre 2008 : dans l’énergie nucléaire , dans le luxe, l’agro-alimentaire, le BTP, la sidérurgie, les télécoms, la pharmacie, l’automobile, l’industrie vini-viticole. Ce qui manque à la France c’est une forte poussée des PME :  baisse de 12% des produits culturels, de 7% pour la téléphonie, de 4,5% pour l’informatique. 

Et c’est surtout une forte demande interne : l’inflation a atteint 3,1% en mai (taux le plus élevé depuis 1991) et les salaires diminuent (ce qui est masqué par un meilleure situation de l’emploi).

L’économie française est totalement dépendante de la conjoncture  internationale. Or, les mois qui viennent jusqu’à début 2009 seront marqués par l’augmentation des taux, la diminution des prix de l’immobilier réduira l’activité dans la construction, le renforcement de l’euro provoquera une diminution des exportations, l’inflation réduira la demande intérieure. Si l’Allemagne  « tire » moins, selon Patrik Artus, les consommateurs français seront perdants sur tous les fronts : crédit plus cher, menaces sur les emplois (délocalisations), tendance à la baisse des salaires réels sur toute la zone euro. 


Les prochains mois seront difficiles pour tout le monde, même pour les Français. « Scénario noir pour Sarkozy » conclut l‘auteur.
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