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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 11:02

0,3 % de croissance du PIB en France pour le troisième trimestre 2009. Après quatre trimestres de baisses consécutives, il n’en faut pas plus au gouvernement pour annoncer la « reprise », et le succès de sa politique. Une reprise, sûrement : pour les profits, les dividendes, la spéculation, mais sûrement pas pour l'emploi, les salaires et les services publics, …

La « reprise » dans le monde : un décryptage.

Le monde, l'Europe et la France pourraient connaître un « rebond technique » : les entreprises ont tellement déstocké au cours des mois passés et tellement réduit leurs productions qu’il faut reconstituer des stocks. Si la Chine semble repartir, si les Etats-Unis se stabiliser, derrière l’apparence des chiffres la situation est préoccupante. En Chine, la croissance s'accompagne d'une explosion de la spéculation boursière et immobilière et son économie ne peut pas encore tirer le monde entier. Aux Etats-Unis, comme en Europe, le crédit reste bloqué. La croissance peut fort bien chuter de nouveau. Le prochain krach aura des conséquences plus graves encore : désormais, les états eux-mêmes, Etats-Unis en tête, se sont beaucoup endettés au service de la relance du capital.

Chômage à la hausse, salaire en berne : la « reprise » du côté de chez nous.

En France, les « primes à la casse » mises en place chez nos voisins, dont profite Renault et Peugeot, tire les exportations et la croissance française. Mais, au-delà de cet effet d’aubaine, la consommation des ménages ne soutient pas la croissance. Comme en 1929 les revenus populaires s’effondrent. En 2009, seuls les revenus sociaux et la présence des services publics jouent le rôle d’amortisseurs.

La situation de l'emploi devient désastreuse. Après la suppression des postes intérimaires, le non renouvellement des CDD, c’est désormais les licenciements économiques qui tirent le chômage vers le haut. Destruction nette d’emploi, chute des offres, de plus en plus précaires : l’afflux de nouveaux diplômés à la rentrée va dégrader encore la situation. Avec un tel volant de chômage, une telle précarisation de l'emploi et une telle faiblesse des revenus, la timide reprise ne peut pas être durable.

Assèchement du crédit, recul de l’investissement : prise de profit à court terme.

L’investissement va encore reculer en 2010 : pour les PME notamment le crédit ne repart pas. L’Etat et la BCE ont renfloué les banques avec de l’argent public, qui préfèrent le prêter pour financer des opérations spéculatives, qui rapportent vite et gros. Les hausses du cours des actions en bourse en témoignent. Dans les discours, on moralise le capitalisme, dans les faits, dividendes et bonus sont déjà repartis à la hausse.

Derrière la reprise du CAC 40, il y a la stratégie des grands groupes : pousser les sous traitants à baisser leurs prix et donc à délocaliser et à restructurer. Après avoir profité de l’argent public –on pense notamment à PSA et Renault – ces grands groupes ne sont que des « machines à faire du cash » et ne contribuent ni à défendre l’emploi et l‘investissement industriel en France.

Paradoxe de l’augmentation des cours boursiers : l’économie réelle est au plus mal, mais le critère de gestion des entreprises reste celui de la rentabilité financière maximum, au détriment de l'emploi et du développement des capacités humaines.

C’est dans ce contexte économique inquiétant que le gouvernement vote le projet de loi de finances pour 2010 et le maintient de l'objectif politique d'une croissance zéro en volume de la dépense publique d'État. Réduction du nombre de fonctionnaires, désengagement de l’Etat et casse des services publics. Profit à court terme pour quelqu’un, plutôt que investissement à long terme pour la majorité : le gouvernement poursuit sa politique économique de classe.

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