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DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

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Parti communiste français

42, rue Mouffetard

75005 Paris

Tél. : 01 43 37 44 19

section.pcf5@gmail.com

6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 19:37


Jeudi 15 mai, les enseignants ne manifesteront pas seuls : toute la fonction publique sera à leurs côtés.

C’est que la politique de casse de l’éducation nationale ressemble fort à celle que le gouvernement cherche à appliquer à tous les services publics. Il suffit de regarder l’Hôpital : suppression de postes, emplois précaires, pénurie de personnels… Le gouvernement laisse la qualité des soins se dégrader, au profit des cliniques privées. Et de plus en plus, la santé devient un privilège.

De l’École à la Santé, le Service public est menacé par la logique de rentabilité. Il n’est plus question de satisfaire des besoins, de garantir des droits, mais bien de faire de l’argent. Et tant pis pour ceux qui en souffrent, usagers ou employés.

La même logique est à l’œuvre dans toute l’Europe : partout, la concurrence l’emporte sur la solidarité. De nouvelles solidarités auraient pu être construites à l’échelle européenne : harmonisation des droits sociaux par le haut, services publics européens… Au lieu de cela, l’Union européenne organise le dumping social, met les salariés en concurrence les uns avec les autres, et que les plus rentables – c’est-à-dire les plus précaires, les moins bien payés – gagnent !

Tous ensemble, nous pouvons résister, défendre et développer un modèle de solidarité fondé sur des services publics renforcés et démocratiques. L’argent ne manque pas pour les financer, en France et en Europe. Obligeons notre gouvernement à suivre notre volonté, et pas celle des marchés financiers !
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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 09:36


150 000 jeunes qui sortent chaque année sans diplôme du système scolaire, une crise du logement sans précédent depuis les années 1950, des inégalités qui se creusent de façon dramatique, des enjeux environnementaux colossaux, le défi démographique, l’innovation et la croissance à la traîne… Dans un tel contexte, chercher à accroître l’efficacité de l’action publique, c'est mieux mettre en œuvre les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.

L’intérêt général a besoin de personnels dont la qualification soit reconnue, présents sur tout le territoire et non de salariés interchangeables et corvéables à merci ; de solidarité et non de concurrence ; de stabilité et non de précarité ; de sens des responsabilités et non de docilité ; d’indépendance et non de soumission aux intérêts particuliers. Toutes choses que le statut des fonctionnaires, mis en œuvre depuis la Libération, a contribué à réaliser.

Mais ce n’est pas du tout ce à quoi nous assistons actuellement : de fusion en restructuration, d’externalisation en privatisation et de flexibilité en précarité, une vaste opération de destruction des fondements du Service public et de la Fonction publique s’accélère sous nos yeux, ouvrant la voie à la privatisation des activités les plus profitables, à la disparition de nombreuses autres.

Le gouvernement considère l’action publique comme une dépense, jamais comme une source de richesse. Creusant les déficits par sa politique fiscale, il veut réduire au maximum les dépenses d’intérêt général dans les secteurs de la famille, du logement, de la santé, de la solidarité, de l’emploi formation. Il programme de nouvelles coupes claires dans les effectifs de fonctionnaires de l’Etat (160 000 suppressions en quatre ans). Il décharge l’État de nombreuses missions en les renvoyant vers les collectivités territoriales sans pour autant leur donner les moyens de développer de vrais services publics locaux et démocratiques, programmant le corsetage de l’emploi public territorial.

Comme l’a clairement résumé le Premier ministre le 10 octobre 2007 « La réforme de l’État supposera que chacun d’entre nous accepte qu’il y ait moins de services, moins de personnel, moins d’État sur son territoire. »

Nous ne l’acceptons pas !

Aux cotés des usagers, agents, élus, qui se battent quotidiennement pour le maintien et l’amélioration de services publics de proximité :
                                                                                                                                    
- Nous sommes partisans d’une modernisation de la Fonction publique en réponse à l’évolution marchande, inégalitaire et destructrice de la société.
                                                                                                                        
- Nous voulons une véritable démocratisation de la décision, du contrôle et de l’évaluation associant citoyens et agents.                                                                                                            

- Nous voulons une réforme fiscale assurant un financement équitable et pérenne des missions de service public.                                                                                                                                                                  

- Nous réaffirmons que le statut des fonctionnaires est là pour garantir à tous les usagers la défense d’un intérêt général qui ne se réduit pas à la somme des intérêts particuliers.
                                                                                            
- Nous lançons un appel à une vaste mobilisation citoyenne pour mettre un terme à cette politique destructrice. Organisons un débat démocratique, sans a priori, sur les besoins en services publics, sur les rôles respectifs de l’Etat et des collectivités locales et la place des agents publics.

Contre la RGPP, rassemblons-nous autour des valeurs de solidarité, de justice et d’efficacité économique et sociale de tous les services publics.


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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 17:31
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Avec plus de 40 000 employés titulaires et de très nombreux contractuels, la Ville de Paris n’est pas seulement une instance de décision politique. C’est aussi un employeur très important. Et une municipalité de gauche se doit d’être un employeur exemplaire.

Ils font la Ville

Ils sont secrétaires, ingénieurs, techniciens, architectes, ouvriers. Ils travaillent dans les crèches, les jardins publics et les bibliothèques. Ils sont infirmiers, médecins, psychologues, animateurs sportifs, agents de surveillance… Ils aménagent la ville, s’occupent de vos enfants, leur enseignent la danse ou la musique, gardent les rues propres, entretiennent les écoles, animent la vie du quartier. De leurs conditions de travail, dépend la qualité de vie de l’ensemble des Parisiens. Dans l’intérêt de la Ville, dans notre intérêt, la municipalité se doit de leur assurer les meilleures conditions de travail. C’est une exigence que défendront les élus communistes au sein d’une municipalité de gauche.

Pour la qualité du service public :
développer l’emploi, lutter contre la précarité

La première mission d’une municipalité de gauche est de développer l’emploi et de lutter contre la précarité : mettre en place des services publics 100% publics, assurés par des agents municipaux bénéficiant d’un statut de fonctionnaire.

Les communistes chercheront à construire un grand service public municipal en luttant contre les bas salaires, les temps partiels imposés, la précarité. Comment penser que les services publics peuvent être aussi bien accomplis par des salariés du privé, souvent précaires, que par des fonctionnaires, attachés à la Ville et bénéficiant de la sécurité nécessaire pour s’investir dans leur travail ?
Pour cette raison, nous pensons que la mairie doit saisir toutes les occasions de ramener dans le domaine public les activités qui peuvent être assurées par des agents municipaux : ramassage des ordures, service public de l’eau… Pour la même raison, nous voulons travailler à résorber la précarité parmi les employés de la Ville de Paris. Dans certains services, on trouve jusqu’à un tiers d’employés contractuels, qui ne bénéficient pas du statut de fonctionnaire. Ces employés doivent être progressivement intégrés à la fonction publique.

Se loger à Paris

La précarité nuit à la qualité du service public. Elle est aussi à l’origine de situations inacceptables de grande détresse : victimes de bas salaires, de contrats à durée déterminée ou de temps partiels imposés, certains agents de la Ville, n’arrivant pas à se loger, et doivent dormir dans leur voiture  !
Quant à ceux qui peuvent se loger, de longs trajets les attendent pour se rendre sur leur lieu de travail : eux qui font la ville n’ont pas les moyens d’y vivre ! Et lorsqu’ils commencent trop tôt pour emprunter le premier métro, c’est toute une part de leur salaire qui est engloutie par les contraventions, faute de places réservées de stationnement.

La municipalité de gauche a commencé à mettre en place des réponses à ces problèmes : un sixième des logements sociaux parisiens est réservé aux personnels de la Ville. Mais ce n’est pas suffisant ! Pour eux comme pour tous les habitants et les travailleurs de Paris, la priorité doit maintenant être la production de logements sociaux, particulièrement de logements destinés aux familles, encore trop peu nombreux à Paris. À cela doit s’ajouter une politique globale de mobilité pour les agents de la Ville, avec des places de stationnement réservées pour ceux qui ne peuvent pas utiliser les transports en commun.

Vers l’égalité entre hommes et femmes

La municipalité devra travailler à créer les conditions d’une véritable égalité entre hommes et femmes parmi les agents de la Ville. La question des modalités de garde des jeunes enfants des agents y est essentielle. Le Chèque Emploi Service mis en place par la municipalité de gauche aide les agents à financer la garde de leurs enfants. La création de places en crèches réservées en priorité aux agents de la Ville pourrait être la prochaine étape de cette politique. C’est la volonté des communistes.

Au sein d’une majorité de gauche, les élus communistes seront tout particulièrement attentifs aux conditions de travail des employés municipaux. Un élu communiste à la mairie du 5e, c’est un interlocuteur pour les agents municipaux, et un point d’appui pour leurs luttes.
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20 janvier 2008 7 20 /01 /janvier /2008 15:29
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Les fonctionnaires ont bien entendu les voeux de Nicolas Sarkozy... et ils lui répondent en se mettant en grève jeudi prochain, le 24 janvier. Pour les salaires, pour la défense du service public, le PCF soutient la lutte des fonctionnaires.

Pouvoir d'achat :
les fonctionnaires demandent une revalorisation du point d'indice au moins égale à l'inflation. Seule cette mesure constituerait une garantie de leur pouvoir d'achat d'aujourd'hui et de demain, sans remettre en cause l'évolution de leurs salaires au cours de leur carrière. Fonctionnaire ou pas, nous sommes tous concernés par la baisse du pouvoir d'achat. Dans la fonction publique comme dans le privé, Nicolas Sarkozy et son gouvernement ne nous pairont pas avec des mots. Il doit agir pour une augmentation générale des salaires et des minimas sociaux.

Service public: les fonctionnaires en grève jeudi se battent aussi pour le maintien du service public. Les suppressions de postes dans la fonction publique, dans les écoles et les hôpitaux, doivent cesser.

Nicolas Sarkozy leur a répondu: Vous voulez gagner plus ? Travaillez plus, faites des heures supplémentaires (et j'en profiterai pour supprimer des postes) ! Mais les fonctionnaires ne veulent pas travailler plus si cela met en danger la qualité du service public et encourage les usagers les plus riches à se tourner vers le privé (écoles privées, cours du soir, cliniques...). Les fonctionnaires veulent travailler mieux, pour assurer un service public de qualité, et accessible à tous. Et pour cela, ils ont besoin de moyens, matériels et humains.


Ce que Sarkozy veut faire de la fonction publique...
Une petite anthologie

  • Poursuivre la baisse des effectifs dans toute la fonction publique :
"Le but de la révision générale des politiques publiques n’est pas de réduire le nombre de fonctionnaires. Il est de répondre aux attentes des Français, aux besoins de notre pays, en veillant à ce que pas un euro prélevé sur le travail des Français. Mais on se trouve quand même dans une situation curieuse, nous sommes le pays qui a les dépenses publiques les plus importantes et le pays où les fonctionnaires ont le malaise et le mal être de vivre le plus important."

"Mon ambition est de ramener les effectifs de la fonction publique aux proportions, qui permettront d'avoir le travail le plus efficace aux services des Français."

  • Généraliser le recours aux heures supplémentaires.

"Je souhaite que beaucoup d'heures supplémentaires soient effectuées par les agents publics."

  • Privatiser des activités aujourd'hui prises en charge par la fonction publique.

"Quelles sont les tâches qui aujourd’hui doivent être prises en charge par les fonctionnaires ? Certaines d’entre elles ne pourraient-elles pas mieux s’assurer autrement ? Ne faut-il pas réserver le statut de fonctionnaire à certains domaines de l’action publique ? Le débat est ouvert à vous d’y participer sans crainte."

  • Nier la représentativité des syndicats au nom de l'expression de "chaque fonctionnaire".

"Alors, je sais qu’il y a une concertation vigilante, mais réelle avec les organisations syndicales. Je veux rendre hommage aux syndicats de la fonction publique (...) mais je veux vous le dire la réforme de la fonction publique pour que vous retrouviez une qualité de vie dans votre travail je la conduirai."

"J’ai bien conscience qu’il faut redonner la parole aux fonctionnaires, retrouver ce qui vous unis, ce qui donne un sens à votre engagement. Nous allons dialoguer avec les organisations syndicales, mais je veux aussi jouer cartes sur table. Nul n’a le droit de monopoliser la parole des fonctionnaires. Il y a le temps de la discussion collective entre les organisations syndicales et le gouvernement, mais il faudra également que chaque fonctionnaire puisse donner son opinion, sur les missions des services publics, sur le périmètre du statut des fonctionnaires, je souhaite qu’on le fasse sans tabou."

  • Remplacer le système du point d'indice et "les mécanismes d'ancienneté" par "une garantie de pouvoir d'achat pour chaque fonctionnaire".

" Et je vais aller plus loin, nous allons mettre en place une garantie de pouvoir d’achat pour chaque fonctionnaire. La gestion uniforme de la rémunération des fonctionnaires par la revalorisation du point d’indice et les mécanismes d’ancienneté sont coûteux pour les contribuables, faiblement intéressants pour les agents publics, et ils ne prennent pas suffisamment en compte l’effort et la performance individuels."

"La revalorisation du travail, qui était au cœur de mon projet présidentiel, je souhaite la mettre en œuvre également dans une meilleure prise en compte du travail individuel de chaque agent public."

"2008 doit marquer une véritable rupture dans la manière de gérer les carrières dans la fonction publique. D'ailleurs, je suis bien gentil quand je dis que l'on gère les carrières dans la Fonction publique, on gère rien du tout, on applique des règles en se moquant du tiers comme du quart des individus qui sont en face de vous."

"Il faut réduire la part automatique et égalitaire au profit d’augmentations méritées, qui traduisent une reconnaissance des efforts et du mérite de chacun."

"La promotion à l’ancienneté, ça a découragé les plus jeunes et les plus doués."

  • En finir avec les garanties statutaires.

"Il n’y a pas que les diplômes, il n’y a pas que les concours. Il y a aussi la valorisation de cette expérience."

"Mon objectif, c’est que la personne prévale sur le statut, que l’on ne définisse plus par l’appartenance à un corps mais par l’exercice d’un métier et la possession d’une compétence."

"L’organisation de la fonction publique par métiers, et non plus par corps, c’est la grande rupture dont notre Etat a besoin pour poser les fondations d’une fonction publique moderne."

"Je respecte votre statut, mais quand je parle de la fonction publique, je ne raisonne pas statut, je raisonne femmes et hommes qui ont leurs douleurs, leurs chagrins, leurs bonheurs, leurs espérances, leurs difficultés et qui ne peuvent pas se réduire à l’expression du seul statut."


"Alors vous le comprenez, toutes ces orientations participent d’une même logique : donner des garanties à ceux d’entre vous qui veulent bouger, qui veulent changer, qui veulent prendre le risque de se réorienter."
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