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DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

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42, rue Mouffetard

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section.pcf5@gmail.com

15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 14:00
NON à l’application des directives européennes de marchandisation!

 

NON à la casse du statut public de La Poste!

 

RETRAIT DU PROJET DE LOI LAGARDE!

 

 

 

En qualité d’usager, de postier, d’élu, je demande au Président de la République et au gouvernement:

                                                                          

Le retrait immédiat du projet de loi relatif à « l’entreprise La Poste et aux activités postales » soumis en « urgence » au Parlement par la ministre Christine Lagarde visant d’une part à transposer la 3ème directive européenne de mise en concurrence de la distribution du courrier, d’autre part à supprimer le statut public de La Poste pour en faire une société anonyme, ouvrant la voie à une privatisation de son capital.

 

Il faut mettre un coup d’arrêt au processus de privatisation de La Poste engagé par les gouvernements successifs depuis 20 ans, à la remise en cause des principes du service public répondant à l’intérêt général : égalité d’accès pour tous aux mêmes services, qualité du service rendu, péréquation tarifaire et absence de logique lucrative.

 

Je demande:

 

- le maintien de l’ensemble des bureaux de poste du pays, la réouverture des bureaux transformés en « agences postales », des guichets supprimés dans les bureaux « restructurés ». Assez de queues ! La Poste doit continuer à jouer son rôle dans l’aménagement du territoire contre le processus de désertification économique de régions entières.

 

- le respect de la distribution du courrier à J+1 (le lendemain avec un dépôt au moins jusqu’à 19H00), de la distribution des recommandés à domicile, ce qui implique le maintien de tous les centres de tri et l’augmentation du nombre de tournées de distribution.

 

- l’arrêt du plan de suppression de dizaines de milliers d’emploi d’ici 2012 mais au contraire l’embauche des milliers de personnels sous statut de fonctionnaire nécessaires à la préservation et à l’amélioration du service, dans l’immédiat à la titularisation de tous les CDD.

 

- que la Poste, à l’opposé des banques privées, continue à offrir à tous sans discrimination, les services financiers indispensables à la vie de tous les jours (chéquier, carte de retrait, tout simplement un compte…), qu’elle pratique une politique tarifaire s’opposant à l’inflation des prestations des banques, que les dépôts et fonds d’épargne collectés par la Banque postale servent exclusivement au financement des priorités nationales: logement, équipements publics, hôpitaux... et n’alimentent pas les marchés financiers.

 

Pour cela j’estime nécessaire d’inverser le processus de privatisation et je me prononce  :

 

- Pour le maintien et la reconquête du monopole public postal, pour le rejet de l’application des directives européennes qui détruisent les services publics dans tous les pays. Elles n’ont aucune légitimité.

 

- Pour que la Banque postale, la seule qui ait encore échappé à la spéculation et à la « crise financière » soit réintégrée dans l’Etablissement public de La Poste.

 

Pour le retrait du projet de loi Lagarde, pour la défense et la reconquête du service public national de La Poste, je signe

 

 

 

 

Renvoyer la pétition à la Section PCF Paris 5e ; 42, rue Mouffetard ; 75005 PARIS

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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 14:18

Quand les privatiseurs de La Poste et de la RATP s’épaulent dans leur besogne !

On a appris par la presse cet été que la direction de La Poste et celle de la RATP faisaient ensemble une « expérimentation » dans une station de la Ligne 4 (Simplon). Les lettres recommandées, non distribuées, seraient à retirer, non plus au bureau de poste mais au guichet du métro.

Complètement aberrant pour le service public :

Dans le processus de marchandisation et de privatisation, la direction de La Poste « restructure » ses bureaux en fermant massivement les guichets courrier, en supprimant des centaines d’emplois, en forçant les usagers à faire la queue encore plus longtemps devant les quelques guichets restants ou devant des automates !

Côté RATP, pareil. Dans l’objectif de supprimer encore des centaines d’emplois, malgré la colère des usagers, la direction supprime les prestations, même élémentaires, servies en station. Maintenant, par exemple, il impossible d’acheter des tickets, carnets ou abonnements dans une station aussi importante qu’Invalides ou du RER Cité Universitaire.

Ce serait le comble, qu'on retire des courriers dans une station de métro mais qu'on ne puisse plus acheter de tickets!

En fait, les privatiseurs font échange de bons procédés. En attendant de pouvoir supprimer, progressivement, les emplois des guichets RATP, on les utilise pour les mettre en concurrence avec ceux des guichets de la Poste et accélérer les suppressions d’emploi à La Poste.

C’est proprement scandaleux. Les agents des deux services publics et leurs organisations syndicales ont vivement réagi. Les usagers sont de plus en plus outrés.

La provocation doit cesser immédiatement.

Une fois de plus apparaît combien les convergences d’intérêt sont immenses pour défendre le service public national et combien il est nécessaire qu’elles se transforment en convergences de lutte. Notamment pour faire échec au projet de loi de transformation de La Poste en société anonyme et de transposition de la directive européenne de mise en concurrence totale du courrier.

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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 13:29
Les motifs d’exaspération sont nombreux causés par une organisation incompréhensible, des prestations réduites, des aberrations.

 

- Des bureaux restent fermés des mois pour travaux. Dans plusieurs cas, des bureaux ont été détruits et reconstruits plusieurs de suite.

- Le problème n°1 dans les bureaux de poste, c’est la queue aux guichets, le manque de guichets ouverts (à cause des suppressions d’emploi, encore 140 en 2009 à Paris). Eh bien, dans les bureaux restructurés, on supprime physiquement la majorité des guichets ! Il n’y a plus que 2 en tout, 3 au mieux ! Evidemment, il y a encore plus de queue.

Les usagers de la Poste à l'angle de la rue d'Ulm et de la rue Claude Bernard le vivent tous les jours avec un guichet désormais unique au lieu de 2 ou 3 avant les travaux.

- La multiplication des automates ne facilite pas les choses. Ils sont peu « conviviaux » comme on dit en informatique, et pas que pour les personnes âgées. Souvent en panne, on se demande combien ils coûtent en fait.

- Dans plusieurs bureaux, les horaires d’ouvertures sont changés, notamment retardés à 8h30 le matin semaine. En revanche, certains restent ouverts le samedi après-midi. Mais enfin ! La visite dans un bureau de poste n’est pas une distraction à passer en famille le week-end, c’est un service dont on a besoin et qui est d’autant plus satisfaisant qu’on peut y aller avant ou après le travail et ne pas trop attendre.

- Les usagers n’ont rien à faire d’écrans de télévision pour les faire patienter ou leur faire absorber de la publicité. Ils n’ont rien à faire de l’espace « boutique », envahissant : La Poste, ce n’est pas une épicerie ou une papeterie !

Quant aux conditions de travail des agents, elles deviennent de plus en plus invivables. L’ambiance des bureaux se détériore. Certains agents ont désormais des postes en station debout sans aucun espace personnel.

 

Usagers et agents des bureaux ne font pas les frais d'erreurs de "management" de la direction de la Poste. Les "restructurations" du réseau correspondent à une stratégie délibérée visant à préparer la privatisation.

En zone rurale et dans les petites villes, les bureaux sont progressivement transformés en « agences postales » ou remplacés par des points de contact. Les usagers n’ont plus accès à toute la gamme des prestations offertes normalement par un bureau de plein exercice. En tant que contribuables locaux, ils financent une bonne part du maintien d’une « présence postale » diminuée.

 

Pour les bureaux restants, en particulier dans les grandes villes, les bureaux sont restructurés de fond en comble pour devenir de petits centres de profit, en grande partie identifiables à des agences bancaires.

Les activités courrier courantes sont considérées comme rapportant peu. C’est pour cela qu’elles devraient être massivement automatisées (à 50%) d’ici 2012. C’est pareil pour toute une série d’activités bancaires de base quand elles ne sont pas renvoyées vers des centres d’appels téléphoniques extérieurs privés.

En concordance, la direction de La Poste supprime des dizaines de milliers d’emplois et entend ne plus renouveler 4 départs à la retraite sur 5.

Le nouveau bureau de poste est conçu pour soutirer le plus argent possible à l’usager-client tout en économisant au maximum sur le service rendu. C’est la logique de privatisation.

 

Peu importe que, dans les faits, la casse des bureaux de Poste, se solde pour l’instant, en plus de la casse du service public, par un insondable gâchis financier : coût des travaux, non-rentabilité absolue de l’espace « boutique » parasitaire (dont le but réel est d’imposer une logique marchande)…


Puisque c’est la collectivité, les salariés, les usagers qui paient la note dans l’intérêt des futurs actionnaires privés.

 

Dans le « plan de relance » de Sarkozy, 600 millions d’euros sont comptés au titre de la Poste. 600 millions pour quoi faire ? Précisément pour continuer de casser physiquement le service public (« accélérer la modernisation des bureaux de poste… à travers mille chantiers modestes mais visibles » Bailly, PDG in le Figaro du 13 mars 2009). C’est proprement scandaleux.

 

Avec le projet de loi de changement de statut de La Poste que le gouvernement veut faire adopter avant la fin de l’année, la perspective de privatisation est encore plus claire.

 

Dans les mois qui viennent, initions et unissons les mouvements de protestations des salariés et des usagers qui se multiplient sur Paris pour gagner le retrait de la loi anti-postale !

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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 10:32
Ete 2009 : la nouvelle étape de la privatisation de La Poste est engagée.

 

Le gouvernement espère faire passer d’ici décembre, « en urgence », le projet de loi destiné :

 

-         d’une part à livrer à la concurrence et au marché privé l’ensemble de la distribution du courrier à partir de 2011, en transposant la 3ème directive européenne de « libéralisation »

-         d’autre part à supprimer le statut d’établissement public de La Poste en la transformant en société anonyme.

 

L’objectif est évidemment de lever l’obstacle juridique que représente ce statut à la privatisation du capital, à la mise en Bourse.

Le prétexte du gouvernement, selon lequel La Poste aurait besoin d’argent pour financer ses investissements, tombe de lui-même quand on sait que le PDG Bailly est prêt à faire racheter pour 1 milliard d’euros la banque italienne « Palatine » par la Banque postale. Songeons encore aux milliards d’euros accordés aux banques privées alors que la Banque postale publique n’a rien perdu dans la « crise financière ».

La promesse que le capital de la SA La Poste resterait détenu par des acteurs du secteur public n’engage que ceux qui veulent bien y croire. On l’a déjà vu pour France Telecom, GDF…

 

Dans la suite d’un processus entamé depuis 20 ans.

 

Le processus de privatisation de la Poste ne date pas d’aujourd’hui. Depuis 1990, les gouvernements successifs s’y sont attaqués progressivement (droite, PS ou « gauche plurielle » au niveau français comme européen) : casse des PTT, « libéralisation » du courrier au dessus de 50 grammes, transformations des services financiers de la Poste en « banque postale » de droit privé…

 

Ses conséquences multiples se font déjà lourdement sentir : suppressions de dizaines de milliers d’emplois, dégradation des conditions de travail, dégradation du service rendu (ex : levée du courrier de plus en plus tôt, distribution de plus en plus tard), augmentation des tarifs, multiplication des prestations facturées…

 

Ce qui est en jeu avec la lutte pour le retrait de la nouvelle loi anti-postale, c’est d’empêcher ce processus de continuer mais aussi de commencer à l’inverser.

Cela implique d’aller sur le fond politique de cette loi qui est le même que celui des contre-réformes précédentes.

 

Pour défendre et reconquérir le service public postal, nous nous battons

 

-         contre le changement de statut de La Poste qui ouvre la porte à la phase finale de la privatisation

-         contre l’application en France des directives européennes qui détruisent les services publics dans tous les pays. Elles n’ont aucune légitimité.

-         pour le maintien et la reconquête du monopole public postal, gage de l’égalité des usagers et des territoires, d’une logique de réponse aux besoins contre une logique de ponction pour les profits.

-         pour des services financiers de la Poste qui continuent d’échapper à la spéculation et aux « crises financières », garantissent l’accès de tous aux services bancaires, draine l’épargne populaire vers le financement des priorités nationales. Cela implique la réintégration de la « Banque postale » dans l’établissement public.

 

Un véritable front de lutte peut se construire :

 

L’attachement du pays au service public de la Poste est à la hauteur de ce qu’elle représente dans la vie de tous les jours. Pour ne citer que cela, 2 millions de personnes se rendent chaque jour dans un bureau de Poste.

 

Des mobilisations diverses contre la privatisation et ses effets se sont multipliés, des salariés avec leurs organisations syndicales, comme des usagers.

Depuis 2005, il y a eu ainsi des actions dans plus de 200 centres de distribution contre les suppressions de tournées et postes de facteurs, avec la compréhension et souvent le soutien des usagers.

De nombreuses batailles ont lieu contre les fermetures de bureaux de Poste, leur « restructuration », la suppression de guichets… D’autres fois, c’est contre la suppression de boîtes aux lettres que se fait la mobilisation. Dans notre arrondissement par exemple, 1600 usagers du quartier, avec une association de riverains, se sont exprimés contre la restructuration du bureau de Beaugrenelle (voir en lien).

 

Tous ces mouvements permettent de freiner le mouvement de casse du service public.

Aujourd’hui la réunion de toutes ces luttes, qui s’opposent à la privatisation, leur développement, renforcés par l’expérience et le bilan désastreux de la privatisation partout dans le monde, peuvent converger pour gagner le retrait de la Loi de privatisation.

 

La convergence de lutte dépasse aussi La Poste.

Sarkozy a choisi de reporter le dépôt du projet de loi, initialement prévu pour le début de l’année, pour éviter qu’il ne coïncide avec les grandes mobilisations de salariés du 29 janvier ou du 19 mars.

Il a lui-même indiqué la voie pour le mettre en échec : la réunion de toutes les luttes des salariés de tous services publics, du privé, des usagers autour d’objectifs précis comme la défense de La Poste.

 

Des initiatives dès septembre :

 

Localement, nationalement, des mobilisations se préparent pour la rentrée. Communistes, nous y prendrons toute notre part comme force politique de lutte et de propositions.

 

Quatre organisations syndicales de salariés de La Poste de Paris viennent par exemple de décider d’appeler à une grève illimitée des agents des bureaux de Poste à partir de la « Fête » de La Poste, opération de propagande, organisée par la direction fin septembre. Nous appelons les usagers à soutenir ce mouvement. 

 

Des consultations populaires seront organisées sous des formes diverses le 3 octobre « contre la privatisation de La Poste ». Nous appelons à en faire autant de rendez-vous d’explication et de mobilisations précises pour faire monter l’exigence du retrait du projet de loi anti-postale, de la défense et la reconquête du service public national de La Poste.

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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 12:09
Quelques rappels d'une syndicaliste des finances. A toutes fins utiles face à la loi sur la "mobilité" des fonctionnaires et à la RGPP.

POURQUOI UNE FONCTION PUBLIQUE SOUS STATUT

 

D’abord, le principe d’égalité, par référence à l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 qui dispose que l’on accède aux emplois publics sur la base de l’appréciation des « vertus » et des « talents » c’est-à-dire de la capacité des candidats ; nous en avons tiré la règle que c’est par la voie du concours que l’on entre dans la fonction publique.

 

Ce principe est parallèlement celui de l’égalité d’accès et de l’égalité de traitement des citoyens. Un recrutement en dehors des concours favorise le clientélisme et induit un traitement différent des citoyens.


Le principe d’indépendance du fonctionnaire vis-à-vis du pouvoir politique comme de l’arbitraire administratif que permet le système dit de la « carrière » où le grade, propriété du fonctionnaire, est séparé de l’emploi qui est, lui, à la disposition de l’administration ; principe ancien que l’on retrouve déjà formulé dans la loi sur les officiers de 1834.

 

 

Le principe de la continuité :

Le service public doit assurer ses missions de manière permanente quel que soit le pouvoir en place ou les conditions extérieures et sur l’ensemble du territoire.

 

La RGPP avec la restriction des implantations, les fusions, les suppressions d’empois et la régionalisation des services publics, ajoutées à la loi sur la mobilité qui remet en cause le statut et les principes énumérés plus haut (recrutements précaires, mobilité contrainte, temps partiel contraint...) mettent en péril ce principe.


Le contrat opposé au statut

Pourquoi le fonctionnaire a-t-il été placé par la loi vis-à-vis de l’administration dans une situation statutaire et réglementaire et non contractuelle (art. 4 Titre 1er)? et pourquoi les emplois permanents des collectivités publiques doivent-ils être occupés par des fonctionnaires (art. 3 T I) ? Parce que le fonctionnaire est au service de l’intérêt général à l’inverse du salarié de l’entreprise privée lié à son employeur par un contrat. Remettre en cause cette spécificité c’est déconnecter le fonctionnaire de l’intérêt général pour le renvoyer vers des intérêts particuliers, le sien ou celui de clients ou d’usagers.


Le métier opposé à la fonction

Dans le système dit de la carrière, propre à la conception française, on ne sert pas l’État comme on sert une société privée. C’est une fonction sociale qui s’apparente aussi bien à la magistrature, au sens donné à ce mot dans l’ancienne Rome, qu’au service public moderne dans toute la gamme des technicités requises pour la mise en œuvre des fonctions collectives d’une société développée comme la société française.


La notion de métier doit être considérée comme péjorative dans la fonction publique.

En effet, la substitution du concept de métier à celui de fonction vise à rien moins qu’à substituer la logique du marché à celle du service public, une fonction publique d’emploi à une fonction publique de carrière. Elle est accordée à la substitution du contrat à la loi, du contrat au statut.

Elle touche donc au cœur la conception française de fonction publique en remettant en cause le principe d’indépendance.

 

L’individualisation de la performance opposée à la recherche de l’efficacité sociale

L’atomisation salariale (différentes composantes de la rémunération : rémunération indiciaire, au mérite, GVT, primes, bonifications, etc., s’ajoutant l’atomisation fonctionnelle et contractuelle, est dangereuse en tant qu’elle isole le fonctionnaire de ses collègues. Elle le rend par là plus vulnérable dans un contexte qui tendra à devenir plus clientéliste, plus sensible aux pressions administratives, politiques ou économiques. C’est au bout du compte l’intégrité de la fonction publique qui risque d’être mise en cause et la responsabilité que conférait à l’agent public l’article 15 de la DDHC : «  La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration. »

 

 

Pour finir un rappel historique :

 

En 1945, la libération a été marquée par la reconstruction de l’État, le grand débat national pour le renouvellement des institutions et la constitution de la IVe République, la mobilisation pour la renaissance du pays, les grandes réformes économiques et sociales et les nationalisations. C’est ainsi que des entreprises comme EDF-GDF ou la SNCF deviennent entreprises d’État avec un statut particulier.

 

C’est aussi la naissance de la Sécurité Sociale qui doit garantir les risques pour tous, de la naissance à la vieillesse. Dans ce contexte Maurice Thorez entré au gouvernement provisoire constitué le 22 novembre 1945, en qualité de Ministre d’État chargé de la fonction publique allait mettre en route une politique s’appliquant à l’ensemble des fonctionnaires. Le Statut général des fonctionnaires est voté à l’unanimité le 5 octobre 1946.

 


Maurice Thorez affirma que le Statut était :

« une loi essentiellement démocratique qui fait honneur à notre pays », et que « le fonctionnaire était enfin considéré comme un homme et non comme un rouage impersonnel de la machine administrative ».

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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 17:58


 

Les annonces se succèdent contre la Poste : changement de statut pour préparer la privatisation d’ici la fin de l’année, notamment des services financiers, remise en cause de la distribution du courrier le lendemain (J+1), fermetures et déstructuration des bureaux, suppression programmée de 30.000 emplois.

 

Privatisation : ne soyons pas dupes des annonces du pouvoir

 

Le président de la République avait annoncé avant l’été dernier le lancement du processus d’ouverture du capital d’ici 2010, c'est-à-dire de privatisation partielle, de La Poste. Pour cela, il fallait changer son statut, la faire passer d’établissement public en société anonyme.

 

Devant la force de la mobilisation des salariés et des usagers contre la privatisation et les remous de la crise, le pouvoir tente une entourloupe. Depuis décembre, suivant l’avis d’une commission de complaisance, le Président prétend maintenant qu’il veut limiter l’ouverture du capital à des investisseurs publics (pour combien de temps ?) mais maintient le projet de changement de statut. Personne ne peut être dupe.

 

Le prétexte initial de la privatisation partielle a volé en éclats. Besoin d’argent pour investir ? Alors que la Banque postale est prête à injecter des milliards dans des opérations financières !

 

Et pour quels investissements ? Pour continuer à démanteler le service public. Des milliers de bureaux de poste sont déclassés ou transformés, à grands frais en boutique, et en agences bancaires comme les autres. La fermeture des centres de tri départementaux, pour des centres régionaux très coûteux, sert à supprimer des emplois et à externaliser dans la perspective du profit futur du privé. Courrier, activités financières, présence postale : le processus de privatisation est bien en cours rimant avec bas salaires, précarisation, dégradation des services rendus, logique marchande se substituant au service public…

 

L’avenir de la Poste au cœur de l’alternative politique : elle se joue maintenant et passe par le mouvement populaire

Pas dans l’attente des élections de 2012. Les postiers font partie des mieux placés pour savoir qu’une alternance électorale n’est pas synonyme de changement de politique. Depuis Quilès et l’éclatement des PTT en 1989, le PS a pris toute sa part dans la préparation du processus de privatisation. Il continue d’approuver le Traité de Lisbonne et les directives de mise en concurrence des activités de service public. Il vient d’approuver le plan de renflouement des banques.

 

Communistes, militants dans les quartiers et les entreprises, à la Poste, nous entendons contribuer au rassemblement pour mettre en échec tout de suite les projets du pouvoir et imposer d’autres choix
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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 10:55


“Il n’est pas question, dans la situation où nous nous trouvons, d’ouvrir le capital de La Poste”.

La phrase d’H. Guaino, conseiller spécial du président Sarkozy, n’est pas passée inaperçue, et pour cause. Même si le bonhomme a tenté par la suite de moduler un peu son propos.

Voilà des mois en effet qu’une vaste mobilisation a été engagée contre le projet de privatisation de la Poste. La CGT, les partis de gauches ont lancé des pétitions qui ont recueilli des centaines de milliers de signatures. 60 % des Français se sont déclarés hostiles à ce projet. Le 23 septembre dernier, une journée d’action avait rassemblé dans les rues de nombreuses villes des dizaines de milliers de personnes.

La droite se déciderait-elle à écouter les travailleurs et les usagers?

Ne crions pas victoire trop vite! La crise financière a contraint le gouvernement à faire profil bas… pour l’instant. Mais le projet de société de la droite reste fondé sur la libre concurrence. Ne nous y trompons pas : si l’État finance aujourd’hui les banques, ce n’est que pour remettre le capitalisme à flot.

Pour que la Poste reste publique, nous devons donc rester mobilisés. La manifestation unitaire prévue pour le 22 novembre est maintenue, et nous y serons nombreux!

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24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 10:41


En catimini, le gouvernement prépare la privatisation de La Poste.
Alors qu’aux Etats-Unis, Bush est contraint de nationaliser in extremis des établissements financiers en faillite, Sarkozy veut faire cadeau aux actionnaires d’une entreprise publique utile qui marche. Nationaliser les pertes, privatiser les bénéfices. On croit rêver !

La riposte s’organise, le PCF en est ! Nous nous opposons donc vigoureusement à cette privatisation. Nous demandons que le gouvernement ouvre un grand débat public sur les missions de La Poste et sur l’amélioration du service rendu en réponse aux besoins de la population, ainsi que sur les nouvelles formes de gestion qui permettront de démocratiser les services publics en impliquant davantage les représentants des usagers, des salariés et des élus.

Ensemble, rassemblés, pour faire reculer le gouvernement. Cinq syndicats de La Poste (CGT, Sud, CFDT, FO et la CFTC), représentant 95% du personnel ont appelé à la grève le 23 septembre. De nombreuses organisations comprenant ses syndicats, les partis de gauche, le Collectif de défense des Services publics, des élus, de nombreuses associations regroupant des usagers lancent un appel pour un référendum permettant d’empêcher cette privatisation. La mobilisation est forte alors que le projet n’a pas encore été publié. Ensemble, dans nos villes, nos quartiers, nos villages nos entreprises menons un grand débat national pour faire reculer le gouvernement sur la privatisation, pour élaborer un service public de la communication.

Signez la pétition :
Non à la privatisation de La Poste !

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5 juillet 2008 6 05 /07 /juillet /2008 19:32
Coup de gueule.

1h50 du matin dans le 14ème arrondissement.
Les bennes de Sita-Suez ramassent les poubelles.

En effet Sita-Suez, non seulement brise la grève légitime des éboueurs de la Ville de Paris qui refusent la privatisation de ce service, mais en plus jette le tri aux oubliettes. La nuit n’est pas faite pour différencier poubelles vertes et poubelles jaunes, c’est l’heure de faire place nette.

Mais au fait, qui ,donc, donne l’ordre d’envoyer le privé à la rescousse ?
Ne serait-ce pas celui qui prône à la fois socialisme et libéralisme ?
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4 juillet 2008 5 04 /07 /juillet /2008 19:26


Depuis jeudi dernier, les éboueurs de la capitale sont entrés en guerre contre la privatisation en marche du ramassage des ordures.
Vendredi, 50% des éboueurs et des conducteurs étaient en grève : ils ont déversé des papiers, journaux et bouteilles sur le parvis de l’Hôtel de Ville, qu’ils avaient encerclé avec des camions-poubelles. Ils ont décidé de maintenir 55 minutes d’arrêt de travail par jour jusqu’à l’aboutissement des négociations avec la Mairie de Paris. Un préavis de grève reconductible a également été déposé pour le 7 juillet, date où le projet de réorganisation sera présenté au Conseil de Paris : si la proposition est adoptée, dès juillet 2009, la collecte sera privatisée dans douze des vingt arrondissements, contre huit actuellement. Le 3e, le 9e, le 16e et le 19e arrondissement sont ainsi en passe d’être privatisés.

La Ville de Paris est face à un choix.
Elle peut investir l’argent nécessaire au bon fonctionnement du service public de ramassage des ordures, recruter de nouveaux agents, et leur donner les moyens de faire bien leur travail. Ou bien elle peut décider de payer des entreprises privées pour faire le même travail. Avec toutes les conséquences que cela entraîne : dégradation des conditions de travail, et donc du service rendu à la collectivité, mais aussi gaspillage. Les éboueurs dénoncent une « volonté politique de ne pas embaucher et de ne pas vouloir donner les moyens pour un service public de qualité. [...] Pourtant, l’argent existe : ces nouveaux marchés vont coûter des millions d'euros, dont une partie n’ira jamais à la propreté puisqu’elle sera versée aux actionnaires ».

Le choix de la privatisation va contre l’intérêt des travailleurs, mais aussi contre l’intérêt des Parisiens. Bertrand Delanoë l’a dit : « je suis libéral et socialiste ». En cherchant à privatiser le ramassage des ordures dans de nouveaux arrondissements, il offre un marché nouveau aux entreprises privées, et sacrifie l’intérêt de la population. Mais nous ne nous laisserons pas faire : Parisiens, usagers des services publics municipaux, nous devons soutenir les éboueurs en lutte et forcer notre maire à retirer son projet !

Les éboueurs ne sont pas isolés.
Le projet de privatisation de Delanoë participe de l’attaque généralisée dont tous les services publics sont victimes : moins d’argent pour l’école et pour les hôpitaux, privatisation de l’énergie, dégradation des conditions de travail dans les transports…

Mais si la gauche ne défend pas les services publics, qui le fera ? Ou plutôt, si Delanoë attaque lui aussi les services publics, comment peut-il encore se dire de gauche ? L’activité efficace de Services publics est pourtant indispensable au développement économique, social et culturel. Face à la montée des inégalités, les services publics sont garants de l’exercice effectif des droits. L’intérêt général a besoin de personnels dont la qualification soit reconnue, présents sur tout le territoire et non de salariés interchangeables et corvéables à merci ; de solidarité et non de concurrence ; de stabilité et non de précarité. Toutes choses que le statut des fonctionnaires contribue à réaliser. Voilà pourquoi la lutte des éboueurs est exemplaire.

Les élus communistes de la Ville de Paris voteront contre la proposition de privatisation. Le PCF est fermement engagé au côté des salariés en grève : contre le projet de privatisation, mais aussi pour la remunicipalisation du ramassage des ordures dans tous les arrondissements.
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