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DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 19:59


Public-privé : la confusion organisée.

Le gouvernement organise la marche forcée vers la disparition même de statut public tant pour l’hôpital que pour ses personnels. Cela s’inscrit dans la réduction systématique des dépenses et du nombre d’emplois publics. On prétend inciter à des partenariats public– privé, en réalité on installe la domination du privé et des seuls critères de rentabilité financière. L’hôpital est conçu comme une entreprise, la santé comme une marchandise. Cela mène au productivisme, aux actes rémunérateurs et à la sélection des patients.

Une étatisation permettant d’accélérer la marchandisation de la santé.

Le pouvoir est concentré au niveau du président du directoire, en diminuant le rôle du conseil de surveillance venant remplacer le conseil d’administration. On passera d’un conseil qui administre à un conseil qui surveille des informations déjà triées sur le volet. C’est un dessaisissement des élus locaux, des représentants des usagers et des personnels de leur place et de leur force d’intervention dans la gestion des établissements publics de santé. Au détriment de la qualité de soins et de l’attention apportée aux malades on accélère la concurrence entre établissements et au sein même de ces établissements !

La mise en place des Agences Régionales de Santé est annoncée pour 2010. C’est le nouveau bras armé de l’Etat et des forces libérales. Avec la concentration du pouvoir dans les mains de son Directeur Général, c’est une déconcentration du pouvoir central et non une décentralisation.

Les « Communautés Hospitalières de Territoires » sont présentées comme le mode de coopération pour les établissements publics. En fait le but de cette structure unique est de réduire le nombre des établissements publics. On va vers une désertification supplémentaire de la couverture sanitaire ; et les regroupements se feront au détriment des hôpitaux de moindre taille. Fragilisés, ils perdront une grande part de leur attractivité, de leur capacité et de leur efficacité. Ils ne répondront plus aux besoins locaux. On pourra alors en faire un ghetto pour personnes âgées, sans tenir compte de leurs besoins sanitaires, psychologiques, humains et familiaux.

Il faut partir des besoins des populations !

C’est bien des besoins qu’il faut partir et non pas de l'offre de soins. La loi évacue la question des besoins, le seul objectif est de réduire l’offre publique des soins.

Alors que la situation budgétaire des hôpitaux publics est catastrophique, leur surendettement explose dans la crise financière avec le durcissement des critères du crédit et des taux d’intérêt pour les hôpitaux. Les déficits budgétaires vont s’accélérer avec l’asphyxie financière des hôpitaux. Les plans de redressements vont imposer des privatisations d’activités, des réductions de services, d’emplois, des pertes de droits pour les personnels des établissements.

La loi Bachelot amplifie les attaques contre l’hôpital public. Elle fonde un hypothétique retour à l’équilibre financier sur la seule réduction de l’offre hospitalière publique : le principe d’égalité d’accès à la santé est totalement remis en cause.

Aucune solution n’est proposée pour réduire les inégalités criantes. Un véritable projet alternatif est à construire :
►    Démocratie sanitaire et la réponse aux besoins de santé de la population.
►    Développement de tous les territoires, et accès égalitaire aux soins de qualité.
►    Une réforme efficace des financements indispensable.

Jeudi 5 Mars : Journée d’action nationale pour la santé


Le PCF soutient et participe activement aux luttes des salariés, des acteurs du système de santé, des populations et des usagers, les mobilisations doivent s’amplifier et converger pour le retrait de la loi Bachelot et la construction d’une réforme de progrès.
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