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19 octobre 2007 5 19 /10 /octobre /2007 13:11
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Le président Nicolas Sarkozy a décidé que ce 22 octobre, les enseignants devront lire dans les classes la dernière lettre de Guy Môquet. Drôle d’idée quand on sait qui était Guy Môquet…

Ce jeune communiste était entré dans l’illégalité pour lutter contre le nazisme et Vichy, mais aussi et surtout contre le capitalisme qui les avait produits.

Le 20 octobre 1941, un lieutenant nazi est abattu par trois résistants. En représailles à cet acte qu’elles qualifient de « terroriste », les autorités allemandes décident de fusiller 50 otages. Le gouvernement de Vichy leur fournit une liste de communistes et de syndicalistes à fusiller en priorité. Parmi eux, les 27 de Châteaubriant, 27 communistes dont Guy Môquet, arrêté quelques mois plus tôt alors qu’il distribuait un tract accusant les patrons français : « Des magnats d’industrie (Schneider, de Wendel, Michelin, Mercier), tous, qu’ils soient juifs, catholiques, protestants ou francs-maçons, par esprit de lucre, par haine de la classe ouvrière, ont trahi notre pays et l’ont contraint à subir l'occupation étrangère».

Que peut bien trouver N. Sarkozy à ce jeune révolté, lui qui traite la jeunesse d’aujourd’hui de « racaille » ? Pourquoi met-il ainsi la résistance à l’honneur, lui qui casse systématiquement tous les acquis de 1945 ?
Réforme de la sécurité sociale, casse de la fonction publique,… Les mesures de Sarkozy ont en effet une cohérence qui n’a pas échappé à D. Kessler, ancien n°2 du MEDEF :

« Il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C'est simple, […] il s’agit aujourd'hui de sortir de 1945 et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! [Ce programme] se traduit par la création des caisses de Sécurité sociale, le statut de la fonction publique, l’importance du secteur public productif et la consécration des grandes entreprises françaises qui viennent d’être nationalisées, le conventionnement du marché du travail, la représentativité syndicale, les régimes complémentaires de retraite, etc. Cette «architecture» singulière a tenu tant bien que mal pendant plus d'un demi-siècle. […] Pourtant, elle est à l'évidence complètement dépassée, inefficace, datée. »

Si Guy Môquet et ses camarades ont été fusillés, c’est parce qu’ils étaient communistes, parce qu’ils se battaient contre le nazisme et le gouvernement réactionnaire de Pétain, mais aussi pour construire une société nouvelle fondée sur l’égalité et la justice sociale. Ce qu’ils ont gagné, ce qu’ils ont conquis, c’est ce que la droite de Nicolas Sarkozy détruit aujourd’hui.

Évidemment, personne ne demande aux professeurs de mentionner tout cela. La circulaire du ministre de l’Éducation Nationale n’invite pas à réfléchir sur ce pour quoi les résistants ont combattu, mais cherche à faire de cette « journée nationale de commémoration » une leçon de « sacrifice », pour enseigner aux jeunes Français « le sens du devoir, le dévouement et le don de soi ». Et Guy Môquet devient un héros de l’« identité nationale » chère à notre président, qui lui a consacré un ministère… chargé de la chasse aux immigrés.

Voici donc l’histoire manipulée au profit de l’identité nationale. Ce n’est pas la première fois. En mai dernier, de nombreux historiens démissionnaient des instances de la « Cité nationale de l’immigration » pour protester contre le rapprochement entre identité nationale et immigration. Voici donc l’école devenue le lieu de la mémoire et des commémorations. Plus question de transmettre un savoir, de construire un esprit critique ! Communions plutôt ensemble dans le souvenir des grands hommes… Cette opération est dans la droite ligne de la lettre de Sarkozy aux éducateurs, qui leur donne pour mission d’apprendre à leurs élèves « la détestation du mal et l’admiration du bien ». Les professeurs sont déjà nombreux à refuser la manipulation, en refusant de lire la lettre de Guy Môquet. Et ils ne se priveront pas de faire réfléchir leurs élèves sur le sens véritable de l’engagement de ce jeune communiste…

« Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui vont mourir ». Soyons dignes des 27 de Chateaubriand : poursuivons leur combat pour une société d’égalité et de justice, contre toutes les oppressions. La résistance est d’actualité !


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