Ce blog est un lieu de réflexion et de débat pour les communistes du 5ème arrondissement de Paris. N'hésitez pas à participer aux discussions et à donner votre avis !
24, bd Poissonnière - 75009 Paris - Métro Grands Boulevards
Projection en avant-première du film de Romain Goupil
LES MAINS EN L’AIR
(en salles le 9 juin)
Ils sont 6000 grévistes, soutenus par 11 organisations (CGT, CFDT, FSU, UNSA, Solidaires,
Ligue des Droits de l’Homme, Cimade, RESF, Autremonde, Femmes Egalité, Droits Devant !!) avec l’appui des différents partis de gauche.
Depuis plus de 6 mois, ils luttent pour obtenir du gouvernement des critères objectifs de régularisation par le travail qui éviteraient l’arbitraire qui règne aujourd’hui dans les préfectures. Le Collectif des cinéastes pour les “sans-papiers” a tenu à leur manifester sa solidarité en réalisant le film On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici ! et en étant à leurs côtés à chaque étape de leur lutte.
Après 6 mois sans salaires, les grévistes sont à bout de forces et d’argent. Une caisse sera à votre disposition à l’entrée de la salle pour y déposer vos dons qui seront intégralement redistribués aux 6000 grévistes. Vous pouvez aussi envoyer vos dons par chèque à l’ordre de la SRF en précisant « soutien aux grévistes sans papiers » à la SRF – 14, rue Alexandre Parodi - 75010 PARIS
Merci de confirmer votre participation à la soirée à l’adresse : soutiensanspapiers@gmail.com
« On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici ! » texte du Collectif des cinéastes pour les « sans-papiers »
Un travailleur sans papiers et un travailleur avec carte de séjour, c’est quoi la différence ? Pas visible à l’œil nu, pas visible même avec une caméra. Et pourtant, ils sont là. Ils travaillent, ils construisent nos immeubles, réparent nos rues, posent les rails de nos tramways. Ils nettoient nos bureaux, font le ménage dans nos appartements, s’occupent de nos malades et des plus vieux d’entre nous. Ils lavent la vaisselle et les cuisines de nos restaurants, s’occupent de la sécurité de nos grands magasins, sont la main d’œuvre secrète de nos agences d’intérim… Avec ou sans papiers, leurs tâches sont les mêmes. Avec ou sans papiers, les obligations des uns et des autres sont aussi les mêmes : ils payent les cotisations sociales, l’assurance-chômage, la sécurité sociale, les impôts… Comme tout le monde. Alors, quelle est la différence ? La différence, c’est qu’un « sans-papiers » au chômage ne touchera pas d’allocation. La différence, c’est qu’un « sans-papiers » cotisera pour la retraite mais n’en touchera jamais un centime… Les mêmes devoirs, mais pas les mêmes droits. Et cela parce qu’il lui manque un papier, un seul : la carte de séjour. On peut fabriquer une voiture en Roumanie pour la vendre en France, on ne peut pas délocaliser les métiers du bâtiment ou les services à la personne. Alors on délocalise sur place, on emploie des « sans-papiers ». Un « sans-papiers », c’est d’abord un travailleur sans droits ! Un travailleur qui vit dans la peur d’être expulsé, et qui s’il est licencié, n’a aucun recours mais une seule perspective : la reconduite à la frontière. Cette injustice est insupportable pour qui attache de la valeur à la devise de la République inscrite sur les frontons de nos écoles. C’est pour cela que nous avons décidé de nous mobiliser aux côtés de ces travailleurs, comme nous l’avions fait pour les enfants de « sans-papiers » avec le film « Laissez-les grandir ici ! ». C’est avec nos regards de cinéastes que nous voulons à nouveau marquer notre solidarité. « On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici ! » proclament les travailleurs sans papiers en grève. L’égalité des droits est l’exigence de tous. Régularisation de tous les travailleurs sans papiers, c’est ce que nous exigeons avec eux.