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Note de lecture de Pierre Laroche d’après un article de Giampiero Martinotti dans « la Repubblica » du 9 juin 2008
Louis Gallois contrôle depuis 2 ans le sort d’EADS et de sa principale filiale Airbus. Il a devant lui « d’autres années difficiles avec le prix du pétrole et l’effondrement du $ qui mettent à dure épreuve les équilibres économico-financiers du constructeur européen, miné par les sourdes (mais pas tellement) batailles franco-allemandes ».
« Trop de choses sont en jeu : l’ambition de l’industrie européenne dans le seul secteur où elle a réussi à tenir tête à la suprématie américaine, les subtils équilibres franco-allemands, l’emploi, la réputation technologique d’Airbus… ».
A quoi s’ajoutent les problèmes conjoncturels :
- le premier est lié à la hausse du prix du pétrole. Malgré les bonnes nouvelles (commandes pour 5 milliards de $ de la part de Gulf Air – la compagnie du Bahrein - et 4,6 milliards de $ de la part d’Air One (Italie) – le marché aéronautique est en baisse, d’où risque de demandes de délais et même d’annulations de la part des acheteurs
- le deuxième est lié au rapport $/€. : Airbus est l’industriel européen qui souffre le plus de la dépréciation du $. Gallois affirme qu’il va falloir augmenter la part de la production et des acquisitions en $, ce qui veut dire qu’une partie de la production doit se faire hors de la zone €.
- enfin, il veut renforcer le plan de restructuration en cours, pour réduire les coûts.