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DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 13:22

Les menaces qui pèsent sur le Palais de la Mutualité dans le 5e nous placent face à une grave dérive d’ un type de gestion de certaines institutions mutualistes dominantes  de leur patrimoine et de leurs activités.

Gérer les mutuelles comme des assurances privées ?

La directive européenne transcrite en droit français en 2002 qui a rapproché les règles de fonctionnement des mutuelles et des assurances a été l’occasion pour des patrons de mutuelle de franchir allègrement le pas vers une gestion strictement capitaliste de leurs intérêts, malgré des déclarations de principe forcément « fidèles à leur engagement et tradition mutualiste ». Les logiques de rentabilité sont désormais au cœur des stratégies promues par ces acteurs de l’assurance santé qui se distinguent de moins en moins des assureurs privés.

Le secteur est en effet particulièrement rémunérateur. Les adhérents mutualistes sont clairement considérés comme des clients qu’il s’agit d’attirer vers des mutuelles qui rechignent de moins en moins à lancer de vastes campagnes de publicité depuis quelques années (radio, affichage). Le service « Priorité santé mutualiste » lancé par la FNMF de manière phase expérimentale en Bretagne et Languedoc a ainsi coûté près de 3 millions d’euros en publicité et communication.

Développer les mutuelles contre la Sécu et contre l’hôpital public ?

Le développement et le profit des mutuelles se fait désormais sur le dos des assurés sociaux qui pâtissent des déremboursements de soins et de médicaments imposés par les réformes successives de la sécurité sociale. Cette croissance du rôle des mutuelles en fait des acteurs de premier plan en France dans l’organisation du système de soin, dans une logique qui ne peut plus être considérée comme celle d’une assurance complémentaire, basée sur la solidarité entre ses adhérents, et non sur le profit. Les positions de Jean-Pierre Davant, en tant que partisan actif de l’application de la loi Bachelot « Hôpital, patients, santé, territoires », sont là pour le confirmer.

Ce dernier affirme, dans un interview au Figaro du 2 juin 2009, que « la seule chose que nous avions à lui reprocher, c'était de ne pas aller assez loin » avant d’ajouter, sans rire, que « la régionalisation du système de santé, c'est le sens de l'histoire ». Nul doute que ce qui séduit particulièrement Jean-Pierre Davant dans la loi Bachelot sont les nouvelles « agences régionales de santé » (ARS), instituées pour contrôler la carte sanitaire dans les « territoires de santé », la répartition des financements et des activités qu’elles pourront transférer directement (des « parts de marché » !) au secteur privé. Cette réforme profonde du système hospitalier est une aubaine pour des mutuelles qui pourraient récupérer à terme une part des activités les plus rentables des hôpitaux publics.

Le patron de la FNMF pose ainsi des jalons pour le développement de l’activité mutualiste en direction, par exemple, des « filières médicales » consacrées au traitement des maladies chroniques. Le centre de santé Saint-Victor pourrait d’ailleurs pâtir de cette stratégie : les différents projets de rentabilisation du centre insistent sur le bénéfice attendu grâce à l’installation de ces « filières » au détriment du maintien de la diversité des services médicaux, pourtant adaptée à une offre de soin de proximité.

La stratégie adoptée par Jean-Pierre Davant est donc caractéristique d’une gestion qui s’intègre totalement dans une logique de rentabilité. Il n’est donc pas étonnant que le 39e congrès de la Mutualité française qui s’est déroulé le 4 juin 2009 à Bordeaux, en présence de Nicolas Sarkozy, se soit tenu sous le signe de la « modernisation du mutualisme » avec, comme mesure phare, le lancement au niveau national du service « Priorité santé mutualiste » : son objectif est d’orienter les patients par téléphone vers le service hospitalier régional adapté à leur besoin … et à l’intérêt de leur mutuelle. Une occasion de déblayer le terrain pour l’application de la loi Bachelot.

Ce parcours risquait rapidement de s'apparenter à une filière de soins dans laquelle le patient sera obligé de s'inscrire pour bénéficier des conditions de remboursement de sa mutuelle : Médecin traitant conventionné, Spécialiste conventionné, Clinique conventionnée, etc. L'égalité d'accès aux soins des assurés sociaux théoriquement garantie par la loi s'en trouverait éliminée.

Mobilisons-nous à tous les niveaux pour un système solidaire de santé !

La mise en œuvre du « plan de sauvegarde » de la Mutualité dans le 5e arrondissement de Paris est une illustration frappante de la stratégie capitaliste adoptée par certaines mutuelles : liquidation immédiate des activités médicales les moins rentables, opération immobilière juteuse sans rapport avec les activités mutualistes, réaménagement des centres de santé au détriment d’un service de proximité. Les valeurs chères à M. Davant ne sont pas de celles qui ont été à l’origine du système de santé solidaire mais bien de celles qu’on côte en bourse !

Notre lutte pour l’abrogation de la loi Bachelot et pour le sauvetage de la Mutualité dans le 5e arrondissement sont solidaires ! Nous devons continuer le combat pour la défense  et la promotion d’un système de santé et de sécurité sociale solidaire contre les politiques de casse menées par le gouvernement avec la complicité active des grands groupes privés !

Nous exigeons :

Le développement et la pérennisation des centres de santé grâce à des financements couvrant leurs missions de santé publique

Une véritable reforme du financement de la protection sociale grâce à la suppression des exonérations de cotisations sociales patronales (comme même Philippe Seguin, président de la Cour des comptes, doit en reconnaître la nécessité) et une politique de sécurisation et de développement de l’emploi , des salaires, de la formaton et de la qualification (10 0000 chômeurs de moins, c’est 1,5 milliard de plus pour la Sécu)

Le retour aux élections des administrateurs à la sécurité sociale avec une nouvelle démocratie, à construire pour la gestion des caisses de sécurité sociale, l’amélioration des remboursements et la suppression des franchises et forfaits afin de diminuer les cotisations mutualistes et freiner la convoitise des assurances sur le secteur de la complémentarité santé !

L’abrogation de la Loi Bachelot et la remise en cause de la tarification à l’activité

 

Contre la Loi Bachelot et la dérive capitaliste de la gestion  des complémentaires santé

défendons le système de sécurité sociale et promouvons son financement !

 

Les menaces qui pèsent sur le Palais de la Mutualité dans le 5e nous placent face à une grave dérive d’ un type de gestion de certaines institutions mutualistes dominantes  de leur patrimoine et de leurs activités.

 

Gérer les mutuelles comme des assurances privées ?

 

La directive européenne transcrite en droit français en 2002 qui a rapproché les règles de fonctionnement des mutuelles et des assurances a été l’occasion pour des patrons de mutuelle de franchir allègrement le pas vers une gestion strictement capitaliste de leurs intérêts, malgré des déclarations de principe forcément « fidèles à leur engagement et tradition mutualiste ». Les logiques de rentabilité sont désormais au cœur des stratégies promues par ces acteurs de l’assurance santé qui se distinguent de moins en moins des assureurs privés.

 

Le secteur est en effet particulièrement rémunérateur. Les adhérents mutualistes sont clairement considérés comme des clients qu’il s’agit d’attirer vers des mutuelles qui rechignent de moins en moins à lancer de vastes campagnes de publicité depuis quelques années (radio, affichage). Le service « Priorité santé mutualiste » lancé par la FNMF de manière phase expérimentale en Bretagne et Languedoc a ainsi coûté près de 3 millions d’euros en publicité et communication.

 

Développer les mutuelles contre la Sécu et contre l’hôpital public ?

 

Le développement et le profit des mutuelles se fait désormais sur le dos des assurés sociaux qui pâtissent des déremboursements de soins et de médicaments imposés par les réformes successives de la sécurité sociale. Cette croissance du rôle des mutuelles en fait des acteurs de premier plan en France dans l’organisation du système de soin, dans une logique qui ne peut plus être considérée comme celle d’une assurance complémentaire, basée sur la solidarité entre ses adhérents, et non sur le profit. Les positions de Jean-Pierre Davant, en tant que partisan actif de l’application de la loi Bachelot « Hôpital, patients, santé, territoires », sont là pour le confirmer.

 

Ce dernier affirme, dans un interview au Figaro du 2 juin 2009, que « la seule chose que nous avions à lui reprocher, c'était de ne pas aller assez loin » avant d’ajouter, sans rire, que « la régionalisation du système de santé, c'est le sens de l'histoire ». Nul doute que ce qui séduit particulièrement Jean-Pierre Davant dans la loi Bachelot sont les nouvelles « agences régionales de santé » (ARS), instituées pour contrôler la carte sanitaire dans les « territoires de santé », la répartition des financements et des activités qu’elles pourront transférer directement (des « parts de marché » !) au secteur privé. Cette réforme profonde du système hospitalier est une aubaine pour des mutuelles qui pourraient récupérer à terme une part des activités les plus rentables des hôpitaux publics.

 

Le patron de la FNMF pose ainsi des jalons pour le développement de l’activité mutualiste en direction, par exemple, des « filières médicales » consacrées au traitement des maladies chroniques. Le centre de santé Saint-Victor pourrait d’ailleurs pâtir de cette stratégie : les différents projets de rentabilisation du centre insistent sur le bénéfice attendu grâce à l’installation de ces « filières » au détriment du maintien de la diversité des services médicaux, pourtant adaptée à une offre de soin de proximité.

 

La stratégie adoptée par Jean-Pierre Davant est donc caractéristique d’une gestion qui s’intègre totalement dans une logique de rentabilité. Il n’est donc pas étonnant que le 39e congrès de la Mutualité française qui s’est déroulé le 4 juin 2009 à Bordeaux, en présence de Nicolas Sarkozy, se soit tenu sous le signe de la « modernisation du mutualisme » avec, comme mesure phare, le lancement au niveau national du service « Priorité santé mutualiste » : son objectif est d’orienter les patients par téléphone vers le service hospitalier régional adapté à leur besoin … et à l’intérêt de leur mutuelle. Une occasion de déblayer le terrain pour l’application de la loi Bachelot.

 

Ce parcours risquait rapidement de s'apparenter à une filière de soins dans laquelle le patient sera obligé de s'inscrire pour bénéficier des conditions de remboursement de sa mutuelle : Médecin traitant conventionné, Spécialiste conventionné, Clinique conventionnée, etc. L'égalité d'accès aux soins des assurés sociaux théoriquement garantie par la loi s'en trouverait éliminée.

 

Mobilisons-nous à tous les niveaux pour un système solidaire de santé !

 

La mise en œuvre du « plan de sauvegarde » de la Mutualité dans le 5e arrondissement de Paris est une illustration frappante de la stratégie capitaliste adoptée par certaines mutuelles : liquidation immédiate des activités médicales les moins rentables, opération immobilière juteuse sans rapport avec les activités mutualistes, réaménagement des centres de santé au détriment d’un service de proximité. Les valeurs chères à M. Davant ne sont pas de celles qui ont été à l’origine du système de santé solidaire mais bien de celles qu’on côte en bourse !

 

Notre lutte pour l’abrogation de la loi Bachelot et pour le sauvetage de la Mutualité dans le 5e arrondissement sont solidaires ! Nous devons continuer le combat pour la défense  et la promotion d’un système de santé et de sécurité sociale solidaire contre les politiques de casse menées par le gouvernement avec la complicité active des grands groupes privés !

 

Nous exigeons :

Le développement et la pérennisation des centres de santé grâce à des financements couvrant leurs missions de santé publique

Une véritable reforme du financement de la protection sociale grâce à la suppression des exonérations de cotisations sociales patronales (comme même Philippe Seguin, président de la Cour des comptes, doit en reconnaître la nécessité) et une politique de sécurisation et de développement de l’emploi , des salaires, de la formaton et de la qualification (10 0000 chômeurs de moins, c’est 1,5 milliard de plus pour la Sécu)

Le retour aux élections des administrateurs à la sécurité sociale avec une nouvelle démocratie, à construire pour la gestion des caisses de sécurité sociale, l’amélioration des remboursements et la suppression des franchises et forfaits afin de diminuer les cotisations mutualistes et freiner la convoitise des assurances sur le secteur de la complémentarité santé !

L’abrogation de la Loi Bachelot et la remise en cause de la tarification à l’activité

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