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Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

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10 octobre 2007 3 10 /10 /octobre /2007 22:36


Une contribution de Pierre Laroche.

Le Parti Communiste Italien, né en 1921, a été dissous par son 20è congrès en janvier 1991. Cette auto-dissolution est l’issue d’un long processus, dont tous les protagonistes n’avaient sans doute pas projeté ni le déroulement, ni la fin. Ainsi, le secrétaire général du PCI, Enrico Berlinguer, qui avait, au lendemain du coup d’Etat de Pinochet au Chili en 73, estimé qu’il n’était pas possible de diriger un pays avec un gouvernement minoritaire ou disposant d’une trop faible majorité, avait-il proposé en 74 pour l’Italie ce qu’il avait appelé un « compromis historique » entre les forces communiste, socialiste, et chrétienne. Cette proposition, loin de faire l’unanimité dans le PCI, avait cependant eu un grand écho dans le pays et, dans l’immédiat, le PCI avait obtenu le meilleur score électoral de son histoire passée et future aux élections de 1976, avec 34,4% des voix. La démocratie chrétienne, qui était également, sous l’impulsion d’Aldo Moro, à la recherche d’un nouveau dispositif politique du pays, s’était ralliée à l’idée de convergence démocratique. Et, peu à peu, le PCI s’était approché d’une participation gouvernementale, ce qui n’avait pas eu lieu depuis 1947. C’est alors qu’Aldo Moro était enlevé puis assassiné en 1978 par les « Brigades rouges ». Bientôt, le PCI, accusé simultanément d’être complice des terroristes et co-responsable de la politique gouvernementale, avait mis fin en 1979 à sa participation à la majorité et tentait une stratégie qui faisait plus de place au mouvement social, alors que le « compromis historique », du moins dans sa mise en œuvre politique sous forme de « solidarité nationale », donnait la prééminence aux rapports entre formations. La mort brutale de Berlinguer, en 1984, contribuait à fragiliser le PCI, son successeur Alessandro Natta n’ayant pas le poids charismatique de Berlinguer.

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commentaires

DIONISI 15/08/2017 12:37

Si je m'en tiens à ce que pensent de nombreux membres de la "direction" du P"c"f (ou ce qu'il en reste) ils préfèreraient changer de nom afin de conserver leurs derniers "privilèges" et pouvoir ainsi rester dans la roue de la social-démocratie plutôt que respecter les fondamentaux du marxisme et du léninisme. C'est un choix....qui fera bientôt grand plaisir au patronat, aux banquiers et à leurs valets, les socio-démocrates.

pierre Laroche 28/11/2007 22:50

L’objet de cette contribution était uniquement de rappeler comment le PCI en était arrivé à sa dissolution. Cela n’implique aucune sous-estimation des 2 partis communistes italiens actuels, qui luttent dans des conditions difficiles et avec des résultats que nous suivons avec intérêt. Le PCF a d’ailleurs d’excellents rapports avec eux, des rencontres à diverses occasions, en particulier dans le cadre du groupe GUE / GVN. Ils sont présents à la Fête de l’Huma. Donc, je confirme que nous connaissons assez bien leur existence et leur activité. Mais je ne doute pas, par ailleurs, que la dissolution du PCI ait créé des conditions difficiles pour la reprise du courant révolutionnaire en Italie.

Max 27/11/2007 22:15

Vous oubliez de mentionner le score des deux principaux partis communistes italiens aux dernières élections :

Rifondazione comunista obtient en 1992, 5,2% des suffrages, plus que le parti communiste français aujourd'hui, puis en 1994 : 6% (partie proportionnelle 25% des sièges), enfin en 1996 : 8,6%.

En 2001 après une mutation et des élections au système majoritaire il dépasse encore les 5%, puis en 2004 aux européennes rifondazione comunista obtient 6,1% des voix et en 2006 au parlement obtient 5,8% des suffrages et augmente en nombre de voix.

93.000 adhérents et 2.500 sections (circoli).