Ce blog est un lieu de réflexion et de débat pour les communistes du 5ème arrondissement de Paris. N'hésitez pas à participer aux discussions et à donner votre avis !
D’où vient cette soudaine passion des multinationales françaises pour l’histoire ? De quoi se réjouissent-ils au juste ?
Ils se réjouissent parce que depuis quelques jours déjà, tout le monde ou presque semble confondre la chute de l’URSS et des démocraties populaires avec « la fin du communisme ».
Ils se réjouissent parce que cet événement leur permet de faire croire que le capitalisme a définitivement triomphé.
Ils se réjouissent parce qu’ils pensent avoir les mains libres, ici comme dans les nouveaux territoires de conquête qui se sont ouverts pour eux à l’est il y a vingt ans.
Ils se moquent de la « liberté » qu’ils prétendent célébrer et méprisent les hommes. Seuls comptent pour eux la liberté d’exploiter et de faire des profits. Pour un mur dont ils célèbrent la chute, combien en construisent-ils d’autres ? Combien vont-ils en construire encore ? En Israël, au Mexique ou ailleurs, les exemples ne manquent pas.
Vingt ans après le 9 novembre 1989, plus personne ne peut croire que le capitalisme est le meilleur système possible. D’une guerre à l’autre, d’une crise à l’autre, l’humanité et la planète souffrent toujours plus de la loi du plus riche. Le vrai mur, c’est le mur de l’argent. Aujourd’hui encore, nous nous battons pour le faire tomber.
En 1989, les Allemands de l’Est célébraient les 40 ans de la RDA en criant « nous sommes le peuple » pour dire leur exigence de réformes démocratiques. La chute mur et la réunification de l’Allemagne dès l’année suivante fut une immense surprise mais aussi une grande désillusion. Tout ce qui avait été construit en RDA pendant 40 ans a été balayé. Le système institutionnel et économique de la RFA s’est imposé à tout le pays. Beaucoup d’industries est-allemandes ont été démantelées pour favoriser les entreprises de l’ouest.
Le pays n’a pas été véritablement réunifié. L’Est a été annexé par l’Ouest, et les inégalités entre les deux Allemagnes sont très fortes. Contraints de se plier aux règles de l’économie capitaliste, les Allemands de l’Est subissent davantage le chômage et sont moins bien payés.
Aux dernières élections législatives allemandes, le parti « Die Linke » (la Gauche), héritier direct des communistes est-allemands, a rassemblé 26,4 % des voix à l’Est. Il talonne la droite et devance largement les socialistes