Ce blog est un lieu de réflexion et de débat pour les communistes du 5ème arrondissement de Paris. N'hésitez pas à participer aux discussions et à donner votre avis !
Maintenant c’est clair : les français ne veulent pas perdre le service public postal. Ce n’est pas un sondage qui le dit, c’est le nombre impressionnant de bureaux de vote militants tenus dans toute la France, c’est la queue qu’il fallait faire pour mettre son bulletin dans l’urne au marché le week-end dernier, c’est surtout le score obtenu par le « NON » à ce référendum populaire.
Le gouvernement a beau essayé de faire croire que le changement de statut n’est pas synonyme d’une privatisation, les français ne sont pas dupes. Introduction de capitaux privés, ouverture du service postal à la concurrence en 2011, changement des bureaux de poste en épicerie de la télécommunication…tout le monde a compris où nous allons.
Le très bon score obtenu par cette initiative citoyenne est l’occasion de poser les questions cruciales pour l’avenir pour le service public en France.
La dégradation des conditions de travail à la poste est la conséquence de la diminution du nombre de fonctionnaire parmi les employés, du recours de plus en plus fréquent aux intermédiaires et enfin de la dispersion des activités de vente dans les bureaux. Pour nous il ne peut y avoir de service public sans un statut de fonctionnaire sécurisant, à la poste et ailleurs. La stratégie de la droite est toujours de diviser travailleurs du public et du privé. Mais la défense du statut des fonctionnaires, c’est la défense de tous les travailleurs dans les luttes.
Le changement de statut de la poste, privatisation de fait, prépare l’ouverture à la concurrence en 2011. La libéralisation du marché du service postal est la conséquence d’une directive européenne approuvée par le parlement. Mais le gouvernement se dissimule derrière les institutions européennes en présentant la fin du monopole d’Etat comme une évolution « naturelle », contrainte par la « force des choses ». En vérité, la privatisation est un processus démarré depuis 20 ans : séparation des PTT, ouverture du marché pour les colis, puis pour les envois rapides. Le PCF s’est opposé à toutes ces « ouvertures », dans les luttes et au parlement. Aujourd’hui, nous devons refuser l’application de la directive européenne sur la libéralisation du marché postal.
Pas de service public postal sans fonctionnaires et sans monopole d’Etat !
Nous ne sommes pas seulement « attachés » au service public. Nous savons que sa casse ne sert qu’à dégager toujours plus de profits en dégradant les statuts, les conditions et la qualité des services rendus au détriment de toute la société et de l’efficacité sociale. Pour sortir de la crise, on a besoin de la qualité des services publics.