Ce blog est un lieu de réflexion et de débat pour les communistes du 5ème arrondissement de Paris. N'hésitez pas à participer aux discussions et à donner votre avis !
Les annonces se succèdent contre la Poste : changement de statut pour préparer la privatisation d’ici la fin de l’année, notamment des services financiers, remise en cause de la distribution du courrier le lendemain (J+1), fermetures et déstructuration des bureaux, suppression programmée de 30.000 emplois.
Le président de la République avait annoncé avant l’été dernier le lancement du processus d’ouverture du capital d’ici 2010, c'est-à-dire de privatisation partielle, de La Poste. Pour cela, il fallait changer son statut, la faire passer d’établissement public en société anonyme.
Devant la force de la mobilisation des salariés et des usagers contre la privatisation et les remous de la crise, le pouvoir tente une entourloupe. Depuis décembre, suivant l’avis d’une commission de complaisance, le Président prétend maintenant qu’il veut limiter l’ouverture du capital à des investisseurs publics (pour combien de temps ?) mais maintient le projet de changement de statut. Personne ne peut être dupe.
Le prétexte initial de la privatisation partielle a volé en éclats. Besoin d’argent pour investir ? Alors que la Banque postale est prête à injecter des milliards dans des opérations financières !
Et pour quels investissements ? Pour continuer à démanteler le service public. Des milliers de bureaux de poste sont déclassés ou transformés, à grands frais en boutique, et en agences bancaires comme les autres. La fermeture des centres de tri départementaux, pour des centres régionaux très coûteux, sert à supprimer des emplois et à externaliser dans la perspective du profit futur du privé. Courrier, activités financières, présence postale : le processus de privatisation est bien en cours rimant avec bas salaires, précarisation, dégradation des services rendus, logique marchande se substituant au service public…
Pas dans l’attente des élections de 2012. Les postiers font partie des mieux placés pour savoir qu’une alternance électorale n’est pas synonyme de changement de politique. Depuis Quilès et l’éclatement des PTT en 1989, le PS a pris toute sa part dans la préparation du processus de privatisation. Il continue d’approuver le Traité de Lisbonne et les directives de mise en concurrence des activités de service public. Il vient d’approuver le plan de renflouement des banques.
Communistes, militants dans les quartiers et les entreprises, à la Poste, nous entendons contribuer au rassemblement pour mettre en échec tout de suite les projets du pouvoir et imposer d’autres choix