On sait par expérience personnelle ou familiale quelle importance revêt la formation et l'éducation des hommes dès leurs premières années de vie.
Bien des citoyens de pays étrangers où n’existent que des jardins d'enfants, des garderies municipales ou privées, nous envient notre école maternelle, dont la pédagogie est fondée sur une réflexion scientifique de longue date, consolidée par une longue expérience dès la petite section. C’est aussi un magistral outil de réduction des inégalités en contribuant à la réussite scolaire des enfants de milieu modeste qui ont eu la possibilité d’accéder de façon précoce à l’école maternelle.
Dans le cadre de la destruction de l’école publique actuellement conduite par les forces politiques et sociales au pouvoir, sous couvert d'économies budgétaires, et de réduction générales des politiques publiques c'est-à-dire des emplois publics et des dépenses publiques et sociales , alors que des centaines de milliards d’euros sont engloutis pour renflouer les banques et les désastres de la spéculation financière le gouvernement français menace de supprimer les petites et moyennes sections des écoles maternelles, remplacées par des « jardins d’accueil » ou « jardins d’enfants », où les enfants seraient sous la garde de personnels titulaires du CAP petite Enfance (BEPC +2) et non plus encadrés, éduqués, par des enseignants qualifiés (BAC+5). Ensuite on criera à l'échec scolaire et social dont on accusera l’école publique !
Parents et enseignants commencent à se mobiliser : il y a urgence, c’est encore un enjeu politique et idéologique.