Jeudi 15 mai, les enseignants ne manifesteront pas seuls : toute la fonction publique sera à leurs côtés.
C’est que la politique de casse de l’éducation nationale ressemble fort à celle que le gouvernement cherche à appliquer à tous les services publics. Il suffit de regarder l’Hôpital : suppression de postes, emplois précaires, pénurie de personnels… Le gouvernement laisse la qualité des soins se dégrader, au profit des cliniques privées. Et de plus en plus, la santé devient un privilège.
De l’École à la Santé, le Service public est menacé par la logique de rentabilité. Il n’est plus question de satisfaire des besoins, de garantir des droits, mais bien de faire de l’argent. Et tant pis pour ceux qui en souffrent, usagers ou employés.
La même logique est à l’œuvre dans toute l’Europe : partout, la concurrence l’emporte sur la solidarité. De nouvelles solidarités auraient pu être construites à l’échelle européenne : harmonisation des droits sociaux par le haut, services publics européens… Au lieu de cela, l’Union européenne organise le dumping social, met les salariés en concurrence les uns avec les autres, et que les plus rentables – c’est-à-dire les plus précaires, les moins bien payés – gagnent !
Tous ensemble, nous pouvons résister, défendre et développer un modèle de solidarité fondé sur des services publics renforcés et démocratiques. L’argent ne manque pas pour les financer, en France et en Europe.
Obligeons notre gouvernement à suivre notre volonté, et pas celle des marchés financiers !