Ce blog est un lieu de réflexion et de débat pour les communistes du 5ème arrondissement de Paris. N'hésitez pas à participer aux discussions et à donner votre avis !
Après le succès des forces de gauche aux municipales, le pouvoir persiste à nier la lourde sanction de sa politique et veut accélérer ses réformes. Le rapport Attali détaille les réformes qui nous menacent dans les mois à venir.
Toutes les réformes régressives projetées par Sarkozy y sont. Le but : « libérer la croissance ». Les moyens ? Toujours les mêmes : « supprimer les rigidités », « les privilèges »… mais évidemment pas ceux des plus riches ! En bref, il prône la libre concurrence, c’est à dire la liberté d’exploitation de la force de travail par le capital. Tout cela rappelle fortement le Traité constitutionnel européen, refusé par le peuple en 2005, et adopté par certains de ses « représentants » il y a quelques mois.
Évidemment, les mesures proposées par le rapport ne coûtent rien : il suffit de supprimer tous les freins, les règles juridiques entravantes, les prélèvements trop lourds, de déréguler et déréglementer. En clair : réduire les dépenses publiques et sociales, les emplois publics, les charges sociales, les prélèvements obligatoires, précariser les salariés et casser le code du travail.
Les emplois publics y sont décrits comme « lourds », « coûteux », « bureaucratiques ». Le rapport fait le choix de la destruction des services publics au profit du marché : il propose de ne remplacer que 2 fonctionnaires sur 3 lors du départ en retraite. Au contraire, il veut organiser l’ascension du secteur privé. La rentabilité est l’unique critère. La philosophie de ce rapport ultra- libéral, sous couvert de lutte contre les « rigidités », est de lever les obstacles que constitueraient la fonction publique et les services publics, de faire monter, y compris par des partenariats public- privé, le privé et les critères du privé ainsi que la concurrence libre et non faussée.
C’est bien une cohérence d’ensemble, individualiste, inégalitaire en dépit des déclarations, élitiste et excluante, qu’il s’agit de combattre en lui opposant d’indispensables réformes de progrès et d’efficacité à partir de l’organisation des luttes de résistance et de propositions alternatives.