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DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

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Parti communiste français

42, rue Mouffetard

75005 Paris

Tél. : 01 43 37 44 19

section.pcf5@gmail.com

10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 18:14
L’Université, la Recherche…à quoi ça sert ?

mardi 10 mars, 18h30,
à la Maison des Mines, 270 rue Saint Jacques 75005 (salle G)

avec la participation de
Sylvie Coulmeau, responsable informatique de la bibliothèque de la Sorbonne,
Laurence Giavarini, maître de conférences en Lettres et Philosophie à l’université de Bourgogne et membre de SLU,
Eric Herbert post‐doctorant en physique à Paris 7
et Georges Debrégeas, physicien à l’ENS et membre de SLR.


Depuis plusieurs semaines maintenant les universitaires, les chercheurs, les étudiants et les personnels techniques administratifs et des bibliothèques (BIATOSS) se rassemblent face à la politique portée par les réformes de Valérie Pécresse, Ministre de la Recherche et de l’Enseignement supérieur : nouveau statut des enseignants‐chercheurs, réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants du secondaire, contrat doctoral, démantèlement des organismes de recherche.

Ces réformes qui font tant de bruit dans la communauté universitaire ne sont pourtant que l’application des principes contenus dans la loi LRU de 2007 (Loi relative aux Libertés et aux Responsabilités des Universités), connue sous le nom de loi sur l’autonomie des universités. C’est le 11 août 2007 que ce projet de loi est paru au Journal Officiel, choix stratégique pour le gouvernement qui comptait sur l’insouciance des congés d’été pour éviter les contestations des intéressés. Cette loi s’inscrit dans un processus en marche à l’échelle européenne : le processus de Bologne lancé en juin 1999. Il vise à faire de l’Europe ʺl’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde, capable d’une croissance économique durable accompagnée d’une amélioration quantitative et qualitative de l’emploi et d’une plus grande cohésion socialeʺ. Et là tout bascule, la connaissance devient marchandise et l’université et la recherche se trouvent asservies aux intérêts économiques.

Sous le prétexte fallacieux de sortir l’université et la recherche française d’une prétendue médiocrité honteuse, on nous a vendu la nécessaire autonomie des universités et la nécessaire restructuration des organismes de recherche. Pourtant les termes d’ « autonomie » et de « restructuration », tout comme le terme de « modernisation » qui les accompagne sonnent positivement. Où est le problème ? Pour nous éclairer sur le fond et la forme de l’idéologie mise en application dans ces réformes, nous reviendrons sur leur contenu. Quelles en sont les conséquences directes sur les personnels ? sur les étudiants ? Quelles sont les conséquences économiques, sociales et sociétales du démantèlement des organismes publics de recherche ? En quoi ces 2 réformes sont liées dans une même logique?

Le champ d’investigation est vaste et la question essentielle demeure : à quoi sert l’université, à quoi sert la recherche ? A quoi doivent‐elles servir ? L’université est le lieu de la connaissance et du savoir, c’est aussi à l’université que demain se construit. Quel avenir ? quelle société voulons‐nous ?
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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 20:02
Les jeunes chercheurs sacrifiés
L'avenir de la recherche en danger



Avec le projet de « Contrat doctoral unique », Valérie Pécresse annonce la mise en place d’un statut unique pour tous les doctorants. Ce serait un progrès vers moins de précarité et plus de reconnaissance pour les jeunes chercheurs… Et pourtant : le contrat doctoral unique s’intègre parfaitement à la politique actuelle de casse du service public de l’enseignement supérieurs et de la recherche. Quelques raisons de se mobiliser…

Toujours plus de précarité…

Ce contrat n’implique d’aucun financement nouveau. Il ne concerne donc pas tous les doctorants, et ne cherche pas du tout à améliorer la situation de tous ceux qui doivent travailler pour financer leur recherche.  Les conditions d’embauche de chaque doctorant seront décidées localement : salaire, définition des missions, tout cela ne sera plus réglé au niveau national mais décidé par l’employeur. Le doctorant n’a donc plus aucune garantie de bénéficier de conditions favorables à la poursuite de sa recherche. Tout cela s’accompagne d’une dégradation notable de la protection sociale des doctorants : le nouveau contrat incluse une période d’essai qui pourra s’étendre jusqu’à six mois et peut être rompu sans motivation.

Les doctorants, victimes de la gestion de la pénurie

Les doctorants pourraient ainsi devenir une main d’œuvre d’appoint, voire une variable d’ajustement pour les universités. Les budgets toujours plus étroits inciteront les universités à demander toujours plus à leurs doctorants (heures d’enseignements, tâches administratives…) et à les licencier quand elles voudront économiser encore plus. Est-ce ainsi que l’on construit l’avenir de la recherche ?

Séparer recherche et enseignement

Enfin, contrairement aux contrats existants, ce nouveau contrat ne permettra pas aux doctorants de valider les concours de l’enseignement secondaire (CAPES ou agrégation). Jusqu’à présent, un doctorant titulaire de l’un des concours pouvait intégrer l’éducation nationale à l’issue de son contrat. Avec ce nouveau contrat, cette perspective est supprimée. Cela aggrave dangereusement la précarité des doctorants, en leur ôtant leur principal débouché. Mais surtout, cette mesure participe d’un projet global de séparation de l’enseignement et de la recherche. Comme la masterisation des concours, comme la réforme du statut d’enseignant chercheur, le contrat doctoral unique a pour but de casser le lien entre production et diffusion des savoirs. Les conséquences d’une telle séparation sur l’enseignement à tous les niveaux, et plus largement sur la diffusion des savoirs dans la société seront catastrophiques.

C’est une question grave non seulement pour notre économie, qui a besoin d’une recherche dynamique et ambitieuse, mais aussi pour notre démocratie, qui a besoin d’une éducation de qualité, accessible à tous.
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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 19:48
Réunis dans un même mouvement unitaire, enseignants-chercheurs, chercheurs et membres du personnel des universités ont lancé un appel à la grève totale le 22 janvier dernier lors de la réunion de leur coordination nationale. Ils se battent contre la LRU qui, sous couvert d’autonomie, renforce les féodalités locales et paupérise les universités. Ils dénoncent l’éloge incessant de la concurrence et de la « culture du résultat » contraire à la collégialité et aux logiques de production et de transmission des connaissances qui font vivre l’université. Ce n’est pas à une réforme de plus que le monde de l’Université s’oppose mais bien à une volonté de mettre à bas l’université et les organismes de recherche !

Dans notre arrondissement, la mobilisation est très forte puisque l’Université de Censier (Paris 3) est en grève depuis le 26 janvier. Soutenons nos universités dans leur lutte !

Motion votée par la coordination nationale des universités :

La coordination nationale réunissant ce jeudi 22 janvier 2009 condamne la mise en place d'une politique d'affaiblissement structurel de l'enseignement et de la recherche, la précarisation des personnels de toutes catégories, notamment au travers de l'individualisation des carrières, de la mise en place du nouveau contrat doctoral et des suppression d'emplois, exige le rétablissement des postes supprimés, un plan pluriannuel de création d'emplois statutaires dans les universités et les grands organismes de recherche, et soutient les mobilisations en cours.

Elle déclare que si le ministère ne retire pas, sans préalable :

1) le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs
2) la réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants du premier et du second degré

l'université française se mettra en grève totale, reconductible et illimitée : le 2 février 2009 l'université s'arrête.

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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 09:24



POUR DES THEATRES ET NON PAS UN SEUL


La MC93 n’est pas une salle dont on pourrait disposer comme d’un bien immobilier, c’est un théâtre. Avec une histoire, une spécificité, une singularité, que l’on pourrait résumer par le mot diversité.

La disparition de la MC93, son avalement par la Comédie-Française serait un coup très dur porté à la diversité, la multiplicité que le Théâtre exige pour exister en toute liberté.

Notre art est contradictoire de la concentration. Il est paradoxal, foisonnant, il s’oppose à lui-même, il naît par contradiction. À la MC93, depuis toujours, et nous espérons, pour longtemps encore, ce n’est pas UNE troupe qui invente le Théâtre, mais des dizaines.

Les plateaux de la MC93 débordent de ce foisonnement, ce qui s’y fait ne se fait pas ailleurs, parce que c’est un théâtre de désirs, d’amour pour les oeuvres et les hommes qui les font, pour les publics qui y assistent. L’ouverture remarquable de sa programmation à toutes les formes d’expressions théâtrales, des plus accessibles aux plus exigeantes, étrangères ou très françaises, n’est pas un empilement éclectique, mais la
réponse, poétique et politique d’un homme aux questions que pose le monde.

Les soussignés en appellent fortement à qui de droit pour que l’enthousiasmante richesse humaine et artistique de cette maison ne soit pas sabordée, pour que ses moyens soient réactualisés.

Nous nous opposerons avec détermination à toute action qui tendrait à aller à l’encontre de sa mission et des moyens de l’accomplir. Patrick Sommier dit : « En temps de paix, on n’a jamais vu un théâtre en faire
disparaître un autre pour s’agrandir ».

Sommes-nous en guerre ?


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28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 14:20


A l’initiative de l’intersyndicale CFDT - CFTC - CGT des Archives de France

APPEL POUR SAUVER LES ARCHIVES

Les archives, traces essentielles de notre mémoire individuelle et collective, sont la source première de ceux qui écrivent l’histoire, généalogistes ou historiens. Ce sont aussi des preuves dont ont besoin les citoyens car les archives justifient et garantissent des droits (nationalité, état civil, carrière, succession, propriété foncière etc...). Les archives contribuent ainsi de manière éminente à l’exercice de la démocratie. C’est d’ailleurs une loi de la période révolutionnaire, la loi du 7 messidor an II, qui a garanti à tout citoyen le libre accès aux archives.

Très récemment, l’ampleur des travaux parlementaires concernant la nouvelle loi sur les archives a fourni la preuve que les archives sont au centre de la vie démocratique de ce pays.

Deux siècles après leur création, les Archives sont en danger !

La Direction des Archives née en 1897, devenue en 1936 Direction des Archives de France, devrait en effet disparaître en 2009 de l’organigramme du Ministère de la Culture dont elle était, ironie de l’histoire, un élément constitutif lors de sa création par André Malraux en 1959. Le 4 avril 2008, le Conseil de modernisation des politiques publiques chargé de mettre en œuvre la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) en a décidé ainsi, contrairement à l’avis du Conseil Supérieur des Archives du 10 mars 2008 et aux votes des Comités techniques paritaires de la Direction des Archives de France des 19 décembre 2007 et 21 mai 2008. La Direction des Archives de France doit être absorbée par une direction générale des patrimoines de France qui regrouperait « l’architecture, les archives, les musées ainsi que le patrimoine monumental et l’archéologie ».

La disparition de la Direction des Archives de France constituerait un recul extrêmement grave

Pour tous, il apparaît indispensable de maintenir la Direction des Archives de France afin de garantir la cohérence d’une politique nationale des archives, afin d’assurer à tous le libre accès aux archives.

Compte-tenu de l’organisation administrative de notre pays, les producteurs d’archives publiques sont très divers : ministères, établissements publics nationaux, services déconcentrés de l’Etat, juridictions, collectivités territoriales. La conservation et la communication des archives sont confiées, selon les cas, aux archives nationales, départementales, régionales ou communales qui constituent un réseau riche mais multiple.

Pour l’ensemble de ce réseau, la Direction des Archives de France a en charge l’élaboration et la mise en œuvre des normes juridiques, scientifiques et techniques relatives à la collecte, à la conservation et à la communication des archives publiques. Elle exerce la responsabilité du contrôle scientifique et technique de l’Etat sur la gestion des archives de l’ensemble des organismes publics, centraux ou territoriaux, c’est-à-dire non seulement sur un objet patrimonial déjà constitué mais sur le processus même de constitution de ce patrimoine. Elle est l’interlocutrice des collectivités territoriales pour toutes les questions relatives à leurs archives et à celles dont la conservation leur est confiée par la loi. La Direction des Archives de France exerce donc une responsabilité qui dépasse le cadre spécifique de l’action culturelle et qui revêt par sa nature même un caractère interministériel et territorial affirmé.

Dans de telles conditions, la cohérence d’une politique nationale en matière de collecte, d’accès et d’inventaire, et l’intégrité des archives publiques sur l’ensemble du territoire, ne peuvent être garanties que si elles sont pilotées au niveau stratégique par un décideur unique. Pour être efficace, celui-ci doit avoir une visibilité suffisante dans l’organigramme de l’Etat, témoignant clairement de son rôle interministériel et de sa légitimité à assurer le contrôle scientifique et technique sur les collectivités territoriales. Il doit disposer d’un pouvoir de décision véritable.

L’existence de la Direction des Archives de France est un enjeu démocratique

L’autorité actuelle de la Direction des Archives de France trouve ses racines dans la Révolution française. Petit à petit, elle a su imposer aux différentes administrations le respect de leurs propres archives, les contraintes de leur conservation et de leur collecte. Petit à petit, le lectorat s’est démocratisé et multiplié. La recherche s’est développée, à partir des archives, source primordiale que l’on soit étudiant, universitaire, généalogiste, chercheur...

La création des Archives nationales en 1790 a été synonyme d’entrée dans un monde nouveau, sans privilèges, sans secrets, ouvert à tous. Cette avancée citoyenne et démocratique court aujourd’hui le risque d’être sacrifiée sur l’autel d’une « RGPP » inspirée par des critères purement comptables et budgétaires, des réductions d’effectifs et de moyens suite aux fusions de directions et de services du ministère. La bonne gestion et le respect de l’intégrité des archives, témoins de l’histoire nationale et de celle de chacun, ne sont pas - et ne seront sans doute jamais - naturels aux pouvoirs administratifs et politiques. Il faut pour les préserver une autorité en position de l’imposer.

La Direction des Archives de France doit être maintenue

A l’heure où la nouvelle loi sur les archives va voir le jour, est-il acceptable que l’existence même d’une Direction des Archives de France chargée de veiller à sa bonne application soit remise en cause ? non ! Enfin on sait aujourd’hui que 60 créations de postes promises par Christine Albanel, Ministre de la Culture, lors de la présentation de son budget 2008, pour le nouveau centre d’archives nationales de Pierrefitte-sur-Seine, pourtant déclaré grand projet national par le ministère, sont remises en cause. Or sans les nouveaux moyens nécessaires à son fonctionnement, le centre de Pierrefitte ne pourra se faire qu’à partir du dépeçage de la totalité du réseau : services d’administration centrale bien sûr, Archives nationales, départementales, communales...

C’est donc tout l’édifice du réseau des archives qui va être ébranlé par la disparition de la Direction des archives de France à cause du dogme de la fusion des administrations centrales et de la réduction des effectifs.

Citoyens, salariés, chercheurs, étudiants, généalogistes, intellectuels, historiens, nous vous appelons à signer notre pétition adressée à Nicolas Sarkozy, Président de la République.

PETITION POUR SAUVER LES ARCHIVES

-  Pour le maintien de la Direction des Archives de France comme direction d’administration centrale de plein exercice

-  Pour le maintien de l’organisation actuelle du réseau des services publics d’archives

-  Pour le maintien et le renforcement de son personnel statutaire

Nom :
Prénom :
Adresse :
Qualité :
Signature :

Signatures à retourner :

par courrier postal : Intersyndicale Archives 56 rue des Francs-Bourgeois 75003 Paris
par télécopie : 01 40 27 63 66
par courriel :

cgt.archives@culture.gouv.fr

cfdt.archives@culture.gouv.fr

cftc.archives@culture.gouv.fr

Paris, le 23 juin 2008

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22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 18:12
Source: SNCS-HEBDO 08 n°10 , 14 mai 2008



La ministre de la recherche a ordonné au CNRS et à l’INSERM par lettre de mission adressée à leur direction, de restructurer l’organisation interne de ces organismes en Instituts. L’INSERM a immédiatement imposé son découpage en 8 instituts. La direction du CNRS, à l’occasion du schéma stratégique qui doit être adopté par le Conseil d’administration de juin prochain, en prépare la mise en place. Si ces modifications structurelles ne sont pas de simples changements de noms, elles pourraient alors préfigurer le démantèlement de l’organisme.
Patrick Monfort, membre du Bureau national du SNCS et élu au Conseil d’administration du CNRS

La réforme du CNRS est imposée par la ministre au nom de la lisibilité que ne permettraient pas les départements scientifiques actuels. Les modèles de référence sont ceux de l’INSU ou de l’IN2P3. Lorsqu’on connaît le fonctionnement de ces Instituts, notamment l’INSU, on ne peut que s’inquiéter de l’avenir du CNRS. En effet, la question de fond est: quelle gouvernance pour quelle politique scientifique et quelle gestion des moyens humains et financiers pour ces nouvelles structures ? D’un côté le discours de la direction du CNRS se veut rassurant pour l’avenir de l’organisme, de l’autre celui du ministère, notamment par la voix de Philippe Gillet, directeur du cabinet de Valérie Pécresse, est sans ambiguïté.

Si la direction du CNRS présente les nouveaux Instituts comme étant des structures gérées par le CNRS, le ministère exige des structures intermédiaires capables de justifier leur budget. Quant au plan stratégique 2020, il est étonnamment silencieux sur la gouvernance de ces instituts. Rien n’empêche la nomination de leur direction par la ministre ou après son accord. L’attribution des moyens humains et financiers serait alors discutée avec le ministère et non pas avec la direction du CNRS.

La vision du ministère est bien celle du modèle de l’INSU que connaît bien le directeur du cabinet pour en avoir été directeur de 2001 à 2003. En imposant un tel modèle, le ministère prépare le découpage du CNRS en Instituts qui pourront devenir autonomes et n’auront de compte à rendre qu’au ministère. La ministre et son directeur du cabinet renforcent leur pilotage de la recherche, au prix du démantèlement de l’organisme.

Dans un tel schéma que deviennent les personnels? Le discours de la direction du CNRS rappelle que les personnels resteront sous la responsabilité de la direction générale. Le ministère, de son côté, indique que les futurs Instituts seront des agences de moyens qui négocieront  le support à la recherche, moyens humains inclus, dans le cadre des conventions avec les Universités. Le rapprochement des modes de recrutement des organismes avec ceux de l’Université, que voudrait le ministère, menace directement les concours nationaux de recrutements des chercheurs.

Un tel schéma d’organisation répond au reproche fait par le directeur du cabinet aux chercheurs d’être «trop mobiles», en fait de pouvoir se déplacer avec leur poste. Le ministère souhaite lier les personnels des unités pour la durée du contrat quadriennal. Pour cela, la meilleure des solutions est bien l’affectation des chercheurs et des ITA dans les universités sous la responsabilité de leurs présidents. Cette menace, dénoncée depuis un an par le SNCS, est toujours d’actualité.

Enfin, pour imposer le pilotage scientifique des futurs Instituts, le ministère ne cache pas son intention d’imposer des conseils scientifiques composés seulement de membres nommés (ou aminima d’un tiers d’élus).

Cette vision qu’à la ministre et son cabinet d’un fonctionnement de la recherche réduite au pilotage par le politique constitue une nouveauté dans l’histoire des sciences. Cette idéologie visant à contraindre la libre pensée scientifique se répand dans nos pays occidentaux et constitue un grand danger pour l’évolution de nos sociétés.




Syndicat national des chercheurs scientifiques (SNCS)
1 place Aristide Briand
92195 Meudon Cedex
Tél. 01 45 07 58 70, Fax. 01 45 07 58 51
courriel : sncs@cnrs-bellevue.fr
la toile : http://www.sncs.fr <http://www.sncs.fr/>
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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 13:20
Une nouvelle cellule est née dans la secction du 5ème !

Les communistes et sympathisants de l'Université Paris 3 se sont réunis pour la deuxième fois la semaine dernière, à Censier. Ils ont décidé de travailler ensemble sur les propositions de la municipalité parisienne pour l'enseignement supérieur et la recherche. Une nouvelle réunion devrait avoir lieu à la fin du mois de mai.

Voici le rapport que Pierre Laroche, ancien enseignant-chercheur à Censier, a prononcé pour introduire la réunion.

Rencontre à Censier (10/04/08)

Petit retour sur les municipales

Après la présidentielle et les législatives, la presse et beaucoup de dirigeants du Parti communiste français avaient tellement proclamé que nous étions finis qu’on aurait dû s’attendre à un effondrement aux municipales et cantonales. Comme cela n’a pas été le cas, on a assisté ces dernières semaines, après une année de prostration, à une explosion de jubilation dans notre expression publique : « 3è parti français », « débâcle de la droite », « notre politique d’union a porté ses fruits et entraîné le triomphe de la gauche ».

Je suis plus réservé :

- - nous avons repris des couleurs, en avalant quelques couleuvres : nos alliés ont cherché à nous trahir et nous ont trahis quand ils l’ont pu (Seine St Denis). Notre politique d’alliance s’est parfois faite au prix de concessions importantes sur les hommes et les programmes. A suivre.

- - dans le 5è, on peut dire que notre activité et nos positions ont permis à la gauche d’approcher la victoire. Nous pouvons sans doute dire que nous sommes pour quelque chose dans l’important recul de Tiberi et dans le fait que le Modem n’a pas pu entrer dans la liste Delannoë au 2e tour.

- -surtout, le taux élevé de l’abstention doit nous alerter : les électeurs n’ont pas trouvé à gauche de réponse satisfaisante à aux déceptions  qu’ils ont ressenties après les élections de l’an passé.

En revanche, et malgré la déception d’avoir échoué, de peu, à bouter Tiberi hors de la mairie du 5e, je vois un vrai motif de satisfaction dans le recul de la droite et l’échec du Modem au plan parisien et national. A une condition, c’est que nous ne nous en contentions pas et que nous en profitions pour relancer les luttes et avancer des projets, au plan politique, économique et, surtout peut-être,  idéologique.

Des luttes sont engagées dans divers secteurs, contre la politique du MEDEF  et, pour ce qui nous concerne professionnellement mais cela concerne toute le société, contre la politique en matière d’enseignement et de recherche, le désengagement de l’Etat, les réductions d’effectifs, la précarisation des emplois, l’offensive contre le statut de fonctionnaires, la loi LRU.

L’objet de notre réunion n’est pas de proposer une alternative à ces luttes, de concocter une adaptation de Paris 3 à cette loi, mais de donner une dimension politique à nos luttes en proposant concrètement des objectifs rassembleurs de transformation et de rejet des modalités  et des fondements idéologiques de cette loi, de chercher comment exploiter la situation nouvelle, en demandant des éclaircissements à la mairie de Paris et en proposant, aux élus communistes en premier lieu, des interventions sur certaines questions qui concernent concrètement la vie et l’avenir de Paris 3.
 

Les projets de la mairie.

Comment agir à Paris 3 dans ce contexte politique changé peut-être, ou en cours de changement : que penser des projets avancés par Bertrand Delannoë et Lynn Cohen-Solal, s’en saisir ou, le casa échéant,  montrer leurs failles. Ils ont en effet annoncé publiquement, à plusieurs reprises, que, dans le cadre du soutien à « l’économie de l’innovation », la mairie de Paris s’engage à un investissement d’1 milliard d’€ pour l’Université, la recherche et l’innovation.

Quelques  exemples :

1/ Dans 6 ans, Paris devrait disposer de 100 000 m2  pour accueillir les créateurs d’entreprises innovantes, avec une attention particulière pour celles qui travaillent dans le développement durable. Des conventions seront passées avec les jeunes entreprises innovantes, le développement du très haut débit sera favorisé.

2/ Pour répondre à la dispersion des établissements universitaires sur plusieurs centaines de sites, la mairie soutiendra les initiatives de regroupements des universités et des centres de recherche en finançant des projets présentés par des structures universitaires fédératives et notamment des Fondations d’universités. Bertrand Delannoë juge qu’il faut aussi penser le développement universitaire autour de quelques grands pôles urbains rapprochant, à l’échelle de Paris métropole, c’est-à-dire en partenariat avec les communes et départements voisins, l’enseignement, la recherche, les logement pour étudiants, les incubateurs et pépinières d’entreprises innovantes.  

3/ La Ville de Paris financera des travaux importants autour de la Montagne  Ste Geneviève, le long de la Seine, de Jussieu vers la ZAC Rive gauche, en passant par la BNF et la Pitié-Salpêtrière. La Ville continuera à acquérir du foncier pour terminer l’installation de l’université Paris Diderot et d’un pôle de langues. Un  troisième pôle est proposé dans le N-E parisien.

4/ D’autres propositions concernent l’offre de logements pour étudiants, d’accueil pour les chercheurs étrangers de passage, une maison d’accueil pour chercheurs et universitaires.

5/ Un conseil de la vie universitaire sera créé auprès de la mairie, en charge des relations avec les Universités, les écoles, les établissements de recherche.

Cette politique irait avec celle déjà engagée pour la diffusion du savoir et de la culture, enjeu vital pour Paris et particulièrement pour le 5e (face au risque de muséification).
 

Quelques questions :

Il est clair que l’intervention de la mairie se heurte aux limites de ses compétences municipales. Mais elle peut aussi se tourner vers l’Etat. Et certaines questions peuvent déjà être éclaircies par un dialogue avec nos élus et, le cas échéant, avec les élus de la majorité à la mairie de Paris ; la mairie elle-même devrait pouvoir répondre à nos questions.

- que veut dire Bertrand Delannoë quand il dit concevoir la gestion des universités comme celle d’entreprises ?

- et quand il privilégie « les entreprises innovantes, les jeunes pousses, les pépinières » ? Comment entendre le verbe « privilégier » ?  Et les universités  existantes, que faire pour les dynamiser ?

- que penser d’initiatives de regroupements des universités et des centres de recherche pour des projets présentés par des structures universitaires fédératives et notamment des Fondations d’universités. Quelle place pour des fonds privés ? A quelles conditions ?

- la gestion des personnels n’est pas du ressort municipal. Mais dans les projets concernant les logements pour les personnels, qu’en est-il des  IATOSS ?

- quels sont précisément les projets parisiens de  la mairie qui peuvent concerner Paris III, Censier, dans l’immédiat et à terme ? La mairie de Paris ne peut peut-être pas intervenir sur des questions comme la fusion P3/P4, mais pourrait-elle nous donner la possibilité matérielle d’un regroupement des différentes composantes de notre université dans un  lieu unique qui nous a    ssure un avenir plus stable ? Où ? Sous quelles formes juridiques ?

- comment la mairie peut-elle faciliter et hâter le déroulement du désamiantage de Censier, sa mise aux normes de sécurité et ses suites ?

- la mairie de Paris pourrait-elle ouvrir un ou des locaux dans le 5è et ailleurs pour que puissent s’y tenir librement, gratuitement ou à prix réduit, des réunions comme celle-ci ? C’est une condition du développement de la vie démocratique.

- quelle peut être l’implication concrète de la mairie de Paris sur les propositions Delannoë, qui sortent souvent des compétences municipales  (Delannoë et LCS l’ont souligné à plusieurs reprises)? Sur les questions du contrôle des prix du foncier, il nous a été répondu clairement que la Ville ne dispose d’aucun instrument : que proposer si nous voulons trouver une position géographique stable, accessible, sur une superficie suffisante ? Peut-on ajouter que, dans l’intérêt de notre Université et dans celui du 5e et de Paris, il serait bon que Paris 3 reste dans cet arrondissement pour contribuer à garder au 5è son caractère de lieu de travail  et de travail culturel. Et ne devienne pas un musée.

- La mairie du 5e ne s’implique pas dans les problèmes de l’Université. : aucun contact avec les établissements d’enseignement supérieur et de recherche. Il est proposé de nommer auprès du maire du 5e une personne en charge de la concertation avec ces établissements pour information et identification des besoins. Une personne ? Dans un placard ?

Dans l’actuelle confusion politique et idéologique de Paris 3, il conviendrait de commencer aujourd’hui à dégager quelques axes d’intervention clairs, concrets, mobilisateurs, d’en débattre avec les élus communistes parisiens et de la majorité au conseil  municipal et, si possible, de s’adresser à la mairie de Paris. En ne lâchant pas les luttes en cours dont la lutte contre la loi LRU.

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6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 08:39
De l'utilité des députés communistes...

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PROPOSITION DE LOI
relative à l’abrogation de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités,


PRÉSENTÉE PAR M. Pierre GOSNAT, Mme Marie-Hélène AMIABLE, MM. François ASENSI, Alain BOCQUET, Patrick BRAOUEZEC, Jean-Pierre BRARD, Mme Marie-George BUFFET, MM. Jean-Jacques CANDELIER, André CHASSAIGNE, Jacques DESALLANGRE, Mme Jacqueline FRAYSSE, MM. André GERIN, Maxime GREMETZ, Jean-Paul LECOQ, Roland MUZEAU, Daniel PAUL, Jean-Claude SANDRIER et Michel VAXÈS, députés.

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

Notre pays connaît une longue mobilisation étudiante et lycéenne, pour refuser la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU). Par la mise en concurrence des universités et des étudiants, cette loi vise à détruire les fondements du système éducatif français. Nous en demandons donc l’abrogation. Il ne s’agit pas de défendre un statu quo, mais contrairement à la loi LRU, de proposer pour l’université une réforme ambitieuse.


Cette loi représente un danger tant pour le fonctionnement financier que démocratique des universités. Elle renforce le pouvoir des présidents d’universités et restreint le nombre de membres des Conseils d’administration. Un CA de moins de 30 personnes pourraient donc être à la tête d’universités de plus de 100 000 étudiants (ex : l’université de Provence). La composition des conseils d’administration est aussi contestable, le nombre de représentants extérieurs à l’université (7 ou 8) étant supérieur au nombre de représentants étudiants (de 3 à 5).

Le volet financier de cette réforme est plus que préoccupant. L’autonomie financière proposée aux universités est un voile de fumée pour cacher le désengagement financier de l’État alors que ce dernier se devrait de doubler le budget alloué à l’enseignement supérieur afin de mener une réforme efficace des universités. Les 15 milliards d’euros promis par le Gouvernement, compte tenu de l’inflation et des besoins des universités, ne seront pas suffisants. En encourageant une politique d’emploi basée sur la contractualisation, ainsi que la création de fondations comme source de financement, cette loi accentue la dépendance financière des établissements d’enseignement supérieur. Les acteurs privés, nouveaux bailleurs de fond des universités françaises, pourraient revendiquer des modifications des formations proposées au sein des établissements les plus fragiles financièrement. La possibilité des fondations d’avoir recours à des actions fait peser la menace d’un financement instable dépendant du marché des capitaux. Une forte augmentation des frais d’inscription est aussi à prévoir comme cela est déjà le cas dans les instituts d’études politiques, déjà soumis à l’autonomie. À l’heure actuelle, les universités proposent déjà des formations à plusieurs milliers d’euros. Enfin, bien qu’assurant ne pas remettre en cause le cadre national des diplômes, l’autonomie financière créera des disparités de moyens se répercutant indéniablement sur la qualité des diplômes délivrés par les universités les plus exposées.

Il y a urgence à donner de nouveaux moyens à l’université, en recrutant massivement des enseignants chercheurs sur statut de la Fonction publique ainsi que du personnel technique et administratif. Le budget de fonctionnement par étudiant doit être doublé pour permettre aux universités d’assurer leurs missions de formation et d’engager un vaste plan national de rénovation, de construction et d’équipement des universités.

L’université doit rester accessible à tous, sans discrimination sociale, c’est pourquoi il faut établir une gratuité véritable des études.

La présente proposition de loi qu’il vous est proposé d’adopter vise donc à supprimer un projet de loi qui, loin de répondre aux besoins des universités, engage l’enseignement supérieur français sur la voie de privatisation et rompt définitivement avec la vision républicaine de l’éducation.

PROPOSITION DE LOI
Article unique
La loi n° 2007-1199 du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités est abrogée.


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3 décembre 2007 1 03 /12 /décembre /2007 19:40
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L’université Paris 1 a convoqué la semaine dernière une réunion des enseignants-chercheurs (excluant les enseignants et administratifs précaires) visant à « évoquer les mesures à prendre pour assurer la reprise des enseignements et la bonne fin du semestre ». Cette réunion s’est conclue par un vote visant à condamner les blocages. Vote qui n’était ni à l’ordre du jour, ni légitime, cette réunion n’étant ni une instance représentative de l’université, ni une assemblée générale. Dans le même temps, les représentants de la direction ont refusé d’examiner une motion proposée contre la LRU. Une partie des enseignants-chercheurs a refusé de participer au vote.

De telles modalités de « vote » sont d’autant plus étonnantes qu’elles ont été imposées par ceux-là mêmes qui n’ont de cesse de dénoncer le caractère non-démocratique des assemblées générales étudiantes. Ainsi le vote exprimé par « une majorité » d’enseignants-chercheurs signifie que 12% des 800 enseignants-chercheurs de Paris-1 condamnent le blocage chiffre à rapprocher des 19% d’étudiants inscrits qui ont exprimé la même position lors de la « consultation » par Internet qui avait eu lieu quelques jours auparavant.

Ce vote, loin d’apporter une solution aux problèmes qui se posent actuellement, fait passer au second plan la nécessité pour la communauté universitaire de Paris 1 d’informer, de débattre et de prendre position sur ce qui reste le fond du problème : la loi LRU.

Il semble en effet important de réfléchir non seulement aux conséquences à court terme posées par l’absence de cours (pour cause de blocage étudiant ou de fermeture administrative), mais aussi aux conséquences pédagogiques à long terme qu’implique la loi LRU parmi lesquelles notamment : le découplage entre l’enseignement et la recherche par la modulation des services, la précarisation des enseignants, le siphonnage de moyens budgétaires des salaires des personnels vers l’entretien et l’investissement immobiliers.
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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 22:53
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LRU : « la loi la plus importante de la législature »…


Le gouvernement a fait voter cet été la loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités. Les étudiants, les personnels des Universités n’ont jamais été consultés sur une réforme qui transforme pourtant radicalement l’Université, ouvrant la voie à la privatisation du service public d’enseignement supérieur et de recherche. Aujourd’hui, ils veulent se faire entendre.


Désengagement de l’État et fonds privés

La LRU permet à l’État de se désengager financièrement des Universités. Celles-ci auront à chercher elles-mêmes leur financement, notamment en s’adressant à des mécènes qui bénéficieront d’avantages fiscaux. Le 6 novembre, le directeur de « Sciences Po » s’adressait ainsi à ses anciens élèves, par courrier :


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