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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 16:14

9 points pour y voir plus clair

Aggraver ce qui a échoué ? Non !!

Les 3 réformes Balladur (1993), Fillon (2003) et le rendez vous de 2008  ont imposé :

1993 :

40 années de cotisation au lieu de 37,5 années pour une retraite à taux plein

● Passage des 10 aux 25 meilleures années pour le calcul de la pension aboutissant à la baisse automatique des pensions.

● Indexation des retraites sur les prix et non plus sur les salaires conduisant à une perte de pouvoir d’achat de la retraite.

2003 :

● Alignement de la durée de cotisation des fonctionnaires pour une retraite à taux plein

● Réduction des pensions

● Asphyxie du financement de la retraite par répartition

● Incitation au recours à la capitalisation

2008 :

● Alignement des régimes spéciaux (SNCF, EDF-GDF, RATP), sur le régime général.

●Durée de cotisation portée à 41 ans de cotisations pour tous, en 2012

Aujourd’hui, le patronat et la droite veulent aller beaucoup plus loin pour repousser l’âge de la retraite, accroître la durée de cotisation, et réduire le niveau des pensions.

Crise des retraites, crise du système :

En Europe, les aides publiques colossales accordées aux banques ont servi à relancer la spéculation et non l'emploi et la croissance réelle. D'où l'ampleur inédite du surendettement public des États de la zone euro, au-delà de la Grèce, et, donc, de la crise de l'euro lui-même. L'attaque contre les retraites est inscrite en contrepartie du dispositif de 750 milliards d'euros décidé par l'Union européenne. Pour contenter les créanciers et assurer leur remboursement, il s'agit de diminuer la part, dans les richesses produites, des prélèvements publics et sociaux (impôts et cotisations) nécessaires au financement des dépenses sociales (retraites, santé..) afin de laisser s'envoler la part des prélèvements financiers (intérêts et dividendes).

Plutôt que de cotisants, parlons d’actifs cotisants et de richesses produites :

De 1949 à 2009, l'augmentation du besoin de financement lié à la démographie a été de 150% mais celle des richesses produites de 645%. Ce n’est pas la population mais le nombre des actifs cotisants qui importe. Faire reculer les exclusions sociales, relever le taux d’emploi des femmes par la création d’un service public de la petite enfance permettrait de relever le nombre d’actifs cotisants.

La capitalisation ne sauvera pas la répartition mais le coulera !

La répartition, système de solidarité inter-générations et inter – professions, se fonde sur le versement immédiat des cotisations des actifs employés pour financer les retraites. Ces prestations soutiennent la demande, l’emploi, la croissance réelle, les investissements visant des gains de productivité

La capitalisation est un gâchis car les fonds, capitalisés à partir de l’épargne individuelle, vont à la finance et la spéculation. Elle est un risque car ces fonds dépendent de la rentabilité des marchés financiers. A l’opposé de la répartition on cotise sans aucune garantie sur le montant de la retraite.

La capitalisation n’est pas un complément à la répartition, mais une arme pour la détruire !

Pourquoi les cotisations sociales fonction des salaires sont indispensables :

Plutôt que de les perdre dans les profits des capitalistes, les cotisations sociales permettent d'utiliser les richesses créées par les salariés pour financer, de façon mutualisée, un revenu pour chaque salarié retraité tout le long de sa vie hors subordination vis à vis d'un employeur, en solidarisant les salariés et les retraités. Ainsi, les entreprises sont incitées à gagner en productivité autrement qu'en faisant pression sur les salaires et l'emploi et au contraire en participant au développement des prestations retraite. La proposition du PS d’introduire la valeur ajoutée dans la base de calcul des cotisations patronales les rendrait dépendantes des profits. De même, la proposition tendant à remplacer le financement actuel des retraites par l'impôt, comme a commencé de le faire la CSG, le coupe du lien décisif à l'entreprise et au travail.

 

Droite et patronat s’acharnent contre la fonction publique :

Au nom des déficits, sont imposés aux fonctionnaires : salaires bloqués, suppressions d’emplois, casse de la fonction publique. Les prétentions gouvernementales de 2010 (accroissement de la durée de cotisation, de la période de référence, report de l’âge de la retraite, remise en cause des droits familiaux liés à la maternité) seraient fatales les retraites de la fonction publique. La fonction publique, en développant une autre vision du travail, tournée vers l’utilité sociale et non pas vers le profit, est un point d’appui pour tous les travailleurs, d’où l’acharnement du capital et de la droite.

Pour défendre la fonction publique, le PCF propose :

  • La prise en compte de la pénibilité et des carrières longues;
  • Le maintien de l’âge légal à 60 ans avec les garanties pour une retraite à taux plein et des 6 derniers mois comme salaire de référence ;
  • Le retour aux 37,5 annuités pour tous, y compris les fonctionnaires  pour le calcul d’une pension complète avec 75% du salaire minimum, la revalorisation des basses retraites
  • L’augmentation des salaires, la reconnaissance des qualifications et des créations d’emplois qui permettront le renouvellement générationnel et faciliteront l’équilibre des comptes et caisses;
  • L’intégration des primes, dans le calcul de la retraite, et leur assujettissement complet aux cotisations
  • La prise en compte des années de formation pour la durée de cotisations 

Sortir des inégalités face à la retraite :

Les retraites des hommes sont deux fois plus élevées que celles des femmes du fait de chômage et de temps partiels imposés plus importants et de salaires à temps complet inférieurs. Déjà pénalisées par les réformes précédentes, les femmes le seront encore davantage avec les réformes programmées.

L’écart d’espérance de vie entre un cadre supérieur et un ouvrier est de 6 ans et de 10 ans sans incapacité. En cause, la pénibilité du travail. Le Medef doit être responsabilisé pour le financement des départs anticipés des métiers pénibles.

L’augmentation de l’espérance de vie n’est pas une charge : c’est un progrès !

La promotion des conditions de vie et des activités sociales des retraités concerne le niveau des pensions dès 60 ans. Déjà s’amorce un renversement de portée révolutionnaire: à l’opposé de leur mise à l'écart de la vie sociale, une disponibilité bien plus grande des retraités que dans la période de travail pour des relations sociales choisies et créatrices. Pour le 4è âge et les dépendants, il s’agit d’assurer la poursuite des relations sociales et culturelles, au lieu de la réduction aux traitements médicaux et de soins physiques. Une réelle augmentation des budgets publics est indispensable pour être à la hauteur de ce formidable progrès qu’est l’augmentation de l’espérance de vie.

Réforme des retraites : les propositions du PCF pour engager de vraies ruptures avec le capitalisme :

Aujourd’hui, le patronat et la droite font tout pour empêcher le débat sur un vrai financement des retraites garantissant le maintien du système par répartition, afin de faire monter les régimes par capitalisation.

Le PCF a pourtant lui de vraies propositions pour « sauver les retraites » :

  • Les cotisations sociales sont au centre du financement. Elles doivent restées fonction du salaire. Mais le taux des cotisations patronales doit être modulé selon le rapport « salaires / richesse totale créée ». Cela responsabiliserait socialement les entreprises en les incitant à augmenter la part des salaires dans la richesse créée, à gagner en productivité en baissant d'autres coûts que les coûts salariaux; à ne pas céder  aux sirènes de la croissance financière des capitaux.
  • Faire cotiser les revenus financiers des entreprises et des banques au même taux que la cotisation sociale patronale assise sur les salaires. Dans un premier temps, la « taxation » des revenus financiers rapporterait beaucoup (22 milliards d'euros pour les retraites), puis, dissuadant progressivement les entreprises d'en rechercher, son rendement tendrait à diminuer. Simultanément, la modulation de la cotisation patronale rapporterait de plus en plus, au-delà de ce que rapporterait aujourd'hui la « taxation » des revenus financiers, en enclenchant une autre logique de la croissance et de la gestion des entreprises, centrée sur le développement des emplois , des salaires et prestations sociales.
  • Mettre fin aux exonérations de cotisations patronales. Le montant de l’argent public gâché pour les compenser pourrait être alloué à un Fonds national pour développer l’emploi et la formation, base des cotisations sociales. Ce Fonds impulserait un nouveau crédit pour l'investissement, à taux d'intérêt d’autant plus abaissé que les entreprises font de l’emploi, pour favoriser la base emploi et salaire de la retraite par répartition.
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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 16:15

Un calendrier étudié. Le gouvernement est attentiste. Il mesure l’opposition populaire. Il tente de diluer le débat, de multiplier les pistes, les diversions. En même temps, la politique de dramatisation des « déficits » fabriqués continue. Le rapport du COR annonce un « déficit » de 70 milliards d’euros dans 40 ans. Qui peut prévoir quelque chose sur 40 ans ? Et ce « déficit » n’est qu’un besoin de financement qui correspond d’ailleurs seulement aux profits des entreprises du CAC 40 en 2009. De juin à septembre, pendant les vacances, le pouvoir s’apprête à opérer son coup de force. C’est bien maintenant que la riposte doit monter.

 


1- Ne rien céder sur la retraite à 60 ans.

Ce droit, acquis de haute lutte, a une valeur symbolique très forte. Le gouvernement veut le remettre en cause à la fois pour pénaliser les retraités et infliger une défaite historique au monde du travail. Il veut donner un signe aussi aux autres pays qu’il suit bien la doctrine de l’UE. Woerth commence même à étudier l’idée de maintenir le droit au départ mais en instaurant des pénalités à ceux qui partiraient avant 62, 63 ou 65 ans. De même qu’il songe à reporter l’âge auquel tout salarié peut liquider sa retraite à taux plein (65 ans actuellement), ce qui pénaliserait particulièrement les femmes.

2- Pour une diminution de la durée de cotisation. Un nouvel allongement de la durée de cotisation pour une retraite au taux plein est une des pistes avancées par le gouvernement. Depuis la loi Balladur-Veil de 1993 et le passage de 37,5 à 40 ans, les retraités ont perdu 20% de pouvoir d’achat. De façon subreptice depuis 2009, par décret, le gouvernement allonge la durée de cotisation d’un trimestre par an pour atteindre 41 ans en 2012.

Pour des retraites pleines à 60 ans, il est plus nécessaire que jamais, non seulement de s’opposer à tout allongement, mais de gagner le retour aux 37,5 annuités, au calcul sur les 10 meilleures années et à l’indexation des pensions sur les salaires (de revenir sur la loi de 93).

3- Pénibilité : assez de négociation ! Depuis 2003, patronat, syndicats et gouvernement négocient sur la prise en compte de la pénibilité. C’est le meilleur exemple que le « dialogue social » n’aboutit à rien (de bon). On voit venir Medef et ministre : on maintiendrait le départ à 60 ans pour certains métiers pénibles tout en reportant l’âge de départ pour tous les autres. Non ! Des départs anticipés à 55 ans (voire 50) doivent être décidés, comme réparation mais aussi comme prévention. C’est incroyable qu’on nous pousse à nous résigner à ce que l’espérance de vie des ouvriers soit plus courte.

4- Pas touche au code des pensions et au statut de la fonction publique ! Une vaste campagne est lancée par les media à la solde du pouvoir pour tenter d’opposer, à nouveau, les salariés du privé et du public.

Dénonçons les mensonges éhontés : à niveau égal de carrière et de qualifications, les pensions sont du même ordre.

L’objectif du gouvernement n’est pas seulement de faire payer les fonctionnaires (et les agents relevant de régimes spéciaux) et de jouer sur les différences pour abaisser les droits de tous. Il s’inscrit aussi dans une politique générale de casse des services publics et du statut de la fonction publique. Des centaines de milliers d’emplois sont menacés, une référence sociale pour tous, mais aussi une garantie de maintien des principes du service public de l’Etat (égalité, impartialité, intérêt général…). Faisons le lien entre casse des retraites et casse des services publics, établissons la communauté d’intérêt public/privé !

  5- Défendre farouchement le financement des retraites par la cotisation sociale ! 

Madame Parisot n’a que ça à la bouche : « diminuer les charges sociales » ! Le patronat n’a jamais renoncé à remettre la main entièrement à ce qu’il a dû céder en 1945, grâce notamment aux ministres communistes, la solidarité entre salariés actifs et retraités, par la part socialisée du salaire, la cotisation sociale.

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 23:46

En nous annonçant des chiffres catastrophiques quant au poids financier des retraites à l'avenir, on n’a de cesse de nous présenter les retraités comme une charge… C’est faux ! Les retraités ne sont ni un fardeau pour l’économie ni un fardeau pour la société. Ils sont au contraire un moteur de progrès.

 


La retraite permet de remplacer les salariés âgés : on pourrait ainsi coupler le départ à la retraite à 60 ans, à taux plein, avec l’embauche d’un jeune. Les retraites contribuent à élargir le marché de la consommation et sont donc un moteur de l’incitation à investir des entreprises, de l’emploi, de la croissance réelle. Les jeunes retraités exercent des activités utiles dans la société : dans les associations, la formation, l’aide intergénérationnelle. Reconnaître ces activités en finançant vraiment les retraites, c’est aussi progresser dans notre conception du travail : un travail utile à la société, qui a un sens pour celui qui le fait, et non pas un travail aliénant ayant pour seul objectif la production de profit.

 

Le problème n’est pas démographique : il est économique et politique

 

L’emploi et le nombre de cotisants sont au cœur du financement des retraites. La crise économique et financière, liée aux logiques libérales, a fait exploser les déficits en  même temps que le chômage. Tandis que les réformes prétendant assurer la pérennité de notre système de retraite en sapent le financement et compriment les pensions. La réforme Balladur en 1993, la réforme Fillon en 2003 et la réforme Bertrand en 2008, ont accru la durée de cotisation nécessaire pour prendre sa retraite à taux plein. Et ça n’est pas fini : 40 ans, 41 ans en 2012, pour tous, 45 ans comme le souhaite le MEDEF... En changeant le mode d’indexation des retraites, ces réformes ont miné le pouvoir d’achat relatif des retraités de près de 2 % par an. Elles ont accru la période de référence, qui sert de base au calcul des pensions, en retenant les 25 dernières années au lieu des 10 meilleures. On interdit ainsi à plus de la moitié des travailleurs de prendre leur retraite à 60 ans. Femmes et travailleurs précaires doivent assumer de lourdes décotes : pour 5 années manquantes, 25 % de baisse des retraites. Pour les retraités pauvres, le cumul d’une petite retraite avec un petit boulot précaire risque de devenir inévitable.

Allonger la durée de cotisation et reculer l'âge de départ ne permettra pas de financer les retraites futures :

Cela conduirait à laminer les retraites futures, le but étant surtout de diminuer les pensions servies. Certains envisagent des systèmes par points ou des comptes notionnels à la suédoise, qui tendraient à faire disparaître tout âge légal de la retraite, toute garantie d’un taux de remplacement, et conduiraient encore à une baisse des pensions. Laquelle pourrait pousser les retraités qui le peuvent  à recourir à des systèmes par capitalisation, qui subissent les aléas des marchés financiers, comme on l’a vu dans les pays où ils dominent. Ainsi la logique de la capitalisation fleurirait sur la ruine organisée des systèmes par répartition. Alors que le débat pour un autre financement des retraites reste un débat interdit, alors qu’on peut mobiliser des fonds pour le développement des retraites par répartition.

Un autre financement pour développer la retraite par répartition est possible.

 

Les besoins de financement des retraites vont incontestablement monter : il faut sortir des inégalités sociales d’espérance de vie, des inégalités hommes/femmes, relever les basses retraites, répondre aux besoins liés à la démographie... Il faut imposer un débat sur le financement des retraites ! Un nouveau type de politique économique et de gestion des entreprises, une véritable sécurisation de l’emploi et de la formation, le relèvement de la part des salaires dans la valeur ajoutée par une réforme des cotisations patronales, une cotisation sur les revenus financiers pour rompre avec la financiarisation de l’économie, un nouveau mode de croissance de la productivité du travail sont au cœur du nouveau financement des retraites que propose le PCF.


Ni l’agenda, ni les bases de départ de discussion proposées aujourd’hui ne sont susceptibles de répondre aux besoins de consolider les droits et le système de retraites par répartition. Aujourd’hui, une seule évidence : seules nos luttes pourront imposer un vrai débat sur le financement !

Mobilisons nous !


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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 14:00

 

 

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Le rassemblement de ce 12 mars 2010, à l’appel des organisations syndicales, avenue Victoria, devant le siège de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris n’avait rien d’une manifestation de témoignage.

Par le nombre : plus de mille agents ont pu y participer, malgré les réquisitions.

Par la combativité : des slogans offensifs se sont succédés, à mesure qu’arrivaient les délégations des différents hôpitaux. Non aux suppressions d’emplois à l’AP-HP ! Non au démantèlement des hôpitaux avec le projet regroupement en 12 groupes ! Non à l’éclatement de l’AP-HP ! Aussi, abrogation de la loi Bachelot !

La colère monte dans tous les hôpitaux devant le plan de restructuration, directement liée aux choix politiques nationaux. L’occupation d’une partie du siège, qui se poursuit, donne le signal d’une détermination à passer à un autre niveau de lutte.

Les larges conditions de convergences d’action, observées au printemps dans l’opposition à la loi Bachelot, sont en train de se concrétiser. La journée de grève et de manifestation interprofessionnelle du 23 mars est dans tous les esprits.

Les hôpitaux du 15ème, HEGP, Necker et Vaugirard étaient représentés. Nous avons diffusé notre tract de masse. Des militants communistes de plusieurs sections étaient également présents.

 

A deux jours des élections régionales, c’est de bonne guerre, outre Pierre Laurent, une belle brochette de candidats se sont pointés, dont Olivier Besancenot, Anne Hidalgo (assez furtive)…  L’accueil n’a pas été très chaud. Une fois de plus s’est vérifié combien les salariés en lutte recherchent une perspective politique très éloignée des calculs électoraux.

L’appui du PS, de Bertrand Delanoë, de Jean-Marie Le Guen est toujours bienvenu, mais personne n’oublie qu’on leur doit la réforme hospitalière, les Agences régionales de l’hospitalisation, ancêtres des Agences régionales de santé de Bachelot. C’est aussi un socialiste, Claude Evin, qui a été nommé président de l’ARS d’Ile-de-France qui doit présider au démantèlement de l’AP-HP.

Pour les élus parisiens et franciliens, c’est bien facile de s’engager sur les sujets qui ne relèvent pas de la prérogative directe de la Ville et de la Région. On attendrait plutôt de Delanoë une autre politique contre la fermeture des centres de santé. Pour la région, certains promettent des financements régionaux pour les hôpitaux. Surtout pas ! Ne laissons pas dédouaner le pouvoir du détournement de l’argent de la sécurité sociale et de l’assurance maladie !

 

Une rumeur a circulé toute la journée. Le directeur de l’AP-HP, Benoît Leclerq, pourrait déjà faire les frais de sa langue de bois méprisante, de son annonce maladroite, du plan de restructuration de l’AP-HP.

 

Un autre signe que les choses peuvent et vont bouger !

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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 03:43
L’HEURE DE LA RIPOSTE !

 

 

Le gouvernement se précipite pour démanteler l’hôpital public en général et l’AP-HP en particulier. Car il sent que la résistance monte de toutes parts.

Agents hospitaliers, médecins, patients : plus personne n’est dupe de l’objectif des « réformes » successives.

La création des pôles d’activité, l’instauration de la T2A, puis la loi Bachelot, toutes ces mesures n’ont qu’un but : organiser la pénurie des moyens pour le public, faire le lit du privé, dégager des sources de profits aux dépens de la collectivité, des malades, des personnels.

Avec la T2A, le gouvernement fabrique les déficits du service public hospitalier mais nourrit les bénéfices des cliniques à but lucratif. Les critères retenus arbitrairement pénalisent le secteur public qui prend seul en charge les pathologies lourdes, la recherche, la formation, les soins aux personnes précaires etc.

Avec la loi Bachelot, les nouvelles agences régionales de santé (ARS) vont pouvoir transférer les activités qui rapportent au privé dans une même région. Les règles de « l’hôpital-entreprise » doté d’un quasi PDG vont permettre de privatiser des activités à l’intérieur même de l’hôpital public, d’attaquer les statuts des personnels.

En 2009, le soi-disant « déficit » des hôpitaux publics a atteint 400 millions d’euros, dont 100 millions pour l’AP-HP. Ces chiffres servent de prétextes universels à la politique de casse. Pourtant ils sont à comparer avec les 400 millions par an que représente le coût de l’intervention militaire en Afghanistan, avec le milliard d’euros délibérément gaspillés dans l’intérêt de l’industrie pharmaceutique au nom de la prévention de la grippe H1N1. Ces 400 millions d’euros doivent aussi être mis en parallèle avec le dérapage des dépenses de médicament (50% de plus par habitant que dans les pays voisins), ou avec les 33 milliards d’exonérations de cotisations sociales au profit des grandes firmes qui pèsent directement sur l’assurance maladie. De l’argent pour la santé, pour l’hôpital, il y en a ! Mais il est détourné !

Au nom de ce déficit, le gouvernement veut tailler dans le vif, supprimer 60.000 emplois d’ici 2012 à l’hôpital public. A l’AP-HP, 5500 suppressions d’emploi sont programmées d’ici 2012. Pourtant la situation est déjà à la limite du tenable. Les conditions de travail ne cessent de se dégrader. Cela ne peut pas être sans conséquences sur la qualité des soins, l’attente pour les rendez-vous…

Par sa taille, son statut et celui de ses personnels, sa cohérence de plus grand ensemble hospitalier d’Europe, l’AP-HP représente un obstacle au processus de privatisation.

C’est pourquoi le pouvoir s’applique à l’éclater, à la démanteler. La loi Bachelot a mis l’AP-HP sous la tutelle de l’ARS d’Ile-de-France. Le regroupement des 37 hôpitaux en 12 « groupes hospitaliers » vise à faire de nouvelles coupes sombres dans les moyens humains, à supprimer des services (ex : urgences de Beaujon ou pédiatrie de Trousseau), des hôpitaux entiers (Charles Foix, Joffre-Dupuytren, Hôtel-Dieu...). Dans le domaine du long séjour médicalisé, en particulier, le privé va récupérer la mise. La vente du siège de l’avenue Victoria et la suppression de centaines d’emplois centraux stratégiques vont dans le même sens. A l’unité de l’AP-HP va se substituer l’autonomie des 12 « groupes hospitaliers ».

L’heure est plus que jamais à la riposte. L’opposition à la loi Bachelot a été l’occasion de constater les très larges convergences d’intérêt et un début de convergence d’action entre les médecins hospitaliers, l’ensemble des personnels hospitaliers, les populations et leurs représentants, plus large            ment encore les salariés. Le gouvernement n’a dû qu’à la diversion constituée par les élections européennes et à sa stratégie du coup de force de faire passer sa loi au début de l’été.

Les conditions du rassemblement pour s’opposer et faire échec à ses conséquences sont de plus en plus fortes.

Les actions se multiplient, hôpital par hôpital, contre les suppressions d’emploi, les fermetures de services. A l’hôpital Ambroise Paré, en novembre/décembre, 22 jours de grève ont permis de gagner le maintien d’un service et 64 emplois. Le 8 mars, tout l’hôpital Trousseau sera dans l’action contre la fermeture de la pédiatrie spécialisée qui serait transférée prétendument à Necker. Des pétitions locales unissant personnels avec leurs syndicats, médecins, patients se multiplient comme à Joffre-Dupuytren contre la fermeture de 68 lits et du laboratoire.

Le 12 mars, un nouveau rendez-vous d’ensemble est prévu avec la journée de grève à l’AP-HP et un rassemblement devant le siège avenue Victoria à 10h00.

Des forces considérables peuvent permettre d’arrêter tout de suite la spirale du déclin de l’offre publique de soin, notamment à l’AP-HP.

Communistes, nous les soutenons, nous faisons tout pour les mettre en mouvement par nos analyses, nos propositions et nos initiatives d’action.

Tous les candidats de « gauche » aux élections régionales se sont prononcés, comme le Conseil de Paris contre le plan de restructuration de l’AP-HP. Très bien mais ils ne sont pas aux commandes. Nul ne peut en outre ignorer que le directeur de l’ARS d’Ile-de-France nommé par Sarkozy n’est autre que le socialiste Claude Evin. Autant dire que la perspective d’alternative pour l’AP-HP, pour l’hôpital public ne peut attendre une hypothétique alternance en 2012.

C’est maintenant que cela se joue, dans la lutte, dans la convergence de la lutte pour l’hôpital avec celles pour l’éducation (grève le 12 mars aussi) pour les retraites avec la journées d’action, de grève et de manifestation interprofessionnelle du 23 mars.

Tous ensemble, on peut gagner, mettre en échec le gouvernement, commencer à inverser sa politique.

Pour l’hôpital public, pour l’AP-HP, exigeons :

- Mettons en échec tout projet de suppressions de poste, de service, d’hôpital !

- Remettons en cause la T2A !

- Obtenons l’abrogation du volet hospitalier de la loi Bachelot !

- le maintien de unicité de l’AP-HP, de l’intégrité de ses 37 hôpitaux.

- Gagnons des financements d’urgence pour l’hôpital public notamment en remettant en cause, comme l’a fait même la Cour des comptes, les 30 milliards d’euros d’allègements annuels de cotisations sociales patronales !

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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 00:05
Une mesure scélérate : la remise en cause de la demi-part supplémentaire des parents isolés ayant élevé au moins un enfant.

 

Votée en 2008, applicable à retardement à partir de 2010, elle va pénaliser lourdement les veuves, veufs, divorcés, parents isolés. 4,3 millions de personnes bénéficient actuellement d’une réduction d’impôt (plafonnée) en moyenne de 400 euros par an, correspondant à un revenu moyen de 1350 euros. C’est dans les poches des petites retraites comme des accidentés du travail que le pouvoir veut trouver de quoi combler ses cadeaux aux capitalistes ! Seuls les parents isolés pouvant prouver qu’ils ont élevé seuls pendant au moins cinq an un enfant pourront conserver la déduction fiscale. Mais comment certains des plus âgés seront-ils en état de le faire ?

Dénonçons cette mesure perverse et mettons là en échec !



Il y en a assez d’entendre parler du « tabou de la retraite à 60 ans » que les media nous invite à transgresser comme un interdit sexuel. De qui se moque t-on ?

Avec ce langage de psychanalyse de comptoir, le pouvoir sarkozyste prépare l’opinion à une nouvelle contre-réforme, précipitée d’ici juillet 2010. Allongement de la durée de cotisation (41, 42 ans…) et report de l’âge du droit au départ sont des éléments probables pour baisser la retraite des travailleurs. Mais de nombreuses autres mesures sont à redouter (ex: remise en cause du décompte des années d’apprentissage, de chômage, dégradation des reversions etc.)

Les déclarations de Martine Aubry le 17 janvier à la radio, suivies de celles de François Hollande, ont semé le trouble. En envisageant ouvertement le report de l’âge du droit de départ à la retraite à 61 voire 62 ans, elle a ainsi lâché que le PS rentrait dans la logique du gouvernement.

Il n’est que plus important de mener la contre-offensive dès maintenant face aux idées mensongères (ex: la fatalité démographique) et pour, comme en 2003, mais mieux qu’en 2003, créer les conditions du rassemblement des salariés, des retraités pour faire reculer le pouvoir.

Au centre de la « question » des retraites, il n’y a qu’un élément : la volonté du patronat de remettre la main entièrement sur ce qu’il a dû céder en 1945 : le système solidaire entre salariés actifs et retraités, la part du salaire socialisée, autrement dit la cotisation sociale (les fameuses « charges »).

Il est toujours dans l’intérêt du patron, du capitaliste de payer moins de salaire, au travailleur individuel, comme aux travailleurs collectivement. Les travailleurs et leurs représentants n’ont aucune raison de l’accepter.

Au fil des exonérations de cotisations patronales, décidées par les gouvernements successifs depuis 1993, les patrons vont profiter en 2010 de 33 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales patronales dont la moitié de cotisations vieillesse. Cela fait bien plus que le déficit pour 2009, pourtant année de « crise ».

La défense de la cotisation sociale, lien solidaire entre les travailleurs actifs et retraités est au cœur de la défense de notre système.

Il n’y a pas à transiger ! Si les taux sont insuffisants pour garantir le pouvoir d’achat de nos aînés, il faut les monter au lieu d’alimenter les profits et les dividendes des nantis, en commençant par remettre en cause les allègements qui n’ont alimenté que les profits mais créé aucun emploi (voir même les rapports de la Cour des comptes de feu Philippe Seguin).

La « crise » et la chute des bourse aura montré aussi à quel point la capitalisation est un leurre.  La finance ne crée pas de richesses, elle pompe les richesses créées par le travail.

Les retraités et futurs retraités américains ont vu leur épargne placée dans des fonds de pension fondre de 27% en 2008. En France, le Fonds de réserves « pour » les retraites, placé à 55% en bourse, a perdu le quart de sa valeur. Il a été institué en 2000 et a servi à prétexter des privatisations. Taxer les revenus financiers: oui! Mais on ne peut pas asseoir tout ou partie du financement des retraites sur la finance.

Droit à la retraite au plus tard à 60 ans pour tous !

Retour au calcul sur les 10 meilleures annuités de 37,5 !

Indexation des retraites sur l’évolution des salaires

Financement centré sur la cotisation sociale, entièrement rétablie !

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 16:36

Le gouvernement et  le Medef entendent faire de l’année 2010 un rendez-vous majeur de  casse de nos retraites : report de l’âge de la retraite, introduction de la capitalisation, régression des pensions servies. Toutes les forces progressistes se doivent de mobiliser pour défendre l’âge de la retraite à 60 ans et promouvoir le financement de la retraite par répartition. Les dernières déclarations de Martine Aubry ne faciliteront pas cette mobilisation. Et pourtant il faudra lutter !

 

La retraite est bien un enjeu de société.

Des réformes de progrès devraient répondre aux  nouveaux besoins pour sortir de la crise systémique.

Une priorité : financer les départs anticipés en raison de la pénibilité et des longues carrières, augmenter les basses retraites, corriger les insupportables inégalités qui touchent les femmes, les ouvriers, et les plus modestes, garantir l’âge légal de la retraite à 60 ans.

De nouveaux financements sont indispensables .La capitalisation et les fonds de pensions qui jouent la retraite en bourse ne sont pas soutenables. Le  principe de la retraite par répartition en liant immédiatement les cotisations et  le soutien de  la  consommation et de la croissance réelle ne subit ni n’alimente la spéculation. Le financement des retraites   pourrait être garanti par la lutte contre le chômage, le relèvement des salaires et un nouveau type de croissance.

 

Propositions  de luttes pour l’avenir des retraites

Une réforme de l’assiette des cotisations patronales dégagerait des rentrées nouvelles en développant l’emploi et les salaires. Les cotisations sociales, liées à l’entreprise, lieu où se créent les richesses, doivent être défendues. Il faut  rompre avec la baisse  de la  part des salaires dans la valeur ajoutée  et moduler les taux de cotisations patronales en fonction  de son relèvement

Une cotisation nouvelle sur les revenus financiers des entreprises et des institutions non financières dégagerait des moyens immédiats face à l’urgence, en pénalisant  les capitaux qui fuient dans la croissance financière. Les produits financiers bruts des entreprises non financières (ENF) s'élèvent à 254,6 Mds d'euros en 2008. Si on appliquait le  taux de cotisation patronale, cela ferait rentrer 22 milliards d’euros dans les caisses de retraite.

L’emploi est au coeur du financement des retraites. Cela exige un relèvement du taux d’activité des femmes, un nouveau type de politique familiale, de formation et de promotion salariale. L’insertion  des jeunes dans des emplois qualifiés et rémunérés convenablement, comme la lutte véritable contre l’éviction des seniors  doivent être réellement organisées

Suppression des exonérations de cotisations patronales qui ne créent pas d’emploi et tirent les salaires vers le bas. Au lieu du gâchis des fonds publics  tendant à compenser cette perte de ressources pour la sécu (30 milliards d’euros en 2009) nous proposons  la création de Fonds publics nationaux et régionaux facilitant l’attribution de nouveaux crédits des Banques notamment pour les PME, à des taux d’intérêt d’ autant plus abaissés que les entreprises centreraient leurs investissements sur l’emploi et la formation.

Une refonte des retraites, garantissant les principes de solidarité et de répartition. Cet enjeu de civilisation impliquerait des constructions nouvelles comme les forces de progrès avaient pu construire la Sécurité sociale en 1945. Un plan de  sécurisation de l’emploi, la formation et le revenu, engrangerait des cotisations pour les retraites et  exigerait  de nouveaux droits et pouvoirs, pour les salariés, les retraités et tous les citoyens.

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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 21:28

Tous les services publics de santé, qu’ils relèvent directement ou non de l’AP-HP sont attaqués avec une violence sans précédent par le gouvernement, soutenu par la majorité parlementaire. La tarification à l’acte met une pression indécente sur les personnels, dont le nombre ne cesse de diminuer pour faire toujours plus de travail.

Les suppressions de poste dans les services publics de la santé, ce sont des patients qu’on n’a pas le temps de nourrir, des médicaments qu’on inverse, des conditions d’hygiène sur lesquelles on passe, des heures d’attente pour une chimiothérapie. Ce sont des infirmiers et des aides-soignants à bout, dont certains se suicident. La mort d’êtres humains, de nos amis, de nos proches : voilà le vrai visage de l’immonde rengaine « suppression d’un fonctionnaire sur deux ».

Tous les services publics connaissent cette situation intolérable. Tous leurs personnels se battent avec courage et détermination, à tous les niveaux. Hier, 900 médecins ont rejoint la bataille lancée depuis longtemps par les personnels qui ont vécu très tôt les conséquences de cette politique de la rentabilité financière. Cette solidarité est encourageante et déterminante mais elle doit porter des revendications à la hauteur de la gravité de la situation : ce n’est pas simplement un gel des suppressions de postes qu’il faut obtenir. Il faut reconstruire un service public de la santé où chacun bénéficie du service dont il a besoin et auquel chacun contribue selon ses moyens. Un service public où les personnels travaillent dans des conditions de concentration et de sérénité qui leur permettent de pratiquer une médecine efficace et humaine. Cela suppose de ne pas avoir peur de perdre son emploi, de ne pas avoir peur de ne pas tenir jusqu’à la fin de la journée. Cela suppose un statut de fonctionnaire pour tous les personnels et des moyens pour le fonctionnement, pour la recherche, pour l’équipement.

Le Parti Communiste Français soutient la lutte des personnels de la santé et se bat pour que nous imposions tous ensemble une société humaine où la santé n’a pas de prix.
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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 10:30

1150 suppressions d’emplois, médicaux, soignants et non soignants programmées pour 2010, 3500 d’ici 2012 : avec ce « plan stratégique » annoncé le 20 novembre, le gouvernement et la direction de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris ont décidé d’accélérer le déclin organisé de l’offre publique de soins en Ile-de-France comme dans tout le pays.

La coupe sombre dans les moyens humains est la meilleure traduction de la logique du plan de regroupement des 37 hôpitaux restants de l’AP-HP en 12 « groupes hospitaliers ».

Partout, les agents, médecins savent combien la situation est déjà à la limite du soutenable. Avec 3500 personnels en moins, s’ajoutant au 2500 suppressions de postes des années précédentes, il n’y aura pas d’autre solution que de tailler dans le vif, pendant que les conditions de travail seront encore davantage sous pression.

Cette perspective est inacceptable, comme les choix du gouvernement et de la direction de l’AP-HP répondant uniquement à la logique de marchandisation de la santé au profit du secteur privé et de la finance.

 


Pourquoi ces choix politiques destructeurs ?

 

Encore et toujours, la direction de l’AP-HP met en avant des prétextes financiers, sa logique de rentabilité financière contre le service public. 100 millions d’euros devraient être « économisés » structurellement chaque année.

Sauf que le déficit de l’AP-HP comme celui de l’ensemble des hôpitaux publics est complètement artificiel.

Après des années de sous-dotation, la T2A, tarification à l’activité, suivant des barèmes arbitraires, conçus pour justement défavoriser le secteur public, conduit à de nouvelles amputations budgétaires chaque année, même à un endettement sur les marchés financiers. Notamment les activités de recherche, d’enseignement, la prise en charge des pathologies lourdes, effectuées par le seul service public ne sont pas correctement financées. Le fait est bien connu mais le gouvernement se garde de le corriger.

De l’argent pourtant il y en a !

 

Depuis des années, les dépenses hospitalières de l’assurance  sont celles qui progressent le moins vite par rapport aux soins de ville et au médicament. Des chiffres permettent de relativiser les soi-disant déficits des hôpitaux publics, 800 millions d’euros par an pour l’ensemble.

Mais, Mme Bachelot sait trouver 1,4 milliard d’euros d’un coup pour acheter aux laboratoires privés dans des conditions très contestables 94 millions de vaccins pour la grippe H1N1.

Mais le total des exonérations de cotisations sociales patronales, qui pèsent directement sur les ressources de l’assurance maladie et que l’on retrouve dans les profits des grandes firmes, va atteindre 32 milliards d’euros en 2010, comme le projet de loi de financement de la Sécurité sociale l’a rappelé. Ou encore, le coût de la baisse de la TVA sur la restauration pour le budget de l’Etat sera de 2,4 milliards d’euros par an ! Question de priorité !

On ne peut pas dire que la santé est ce qui est le plus cher au gouvernement !

 

Les objectifs du pouvoir sur le long terme sont encore plus évidents depuis l’adoption de la loi Bachelot.

 

Il organise la pénurie de soins publics pour développer l’offre privée lucrative comme il organise l’assèchement des moyens financiers du secteur public pour les laisser au patronat et au secteur financier (complémentaires santé).

Les Agences régionales de santé qui se mettent en place seront l’instrument pour, sur un secteur géographique, diriger les soins les plus rentables vers le privé. La loi Bachelot a justement placé l’AP-HP sous la tutelle de l’ARS d’Ile-de-France. L’annonce de la fermeture (par décret!) de 182 sites chirurgicaux en France, effectuant moins de 1500 actes reflète directement cet objectif de donner au privé lucratif le monopole des activités les plus rentables.

« Patients, territoires, santé », personnels hospitaliers : tous sont perdants devant cette politique de marchandisation de la santé.

 

Les forces existent pour résister et faire échec tout de suite aux projets du gouvernement.

L’opposition à la loi Bachelot a été l’occasion de constater les très larges convergences d’intérêt et un début de convergence d’action entre les médecins hospitaliers, l’ensemble des personnels hospitaliers, les populations et leurs représentants, plus largement encore les salariés. Le gouvernement n’a dû qu’à la diversion constituée par les élections européennes et à sa stratégie du coup de force de faire passer sa loi au début de l’été.

Les conditions du rassemblement pour s’opposer et faire échec à ses conséquences sont toujours aussi fortes.

- Mettons en échec tout projet de suppressions de poste !

- Remettons en cause la T2A ! Rouvrons le débat sur le volet hospitalier de la loi Bachelot !

- Gagnons des financements d’urgence pour l’hôpital public notamment en remettant en cause, comme l’a fait même la Cour des comptes, les 30 milliards d’euros
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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 22:54
L’aggravation du chômage et de la récession économique, dont sont responsables les politiques économiques du gouvernement, et les gestions capitalistes sont les causes profondes de l’explosion  des difficultés de financement de la sécurité sociale. Le plan du gouvernement vise à faire payer les malades et à accélérer sa politique de casse de la sécurité sociale solidaire.

Le gouvernement veut faire payer plus cher les malades : hausse du forfait hospitalier, baisse du taux de remboursement des médicaments dits « non indispensables », restriction du nombre de personnes bénéficiant du dispositif des affections longue durée (ALD : prise en charge à 100%), … l’accès aux soins est compromis. La fiscalisation des indemnités des accidents du travail, vise aussi à taxer  les malades.

Conséquence de ces mesures : le fait de renoncer à des soins devient plus banal et touche déjà un français sur sept, notamment chez les personnes les plus modestes. A l’heure où les Français subissent les conséquences de la crise économique, ce projet est injuste socialement, inefficace économiquement et dangereux sur le plan sanitaire.

Associations de malades, syndicats et des partis politiques dénoncent le travail de sape de la sécu solidaire que poursuit l’UMP au pouvoir. Il s’agit d’un boulevard pour les intérêt privés : assurances et mutuelles. Le chef de l’État avait déjà décrété que la Sécu ne pouvait prendre en charge l’ensemble des dépenses de santé et en envisageait d’en confier une part croissante aux complémentaires. L’UMP nous annonce avec fracas des mesures prétendant toucher les plus hauts revenus : les prélèvements fiscaux sur les retraites chapeaux et la taxation des plus-values mobilières (ventes d’actions), soumises aux cotisations sociales dès le premier euro. Ces mesures ont actuellement un rendement très limité mais il s’agit  d’accélérer la rupture avec les principes de la Sécurité sociale solidaires de 1945. Alors que les revenus tirés par les entreprises de leurs activités sur les marchés financiers restent exonérés de véritable contribution sociale. Il  s’agirait de les soumettre au même taux de cotisation que les salaires pour combler le fameux « trou » de la sécu et surtout répondre aux nouveaux besoins sociaux. L’objectif serait de réorienter l’activité économique vers la production de richesses réelles, non spéculatives, et le développement de l’emploi, des salaires de la protection sociale, de la formation.

à Des taux de cotisation modulés (plus faibles pour les entreprises développant l’emploi et les salaires, plus importants pour celles qui, au contraire, les compriment), permettraient d’augmenter la part des salaires dans la valeur ajoutée Et donc garantirait des rentrées de cotisations

Le chômage et la baisse des salaires sont les sources du déficit des finances sociales, l’urgence est donc de les combattre. Le gouvernement, lui, fait le choix de détruire le système de sécurité sociale solidaire.

Le déficit :

- 23 milliards d’euros en 2009 (plus du double par rapport à 2008).

- 30 milliards en 2010

Le rendement des mesures annoncées :

- Augmentation du forfait hospitalier de 16 à 18 €

= 160 millions d’€

- Déremboursement (-20%) de certains médicaments

≈ 150 millions d’€

- Taxation des retraites chapeaux :

≈ 25 millions d’€

Résultats : les malades paieront de plus en plus cher, pas les « hauts revenus » !

Les revenus tirés sur les marchés financiers par les entreprises et les Banques: les soumettre au même taux que la cotisation sur les salaires apporterait 70 milliards d’€.



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