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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 09:00

  Et maintenant ?

 

- Le 22 septembre, 100.000 postiers dans l’action,

- Depuis, de multiples luttes locales qui obligent la direction à lâcher du lest pour rechercher l’apaisement (ex : Paris 17 Cdis ou Paris-Château Rouge guichet).

- Le 3 octobre, des centaines de milliers d’usagers qui expriment leur volonté d’agir avec les postiers contre tout projet de privatisation.

 

Et maintenant ? Les forces existent pour gagner d’ici la fin de l’année.

Gagner quoi ? L’arrêt, l’inversion du processus de privatisation.

Comment ?  En obtenant le retrait du projet de loi du gouvernement (comme en 2006 pour le CPE).

En combattant et mettant en échec ses deux dispositions :

- le changement de statut de La Poste en SA (en cohérence, nous nous battons pour le retour de la Banque postale sous statut public)

- la transposition de la directive européenne de mise en concurrence totale du courrier (n’en déplaise à ceux, même à « gauche », qui soutiennent le Traité de Lisbonne). 


L’objectif ne peut pas être de demander à Sarkozy de bien vouloir organiser un référendum sur une question générale ou de se contenter de valoriser les discours des parlementaires de « gauche » minoritaires en faisant abstraction de toutes les questions de fond qui fâchent. Souvenons-nous de l'expérience de France Télécom, transformée en S.A. par le gouvernement Juppé en 1996 contre l'avis de la "gauche", puis privatisée par cette même "gauche", arrivée entre-temps au pouvoir, en octobre 1997.

 

Des convergences d’intérêt évidentes avec les agents des autres services publics (SNCF, RATP, France Telecom, EDF et GDF…), comme avec les autres luttes sociales peuvent et doivent déboucher sur une véritable convergence de lutte.

 

Gagner ensemble pour La Poste, c’est débloquer la perspective politique pour tous !

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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 08:00

 

Un rapport de force très favorable existe pour s’opposer et mettre en échec dès à présent la politique du pouvoir. Ce n’est pas de l’optimisme, c’est un constat que nous faisons mais que le gouvernement fait aussi de son côté.

 

Tout ce qui a motivé la force des journées de grèves et de manifestations, exprimant le rejet de la politique du gouvernement, des 29 janvier et 19 mars demeure.

Les nombreuses luttes qui se développent depuis l’été, aussi bien dans une multitude d’entreprises privées, notamment industrielles que dans les grands services publics, France Télécom, SNCF, transports urbains en général (Lyon) en témoignent.

Le bide prévisible et prévu de la journée d’action syndicale unitaire du 7 octobre n’y change rien. Le mot d’ordre international « pour un travail décent », si vague et ambigu, était peu rassembleur.  

Au contraire, le niveau atteint par la première journée de grève du 22 septembre à Poste, l’ampleur de la mobilisation des usagers depuis, montrent le point de convergence et de rassemblement populaire que peuvent devenir la lutte pour le retrait du projet de loi de transformation de la Poste en société anonyme et de mise en concurrence de toutes les activités postales au nom de l’UE, la lutte pour le service public, contre les privatisations, en général.

 

La convergence des luttes, c’est bien ce que craint le gouvernement. Il le montre en jonglant avec le calendrier, à la fois pressé par le Medef d’aller vite en besogne et méfiant devant le risque de coïncidence entre plusieurs grands mouvements.

 

La loi contre La Poste était initialement programmée pour le début de l’année. Il a préféré la reporter au deuxième semestre pour qu’un mouvement ne se développe pas en même temps que les grandes journées de manifestation.

En décembre 2008 déjà, devant le début du mouvement lycéen, Darcos a préféré repousser d’un an le projet de loi contre le lycée, pour qu’il ne coïncide pas avec le mouvement étudiant. Voilà maintenant que Sarkozy va le reporter encore. Il ne faudrait pas que les lycéens rejoignent les postiers.

La loi Bachelot a fédéré et fédère toujours presque toutes les catégories contre elle. et ses conséquences. Le gouvernement a réussi à la faire voter pendant les élections européennes qui ont servi de diversion.

Le deuxième volet de la « réforme » Fillon de 2003 (les 41, 42… annuités entre autres) contre la retraite solidaire était prévu pour 2009. Il a été reporté sans mot dire à 2010, selon le ministre Woerth qui annonce aussi pour l’année prochaine, dans le Figaro du 10 octobre, la poursuite de la casse des hôpitaux publics (pardon « la modernisation du système hospitalier »), celle de l’administration (pardon « la montée en puissance des réorganisations administratives »), la suppression de 35.000 emplois dans la fonction publique avec le budget 2010 et la (contre-)réforme territoriale.

 

Les convergences de luttes ne se décrètent pas. Mais elles se construisent. Et c’est indispensable devant un tel programme qui va frapper durement le plus grand nombre. Sans parler de l’accompagnement par le gouvernement du recul des activités industrielles et agricoles.

 

Dans les semaines qui viennent, il se présent aussi plusieurs dates consécutives du côté du mouvement social.

 

Le 20 et le 21 octobre, les syndicats cheminots ont annoncé un mouvement de grève contre le démantèlement et la perspective de filialisation de l’activité fret de la SNCF.

Le 22 octobre, une nouvelle manifestation nationale est organisée pour l’industrie après celle du 17 septembre qui a déjà mis côte-à-côte les salariés de toutes ces usines, Molex, Goodyear, Continental… dont toute la population a découvert les noms au fil des luttes.

A partir du 3 novembre, l’examen du projet de loi contre la Poste va débuter. De multiples mouvements locaux se poursuivent à La Poste contre les « restructurations », cette privatisation rampante que le projet de loi veut accélérer.

 

Nous le disons, en laissant aux organisations syndicales et aux syndiqués toutes leurs prérogatives, ces jours sont propices au développement de vastes convergences de luttes, permettant une ou plusieurs premières victoires.

C’est la que se situe la perspective d’une alternative politique maintenant. Non dans la préparation à « gauche », indécente, des candidatures aux élections présidentielles de 2012, dans 32 mois, dont on ne pourra attendre, comme cela, qu’une nouvelle alternance.

 

Nous plaçons nos propositions et nos initiatives au service de ces convergences de lutte, notamment dans l’immédiat la poursuite et l’approfondissement de la batail pour le service public de La Poste.

 

Ensemble, faisons en sorte que le calendrier devienne favorable aux luttes pour arrêter le gouvernement et le Medef!

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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 17:33


Le capitalisme traverse une crise historique et systémique. Chaque jour de nouvelles suppressions  massives d’emplois sont annoncées. La hausse du chômage est dramatique et sans précédent. Les services publics sont démantelés. Les droits sociaux reculent, la catastrophe écologique s’avance. Il est urgent de changer de politique ! Il y a de la souffrance sociale et, en tant que syndicalistes, nous la côtoyons au quotidien. Il y a de l’exaspération, de la colère.

Pourtant, l’Union européenne n’a pas su, pas voulu réagir face à la crise. Les gouvernements européens veulent faire payer la note de leur échec et de leur choix aux salariés, aux jeunes, aux citoyens. Les grands actionnaires imposent leurs choix  pour pérenniser le système dont ils s’engraissent et tentent de trouver des réponses à leur propre crise.


En Île-de-France, cette crise se fait durement sentir d’autant plus que le coût de la vie y est plus cher que dans le reste du pays. Des mesures énergiques doivent être prises pour sortir de la spirale des bas salaires, de la précarité, du chômage, du déclin industriel accéléré par la crise économique que nous connaissons aujourd’hui.


En tant que syndicaliste,  nous vivons quotidiennement cet énorme besoin de changement présent chez les salariés. Alors que des milliards ont été donnés aux banques, rien ou presque n’est accordé aux salariés pour sortir de la crise par la relance du  pouvoir d’achat  des salariés, des  retraités, des privés d’emplois.


Le mouvement social attend des réponses à ses revendications de la part des partis politiques. Pour changer concrètement il faut envoyer au parlement européen des Elus qui souhaitent s’investir et qui porteront les préoccupations du monde du Travail.


Ensemble il faut saisir l’occasion des élections européennes du 7 juin pour sanctionner les politiques libérales qui ont conduit à ce désastre.  D’autant plus que 80% des lois françaises découlent des décisions de Bruxelles le vote du 7 juin sera une nouvelle occasion de faire entendre la colère et la volonté de choix en rupture avec l’Europe libérale et ses Traités dont celui de Lisbonne.


En Île-de-France nous soutenons la liste du Front de Gauche pour changer d’Europe conduite par Patrick le Hyaric, parce qu’elle représente une alternative au capitalisme financier. C’est bel et bien le rassemblement dont nous avons besoin : Novateur, ouvert à tous les citoyens et les citoyennes, toutes les forces politiques et sociales qui défendent une Europe nouvelle, solidaire, de justice et de paix, écologique, démocratique, en rupture avec les dogmes néolibéraux et les traités européens actuels. Le neuf  à Gauche, doit répondre aux  attentes et exigences du monde du travail.


Faire du neuf à gauche, c’est voter pour le Front de gauche le 7 juin !

 

Pour voir la liste des signataires

Pour signer l'appel

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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 11:26
Bien qu’on cherche à nous convaincre du contraire, la lutte n’est pas vaine. Contre le fatalisme et la résignation dans lesquels on cherche à dissoudre la colère et la détermination de plusieurs millions de français voici quelques exemples de victoires sur la grande machine capitaliste.

Épisode 3
« La maternité, c’est la vie »



L’État ne cesse de fermer maternités et hôpitaux de proximité. Un seul but : la rentabilité. Au détriment des besoins. À Carhaix (Finistère), avant que le couperet ne tombe de façon inéluctable, tous les acteurs élus, syndicats, personnel et usagers ont décidé de se mobiliser et de créer un comité de défense de l’hôpital de Carhaix. « On pose clairement la question de la solidarité nationale car la disparition de l’hôpital de Carhaix entraînerait des inégalités sociales », précise ainsi le Dr Jean-Marc Le Coidic, de Poullaouen. En effet, quid de l’égalité d’accès aux soins de qualité pour tous ?

Grace à la mobilisation des associations, des élus et des habitants  – ils étaient 10 000 à manifester en juin 2008–  l’hôpital de Carhaix  a aujourd’hui récupéré ses services de maternité et de chirurgie. L’Agence régionale d’hospitalisation (Arh) de Bretagne vient de retirer sa décision de suspendre les activités des deux services. Mais il faut rester vigilants et les élus et la population le savent, il faut continuer la luttes et poser la question des moyens pour que l’hôpital puisse fonctionner dans de bonnes conditions.

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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 08:22
Bien qu’on cherche à nous convaincre du contraire, la lutte n’est pas vaine. Contre le fatalisme et la résignation dans lesquels on cherche à dissoudre la colère et la détermination de plusieurs millions de français voici quelques exemples de victoires sur la grande machine capitaliste.

Épisode 2
Sony dans les Landes



La grève illimitée a débuté le 20 mars pour une meilleure indemnisation et pour des garanties d'emploi. Le directeur est séquestré le 24 et libéré le 25 à minuit avec l'ouverture de pourparlers. Reprise du travail  le 2 avril après un vote à 80 % pour un accord comportant le report des licenciements à novembre 2010, une prime plancher de départ de 30 000 euros, une prime de transfert de 5 000 à 7000 euros et des garanties d'emploi de quinze mois pour les licenciés.

"A l'issue d'une nuit blanche, les Sony ont libéré hier matin le patron, forcé d'accepter le principe d'une reprise des négociations à la sous-préfecture des Landes. Quelques heures plus tard, la direction et les salariés sont tombés d'accord sur les conditions de départ des employés, notamment sur "le traitement des seniors, l'allongement du congé de reclassement et l'enveloppe complémentaire sur la formation qualifiante", déclarait hier après-midi Patrick Hachaguer, délégué syndical CGT. Des avancées qui devaient être approuvées hier soir par les salariés."
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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 08:20

Bien qu’on cherche à nous convaincre du contraire, la lutte n’est pas vaine. Contre le fatalisme et la résignation dans lesquels on cherche à dissoudre la colère et la détermination de plusieurs millions de français voici quelques exemples de victoires sur la grande machine capitaliste. C'est la série de la semaine !



Épisode 1
Géant Casino de Narbonne : Les caissières en grève à 100% font plier la direction


Il n’aura pas fallu longtemps aux caissières du Géant Casino de Narbonne pour obtenir satisfaction sur leurs revendications. Soutenues par la CGT, elles ont fait grève à 100% la semaine dernière et gagné sur toute une série de points : respect des prises de pause ; maximum 8 heures de caisse avec une coupure et 6 heures sans coupure ; temps de travail minimum 4h30 de présence ; fin des réflexions désobligeantes et vexantes du responsable de service.

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 17:40


Bernard Thibault appelle à « un 1er mai pas banal », compte tenu de la force des mouvements revendicatifs en cours et du violent refus de négocier de la part du patronat, du président et de leur gouvernement. Dans « l’Humanité » du 9 avril, Danielle Tartakowsky relève que ceux pour qui « la grève est difficile », peuvent trouver eux aussi en cette occasion un espace de lutte, un appel à ceux qui dans les entreprises, et pas seulement dans les PME, dans le secteur privé mais aussi en de nombreux endroits du secteur public, sont en butte à une surveillance et à une répression plus ou moins explicites.

Elle rappelle aussi que, au cours de son histoire, le 1er mai « s’est affirmé comme un mythe social de libération collective […] un principe d’espoir, porteur d’une vision du devenir et du monde à laquelle se sont longtemps identifiées la classe ouvrière et la CGT», tandis que d’autres organisations restaient étrangères à cette vue et à cette tradition, ce qui s’est traduit bien souvent par l’organisation d’initiatives dispersées, du moins à l’échelle nationale. Il y a eu cependant des 1er mai d’unité, dans les années 73-79, mais aussi en 2002 face à Le Pen qui, à l’exemple de Hitler et Pétain, voulait confisquer le 1er mai.

Cette année, il s’agit d’autre chose, quand les 8 confédérations, CFTC et CFE-CGC comprises, se rassemblent sur des principes offensifs convergents, de réponse à la crise, avec une préparation fondée sur la continuité des luttes des dernières semaines, sur la base d’un accord adopté le 5 janvier en commun, qui porte non seulement sur des revendications communes, mais sur des propositions sociales, économiques, fiscales, pour rendre possible, concrète, la réalisation de ces revendications. Il y a là, observe Georges Séguy, une unanimité syndicale « historique ».

Ce 1er mai 2009 peut alors devenir un moment important, voire décisif, de renforcement des initiatives et propositions du monde du travail face à la crise du capitalisme, allant dans le sens d’une alternative véritable à ce type de société.

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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 20:18
Guadeloupe / Antilles : le mépris gouvernemental ça suffit !
Le PCF appelle aux initiatives de soutien



Avec la mort du syndicaliste guadeloupéen Jacque Bino, la tension est montée d’un cran en Outre Mer. En refusant de reconnaître l’ampleur du mouvement, en refusant d’accéder aux revendications des ultra-marins, le gouvernement porte seul la responsabilité du pourrissement de la situation.

Le mouvement social ultra-marin n’est pas simplement un mouvement contre la vie chère, les revendications touchent aux salaires, au logement, aux services publics…Ce mouvement fait écho au mouvement social en métropole, il semble que le gouvernement ne puisse plus échapper à la convergence des intérêts et des luttes des deux côtés de l’Atlantique.

Les violences qui ont éclaté sont le signe d’un système qui éclate. La concentration du capital, les inégalités, les spéculations et les atteintes répétées aux libertés ont déterminé les guadeloupéens à étendre leur mouvement et à le radicaliser. Ils ont été suivis par les martiniquais et les réunionnais. Le gouvernement et le patronat ont fait part de tout leur mépris, il fallait vite se remettre au travail pour accueillir les touristes sur les plages…Puis, comme le mouvement ne s’est pas éteint, la seule réponse qu’ils ont apporté c’est celle de la force avec l’envoi de renfort de gendarmes outre mer pour intimider le mouvement social.

Le mouvement a pris de l’ampleur, et depuis une semaine le gouvernement joue clairement la carte de la répression. Arrestations de manifestants, interdictions de manifester, provocations… L’histoire de la Guadeloupe est émaillée de violences policières, par deux fois en 1952 puis en 1967 la police reçu l’ordre de tirer dans la foule.

Le Parti communiste français dénonce la politique du pire pratiquée par le gouvernement aux Antilles qui préfèrent la violence à une solution sociale et culturelle réclamée unanimement par les populations concernées. La reconnaissance de la dignité des Martiniquais, des Réunionais et des Guadeloupéens passe par des réponses positives à l’ensemble des revendications légitimes portées par le mouvement aux Antilles et à la Réunion. Le Parti communiste français représenté aux Antilles par une délégation conduite par Pierre Laurent, coordinateur national du PCF, appelle au succès le plus large des initiatives de soutiens, comme le rassemblement républicain pour la paix civile en Guadeloupe qui s’est tenu jeudi dernier place de la Concorde.

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 09:44



Jeudi dernier, ce sont 2 500 000 personnes, salariés du privé comme du public, retraités, privés d’emploi, étudiants, qui ont répondu à l’appel commun lancé par les huit confédérations syndicales! Pour l’emploi, les salaires, les services publics, la Sécurité sociale et la relance économique.

Jeudi 29 janvier, ou la convergence des luttes contre une politique au service du capital !

Cette journée historique est le fruit de luttes, fortes, dans de nombreux secteurs : de l’éducation nationale à l’automobile, en passant par l’audiovisuel, l’hôpital, la Poste ou la justice. Ces luttes qui se succèdent depuis des mois (école, hôpitaux, poste, transports, impôts, industrie…) ont toutes en commun de porter l’intérêt collectif. Leur cohérence est le reflet de la cohérence de la politique du gouvernement. Car il ne faut pas s’y tromper : si le gouvernement multiplie les réformes depuis des mois, c’est toujours dans le même objectif : déplacer toujours plus les richesses produites par le travail vers le capital !

En reculant sur la réforme du lycée, le gouvernement a bien compris que la convergence des luttes allait commencer à le faire plier, à mettre en échec ses projets, un par un. Ce recul et le succès de jeudi dernier sont la preuve que la perspective politique immédiate passe par le mouvement populaire, par des victoires concrètes contre la politique du pouvoir !



« Ce n’est pas à nous de payer leur crise ! »

Ce n’est pas la peur, l’angoisse ou le désarroi qui expliquent cet événement social comme voudrait bien le faire croire le gouvernement. C’est tout au contraire la conscience grandissante que la crise sociale que nous vivons aujourd’hui est la conséquence directe de la crise du capitalisme, un système qui vise à transférer toujours plus de richesses produites par le travail vers le capital !

Dans ce contexte de crise exacerbée du capitalisme, le PCF exige le droit de veto suspensif des salariés sur les licenciements ainsi que le maintien du contrat de travail, le maintien de l’intégralité des revenus et des droits des salariés mis au chômage technique. Le PCF réaffirme le principe du CDI comme référence du contrat de travail dans le privé et de l’emploi statutaire dans le public, et défend les reprises autogestionnaires d’entreprises par les salariés. Le PCF agit pour une appropriation publique du système de crédit permettant une autre politique d’investissement au service de l’emploi, du logement social, des services publics.

La mobilisation continue !

Comme seule réponse aux mouvements d’ampleur de jeudi dernier, le gouvernement propose une rencontre avec les syndicats "afin de convenir des réformes à conduire en 2009 et des méthodes pour les mener à bien". Le message reste le même : pas question de faire une pause dans les réformes ni de mettre en chantier un nouveau plan de relance.

De leur côté, les huit syndicats doivent se réunir le 2 février pour décider des suites à donner au mouvement. D’ores et déjà ils sont déterminés à poursuivre la mobilisation. La CGT proposera lors de cette rencontre de nouvelles initiatives pour consolider le rapport de forces et l’unité. Le syndicat appelle l’ensemble des salariés et des organisations à prendre appui sur la puissance exceptionnelle de la journée du 29 pour déployer, sans attendre, de nouvelles mobilisations dans les entreprises et les localités. Le PCF soutient bien entendu cet appel.

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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 09:12
Appel unitaire des syndicats
pour une journée de mobilisation le 29 janvier !



Les organisations syndicales CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA lancent un appel unitaire aux travailleurs du public et du privé, aux lycéens et aux étudiants, aux chômeurs et aux retraités pour une grande journée de mobilisation le 29 janvier.

Refusons de payer la crise : Pour une riposte de grande ampleur !

La réussite de cette journée historique est cruciale pour répondre aux attaques répétés du gouvernement contre les salaires, la protection sociale et les services publics. Le patronat et le gouvernement veulent nous faire croire que l’union sacrée contre la crise est nécessaire : « tout le monde va devoir se serrer la ceinture » nous martèle-on. C’est faux. Ils profitent d’une crise sans précédent du capitalisme pour accentuer l’exploitation et attaquer les libertés ; sans renoncer à leurs dividendes !

La période est marquée par un profond mécontentement de l’immense majorité des travailleurs et par des attentes sociales de grande ampleur. Des solidarités nouvelles se construisent, favorisant la convergence des luttes entre les salariés des grandes entreprises et des PME, en particulier dans la sous-traitance et les services ; entre celles et ceux qui ont un emploi stable et celles et ceux qui vivent chômage et précarité; entre les étudiants, les lycéens et le monde du travail.

Depuis la fin de l’année 2008, alors que la crise économique s’approfondit et qu’elle s’annonce durable, le contexte change !

Pour un plan de relance de l’économie.

Pour relancer l’économie, refusons la politique d’accentuation de l’exploitation (compression des salaires et des pensions, remise en question des droits acquis) Le mot d’ordre des syndicats pour la manifestation du 29 janvier est un vrai plan de relance de l’économie, en faveur des travailleurs et des solidarités :
  • Défense de l’emploi privé ou public.
  • Pour défendre le cadre collectif et solidaire de la protection sociale.
  • Lutte contre la précarité et les déréglementations économiques et sociales.
  • Pour des services publics de qualité qui assurent en particulier tout leur rôle de réponses aux besoins sociaux et de solidarités.
  • Exigence de politiques de rémunérations qui assurent le maintien du pouvoir d’achat des salariés, chômeurs, et retraités et réduisent les inégalités.
Salariés du public et du privé, chômeurs et retraités, étudiants et lycéens
TOUS A LA MANIFESTATION
Jeudi 29 janvier, 14 h
BASTILLE

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