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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 13:48

 

 

Nous avons été des millions dans les rues contre la réforme des retraites, neuf fois ! Nous sommes une majorité qui n’en peut plus d’être pressurée de tous les côtés : chômage et précarité, bas salaires, vie chère, hauts loyers, hausses des tarifs publics…

 

Le combat contre la précarité est au centre de toutes les revendications : les anciens voudraient partir à 60 ans en nous transmettant des emplois qualifiés. Le patronat et le gouvernement veulent nous mettre en concurrence, les jeunes, ballotés entre temps partiels, stages et petits boulots et les vieux entre RSA et CDD.

 

Sous des formes nouvelles et diversifiées, 

la mobilisation continue !

 

Le pouvoir fait comme s’il avait gagné la bataille des retraites mais il n’a pas gagné la bataille des idées. La convergence des luttes s’est faite pour défendre les retraites. Les manifestants, jusqu’à trois millions, ont été plus nombreux dans bien des villes qu’en 1995 ou même en 1968. L’opposition à la loi a atteint des records, 70%, dans une opinion publique qui majoritairement accuse le capitalisme.

 

Le 28 octobre et le 6 novembre, nous nous sommes quittés proclamant : « nous ne lâcherons pas ».

 

Les agents du nettoiement de plusieurs villes ont continué, avec succès, le mouvement. Les agents du Pôle emploi ont aussitôt embrayé avec une grève suivie à plus de 50%. Un formidable élan de solidarité s’est développé autour des secteurs qui suivi une grève reconductible, comme les ouvriers des raffineries. Et il ne s’agissait pas de grève par délégation, par procuration mais d’assurer la continuité du mouvement et de créer les conditions d’un élargissement de la grève parce qu’elle frappe au cœur les commanditaires patronaux de la contre-réforme des retraites. Les entreprises du CAC se préparent à enregistrer 86 milliards d’euros de profits pour 2010, 10 fois le déficit de l’assurance vieillesse.

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 13:30

Plus de 70% contre la « réforme », 3,5 millions dans la rue pour le crier

  

 

Le déchaînement des media au service du pouvoir sont à la hauteur du mouvement de fond qui s’élève contre la loi de casse des retraites et la politique du gouvernement. Intoxication, diversion, intimidation, voilà les moyens auxquels est réduit le gouvernement.

 


Loin de s’essouffler, la mobilisation s’est élargie de semaine après semaine : 3,5 millions de manifestants le 12 octobre atteignant des sommets historiques. Le soutien massif de la population ne se dément pas.

 

Loin de sonner la fin de la lutte, le vote du Sénat n’était  qu’une formalité pour le pouvoir et  celui-ci est en grave difficulté.

 Le travail conséquent  de démystification, et d’alternatives  , des députés et sénateurs communistes, et Front de gauche, aura participé à la lutte pour le retrait de ce projet de casse de nos retraites par répartition  et à la construction d’une réforme de progrès et d’efficacité sociale. Le processus parlementaire doit finalement  se poursuivre  jusqu’à la fin du mois au moins malgré les pression du pouvoir. Mais comme l’ont déjà montré les luttes victorieuses  pour le retrait du CPE, la bataille va continuer et s’intensifier  après le vote du Parlement.

 

Loin de se « fissurer », le mouvement rassemble, permet la convergence des luttes.

Les jeunes ont fait irruption en masse dans le mouvement parce qu’ils ont vu le lien entre les questions d’emploi, de formation et de droit à la retraite. Les parents d’élève se mobilisent. Les batailles pour l’hôpital public affrontent la même attaque contre le financement de la Sécurité sociale. Les luttes pour la défense de l’industrie, pour les salaires sont aussi, solidairement, des luttes pour le financement des retraites. La lutte commune, la victoire possible rejailliront sur toutes les luttes locales ou sectorielles. Oui « tous ensemble »

 

 

Loin des media : Où est passé le MEDEF ?

Mme Parisot est-elle aux champignons ? Tout est fait pour que les véritables commanditaires et profiteurs de la casse des retraites n’apparaissent pas, pour déplacer le lieu de l’affrontement hors de l’entreprise. N’oublions pas que les firmes du CAC 40 ont engrangé 41,6 milliards d’euros de profits sur les six premiers mois de l’année, en hausse de 86%. Guillaume Sarkozy frère du président pousse les feux des régimes par capitalisation C’est là qu’il faut frapper, au cœur du système de l’argent pour l’argent.

 

La perspective est loin de se réduire l’alternative entre une version UMP et une version PS de la « réforme » des retraites.

 Les media mettent en avant le PS et son projet.

La diversion : la question immédiate, ce n’est pas ce que « la » gauche ferait en 2012 mais comment on gagne aujourd’hui.

 

L’enfermement du débat dans le prétendu  consensus des partis de l’alternance : le mouvement ne  peut gagner sur les propositions officielles actuelles ,contradictoires et ambigues,  du PS.

En prévoyant l’allongement de la durée de cotisation, le PS rend illusoire pour le plus grand nombre la retraite à 60 ans. Il s’inscrit dans les orientations de l’UE. Martine Aubry reproche surtout au gouvernement sa méthode et vante l’exemple allemand d’une « réforme concertée » qui a abouti à la retraite à 67 ans ! Le projet PS veut augmenter la CSG et dégager encore plus le patronat en la fusionnant avec l’impôt sur le revenu.

Toute l’intox médiatique, la campagne idéologique du pouvoir visent à détourner des possibilités de gagner tout de suite, sur la base d’un rapport de force inédit depuis 1995 voire 1968. Communistes, nous mettons toute notre action dans cet objectif pour ouvrir la perspective politique.

 

Retrait du projet de la loi Woerth ! Plus que jamais le mot d’ordre !

C’est la revendication fédératrice immédiate. Peu importe les mots : que l’on « rejette » le projet de loi, que l’on « s’y oppose », que l’on soit « contre », qu’on demande « l’arrêt de son examen au Parlement » : tout cela revient à revendiquer le retrait. Il faut le dire clairement.

C’est un préalable indispensable à toute alternative de progrès pour les retraites. Aucune n’est imaginable sans la mise en échec du cœur du projet : la fin de la retraite à 60 ans, le report des âges de départ à 62 et 67 ans. Aucun point n’est négociable, pas plus la remise en cause de la médecine du travail que la baisse des salaires nets des fonctionnaires…

 

Gagner le maximum à l’action

Avec 71% de soutien à la lutte, déjà 3,5 millions de manifestants, le potentiel existe pour des actions de masse, encore plus fortes, qui touchent aux intérêts économiques du patronat, en particulier la grève. A l’inverse, le gouvernement ne manquera pas d’exploiter les initiatives isolées, sans issue, les opérations commandos, de petits groupes qui se croient « radicaux » mais se coupent en fait des travailleurs, des collègues.

Certains secteurs ont ouvert la voie en engageant déjà la grève reconductible à un haut niveau notamment les ouvriers des raffineries et les cheminots. Ces derniers jours, des actions symboliques ont montré la permanence de la lutte avant le 19 octobre, journée qui peut et doit être le point de départ de la bataille décisive pour faire plier le gouvernement.

Après, après celle du 2, le succès de la manifestation du samedi 16 octobre, la question se pose encore davantage de créer les conditions d’une entrée en grève, sous des formes adaptées, des salariés pour qui c’est encore plus difficile ou plus inhabituel.

Une impulsion nationale sur des objectifs clairs peut aussi raviver la mobilisation dans des secteurs qui se sont beaucoup battus, qui ont « beaucoup donné » ces dernières années.

 

L’alternative politique est dans les luttes de résistance et la construction de l’alternative à partir de rassemblements sur des contenus novateurs .

Pour les retraites, l’alternative, c’est la défense, la reconquête et la promotion du système solidaire par répartition. Le droit effectif à la retraite à 60 ans (à taux « plein » - 75% avec les régimes  complémentaires obligatoires par répartition) pour tous passe par le retour aux 37,5 annuités ou moins avec l’exigence de la réducion du temps de travail pendant toute la vie (55 ans avec bonifications pour les métiers reconnus pénibles).

Cela correspond à une réalité. La durée des carrières est actuellement (hors bonifications) de 36 ans. Elle ne s’allongera pas, selon le COR lui-même (37 ans dans les années 2020). L’âge moyen d’entrée sur le marché du travail se situe entre 21 et 22 ans.

Cette référence renvoie aussi au rôle central de la cotisation sociale, part socialisée du salaire et contribuant à la reproduction de la force de travail, en dehors de la sphère marchande.

Liée solidairement à l’emploi et aux salaires, la cotisation sociale constitue un prélèvement direct, sans accumulation financière, sur la création de richesses. Abaisser le chômage et la précarité, augmenter les salaires,  augmenter les cotisations patronales, supprimer les exonérations (33 milliards d’euros par an) : c’est le plus sûr moyen de prendre sur les profits, de financer nos retraites en réorientant l’argent.

 

Gagner le retrait de la loi Woerth, le maintien de la retraite à 60 ans, à taux plein,  c’est un enjeu politique général. En revenant sur cet acquis historique, le pouvoir veut avoir les mains libres pour accélérer encore sa politique antisociale.


 

Les travailleurs, en gagnant, peuvent commencer à inverser sa politique au service du capital. C’est vital pour le plus grand nombre.  La retraite est un véritable enjeu de civilisation , la réduction du temps de travail pendant toute la vie est une exigence historique. Les progrès de la productivité rendent possible de  financer les retraites et de  réduire   le temps passé au travail salarié, en permettant l’irruption du temps libre pour la culture , la formation, les activités sociales émancipées de la subordination à l’employeur, à l’âge de la retraite mais aussi à tous les âges de la vie

L’intensification, encore, de notre lutte, à partir du 19 octobre, du 20, du 21, sera décisive !

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 22:44

Le gouvernement tente de nous intimider. A Montreuil, un lycéen a été grièvement blessé au flashball. A Saint-Denis, deux lycéens ont été placés en garde à vue, simplement pour avoir manifesté ! Dans les manifestations, le pouvoir multiplie les provocations policières.

C’est intolérable ! Renforçons notre mobilisation ! Organisons-nous avec les travailleurs ! Montrons notre sens de la responsabilité ! Pour le retrait de la « réforme » des retraites.

Notre lutte est décisive !

Rassemblement, à l’Arc de Triomphe, lundi 18 octobre 2010, de 14h00 à 18h00.

Manifestation avec les syndicats de travailleurs, mardi 19 octobre, à 13h30 de la place d’Italie.


Encore plus nombreux, encore plus déterminés, encore plus forts. Loin de s'essouffler, la lutte contre le projet de loi Woerth a franchi une nouvelle étape.

Le 12 octobre, plus de 3 millions et demi de personnes sont descendues dans les rues. La lutte monte en puissance. Dans les usines, dans les services publics, les assemblées de salariés mettent en discussion et préparent la grève reconductible à partir du mardi 19 octobre. C'est le cas à la SNCF, dans les 12 raffineries de France, à la RATP ou encore chez les dockers!

Le 12 Octobre a aussi vu la jeunesse innonder les manifestations, les lycéens bloquer leur lycée et les étudiants se rendre massivement en AG! Certains trouvent que c'est irresponsable. Nous leur répondons que le gouvernement a abaissé la responsabilité pénale à 13 ans, que l'apprentissage commence pour les plus jeunes à 14 ans! Le droit d'aller en prison à 13 ans mais pas de manifester à 15, 16 ou 17 ans?!

Et puis nous savons pourquoi nous nous battons, nous savons que cette réforme aura des conséquences sur nos vies :

Les effets de cette réforme seront immédiats pour la jeunesse comme pour l'ensemble des salariés. Il y a au moins 4 millions de chômeurs dans le pays et ils veulent laisser les vieux travailleurs, fatigués souvent abîmés, sur le marché du travail jusqu'à 62 voire 67 ans.

Pour mettre la main sur le financement des retraites, le Medef veut mettre les jeunes dans la précarité, en concurrence avec les anciens, ballotés entre RSA et CDD. Pour nous, c'est inacceptable.

Cette contre-réforme renforcera l'exploitation dans la société. Elle va frapper les femmes encore plus victimes de la précarité et de carrières interrompues. Les ouvriers et tous les travailleurs qui exercent un métier pénible seraient obligés de travailler 2 ans de plus. Pour continuer à avoir le droit à partir à 60 ans, il faudrait être amputé de deux doigts: ne plus être rentable pour les patrons.

Les indemnités chômage jusqu'à 62 ans ou le travail forcé jusqu'à 67 ans : voilà la société qu'ils veulent nous imposer, alors que le pays n'a jamais autant regorgé de richesses.

La mobilisation massive de la jeunesse est déterminante non seulement pour retirer le projet de réforme des retraites mais aussi pour porter nos revendications dans les lycées les facs et dans les entreprises.

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 17:22

 

Le gouvernement a fixé l’âge de la responsabilité pénale des mineurs à 13 ans. C’est l’âge à partir duquel ils peuvent être incarcérés. A partir de 16 ans, ils encourent les mêmes peines que les majeurs.


Depuis 2006, les patrons peuvent faire travailler des jeunes en apprentissage dès l’âge de 14 ans. Mais la plupart des trimestres d’apprentissage ne sont pas validés pour le calcul de la retraite.

 

Le 1er janvier 2011, le gouvernement étend aux jeunes de 16 à 18 ans le statut « d’auto-entrepreneurs ». Ils pourront s’exploiter eux-mêmes pour le compte de patrons donneurs d’ordre qui seront encore exonérés de cotisations sociales.

 

A 15 ans, 16 ans, 17 ans : on aurait le droit d’être exploité, d’aller en prison mais pas de manifester pour la formation, l’emploi, les retraites !

 

Messieurs Woerth, Copé et cie, experts en niches et autres planques fiscales pour les capitalistes, vous jugez les jeunes « irresponsables ». Attendez-vous à que le peuple, jeunes et moins jeunes unis, vous mettent devant vos responsabilités !

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 18:06

Encore plus nombreux, encore plus déterminés, encore plus forts. Loin de s’essouffler, la lutte contre le projet de loi Woerth a franchi une nouvelle étape le 12 octobre 2010.

 

101012 manif JC

3,5 millions : les manifestations ont été encore plus puissantes aussi bien que celles du samedi 2 octobre que celles du jeudi 23 septembre. Les banderoles étaient plus nombreuses, témoignant de l’extension de la mobilisation à de nouvelles entreprises, notamment du secteur privé où la grève et les débrayages se sont multipliés.

 

Les mots d’ordre se font de plus en plus clairs: faire lâcher le pouvoir, gagner le retrait du projet de loi, défendre la retraite à 60 ans, gagner une véritable prise en compte de la pénibilité, souvent aussi revenir aux 37,5 annuités…

 

Les jeunes ont fait irruption en masse dans le mouvement, faisant logiquement le lien entre les questions immédiates d’emploi et de formation et le droit à la retraite. Hôpitaux, éducation, industrie, transports… : la convergence des luttes se produit autour d’une bataille qui concerne tout le monde du travail. La lutte commune, la victoire rejailliront sur toutes les luttes locales ou sectorielles.

 

Cette mobilisation, inédite depuis 1995 voire 1968, peut et doit permettre de gagner. Le gouvernement joue l’intransigeance. Il continue à vouloir passer en force. Pour lui, c’est une nécessité. S’il retire son projet sur les retraites, la mise à mort de l’acquis historique de la retraite à 60 ans, il devra reculer sur tout le reste de son programme de casse sociale, de privatisations.

Quant à Laurence Parisot, elle semble avoir perdu sa langue. A l’exception du patronat marseillais qui n’a pu s’empêcher d’éructer contre les dockers et les ouvriers des raffineries, le MEDEF prend garde de jeter de l’huile sur le feu. Le commanditaire et profiteur de la contre-réforme des retraites veut faire oublier que dans les 6 premiers mois de l’année, les entreprises du CAC 40 ont engrangé 41,6 milliards d’euros de profits, en hausse de 86% sur 2009, presque le triple du « déficit » fabriqué de la Sécurité sociale.

 

C’est là qu’il faut frapper ! Au cœur du système : les patrons et les capitalistes. C’est la condition de la victoire pour nos retraites. Ils ne comprennent que le langage de la lutte des classes, en particulier la grève.

7 septembre, 23 septembre, 12 octobre : tout le monde sent qu’il faut encore passer à une étape supérieure.

 

Plusieurs initiatives depuis le 12 octobre, souvent fortement symboliques, assurent la permanence du mouvement. Après le succès des manifestations du samedi 2 octobre, les manifestations prévues le samedi 16 octobre doivent à nouveau permettre de gagner d’autres catégories à l’action.

 

Les ouvriers des raffineries (10 sites sur 12 en grève totale), les cheminots (40 à 50%) et d’autres ont déjà engagé courageusement la grève reconductible.

La lutte monte en puissance. 

Les assemblées générales d’étudiants sont de plus en plus nombreuses. Dans les grands services publics, dans les usines, les assemblées de salariés mettent en discussion et préparent la grève reconductible. La grève générale illimitée ne se décrète pas.

Il ne s’agit pas d’y appeler pour se retrouver à quelques éléments « radicalisés », entre soi. Il s’agit de la construire, de gagner à l’action décisive tous ceux, des millions, une majorité de nos collègues, de nos voisins, qui soutiennent le mouvement. 

 

Il est de la responsabilité des confédérations syndicales, de chacune d’entre elles, d’aider nationalement à l’entrée en action, en grève de ceux pour qui c’est encore plus difficile ou plus inhabituel.

 

La nouvelle journée nationale interprofessionnelle de grève et de manifestation, entre le 19 et le 21 octobre, peut et doit être le point de départ de la bataille décisive pour faire plier le gouvernement.

 

Communistes, nous plaçons toutes nos analyses, nos propositions, nos actions dans cette perspective.

Nous écartons toutes les tentations de diversion vers 2012, vers les élections cantonales (!), ou vers un illusoire vote référendaire.

Nous savons que le PS et une partie de la gauche partagent largement l’analyse du gouvernement et acceptent, par exemple, l’allongement de la durée de cotisation, dans le cadre des orientations de l’UE. Ce n’est pas non plus au Sénat, où les dés sont jetés, malgré l’opposition des sénateurs PCF, qu’un espoir est permis.

 

Non, l’alternative politique se trouve dans les luttes.

Elle est vitale pour tous ceux, une majorité, qui n’en peuvent plus d’être pressurés de tous les côtés : chômage et précarité, bas salaires, vie chère, hauts loyers, hausses des tarifs publics…

 

Ensemble, gagnons sur les retraites contre le gouvernement et le MEDEF ! Gagnons le retrait du projet de loi Woerth, le maintien du droit à la retraite à 60 ans, la reconquête du droit effectif à la retraite à 60 ans pour tous (37,5 annuités), la prise en compte de la pénibilité… L’argent pour les financer existe : c’est celui des cotisations sociales détournées par le patronat, des profits.

 

La semaine du 18 octobre sera décisive. Notre lutte, tous ensemble, sera décisive !

 

 

SAMEDI 16 OCTOBRE : MANIFESTATION

14h30 de REPUBLIQUE A NATION PAR BASTILLE 

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 17:03

 

Combien le MEDEF et l’UMP rassembleraient-ils de manifestants pour défendre Eric Woerth ? Même un dimanche après-midi.

 

 Le 2 octobre 2010, à nouveau, près de 3 millions de personnes ont défilé dans les rues du pays pour exprimer leur rejet de son projet de casse des retraites. En nombre, dans la plupart des villes, elles étaient plus qu’en 1995 ou en 1968. ? 

 Un samedi, des salariés pour lesquels il est encore plus difficile et plus inhabituel de faire grève se sont joints au mouvement. Cette immense mobilisation confirme l’opposition très largement majoritaire à la politique du gouvernement : 3 Français sur 4 soutiennent la lutte.

 Nous sommes le nombre. Maintenant, il s’agit de nous faire respecter, de gagner,  de construire par la lutte une réforme de progrès social .  

 


Le pouvoir prétend toujours rester inflexible. Il continue à spéculer sur un épuisement du mouvement comme en 2003 contre la loi Fillon au fil des journées d’action espacées. Il espèce réduire le débat aux joutes politiciennes qui vont commencer le 5 octobre au Sénat, bien loin du pays réel.

Les organisations syndicales ont appelé à des grèves massives dans tout le pays et toutes les professions le 12 octobre.

Les media s’évertuent à expliquer que faire grève, ça coûte cher au budget du ménage à la fin du mois. C’est vrai, mais laisser passer la politique du pouvoir coûte très cher tous les jours et menace notre avenir.

La loi Woerth : c’est 25 milliards d’euros par an pris dans les poches des salariés, c’est 2 ans de plus à travailler ou à végéter au RSA ou au chômage. Le budget 2011 de le Sécu : c’est des milliards de remboursements en moins, la fermeture de presque tous les services (publics) d’urgences chirurgicales. La privatisation de GDF et d’EDF, c’est l’explosion des factures.

Le gouvernement ne reculera pas si ses commanditaires, les profiteurs de sa politique de casse sociale et économique, ne sont pas touchés : le patronat, les gros actionnaires, les capitalistes. Ils ne comprennent que le langage de la lutte, de la grève.

Appréciant le rapport de force considérable dans le pays pour mettre en échec la loi Woerth, de nombreux syndicats, la CGT chimie, la CGT Cheminots, la CGT finances … mettent en débat parmi les salariés la grève reconductible à partir du 12 octobre. Un tel choix ne se décrète pas mais il se construit.

Ce qui est train de se construire aussi, c’est la convergence des luttes autour de la question des retraites,parce qu’elle concerne tous les salariés, parce que le système solidaire par répartition lie indissociablement la lutte pour la retraite à la lutte pour l’emploi et les salaires.

Des emplois stables et bien rémunérés font des retraites assurées.

Les jeunes, salariés ou étudiants, sont directement concernés. La lutte pour la retraite à 60 ans est liée directement au refus du chômage et de la précarité, pendant 5 ans, 10 ans, en début de carrière.

Les luttes pour l’emploi, pour le maintien des activités, dans l’industrie, dans l’automobile cette semaine à l’occasion du « Mondial », dans les services publics rejoignent la bataille des retraites.

Le gouvernement veut faire croire aux retraités actuels qu’ils sont épargnés. Si la loi Woerth passe, dès décembre, leur CSG va s’envoler au nom de la dépendance.

Tous les salariés sont concernés par le démantèlement de la médecine du travail inscrit dans la loi Woerth.

Le rassemblement des salariés, jeunes, retraités, sur la base d’une colère sociale profonde, va très au-delàdes objectifs de certaines s organisations politiques de gauche comme le PS. Elles soutiennent l’action, c’est bien. Mais leur accord va très loin avec le gouvernement sur l’allongement de la durée de cotisation et les exonérations de cotisations patronales.

L’objectif, ce n’est pas « l’ouverture de véritables négociations », un « dialogue social de qualité », de « belles bagarres au Sénat » et en fin de compte de mettre en piste untel ou untel pour les présidentielles dans vingt mois.

Non, l’objectif, c’est de gagner tout de suite, de mettre un coup d’arrêt à la politique violemment antisociale du gouvernement.

 

Le préalable, c’est de gagner le retrait de la loi Woerth.

Pour les retraites, seuls des objectifs clairs seront rassembleurs et efficaces : la défense du droit effectif pour tous à la retraite à 60 ans, sa reconquête en revenant aux  sur l’augmentation des durées 37,5 annuités de cotisations, une véritable prise en compte de la pénibilité… (voir au dos), une véritable réforme du financement appuyée sur le développement de l’emploi et des salaires,.

Dans cet état d’esprit, communistes, nous appuierons par tous les moyens politiques les actions qui seront décidées à partir du 12 octobre.

 


 

La retraite, c’est aussi une affaire de jeunes !

 


Le 23, les étudiants, les jeunes en général étaient plus nombreux dans les cortèges que le 7.

 

La propagande officielle essaie de leur mettre dans la tête qu’ils n’auront pratiquement pas de retraite parce qu’ils commenceront à cotiser à 25 ou 30 ans. D’ici cet âge, que vont-ils faire ?

Etudier pour quelques uns, travailler pour la plupart, souvent les mêmes. L’âge réel moyen d’entrée dans la vie active se situe entre 21 et 22 ans, mais dans des conditions inacceptables de précarité, de chômage. C’est là le problème véritable.

 

Le gouvernement propose de mettre en concurrence les salariés âgés de 60 à 62 (voire 67 ans), avec les jeunes. Il veut continuer à précariser les débuts comme les fins de carrière. Il a déjà réduit par décret à un trimestre sur deux la prise en compte des années d’apprentissage pour le calcul des retraites.

 

Jeunes, étudiants, salariés, le combat est bien le même contre la loi Woerth, pour le droit effectif à la retraite à 60 ans (une retraite décente à taux plein), pour le retour aux 37,5 annuités l’arrêt de l’augmentation de la durée de cotisation, la prise en compte des années d’ études , de formation, d’ interruption  contrainte d’ activité, pour l’emploi stable et bien rémunéré. Une participation massive des lycéens et des étudiants peut être décisive. Le pouvoir en a peur. Nicolas Sarkozy ne déclarait-il pas en juillet qu’ « il fallait à tout prix éviter une mobilisation des jeunes » ?

 


Refusons toute augmentation de la durée de cotisation pour une retraite à taux plein !


 

Exigeons le retour aux 37,5 annuités, qui correspondent à une carrière moyenne !

 

Exigeons l’abrogation des réformes Balladur et Fillon qui ont organisé la baisse du pouvoir d’ achat des pensions, l’augmentation du nombre d’annuités qui pénalise notamment les femmes

 

Battons-nous pour une hausse des salaires, à rebours de la politique de compression salariale encouragée par les « baisses de charges » !

 

Text Box: Faisons encore monter la pression ! Jusqu’à ce qu’ils lâchent ! Mobilisons-nous massivement le mardi 12 octobre Pour une politique de l’emploi et de la formation ambitieuse, imposons la création d’un pôle public bancaire, exigeons la taxation des revenus financiers des entreprises, l’augmentation des cotisations patronales ! 

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 16:38

 

 

Cacher ces manifestants que je ne veux pas voir ! N’en déplaise à MM. Sarkozy, Woerth et Hortefeux, ils étaient bien là dans les rues des villes du pays le 23 septembre 2010, entre 2,5 et 3 millions, avec une participation croissante des salariés du privé. La colère sociale monte de partout devant ces gouvernants qui distribuent avec tant de cynisme des dizaines de milliards d’euros aux plus riches mais font la leçon aux salariés en leur demandant de renoncer à un acquis social historique.

 Ils seraient plus avisés d’écouter M. de Villepin qui regrette maintenant d’être resté sourd au mouvement populaire en 2006 au moment du CPE, qu’il a dû, rappelons-le, abandonner après le vote du Parlement.

En 2010, Sarkozy et le gouvernement attendent que le mouvement se passe. Mais les luttes peuvent et doivent continuer à s’étendre et à s’intensifier, à converger, parce qu’elles affrontent la même politique au service du Medef et du capital.

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Retraites, salaires, emploi, formation sont intimement liés. Les emplois et les salaires font les cotisations pour les retraites dans le système solidaire par répartition que nous défendons. Ils doivent être liés dans la riposte, comme cela se manifeste de plus en plus dans l’essor du mouvement. Exemples.

 

Le 23, les étudiants, les jeunes en général étaient plus nombreux dans les cortèges.

La propagande officielle essaient de leur mettre dans la tête qu’ils n’auront pratiquement pas de retraite parce qu’ils commenceront à cotiser à 25 ou 30 ans. D’ici cet âge, que vont-ils faire? Etudier pour quelques uns, travailler pour la plupart, souvent les mêmes.

L’âge réel moyen d’entrée dans la vie active se situe entre 21 et 22 ans, mais dans des conditions inacceptables de précarité, de chômage. C’est là le problème véritable.

Il y a 4 millions de chômeurs dans le pays et le gouvernement propose de mettre en concurrence les salariés âgés de 60 à 62 voire 67 ans avec les jeunes. Il veut continuer à précariser les débuts de carrière comme les fins de carrière. Il a déjà réduit par décret à un trimestre sur deux la prise en compte des années d’apprentissage pour le calcul des retraites. Il veut laisser allonger à 42 annuités la durée de cotisation.

Jeunes, étudiants, salariés, le combat est bien le même contre la loi Woerth, pour le droit effectif à la retraite à 60 ans, pour le retour aux 37,5 annuités, pour l’emploi stable et bien rémunéré.   

 

Le report de 65 à 67 ans de l’âge de départ à retraite à taux « plein » sans condition d’annuités est une mesure inique qui va frapper ceux qui ont eu les carrières les plus chaotiques et qui ont déjà les pensions les plus faibles. Parmi eux se trouvent une grande majorité de femmes. Même des parlementaires de droite commencent à être gênés et imaginent des dispositifs spéciaux. Plus que jamais, l’exigence pour tous, c’est le maintien des repères collectifs fondamentaux des 60 ans et des 65 ans.  

 

La prétendue prise en compte de la pénibilité par Woerth est une négation de l’amélioration des conditions de travail. Seuls les salariés invalides, abîmés, inutiles pour le patronat, garderaient la possibilité de partir à 60 ans. En outre, en catimini à l’Assemblée, le gouvernement a ajouté des amendements remettant en cause de la médecine du travail et sa mission de prévention (voir ci-contre). La lutte pour les conditions de travail et la lutte pour les retraites sont entièrement liées.

 

Le gouvernement spécule sur l’épuisement, la division du mouvement au fil des journées d’action espacées comme en 2003 contre la loi Fillon. Montrons-lui qu’il se trompe !

Le bras de fer continue et s’intensifie. La combattivité progresse. Des syndicats de plus en plus importants, comme la CGT-Chimie mettent en débat la grève reconductible. La coordination avec les grands services publics, locomotives du mouvement en 1995 et 2003, se développe.

Pour le 12 octobre, l’intersyndicale a décidé d’une nouvelle journée nationale de grève et de manifestation que des manifestations le samedi 2 octobre pourraient préparer.

 

Communistes, nous appuierons toutes ces actions, parce que c’est là, dans la victoire des luttes que se situe la perspective de changement politique.

Pas dans les débats au Sénat : leur importance ne sera que le reflet du rapport de force dans les luttes.

Encore moins dans la course lamentable des présidentiables pour 2012 dans laquelle on tente d’enfermer le débat politique, sur fond de consensus large des formations politiques de l’alternance, notamment sur l’allongement de la durée de cotisation et les exonérations de cotisations patronales. 

C’est sur des luttes résolues et des objectifs clairs que se gagnera le retrait du projet de loi Woerth pour commencer à inverser la politique antipopulaire du pouvoir !

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 16:40

Parce qu’ils sont finalement les premiers concernés, les jeunes ont commencé à organiser leur mobilisation…

(extrait de l’appel unitaire du collectif La retraite une affaire de jeune UNEF, UNL, FIDL, Sud étudiants, LMDE, CGT, Union des Etudiants Communistes, Attac, JOC, MRJC, Osez le féminisme, Touche pas à mon pote, MJS, Jeunesse Communiste, Les jeunes verts, JRG, PG, NPA, GU, AL)

«  Jeunes, nous sommes attachés au droit à une retraite à 60 ans financée par répartition.

Nous refusons que la retraite par répartition devienne un « filet de sécurité » a minima. Nous refusons la logique d'une retraite basée sur la capitalisation, inefficace et inégalitaire

Un débat de société  escamoté par une nouvelle opération comptable 

En se limitant à jouer sur la durée de cotisation, le gouvernement s’attaque directement à la solidarité sans aborder les véritables enjeux du système : garantie d’un taux de remplacement, pénibilité, allongement de la durée d’étude et d’insertion, chômage, inégalités hommes – femmes, répartition du temps de travail et des richesses.

En imposant l’allongement de la durée de cotisation comme seule perspective, le gouvernement élude la question centrale de la répartition des richesses. Depuis 20 ans, la part de la richesse produite attribuée aux salaires ne cesse de diminuer au profit du capital. Alors que notre pays n’a jamais été aussi riche, nous n'acceptons pas qu'il soit demandé à la jeunesse de travailler plus longtemps pour toucher une retraite moins importante. Il n’est pas acceptable que l’allongement de la durée de la vie soit synonyme de régression sociale.

Les jeunes refusent d’être les grands oubliés du débat  qui s’ouvre et exigent du gouvernement qu’il renonce à l’allongement de la durée de cotisation. Nous appelons à  la création de comités jeunes locaux pour organiser la campagne au sein de la jeunesse. Nous appelons les jeunes à se saisir du débat sur les retraites, à participer aux initiatives de mobilisation. »

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 00:01

Le 23 septembre, partir pour gagner, c’est possible, c’est vital ! 

 

L’ampleur immense de la journée de grève du 7 septembre, 3 millions de manifestants, a confirmé le niveau d’opposition du pays au projet de loi Woerth et à la politique du gouvernement dans son ensemble. La mobilisation grandit dans tous les secteurs, dans les services publics mais aussi dans l’industrie. La bataille pour les retraites, face au gouvernement et au Medef, fait converger toutes les luttes, pour l’éducation, pour l’hôpital, pour les salaires…

 

La retraite à 60 ans est en effet un acquis historique, une référence collective fondamentale pour tous. Le pouvoir et le patronat veulent faire de la fin de la retraite à 60 ans une défaite historique des travailleurs qui leur permette d’accélérer encore leur politique de casse sociale et économique.

 

Dans ce contexte, le pouvoir tente plus que jamais de noyer le poisson et de passer en force. Les media multiplient les débats de diversion. Le gouvernement emballe la discussion parlementaire. Le vote de l’Assemblée nationale le 15 septembre n’aura surpris personne. C’est le mépris du peuple. Sur plusieurs aspects, dont la remise en cause de la médecine du travail, le projet de loi ressort pire qu’initialement.

 

En 2006, le rassemblement dans la lutte a réussi à mettre en échec le CPE après que la loi avait été votée.

 

La bataille décisive ne se jouera pas davantage dans les joutes verbales au Sénat à partir du 23 septembre que dans l’agitation de l’Assemblée ces derniers jours, sur fond d’accord du PS avec l’UMP sur l’allongement de la durée de cotisation ou les exonérations de cotisations patronales.

Ce n’est pas là que se situe le rapport de force. La perspective, ce n’est pas les sondages et les combinaisons pour les élections de 2012.

Le 24 juin et le 7 septembre, salariés, retraités, jeunes ont fait entendre leur opposition. A partir du 23 septembre, il s’agit de se faire respecter.

 

Le mouvement social a fait son expérience : en 2003, Fillon avait réussi à se jouer de la tactique des journées d’action espacées.

La nouvelle journée de mobilisation nationale du 23 septembre, à l’appel des organisations syndicales, peut et doit marquer une nouvelle étape dans l’extension de la lutte et engager le bras de fer décisif. Les assemblées de salariés en décideront.

 

Nous nous plaçons dans cette perspective pour gagner le retrait du projet de loi Woerth et commencer à inverser la politique antipopulaire du pouvoir.

 

Une grande majorité de l’opinion soutient le mouvement et soutiendra la grève. Mesurons le discrédit du pouvoir sarkozyste, si outrageusement inféodé au grand capital !

Le 23 septembre, partons pour gagner !

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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 11:26

Le gouvernement ne peut ignorer l'opposition du pays tout entier à son projet de réforme des retraites. La seule mission d'Eric Woerth est de rassurer les marchés et le patronat en faisant payer le prix fort de la crise économique aux travailleurs : 80% du coût de la réforme devrait être supporté par les salariés.

La propagande du gouvernement ne passe plus : l'argument démographique, présenté comme une fatalité, ne fait plus mouche. Les Français se sont réappropriés le débat sur les retraites, et refuse une réforme injuste et avec elle, tout le plan d'austérité que nous impose le capital.

Le refus du report de l'âge légal du départ à la retraite – de 60 à 62 ans et jusqu'à 67 ans pour le taux plein – est partagé par tous ceux qui se luttent aujourd’hui. Le président souhaite passer en force. De notre côté, nous n'attendrons pas 2012 pour nous mobiliser et refuser dans la rue cette contre-réforme.

Mais ce débat important ne doit pas occulter celui du nombre d'annuités et du niveau des pensions, sans quoi la retraite à 60 ans ne serait qu'un leurre. 37,5 années pour tous et le calcul sur les 10 meilleures années restent notre objectif politique. Le gouvernement essaie de contourner le débat en engageant une vague discussion sur la « pénibilité ». Il a pourtant refusé tout l'été de discuter avec les syndicats sur des statuts par métier, et il propose à la va-vite des mesurettes au cas par cas : telle quelle, la réforme Woerth ne représente qu’un recul social, ce n’est pas une solution, même mauvaise, à un supposé problème des retraites. Elle n’est ni acceptable ni négociable : le retrait du projet est un préalable à toute discussion.

Les membres de la majorité refusent le débat sur le financement car le mouvement social a présenté des propositions claires et susceptibles d’être mises en œuvre immédiatement. Le PCF, en particulier, demande :

La fin des 33 milliards d’euros d’exonérations de cotisations patronales

Extension des cotisations à tous les modes de rémunérations. Cotisations des revenus financiers au même taux que les cotisations sociales.

Moduler les cotisations sociales en fonction de la part des salaires dans la richesse créée dans l'entreprise : cela favoriserait l'emploi et les salaires qui doivent rester la base de notre système.

La droite répète régulièrement que « la France est à la traîne de l'Europe »...à la traîne pour casser les travailleurs au profit du capital. OUI mais en pointe du mouvement social ! Le combat contre la réforme des retraites du gouvernement est important, justement parce que la France est un point de résistance dans toute l'Europe contre les plans d'austérité imposés par les gouvernements et parfois inspirés par l’UE et le FMI. Le gouvernement le sait et essaie de faire passer son projet sans débats politique ni concertation.

Le PCF – ses militants et ses élus – participent à l'assemblée et dans la rue au vaste mouvement social pour le retraite de la réforme. Nous soutenons les syndicats qui refusent de discuter dans les conditions imposées par le gouvernement. Comme une majorité de français, le PCF exige une remise à plat du projet et un véritable débat populaire.

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