Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

____________________


images.jpeg
DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

Recherche

Nous contacter :

Parti communiste français

42, rue Mouffetard

75005 Paris

Tél. : 01 43 37 44 19

section.pcf5@gmail.com

16 novembre 2007 5 16 /11 /novembre /2007 15:43

Discussion et vote des positions communes issues de l’Assemblée générale de section du 29 septembre 2007 :

« La section du 5e arrondissement ne veut pas voir disparaître le PCF. Nous sommes attachés à la forme parti et au projet communiste, même si nous pensons que l’un comme l’autre doivent être améliorés. Dans cette perspective, nous pensons qu’un changement de nom du PCF ne serait pas efficace. Nous travaillerons à préserve et à développer le PCF, et à lui donner une plus grande efficacité.
Pour cela, nous sommes convaincus qu’il faut améliorer le fonctionnement interne du parti en le rendant plus transparent et plus démocratique. Trop souvent, les militants ont l’impression de ne participer que marginalement aux décisions.
Nous pensons aussi qu’il est nécessaire d’actualiser le projet communiste pour construire un parti viable et efficace. Mais cette actualisation ne doit pas être un abandon. Notre militantisme, notre expérience professionnelle et politique, tout nous montre que la lutte des classes est plus que jamais d’actualité.
Cet attachement à notre organisation ne nous empêche évidemment pas d’affirmer la nécessité d’un rassemblement plus large. Pour mener la bataille des idées, nous avons besoin d’atteindre une taille critique, de réunir le plus de gens possible sur des idées communes. Des alliances stratégiques sur des bases programmatiques sont donc nécessaires. Pour construire ce rassemblement, nous devons partir des luttes. »


Il s’agit, au début de notre assemblée, de gagner du temps en partant des acquis de nos dernières réunions. Ce texte, issu de notre Assemblée générale préparatoire sur le thème « À quoi sert le PCF ? », sera discuté rapidement, éventuellement amendé, de manière à recueillir l’unanimité ou la quasi-unanimité des suffrages. Les débats qui suivront nous permettrons d’aller plus loin dans la réflexion.



Problème 1 : Les causes du déclin du PCF
Rapporteur : Pierre Saly

Les formes du déclin : quel électorat perdons-nous ? à quelles élections ? Peut-on parler de déclin structurel ? Comment rendre compte à la fois de ce déclin et du renforcement militant ? des progressions électorales locales ?
Quelles relations construire entre notre propre déclin et celui de l’ensemble de la gauche, en France et en Europe ? entre ce déclin et la difficulté de toutes les forces de résistance à mobiliser ? Que penser de l’influence de la précarisation du travail sur les capacités à mobiliser ? de la montée de l’individualisme ?
Faut-il imputer notre déclin à des erreurs stratégiques ? Comment définir les stratégies mises en œuvre par la PCF ces dernières années ?
Comment enrayer ce déclin ? Comment articuler renforcement électoral et renforcement militant ? Quelle stratégie mettre en œuvre ?


Problème 2 : Analyse de la société et actualisation du projet communiste
Rapporteur : Marine Roussillon

Comment caractériser la société actuelle ? Comment définir la classe ouvrière aujourd’hui, en France, en Europe et dans le monde ?
Comment analyser la mondialisation capitaliste ? Quel est le rôle du PCF dans le cadre d’une lutte des classes mondialisée ? Comment articuler les réponses nécessaires aux défis de la mondialisation et notre tradition républicaine ?
Comment articuler notre programme et notre projet ? Peut-on avancer un programme à la fois véritablement communiste et réalisable dès aujourd’hui, dans une société capitaliste ?



Problème 3 : Le combat idéologique
Rapporteurs : Cécile Baron et Julien Houles

Quelle est la place des intellectuels dans le Parti ? Quel est le rôle du PCF dans la création et la diffusion de pensées marxistes ?
Comment travailler à la co-élaboration du projet communiste par l’ensemble des communistes, à sa diffusion ? Comment lier travail théorique et militantisme quotidien ?
Quelle formation construire, à la fois accessible et utile aux militants communistes ?
Comment lutter contre l’idéologie dominante diffusée par les médias ? Comment nous adresser aux gens ? À qui devons-nous adresser ? Pouvons-nous utiliser les médias, et comment ?
Comment construire une stratégie de communication adaptée à la fois à notre projet et à notre position spécifique dans le champs politique ?



Problème 4 : Quelle organisation ?

Rapporteur : Agnès Schwab

Quelle est la place du militant dans son parti ? Comment concilier réflexion collective et respect des positions individuelles ? Quelles structures, quel type de fonctionnement, peuvent permettre aux militants d’être véritablement acteurs des décisions de leur parti ?
Quel est le rôle d’un élu communiste ? Quelles doivent être ses relations avec le parti ? avec les militants ?
Quelles peuvent être les relations entre le parti et les autres organisations de résistance : syndicats, associations… Comment travailler ensemble à l’élaboration de propositions et à la réalisation d’objectifs communs ? Quelle est la place des communistes dans ces organisations ? Comment y faire de la politique ?

Partager cet article
Repost0
23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 21:46
Une question de Julien. À nous maintenant d'y répondre !

Salut à tous,
 
Hier j’ai essayé de poser une question qui me tient à cœur mais, comme à mon habitude, je n’ai pas réussi à exprimer clairement le fond de ma pensée. Le café politique était très intéressant mais je pense qu’un aspect de l’histoire du PCF n’a pas été abordé : l’analyse de son déclin.

Comme je l’ai dit hier, la plupart d’entre nous sommes formatés depuis notre plus jeune âge par l’idéologie capitaliste. Ce n’est qu’au prix d’un effort de remise en question très important qu’il est possible d’imaginer un autre monde dont les fondements sont pourtant simples : il suffit de considérer qu’aucun être humain ne doit avoir l’ascendant sur un autre, que rien ne le justifie. C’est ce que j’appelle, certainement à tort, une « valeur » car il s’agit pour moi plus d’un principe de vie que du discours que pourrait avoir un parti. Comment changer la vision du monde ? Comment amener les gens à renouer avec l’idée simple que, par exemple, c’est leur travail qui fait la richesse de l’entreprise et non pas, comme on peut l’entendre souvent, le patron grâce au prétendu risque qu’il prend ou à ses responsabilités ? Notre discours doit être plus fondamental, il doit contrer toutes les idées reçues qu’on entend à longueur de journée pour mieux repartir de zéro car il faut repartir de zéro. Il faut absolument tout « détricoter » pour refaire le chemin dans le « bon » sens (le nôtre évidemment, héhéhé). Mais bon, je m’égare …

Comment se fait-il qu’il y a quelques décennies, d’après ce que j’ai compris hier, la France aurait pu basculer dans le communisme et qu’on en soit là aujourd’hui ? Où sont passés tous ces communistes ? Que votent-ils maintenant ? Qu’a fait le PCF pour qu’autant de personnes se détournent de lui ? Même si beaucoup se sont détournés du parti pour les erreurs qu’il a pu commettre, il n’en reste pas moins que ces personnes étaient communistes. Comment peut-on être communiste puis ne plus l’être ? A ce compte là, j’ai très peur de devenir moi-même un jour comme ceux que je critique.

Même si ceux qui étaient communistes ou socialistes (parceque j’ai lu une sorte d’historique du discours des socialistes et je trouve que du temps de Blum, il était beaucoup plus à gauche que le discours actuel du PCF) ne votent pas communiste, ils sont quand même quelque part. Est-ce qu’ils se sont tous résignés à se contenter du discours lamentable de l’autre, Ségolène Royal ? Comment le Parti a-t-il pu laisser faire ça ?
En quelques mots, ma question serait « que sont devenus les communistes ? ».
Partager cet article
Repost0
23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 21:35
pcf46.jpg
De la Révolution d'octobre à Guy Môquet, de 1789 à la Commune, du Congrès de Tours à la Gauche plurielle, le passé des communistes est riche et divers... Que faire de ce passé? Comment construire une mémoire utile à nos luttes et capable de fonder une conscience de classe? Comment transmettre cette mémoire, sans renoncer à la critique et à l'acuité de l'analyse ?

Après un café politique très réussi, les communistes du 5e et leurs amis continuent le débat sur internet... Prenez la parole !

Pierre Saly, Quelques réflexions à l'occasion du 90ème anniversaire de la Révolution d'octobre

Julien Houles, Que sont devenus les communistes?


Partager cet article
Repost0
19 octobre 2007 5 19 /10 /octobre /2007 13:11
hd82.gif
Le président Nicolas Sarkozy a décidé que ce 22 octobre, les enseignants devront lire dans les classes la dernière lettre de Guy Môquet. Drôle d’idée quand on sait qui était Guy Môquet…

Ce jeune communiste était entré dans l’illégalité pour lutter contre le nazisme et Vichy, mais aussi et surtout contre le capitalisme qui les avait produits.

Le 20 octobre 1941, un lieutenant nazi est abattu par trois résistants. En représailles à cet acte qu’elles qualifient de « terroriste », les autorités allemandes décident de fusiller 50 otages. Le gouvernement de Vichy leur fournit une liste de communistes et de syndicalistes à fusiller en priorité. Parmi eux, les 27 de Châteaubriant, 27 communistes dont Guy Môquet, arrêté quelques mois plus tôt alors qu’il distribuait un tract accusant les patrons français : « Des magnats d’industrie (Schneider, de Wendel, Michelin, Mercier), tous, qu’ils soient juifs, catholiques, protestants ou francs-maçons, par esprit de lucre, par haine de la classe ouvrière, ont trahi notre pays et l’ont contraint à subir l'occupation étrangère».

Que peut bien trouver N. Sarkozy à ce jeune révolté, lui qui traite la jeunesse d’aujourd’hui de « racaille » ? Pourquoi met-il ainsi la résistance à l’honneur, lui qui casse systématiquement tous les acquis de 1945 ?
Réforme de la sécurité sociale, casse de la fonction publique,… Les mesures de Sarkozy ont en effet une cohérence qui n’a pas échappé à D. Kessler, ancien n°2 du MEDEF :

« Il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C'est simple, […] il s’agit aujourd'hui de sortir de 1945 et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! [Ce programme] se traduit par la création des caisses de Sécurité sociale, le statut de la fonction publique, l’importance du secteur public productif et la consécration des grandes entreprises françaises qui viennent d’être nationalisées, le conventionnement du marché du travail, la représentativité syndicale, les régimes complémentaires de retraite, etc. Cette «architecture» singulière a tenu tant bien que mal pendant plus d'un demi-siècle. […] Pourtant, elle est à l'évidence complètement dépassée, inefficace, datée. »

Si Guy Môquet et ses camarades ont été fusillés, c’est parce qu’ils étaient communistes, parce qu’ils se battaient contre le nazisme et le gouvernement réactionnaire de Pétain, mais aussi pour construire une société nouvelle fondée sur l’égalité et la justice sociale. Ce qu’ils ont gagné, ce qu’ils ont conquis, c’est ce que la droite de Nicolas Sarkozy détruit aujourd’hui.

Évidemment, personne ne demande aux professeurs de mentionner tout cela. La circulaire du ministre de l’Éducation Nationale n’invite pas à réfléchir sur ce pour quoi les résistants ont combattu, mais cherche à faire de cette « journée nationale de commémoration » une leçon de « sacrifice », pour enseigner aux jeunes Français « le sens du devoir, le dévouement et le don de soi ». Et Guy Môquet devient un héros de l’« identité nationale » chère à notre président, qui lui a consacré un ministère… chargé de la chasse aux immigrés.

Voici donc l’histoire manipulée au profit de l’identité nationale. Ce n’est pas la première fois. En mai dernier, de nombreux historiens démissionnaient des instances de la « Cité nationale de l’immigration » pour protester contre le rapprochement entre identité nationale et immigration. Voici donc l’école devenue le lieu de la mémoire et des commémorations. Plus question de transmettre un savoir, de construire un esprit critique ! Communions plutôt ensemble dans le souvenir des grands hommes… Cette opération est dans la droite ligne de la lettre de Sarkozy aux éducateurs, qui leur donne pour mission d’apprendre à leurs élèves « la détestation du mal et l’admiration du bien ». Les professeurs sont déjà nombreux à refuser la manipulation, en refusant de lire la lettre de Guy Môquet. Et ils ne se priveront pas de faire réfléchir leurs élèves sur le sens véritable de l’engagement de ce jeune communiste…

« Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui vont mourir ». Soyons dignes des 27 de Chateaubriand : poursuivons leur combat pour une société d’égalité et de justice, contre toutes les oppressions. La résistance est d’actualité !


Partager cet article
Repost0
10 octobre 2007 3 10 /10 /octobre /2007 11:25
Non, la modernité n'est pas la résignation à chercher comment se nicher dans les replis d'une société fondée sur l'exploitation, l'aggravation des inégalités, des discriminations, sur l'exaspération des rivalités, de la concurrence, avec leurs retombées sur la vie quotidienne, ses violences, dans la rue, sur la route, sur les stades, à l'école ou au travail. Ce n'est pas par l'adhésion à une idéologie des compatibilités entre les volontés des marchés financiers, des actionnaires des grandes entreprises d'un côté, et, de l'autre, les besoins en santé, formation, emploi, logement, culture, cadre de vie et environnement, que nous réglerons les problèmes de notre société. Il va falloir choisir entre "booster" le CAC 40, augmenter la durée de travail, les franchises sanitaires, vendre les biens de la République, liquider les acquis de plus de 2 siècles de conquêtes populaires démocratiques, en revenir à la toute-puissance patronale, au culte de la propriété privée, ou bien donner aux enfants et aux jeunes, à tous les jeunes, indépendamment de leur origine sociale, de leur lieu de naissance, de leur sexe, non pas le droit à, mais l'accès à la formation, au logement, à la santé, à la culture, à la vie démocratique, à la sécurité d'emploi, dans une société égalitaire, pacifique, respectueuse de l'environnement, donner à tous les citoyens vivant en France la possibilité d'intervenir dans les choix politiques du pays, d'un véritable pays moderne, œuvrant pour la paix et la coopération, au développement économique, social, politique et culturel que permet le niveau actuel des moyens techniques et des connaissances.

Les moyens financiers existent, dans les profits démesurés, dans les revenus non imposés, dans les fraudes patronales sur les cotisations sociales : qu'est-ce qui permet au MEDEF et à sa présidente de balayer d'un revers de la main la réflexion de la Cour des comptes sur l'exonération de cotisation sociales sur les Stock options qui embellissent les avancements ou mutations des grands personnels des grandes entreprises? Au nom de quelle efficacité budgétaire et de quelle justice sociale ? Cessons de nous plier au théorème de Jospin selon lequel l'Etat ne peut pas tout faire et qui a pour corollaire que le patronat le peut.

Pas facile ? Non, cela implique un combat politique et idéologique sans concessions pour convaincre les travailleurs, les citoyens et construire un consensus révolutionnaire sur le projet d'une société de citoyens libres et égaux.

Utopique ? Bien sûr. Au vrai sens du mot : c'est la direction où l'on veut aller, un objectif qui mette au centre l'homme et non l'argent.

Quelle force politique est capable de s'avancer concrètement sur ce terrain, de luttes et d'idées, à part le Parti communiste français, dont c'est l'héritage et le projet ?

Pierre Laroche, PCF, Paris 5.
Partager cet article
Repost0
10 octobre 2007 3 10 /10 /octobre /2007 08:35
Intervention liminaire de Marine Roussillon à l'Assemblée générale des communistes du 5e arrondissement le 29 septembre 2007.

L’échec des présidentielles a amené beaucoup de dirigeants communistes à se poser la question de l’existence du PCF. La France a-t-elle encore besoin d’un Parti communiste ? Il faudrait pouvoir interroger l’analyse qui est à l’origine de cette question, et chercher à déterminer les causes du très mauvais score de Marie-George Buffet aux présidentielles. Je l’ai fait ailleurs, et je me contenterai ici de clarifier les termes de la question : pourquoi l’existence du PCF est-elle en jeu ? Qu’est-ce au juste que le PCF ? Par quoi veut-on le remplacer ?

Lire la suite...
Partager cet article
Repost0