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Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

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Tél. : 01 43 37 44 19

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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 10:47


 

Dans la soirée du juillet 2010 vers 22h00, trois militants de la jeunesse communiste, âgés de 15 à 18 ans, ont été arrêtés alors qu’ils collaient des affiches et placés en garde-à-vue.  

 

La police leur reproche le caractère qu’elle estime attentatoire à la dignité de Nicolas Sarkozy, Président de la République, des affiches (ci-dessous).

 

Avec la Fédération de la JC de l’Isère, tous les démocrates doivent dénoncer cet acte qui restaure le délit d’opinion, manifester leur soutien à Justin, Romain et Gaston.

 

Le PCF départemental et national, des dizaines de militants communistes, plusieurs élus du Parti sont intervenus dans la nuit. Un rassemblement de soutien a eu lieu le 30 juillet à 9h00 devant l’Hôtel de police de Grenoble.

 

Finalement, les trois jeunes venaient d’être libérés vers 8h00 du matin mais sont convoqués dans les prochains jours.

 

Cet événement se produit alors même que Nicolas Sarkozy vient ce 30 juillet en personne à Grenoble introniser son nouveau préfet de l’Isère après avoir démis le précédent du jour au lendemain. Il doit justement venir à 11h00 à l’Hôtel de police.

 

Les récentes violences dans le quartier de la Villeneuve, dont l’intervention massive et brutale des forces de l’ordre, donnent l’occasion pour le pouvoir de surenchérir et fanfaronner sur le thème de la sécurité.

 

A nouveau, le Président cherche à détourner l’attention de sa politique, à attiser les haines, a désigné des boucs émissaires, fait ses choux gras des faits divers.

 

Pendant ce temps, il continue à saccager les services publics qui assurent la cohésion sociale et le développement économique des quartiers comme du pays. Il frappe notamment la police dans ses moyens et dans ses missions: 120 suppressions d’emplois rien que dans l’Isère. Il démolit la protection sociale. Il sape le financement du logement social et encourage la spéculation et la ségrégation urbaine. Etc.

 

Les jeunes militants communistes dénoncent ces choix politiques dans leurs actions, avec leurs tracts, leurs affiches.

 

C’est cela qui dérange le pouvoir qui a dû donner la consigne de ne rien laisser passer la veille de la visite du Président.

Raison de plus pour donner à l’action de nos jeunes camarades un écho au centuple !

 

 

M. Sarkozy a-t-il peur de sa propre caricature ?Lien vers le site de la JC de l'Isère: http://jcisere.over-blog.org/

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 18:50

 Une fronde populaire lors d'une banale élection locale, une classe politique discréditée et un peuple lassé des alternances sans alternative. L'aveuglement des élites cédant le pas au déchaînement, la répression féroce comme crépuscule de la démocratie...

L'intrigue de la Lucidité au moment de sa traduction en 2006 ne pouvait pas ne pas être mise en perspective avec l'issue du référendum sur la Constitution Européenne de 2005, et l'expression d'un décalage entre l' « offre politique » institutionnelle et les aspirations populair es à une alternative à la soumission de la société au pouvoir de l'argent.

Après les « événements » en Grèce et la désertion des urnes en France (pas d'assimilation entre vote blanc et abstention pour Saramago - mais analogie sans doute), l'oeuvre du premier lusophone prix Nobel de Littérature, et communiste convaincu – membre du Parti communiste portugais depuis les années 60 et resté toujours fidèle – n'en est que d'une actualité encore plus brûlante.

Nous republions ici l'interview de José Saramago datant de l'Humanité du 19 octobre 2006, au moment de la publication de son roman La Lucidité en français sous le titre "Le dimanche noir du vote blanc".

Le dimanche noir du vote blanc



  Quand le vote blanc - dépasse quatre-vingts pour cent des suffrages, c’est signe qu’il y a quelque chose de pourri dans la République. Comment une démocratie peut-elle surmonter un tel désaveu ? À question complexe, réponse simpliste dans la fable politique qu’imagine José Saramago, dans la grande tradition du conte philosophique du XVIIIe siècle. Un récit à l’humour grinçant du prix Nobel de littérature 1998, qui a accordé un entretien aux lecteurs de l’Humanité.


Livre: La Lucidité, de José Saramago.

Traduit du portugais par Geneviève Leibrich. Éditions du Seuil

356 pages, 22 euros.



L'Humanité: Votre roman se présente comme une sorte de fable politique dont le sens au départ paraît clair, mais l’est beaucoup moins quand on y réfléchit. Pourquoi, devant cette avalanche de bulletins blancs, choisir une réponse aussi brutale ?



José Saramago. Je pourrais vous dire que si le gouvernement s’arrêtait un peu pour réfléchir sur ce qui s’est passé, il n’y aurait plus de roman. Si la situation de départ que j’ai imaginée - plus des quatre cinquièmes des citoyens votant blanc - est hautement improbable, que le gouvernement réponde par la répression à une situation imprévisible et incontrôlable l’est malheureusement beaucoup moins. Un gouvernement qui devant un tel résultat dirait « vous avez raison, la démocratie fonctionne mal, nous allons réfléchir » ce serait beau, mais encore plus invraisemblable que 80 % des électeurs sortant de chez eux à 4 heures de l’après-midi pour mettre un bulletin blanc dans l’urne. Dans le livre, sa réaction est excessive, mais elle permet de mieux comprendre ce qui se passe. Mon intention, c’est de dire « qu’est-ce que cette statue intouchable qu’on appelle la démocratie ? Comment fonctionne-t-elle ? Pour quel profit ? Comment les gens peuvent-ils accepter de jouer avec des règles truquées ? Que se passerait-ils s’ils en prenaient soudain conscience ? »



L'Humanité: Ce qui est étonnant c’est que les gens pourraient se révolter, ou refuser de voter. Là, ils disent : nous refusons de nous prononcer.



José Saramago. Le vote blanc n’est pas un refus de se prononcer, comme l’abstention, mais un constat du fait que le choix proposé n’est apparent, et qu’en fait, entre les options A, B, ou C, il n’y a aucune réelle différence. Entre conservateurs et socialistes, par exemple. Je sais, ce n’est pas la même chose. Mais pour un communiste comme moi, qui constate que le vrai pouvoir est économique, la différence, de ce point de vue, où se trouve-t-elle ? Nous avons subi une anesthésie sociale qui a fait passer des objectifs justes et nécessaires, comme le plein-emploi, au rang d’absurdités. La réaction des citoyens est donc, en fin de compte, absolument logique. Je reconnais que cette ville est un peu idyllique. Mais, une fois le point de départ imaginaire admis, tout s’enchaîne avec rigueur, selon une logique de cause à effet, comme un mouvement d’horlogerie.



C’est particulièrement visible dans la première partie du roman, où l’action est déclenchée par l’échange de répliques, sans temps morts, comme si tout procédait de la maîtrise du langage.



José Saramago. Mais un langage qui n’est plus adéquat à la situation, qui tourne à vide, qui appartient à une époque révolue.



Il en va de même pour les médias, qui tentent désespérément de le faire coller à une réalité qui leur échappe totalement.



José Saramago. Vous savez, je crois que c’est un portrait très fidèle de ce qui se passe. Nous en sommes vraiment là.



Vous le dites, dans vos livres, sur un ton où perce beaucoup d’ironie, alors que la situation est tragique. Vous avez dû vous amuser à reconstituer un conseil des ministres plus vrai que nature.



José Saramago. Je ne sais pas ce qui se dit réellement dans les conseils des ministres, ni sur quel mode, mais quand on capte un certain ton, une certaine attitude, je pense qu’on est dans le vrai. Pour tout dire, je pense que M. Chirac parle comme le président de cette République.



Et les arguments de ceux qui, dans le même camp, sont plus modérés, les ministres de la culture et de la justice, sont tout simplement ignorés.



José Saramago. Il n’y a pas besoin d’aller si haut. Si des journalistes, des écrivains, des philosophes disent que les ministres sont les commissaires politiques, ou que la mondialisation est un impérialisme, ce sont des phrases avec lesquelles on peut être en désaccord, mais qui méritent une réponse.



Vers le milieu du livre, on bascule vers le roman policier, ou d’espionnage, tout en renouant avec l’intrigue de l’Aveuglement.



José Saramago. Ce n’était pas mon intention de départ. la Lucidité n’est pas une suite à l’Aveuglement, qui se situe quatre ans avant l’action, et montre une épidémie d’aveuglement politique. J’y prends au pied de la lettre une cécité sur les causes des maux dont la société est victime. L’épidémie de « lucidité » est en un peu la contrepartie. Il n’y a pas de lien organique entre les deux récits, mais il y avait une connexion inévitable. Il fallait faire un sort à un personnage du premier, celui d’une femme, la seule à ne pas avoir été aveugle, qui avait en quelque sorte pris en charge le sort du monde, et qu’on retrouve au centre du roman aujourd’hui.



La conclusion de tout cela n’est pas très optimiste.



José Saramago. Elle est complexe. L’ordre triomphe, mais il a montré qu’il est fragile, puisque jusqu’au plus haut niveau, ses représentants sont vulnérables, peuvent être contaminés par cette lucidité. Je pense que rien n’est définitif. D’ailleurs je vous rappelle l’épigraphe du livre : « Hurlons, dit le chien. » Je pense qu’il est temps que nous commencions à hurler. C’est pessimiste mais pas désespéré. Et surtout pas définitif. Le problème reste posé. Que va-t-il se passer avec cette ville ?



On attend un autre livre pour le savoir…



José Saramago. Je ne sais pas. Celui-ci est déjà assez politique. Si j’écrivais une suite, cela deviendrait un manifeste.



Mais vous êtes un homme de la fiction, vous allez bien trouver des personnages qui vont prendre en charge un nouveau récit.



José Saramago. On ne sait jamais. Il y a beaucoup de personnages que j’aimerais bien voir continuer à vivre. Les éboueurs, qui refusent une grève manipulée par la police, les femmes. Si j’ai le temps…



En fait, vous reprenez la tradition du conte philosophique.



José Saramago. Bien sûr. J’aime la vivacité de Voltaire, mais aussi la férocité de Swift, et surtout - mais nous ne sommes plus dans la fiction - la profondeur ironique de Montaigne.



Comment ce livre a-t-il été reçu au Portugal ?



José Saramago. De manière exemplaire, par une incompréhension quasi-totale. À quelques exceptions près, la critique et le personnel politique l’a pris comme le pamphlet d’un communiste « qui montre son vrai visage en mettant en cause la démocratie ». Du côté des lecteurs, c’est beaucoup plus nuancé : la plupart ont compris que ce que je veux, c’est qu’on discute sur ce que nous devons appeler démocratie.



Propos recueillis par Alain Nicolas

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 23:45

Depuis plusieurs semaines, M. Mélenchon déclare à qui veut l'entendre qu'il est "disponible pour 2012", allant même jusqu'à vanter son "caractère" particulièrement adapté à l'échéance présidentielle. Pourquoi pas.
Mais le gouvernement et le patronat, eux, n'attendent pas 2012. Ils privatisent la Poste, mettent en pièce l'éducation nationale et cassent les retraites. Ils licencient et précarisent. Ils nous font payer la crise de la finance et du capitalisme. Dans quel état sera la France, dans quel état serons-nous en 2012 ? Allons, camarade Mélenchon, l'urgence n'est pas de trouver un candidat pour 2012 ! C'est maintenant, dans les luttes, dans la bataille pour les retraites, qu'il faut faire front, et rassembler bien au-delà du Front de Gauche, tous ceux qui ont intérêt à changer de système.
Certes, notre combat se mène indissociablement dans la rue et dans les institutions. Mais la haute idée que nous nous faisons de la démocratie s'accorde mal avec ce présidentialisme, cette personnalisation à outrance du pouvoir. En 2012, nous élirons un président de la République. Mais nous élirons aussi nos députés. N'est-ce pas là qu'est le vrai pouvoir ?
Nous espérons construire aujourd'hui dans les luttes un front social capable de renverser la droite en 2012. Mais ce n'est pas une affaire de candidature : c'est une question de projet, et d'action. Et le temps venu, quand il faudra décider d'un(e) candidat(e) capable de porter ce projet, de poursuivre cette action, ce sont les militants qui choisiront celui ou celle pour qui ils feront campagne. Ca aussi, c'est une question de démocratie, et d'efficacité politique.

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 23:49

 

Indignation après la décision de donner à une rue de la capitale le nom du responsable de l’expulsion des Palestiniens en 1948.

Le chef d’État israélien Shimon Peres sera mercredi à Paris pour inaugurer avec le maire de la capitale, Bertrand Delanoë, une promenade nommée Ben-Gourion sur les quais de la Seine. Le maire de Paris justifie cette mesure par le fait que Ben Gourion a eu « le courage de préconiser publiquement l’évacuation des territoires occupés à l’issue de la guerre des Six-Jours, dès 1967 : sa formule célèbre, “Plutôt la paix que les territoires”, résume à elle seule la clairvoyance de cette position ». Et pour faire taire les nombreuses critiques, il a décidé d’inaugurer une place Mahmoud-Darwish ! Drôle de parallèle entre un poète humaniste et un chef de guerre ! (1) Outre que cette mesure, prise au moment où le gouvernement israélien poursuit sa politique de colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, est scandaleuse, Bertrand Delanoë ne pouvait ignorer que Ben Gourion a été l’architecte en chef de l’expulsion massive des Palestiniens de leurs terres en 1948, celui qui a couvert de son vivant la destruction de 418 villages palestiniens et les massacres de Deir Yassine et Kfar Kassem ! Des actes qu’il avait prémédités. En septembre 1937, il écrivait : « Nous devons expulser les Arabes et prendre leur place, et nous devons le faire avec violence. » Onze ans plus tard, il expliquera que « l’acceptation de la partition (le plan de partage de la Palestine adopté par l’ONU) ne nous engage pas à renoncer à la Cisjordanie… Les frontières des aspirations sionistes sont les affaires des juifs. » (Ilan Pape in le Nettoyage ethnique de la Palestine, Fayard). Comme il a couvert l’assassinat de Folke Bernadotte, représentant français de l’ONU en Palestine, par un groupe extrémiste, dont l’un des membres, Yeoshua Cohen, est devenu son garde du corps.

 

Hassane Zerrouky

 

(1) Le Collectif national pour une paix juste entre Palestiniens et Israéliens a organisé hier un rassemblement de protestation devant l’hôtel-de-Ville.
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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 16:25
http://userserve-ak.last.fm/serve/252/275323.jpg

Ses chansons nous ont accompagnés dans nos luttes. Depuis des années, il y a toujours une chanson de Jean Ferrat pour dire notre colère, notre envie de nous battre. Ma France est encore et toujours une giffle au gouvernement de "l'identité nationale". Ma môme n'en finit pas de dire la fierté du monde ouvrier. Et puis il y a les poèmes d'Aragon, que beaucoup d'entre nous ont découvert par sa voix.
Merci, camarade.


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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 11:11


Le Front de Gauche lance sa campagne des élections régionales le 10 janvier à 14h au Palais des Congrès. Soyons nombreux !
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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 22:43

Nous saluons l'initiative prise par des camarades de la MJCF du Bas-Rhin : l'ouverture d'un blog, destiné à rendre accessibles aux internautes francophones des informations sur les activités des mouvements de jeunesse du monde entier appartenant, comme le MJCF, à la Fédération Mondiale de la Jeunesse Démocratique (FMJD).


Retrouvez les textes de ce blog sur
http://mjcf-internationaliste.over-blog.org/

Qui sommes-nous?

Chers lecteurs,

Notre blog publie des traductions d’articles de la Fédération Mondiale de la Jeunesse Démocratique (FMJD), dont est membre le Mouvement des Jeunes Communistes de France, et de ses organisations membres à travers le monde entier.

A travers ce blog, notre but est de promouvoir les valeurs de l’internationalisme, plus que jamais nécessaire pour lutter contre le capitalisme, l’impérialisme qu’il engendre, et l’anti-communiste. Les articles publiés ici seront l’occasion pour vous de vous tenir informés des activités et des luttes menées par la jeunesse à travers le monde.

Ce site est animé par des militants du MJCF. Il sera actualisé dans la mesure de nos moyens et nous vous prions d’excuser d’éventuelles erreurs de traduction.

 

Fraternellement et bonne lecture,

 

Olivier Le Roy et Alexis Coskun pour l’équipe de MJCF Internationaliste

 

Retrouvez aussi des textes en français émanant des partis communistes du monde entier sur :

http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 12:00

Ambroise Croizat (1901-1951) est député communiste de la Seine de 1936 à 1940. Il est transféré en Algérie sous Vichy après avoir séjourné en prison du fait de son appartenance au PCF. Après sa libération, il représente la CGT dans l'assemblée consultative d'Alger.

De retour à Paris, il est ministre du Travail en 1945-46 puis ministre de la Sécurité sociale en 1947.

Surnommé le « ministre des travailleurs », c'est à lui que l'on doit les grandes lois relatives à la Sécurité sociale et leur application.

Prise à l'initiative du Comité Croizat, du Groupe communiste et élus du parti de gauche, et de Catherine Vieu-Charier, adj à la

mémoire du Maire de Paris, l’inauguration le 2 décembre à 11h15 d'une place Ambroise Croizat à Paris,(à l'intersection de l'av. Paul Appel, rue G de Porto Riche, rue Monticelli - M° Porte d'Orléans)
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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 10:20

à la projection du film de Gilles Perret, « Walter, Retour en Résistance », lors d’une séance spéciale organisée par les Amis de l’Humanité.

Film majeur sur l’importance du programme du Conseil national de la Résistance, la projection aura lieu

le dimanche 22 novembre à 16 heures 45
à l’espace Saint-Michel (7, place Saint-Michel)

Un débat est prévu auquel participeront Fabrice Ferrari, producteur du film et Charles Silvestre, Secrétaire des Amis de l’Huma.

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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 13:30
Dans le cadre de la campagne anti-communiste qui entoure la commémoration de la chute du mur de Berlin en Europe, il nous a paru utile de revenir sur la réalité de la catastrophe sociale qu'à constitué le rétablissement du capitalisme à l'est.

62% des Hongrois jugent que l’ère Kadar (1957-1989) a constitué l’époque la plus heureuse de leur pays. Ils n’étaient que 53% dans le même sondage en 2001.


La filiale hongroise de l’institut de sondage allemand gfk-Hungaria a réalisé en mai 2008 un sondage sur la perception par la population du passé de leur pays. De façon encore plus marquée qu’en 2001, les sondés considèrent que la période antérieure au  changement de régime (1989) a été la « plus heureuse » de l’histoire. L’expression de cette nostalgie concerne plus particulièrement la période comprise entre 1956/8 et 1985/9, lorsque János Kádár était chef du gouvernement et premier dirigeant du parti socialiste ouvrier (PSOH) au pouvoir.


Dans le détail, l’enquête ne permet pas de visualiser les opinions exprimées en fonction de l’appartenance sociale. Toutefois, nous observons que la popularité de la période « kadarienne » diminue avec le niveau de diplôme (54% pour les diplômés de l’université et des grandes écoles, 58% chez les bacheliers, 62% chez les diplômés des lycées professionnels et 67% chez ceux qui ont arrêté leurs études avant le lycée) et avec la taille de la ville (maximum de popularité atteint dans les villes de 2 à 5000 habitants et minimum relatif à Budapest). Cette indication est suffisante pour tirer quelques enseignements sur le sentiment des classes populaires : alors que les cadres des grandes entreprises, diplômés des écoles de commerce et des universités de droit, se concentrent à Budapest, les petites villes de province abritent une population d’ouvriers et d’employés, mal payée et mal protégée, mais aussi de retraités et de chômeurs survivant dans une situation très difficile. Nous pouvons aussi supposer que les petits commerçants et artisans (dont les activités étaient restées privées du temps du socialisme) font partie des sondés favorables à ce qu’il est convenu d’appeler en Hongrie l’ « ancien régime ».


De façon assez logique, cette popularité croît avec l’âge des sondés : 80% chez les plus de 50 ans, 72% chez les 40-49 ans, 55% chez les 30-39 ans et seulement 24% chez les 15-29 ans qui n’ont pas ou à peine connu cette époque directement. Autre résultat intéressant de ce sondage : le « score exceptionnel » obtenu par les deux dernières décennies qui sont considérées par 60% des personnes interrogées  comme la plus malheureuse du XXe siècle (12 points de plus qu’en 2001), loin devant la période Kádár et l’avant-guerre (13% chacune) !

L'augmentation de la sympathie pour la période Kádár depuis 2001 n’a rien d'étonnant. Le « miracle hongrois », tant célébré par la Commission Européenne avant l’élargissement de mai 2004, a pris fin il y a plusieurs années. La prospérité économique relative qu’avait connu le pays dans les années 1990 reposait sur le flux ininterrompu des investissements occidentaux. Celui-ci contribuait au développement de certaines activités dans la capitale et dans quelques grandes villes, grâce à des délocalisations industrielles (automobile, pharmacie, informatique) et l’installation de sièges sociaux (IBM). L’essoufflement de cette dynamique est dû aux nouveaux horizons des délocalisations industrielles, encore plus lointains (Roumanie, Slovaquie, Turquie), mais aussi au rapatriement du profit par les premiers investisseurs. De plus, l’abondance passagère de capitaux étrangers a eu un prix : celui de la privatisation et de la liquidation rapide du secteur industriel socialisé et celui de l’alignement sur les législations les plus libérales en ce qui concerne la protection maximale du revenu du capital, la faiblesse de l’imposition des entreprises, la ruine des systèmes sociaux solidaires et le démantèlement du droit du travail.


Les conditions de vie du plus grand nombre, déjà sévèrement détériorées par le changement de système en 1989, se sont à nouveau dégradées après 2001. Le gouvernement « libéral-socialiste » a opté de manière brutale pour une politique de rigueur. Une série de mesures visant les dernières entreprises publiques (transports), les hôpitaux (fermetures de site, privatisations, forfait hospitalier), les universités (autonomie, réduction des crédits, envolée des droits d’inscriptions) et les administrations des ministères (vente du parc immobilier, réduction du personnel) a été très durement ressentie. Dans le même temps, les impôts sur la consommation (TVA à 25%, la plus forte d’Europe) et sur le revenu (peu ou pas de progressivité) sont maintenus à des taux élevés. Enfin, les Hongrois doivent subir chaque année une hausse d’environ 10% du prix du gaz, de l'électricité et des transports. Avec une croissance plus lente, les profits n’en continuent pas moins de remplir les poches de quelques capitaines d’industrie occidentaux et hongrois, dont le premier ministre « socialiste » lui-même. On estime que le revenu médian est toujours inférieur de 30% à celui de 1989, en prenant en compte la valeur des avantages matériels comme le logement et l’accès gratuit à de nombreux services. Une grande fraction de la jeunesse, notamment étudiante, ne songe qu’à une réussite individuelle et à partir en Occident.


Le regret de la période précédente où la vie était perçue comme meilleure et surtout plus sûre est observable dans la plupart des pays de l’est. En ex-RDA, on a inventé le concept « d’Ostalgie ». Un sentiment anticapitaliste et un attachement à la « solidarité nationale » sont très aussi répandus. 


Mais ce phénomène n’a pas de traduction politique. L’idéologie dominante s’efforce, efficacement pour l’instant, de couper cet état d’esprit et le regret des acquis de l’ancien système de toute référence au socialisme.


Le parti socialiste - héritier direct de l'ancien PSOH  pour la structure et les cadres – s’est radicalement détourné de son passé. Au pouvoir, il s’est appliqué, d’une manière brutale et voyante, à démanteler les acquis sociaux du régime précédent, se montrant adepte d’un « libéralisme » échevelé.


Le système politique a (judicieusement) laissé au parti conservateur (droite) le rôle de défendre les quelques meubles restants (santé, universités). Il capte une partie de la protestation sociale, avec un discours souvent nationaliste et tout en développant un discours anticommuniste outrancier.


Le Parti communiste ouvrier hongrois s’efforce de s’impliquer dans le développement du mouvement social. Depuis 2 ans, le PCOH a fini de se désolidariser complètement du PS. Il n’appelle plus à voter pour lui au 2e tour et le caractérise comme un parti capitaliste comme les autres, sans identifier l’ensemble de ses adhérents à sa direction. Mais son influence et sa visibilité restent modestes, hormis sans doute quelques localités. Le PCOH fait face à une intense répression allant jusqu’à la menace d’emprisonnement de tout son bureau politique.


Une campagne internationale de solidarité a été lancée (voir appel).

 

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