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DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

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Nous contacter :

Parti communiste français

42, rue Mouffetard

75005 Paris

Tél. : 01 43 37 44 19

section.pcf5@gmail.com

3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 21:57

À ses procureurs staliniens, elle dira: «J'étais, je suis et je resterai communiste, avec ou sans carte du Parti.»

london_lise_s.jpg

"Ouvrez grands les yeux, ne vous laissez pas enfermer dans les certitudes, n’hésitez pas à douter, battez-vous contre les injustices, Ne laissez pas la perversion salir les idéaux communistes. Soyez vous- mêmes", dira notre camarade Lise London à ceux qui l'interrogeaient encore sur son engagement communiste présent.

à lire

http://www.humanite.fr/politique/lise-london-est-morte-493602

http://www.humanite.fr/politique/lise-london-combattante-depuis-son-enfance-493604

http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2012/04/02/deces-de-la-resistante-lise-london_1679265_3382.html

 

 

4134GFDQHHL. SL500 AA300    A lire " La mégère de la rue Daguerre"

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 15:18

photoAMAR 1

« Nous voulons des changements

radicaux à la hauteur de la crise que

nous vivons. »

Amar Bellal,

notre candidat aux législatives de juin 2012

dans la 2è circonscription des 5e-6e-7e arrondissements.

issu d’une famille ouvrière de l’immigration

algérienne, Amar BELLAL, 36 ans, est ingénieur

de formation et ancien normalien. Il enseigne

aujourd’hui dans un lycée technique de Seine Saint

Denis en tant que professeur agrégé de Génie Civil.

Ses premiers engagements d’ étudiant le conduisent vers

l’aide humanitaire aux victimes de la guerre en Ex-

Yougoslavie ,puis vers des associations d’aide aux plus

démunis et d’aide aux devoirs pour les enfants .Il se

politise dans les années 2000;c’est ainsi qu’il participe

activement à la mobilisation contre la réforme FILLON

des retraites en 2003, puis contre toutes les réformes

rétrogrades qui se succèdent dans l’Education

Nationale. Cet engagement le conduit vers le Parti

Communiste Français en 2005, année de grande

mobilisation contre le Traité Constitutionnel Européen.

Depuis 2007, des prises de responsabilité progressives à

l’intérieur du PCF, l’amène à organiser et participer

aux principales grandes campagnes de luttes à PARIS :

Défense des travailleurs sans papiers, défense du Droit

au logement, de l’Education et de l’Hôpital Public, lutte

contre les Privatisations notamment de la Poste.

Candidat aux législatives en 2007, aux municipales en

2008 et pour le Front de Gauche aux régionales en 2010

à PARIS, il s’occupe aujourd’hui des questions

d’écologie et d’énergie au PCF et anime de nombreux

débats en France sur ces enjeux urgents et d’intérêt

général .


 

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 16:30

La lutte victorieuse des précaires de Normale Sup’, un cas d’école ?

De novembre 2010 à mai 2011, des salariés contractuels de l’École Normale Supérieure, dans le 5e arrondissement, ont engagé un mouvement de lutte pour obtenir leur titularisation, l’augmentation de leurs salaires et la requalification de leurs emplois, c’est-à-dire la reconnaissance de leur dignité de travailleur. Plusieurs mois de grève, la solidarité sans faille d’une partie des élèves, ainsi que le poids de soutiens venus de toute la France, ont eu raison de l’obstination, des intimidations et de la politique de répression de la direction de cet établissement.

La précarité est le lot de centaines de milliers de salariés du secteur public. Depuis plusieurs décennies, les services de l’État, bien loin d’être épargnés, subissent une politique systématique de dégradation des conditions de travail. Devançant les désirs du patronat, le gouvernement montre le (mauvais) exemple en étant à la pointe de la régression sociale. Renverser cette tendance n’a cependant rien d’impossible comme nous l’a montré cette lutte exemplaire à Normale Sup.

Poursuivre et approfondir la lutte contre la précarité dans les universités est notre objectif !

Quel est l’état des forces qui peuvent s’opposer à la politique de précarisation dans les établissements ? Quels sont nos moyens pour lutter efficacement ? Quelles sont nos perspectives à court et moyen terme ?

Soyons nombreux à venir en débattre avec :

 

  • Jean Quétier (élève normalien, secrétaire FERC Sup CGT de l'E.N.S. pendant la lutte)
  • Hamid Adouane (ancien gréviste, employé du restaurant, actuel secrétaire FERC Sup CGT)
  • Annick Kieffer et Isabelle Clair (membres du réseau PéCRESS – Pour l’étude des conditions de travail dans la recherche et l’enseignement supérieur – et co-auteures de l’ouvrage Recherche précarisée, recherche atomisée publié en avril 2011)

 

Stand « Quartier latin »

(5e/6e arrondissement)

Avenue Marcel Cachin

Samedi 17 septembre à 15h

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 23:37

 

Que retenir des élections cantonales qui viennent de se dérouler dans la moitié des cantons du territoire national (mais pas à Paris, donc pas dans notre arrondissement) ?

 

L’abstention a été considérable

 

Elle a touché plus de la moitié des inscrits, plus encore dans les quartiers populaires. Tout est fait du FN à l’UMP en passant par la plupart des medias pour convaincre les citoyens de se désintéresser des affaires qui concernent pourtant leur vie quotidienne. Ainsi les gros intérêts financiers qui gouvernent le pays seront plus tranquilles pour exploiter l’immense majorité des citoyens qui sont sous leur coupe. La violence et la continuité de l’offensive de la droite et du patronat contre les acquis sociaux des Français a pour effet de susciter la réaction « de toutes façons on n’y peut rien ». Quant au FN il distille l’idée « tous pourris » pour disqualifier l’idée même de participation de citoyens à la vie démocratique du pays.

 

         Le parti de Sarkozy a subi un revers majeur

 

L’UMP a perdu un bon nombre de conseillers généraux et ceci alors que les candidats de droite cherchaient à camoufler leurs liens avec ce parti. Au point que certains en concluent que Sarkozy pourrait ne pas au second tour en 2012 (voire ne pas être en capacité de se présenter). Cette conclusion pourrait réjouir, mais elle sert trop souvent à mettre en avant l’épouvantail du Front national afin de pousser à un vote supposé utile c’est-à-dire un vote en faveur d’un candidat socialiste, même si celui-ci est aussi à droite que Strauss-Kahn, président du FMI capitaliste. Le revers de Sarkozy aurait pu être beaucoup plus sévère si à gauche une perspective crédible d’alternative avait été rendue plus claire pour les électrices et électeurs.

 

La montée du Front National n’est pas un simple épouvantail

 

Elle est une triste réalité nourrie par la désespérance des électeurs, y compris et surtout dans les couches populaires, devant la brutalité de l’offensive anti-sociale de la droite au pouvoir et l’incapacité à gauche de mettre en échec cette offensive de façon décisive. Mais il suffit de lire le programme du FN pour voir qu’il est de bout en bout un programme ultra-libéral, véritable arme de guerre contre le monde du travail. En refusant d’appeler à battre dans tous les cas au second tour les candidats du Front national l’UMP a pris la lourde responsabilité de légitimer une force d’extrême-droite. Toute la campagne sur l’ « identité nationale » et toutes les démarches tendant à stigmatiser en bloc les musulmans comme les mauvais élèves de la République ambitionnaient de mordre sur l’électorat de Marine Le Pen en récupérant ses slogans. C’est l’arroseur arrosé : les électeurs du FN ont « préféré l’original à la copie » et trop d’électeurs de droite, déçus par ailleurs du sarkozysme, ont validé un positionnement politique raciste et xénophobe que leurs propres dirigeants légitimaient.

 

            Les désistements à gauche ont fonctionné

 

Les électeurs de gauche ont compris que la seule manière d’envoyer au pouvoir un signal fort de leur colère était de faire mordre la poussière au plus grand nombre possible de candidats de l’UMP ou assimilés. Les partis de gauche ont donc été porteurs de l’essentiel du mécontentement populaire, loin devant la protestation populiste de droite du Front national. La preuve arithmétique est faite à nouveau qu’il y a dans le pays une majorité pour écarter la droite du pouvoir et pour gouverner. Encore faut-il convaincre les Françaises et les Français qu’un tel changement aurait pour eux des conséquences favorables dans leur vie quotidienne, donc construire un programme populaire et partagé qui fasse bouger toute la gauche. Aussi longtemps que le PS et EELV donneront le spectacle des rivalités de personne cachant des hésitations à s’engager dans une voie réellement favorable aux aspirations du monde du travail (hésitations qui chez certains sont en réalité un ralliement à l’ultralibéralisme), la masse de la population ne sera qu’imparfaitement convaincu qu’une victoire électorale de la gauche, permettrait de changer les choses.

 

Le Front de gauche, le Parti Communiste, ont consolidé leur influence

 

Malgré le silence absolu des médias sur les positions du PCF, pourtant deuxième force de gauche dans le pays, pesant environ pour un tiers de ce que pèse le PS, les nombre des conseillers généraux communistes s’est accru. L’alliance durable construite avec le Parti de gauche et plusieurs autres formations résolument anti-libérales a bien fonctionné. Elle a permis de dessiner les premiers contours d’un rassemblement sans équivoque sur les orientations générales, même si ici ou là certaines questions restent en débat entre ces forces. Ce rassemblement, dont les communistes travailleront à élargir l’assise et approfondir le projet et les propositions, fait presque jeu égal avec le Front national en termes de poids électoral. Là où des candidats socialistes et surtout EELV avaient pris la responsabilité de se maintenir pour faire échec à des candidats communistes (qui étaient soutenus souvent non seulement par le Parti de gauche mais aussi par des organisations d’extrême-gauche), avec l’intention de damer le pion au PCF dans des départements populaires où son influence est grande comme en Val de Marne, les électeurs les ont désavoués. Le rassemblement à gauche paie ; la division décourage.

 

Les communistes feront tout pour rassembler largement la gauche, au-delà même du Front de gauche, sur un programme populaire et partagé, de contenu véritablement transformateur,  qui permette de battre la droite aux prochaines élections.

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 00:29

A l’occasion du 90e anniversaire du congrès de Tours,

 La section PCF du 5è arrondissement, l’ACCA (AGIR CONTRE LE COLONIALISME AUJOURD'HUI) et les AMIS DE L’HUMANITÉ

vous invitent à une projection de documents d’époque suivi d’un débat sur

Le PCF et la libération des peuples 

avec

HENRI ALLEG

(auteur de la Question et ancien directeur d’Alger républicain)

au cinéma La Clef

(34 Rue Daubenton, Métro Censier)

Jeudi 27 janvier à 19 h

 


Fin décembre 1920, les congressistes sortaient de la boucherie de 14/18 qu’avaient approuvée dans « l’Union sacrée » les principaux dirigeants socialistes jusqu’à rentrer au gouvernement. Aujourd’hui encore, la social-démocratie est à la tête du FMI et coordonne la casse sociale et les conditions d’exploitation dans le monde…

On se souvient de l’intervention d’Hô Chi Minh au congrès de Tours et de l’accueil enthousiaste qu’elle reçut. Cet engagement essentiel des communistes français s’est traduit en actes dès l’opposition à la guerre du Rif en 1923.

Aujourd’hui, la lutte continue ! Combattre le colonialisme, l’impérialisme, sous toutes leurs formes, d’où qu’ils viennent sont plus que jamais une priorité pour les communistes d’aujourd’hui.

Que font nos troupes dans le bourbier afghan ?

Que font nos troupes en Afrique ?

Quel a été le rôle de la France en Tunisie ?

Il y a deux ans, un certain Dominique Strauss-Kahn avait salué la politique de privatisation et de soumission totale au marché capitaliste mondialisé du pouvoir tunisien.

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 10:00

 

Il y a 90 ans, le 25 décembre 1920, s’ouvrait à Tours le Congrès qui allait donner naissance au Parti communiste français. 

 

Les congressistes sortaient de la boucherie de 14/18 qu’avaient approuvée dans « l’Union sacrée » les principaux dirigeants socialistes jusqu’à rentrer au gouvernement. Aujourd’hui encore, la social-démocratie est à la tête du FMI et coordonne la casse sociale et les conditions d’exploitation dans le monde…

 

Combattre le colonialisme, l’impérialisme, sous toutes leurs formes, d’où qu’ils viennent sont plus que jamais une priorité pour les communistes d’aujourd’hui. D’où qu’ils viennent, c'est-à-dire aussi de « nos » impérialistes qui se parent de plus en plus souvent aujourd’hui du couvert de l’Union européenne 


.


Aujourd’hui, la lutte continue !

 


Que font nos troupes dans le bourbier afghan ?Elles participent à une guerre d’occupation, qui tue, enfonce le pays politiquement et économiquement, qui n’a pour objet que la défense des intérêts impérialistes américains et européens. La caution française à la guerre US déconsidère encore davantage notre pays dans le monde et favorise les forces politiques rétrogrades qu’elle prétend combattre.

 

Que font nos troupes en Afrique ?Au Niger, elles mènent à leur guise des opérations de police telle que celle au cours de laquelle les deux jeunes sont morts. Fondamentalement, elles garantissent les intérêts des firmes françaises qui exploitent les ressources du pays. Les Nigériens sont assis sur les plus grandes réserves d’uranium du monde mais leur Etat s’enfonce dans le classement des pays les moins avancés et les juntes militaires se succèdent au pouvoir.

 


Au Tchad, les troupes françaises soutiennent à bouts de bras la dictature en place, avec le soutien du gouvernement américain. Etc.

 

Quel a été le rôle de la France en Tunisie ? La ministre des affaires étrangères Alliot-Marie a dépassé toutes les limites du cynisme, le 11 janvier dernier, en réponse à une question d’un député communiste à l’Assemblée nationale. Elle a « proposé » « que le savoir-faire de nos forces de sécurité, qui est reconnu dans le monde entier, permette de régler des situations sécuritaires de ce type » et « aux deux pays [Tunisie et Algérie] de permettre, dans le cadre de la coopération, d’agir dans ce sens, afin que le droit de manifester soit assuré de même que la sécurité ».

 

Il y a deux ans, un certain Dominique Strauss-Kahn avait salué la politique de privatisation et de soumission totale au marché capitaliste mondialisé du pouvoir tunisien.


A l’occasion du 90e anniversaire du congrès de Tours,

l’ACCA (AGIR CONTRE LE COLONIALISME AUJOURD'HUI) et les AMIS DE L’HUMANITÉ

vous invitent à une projection de documents d’époque suivi d’un débat sur

Le PCF et la libération des peuples 

avec

HENRI ALLEG

(auteur de la Question et ancien directeur d’Alger républicain)

au cinéma La Clef (34 Rue Daubenton, Métro Censier)

Jeudi 27 janvier à 19 h

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 13:40


C’est une pure invention : vendredi 7 janvier, le journal Le Monde a annoncé que la direction du PCF avait décidé que Jean-Luc Mélenchon serait le candidat du Front de Gauche aux élections présidentielles de 2012.
C’est un pur mensonge. Le Conseil national du PCF a lancé un appel à candidatures. Le débat est ouvert et n’aboutira qu’en juin. Ce sont les militants qui choisiront, et pas les journalistes du Monde.
Le Monde ment et de nombreux médias reprennent ensuite ses informations. Faut-il encore s’en étonner ? La presse capitaliste défend ses intérêts et fait tout pour faire croire depuis longtemps déjà qu’il n’y a plus de Parti communiste en France. C’est en tout cas une preuve de plus qu’il vaut mieux lire L’Humanité.

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 11:29
La section PCF du 5e arrondissement vient d'apprendre avec une grande tristesse le décès du physicien Georges Charpak, connu du grand public en 1992 alors qu'il recevait le prix nobel. Immigré de Pologne en Palestine puis en France avec ses parents dans l'entre-deux-guerres, il vit pendant plusieurs années en "situation irrégulière". Il entre au lycée Saint-Louis en 1939, date à laquelle commence son engagement communiste. Prévenu d'une prochaine rafle visant les Juifs à Paris, il fuit à Montpellier en 1943 : c'est là qu'il devient résistant puis est déporté jusqu'à la Libération au camp de Dachau.

Après la guerre commence sa carrière de physicien. La rencontre avec Frédéric Joliot-Curie, physicien communiste spécialiste du nucléraire comme lui, est décisive. Georges Charpak reste aussi une figure de notre arrondissement qu'il a habité plusieurs décennies durant. Sa fidélité envers les valeurs fondatrices du communisme, la solidarité et la justice, dont il a pu observer la mise en oeuvre dans les moments les plus durs, a toujours été sans failles.

 

Communistes du 5e, nous rendons hommage à un brillant physicien dont les recherches ont rendu des services considérables au pays et à un homme dont l'engagement politique sincère l'a amené à se dresser contre la barbarie nazie et vichysoise et qui a défendu toute sa vie les valeurs au fondement de la lutte qu'il a menée, celles que partagent tous les communistes.

 

Nous reproduisons dans la suite l'interview réalisé par un journaliste de l'Humanité en 1993, à la suite de la publication de son autobiographie :

http://humanite.fr/node/244033

A l'occasion de la publication de sa biographie (1), le prix Nobel de physique 1992 s'explique sur son parcours, ses engagements passés et présents et les grands enjeux de la science et de la recherche contemporaines.<br><br>

 

 



«MEMOIRE à deux voix», dites-vous à propos du livre que vous signez avec Dominique Saudinos. «Moi public» du parcours scientifique, «moi privé» de l'enfance, de l'intime. Pourquoi cette biographie?

Je pourrais dire que j'ai simplement cédé au bout de deux ans à l'amicale pression de Dominique Saudinos. Si j'ai accepté, c'est parce que, dans cette période où il est beaucoup question d'immigration, de droit d'asile, mon histoire peut aider à réfléchir ceux qui se posent le problème de l'intégration. Moi aussi, immigré clandestin, je suis devenu un petit Français. Parce que j'ai tout de suite aimé cette langue, adopté cette culture, cette école publique où on ne m'enquiquinait plus avec la religion obligatoire. On y défendait des valeurs de lutte pour la tolérance; je m'y suis identifié au combat de gens comme Zola dans l'affaire Dreyfus, à la République qui libérait les juifs et les Noirs. C'était ma France à moi.

 

C'est aussi cette France-là qui refusait l'antisémitisme, la collaboration, résistait à l'occupant nazi...

C'était celle des idéaux de solidarité et de fraternité qui animaient la Résistance, la lutte dans les camps. Je les ai rencontrés chez les communistes, mais ils auraient pu être ailleurs. Nous avions le projet de construire une société plus juste. Autant, ancien déporté, je refusais de perdre mon temps en commémorations inutiles, autant la révolution me paraissait compatible avec la recherche scientifique. Il y avait le danger de guerre, ou qu'on prétendait tel, la menace qui pesait sur l'URSS, «patrie du socialisme», il me semblait qu'il fallait rester impliqué. A partir du moment où j'ai perdu totalement confiance dans l'URSS qui n'était pas du tout la société idéale qu'on disait et où j'estimais que le PCF lui restait étroitement lié, j'ai quitté le Parti. Quant au besoin de justice, il existe toujours, même si la société paraît à court d'objectifs.

 

Parlons de cette recherche. Vous dites que l'invention est toujours solitaire. Mais peut-elle se concevoir sans travail d'équipe?

Je crois que les idées viennent à des hommes seuls, pas à des comités. Ceux-ci peuvent décider de donner de l'argent, encourager telle ou telle orientation. La découverte peut devoir des tas de choses à des tas de gens, mais l'idée c'est tout de même une naissance, un accouchement individuel, exactement comme un morceau de musique ne peut naître que d'un seul créateur. En physique, la partition ne suffit pas. Il y a besoin de réaliser, du talent et de l'inventivité d'autres collègues. C'est souvent à deux ou trois personnes qui se complémentent qu'on y parvient. Il faut des comités, mais une société qui ne serait fondée que sur la domination des comités se stériliserait.

 

Mais cette découverte suppose d'énormes moyens...

Certainement. Il ne peut y avoir de recherche talentueuse sans ces moyens. Et, à tout prendre, ils ne sont pas considérables. Prenons le CERN (Centre européen de recherche nucléaire), que j'ai fréquenté trente ans à Genève. Trois milliards de francs suisses dépensés en dix ans par 18 nations européennes afin d'éclaircir des problèmes fondamentaux sur la structure de la matière, sur l'origine de l'univers, n'est-ce pas dérisoire par rapport à la somme que ces 18 nations ont dépensée pour des tas de futilités comme, par exemple, l'arsenal militaire? Et les conséquences que peuvent avoir des découvertes inattendues peuvent être colossales. De plus, un instrument comme le CERN permet à des milliers de physiciens basés de par le monde dans des petites universités d'avoir accès à la recherche d'avant-garde. Il faut mesurer le coût de cette structure en la comparant au service qu'elle rend à la culture scientifique. Si on décidait que ces milliards sont du superflu, qu'on les élimine, ou qu'on ne réalise pas un projet comme le LHC (le futur accélérateur de particules), ce serait une immense perte.

 

Mais la manière dont sont utilisées les avancées technologiques dans le monde capitaliste est souvent tragique pour l'emploi...

Le progrès de la science, dans une certaine mesure, bouleverse la société et cette dernière n'est pas prête à en tenir compte. D'une part, parce qu'il y a moins de travail pour faire un produit et parce que des peuples qui ne l'étaient pas sont capables de faire ce que nous étions les seuls à pouvoir maîtriser. Il nous faut vivre avec ces changements. Il est possible que cela bouleverse complètement l'économie, je n'ai pas de réponse. Probablement faudra-t-il consentir des sacrifices, des partages sur le plan des biens disponibles.

 

Des centaines de milliers de jeunes en situation de rejet, d'échec scolaire et social, ce ne peut être le progrès?

Ce n'est effectivement pas admissible. Quand j'entends dire que la moitié des enfants redoublent dans une classe, c'est comme si on affirmait: la maison brûle, il n'y a pas d'eau et on baisse la tête. Je ne sais pas qui est responsable, les choix politiques, une certaine passivité des enseignants? Si tant d'élèves refusent les études, c'est peut-être qu'on ne leur apprend pas ce qu'il faut. Je suis convaincu que beaucoup d'enseignants ont des idées, qu'on peut innover, comme l'a fait à Chicago mon ami, le prix Nobel Lederman, en obtenant que les instituteurs se recyclent. Cela suppose d'y mettre les moyens matériels et humains. Pas seulement en instituteurs mais en structures d'accueil à côté de l'école ou avec la télévision qui, malheureusement, ne joue pas un rôle positif.

 

Où trouver ces moyens?

Je ne suis pas gourou. Mais on peut économiser beaucoup dans le domaine de l'armement, maintenant que l'URSS a disparu. Je suis partisan d'aider la Russie à se débarrasser de ses dépenses militaires qui sont un véritable gouffre et nous de réduire les nôtres. Je serais très satisfait si on les cantonnait à 1% du revenu national comme au Japon.

 

C'est cela que vous appelez vous engager au-delà des batailles de physiciens?

Je suis prêt à m'exprimer comme citoyen. Sur cette question comme sur d'autres importantes: la solidarité avec les plus humbles, la lutte contre l'intolérance, le chômage, qui sont des injustices devant lesquelles on ne peut pas baisser les bras. Entendons-nous sur cet engagement. Que, dans l'action, se retrouvent des gens de différentes opinions, par exemple des communistes, ne me dérange pas. Cela dit, militer dans une organisation avec des personnes qui ont toujours tendance, selon moi, à voir tout en noir ou tout en blanc, c'est une autre affaire. Je suis extrêmement sollicité pour manifester, signer pour telle ou telle cause et je le fais rarement, parce que je me méfie des corporatismes, des aveuglements d'organisation, des clivages traditionnels au-delà desquels je pense qu'il y a beaucoup à faire.

LUCIEN DEGOY

(1) «La Vie à fil tendu», par Georges Charpak et Dominique Saudinos. Editions Odile Jacob, 231 pages, 120 francs.

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 12:00

« Des perspectives lucides pour l’avenir, pour un socialisme du XXIème siècle qui ne répèterait pas les erreurs du passé. »

 

capitalismesocialismescommunisme.jpg Le livre que Léo Figuères vient de sortir est d’une rare densité. L’ancien dirigeant du PCF retrace de façon synthétique les expériences socialistes du 20ème siècle, URSS, pays de l’est, Chine, Yougoslavie, Cuba... Il les pose au pluriel, du moins entre parenthèses, dès le titre : « Capitalisme, socialisme(s), communisme ».

Il exprime la volonté de reprendre le fil d’une « appréciation critique et équilibrée de ces expériences », abandonnée à partir du début des années 90 par le PCF avec la perspective socialiste elle-même.

Son analyse a postériori s’avère très critique sur les phases de l’histoire de l’URSS, sur la ligne stalinienne, sur « l’analyse très superficielle du stalinisme qui a suivi » jusqu’aux « liquidateurs » comme Gorbatchev et Chevarnadze. Mais il refuse de considérer que rien ne doit être retenu et qu’il faille « écarter le terme même de socialisme ».

Il propose au PCF de reprendre la « cause laissée en friche » du « socialisme à la française », « autogestionnaire », de la « démocratie poussée jusqu’au bout ». La démocratie est le critère, la question omniprésente dans tout le livre. On pourra considérer qu’elle reste un sujet de recherche et de réflexion pour toutes les expériences évoquées comme pour le présent, après la lecture du livre.

Que l’on partage ou non toutes les analyses de Léo, son étude constitue une base remarquable et remarquablement accessible pour poser la question essentielle aux révolutionnaires de notre temps : celle de la rupture, de la perspective socialiste.

 

Editions du Temps des cerises, mai 2010, 10 euros, en vente militante dans plusieurs sections et fédérations du PCF.

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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 12:29

 

Dans ces temps chargés de menaces, cette commémoration s’impose plus que jamais.

 

Il faut encore et toujours rendre hommage au combat et au sacrifice de ceux qui ont libéré la capitale de la France.


 

La liberté, la paix, l’indépendance nationale ont animé le combat qu’ils ont payé de leur vie, un combat aussi courageux que responsable.

 

L’insurrection nationale des Forces françaises de l’intérieur, l’action des Forces françaises libres ont contribué à sortir notre pays de 4 ans de nuit nazie, de souffrances, de guerre.

Elles ont aussi joué un rôle décisif pour que notre peuple recouvre pleinement sa souveraineté, participant en tant que tel à la libération du pays, s’imposant vis-à-vis des alliées.

 

L’insurrection nationale a préservé les possibilités d’une France indépendante. Elle a été la victoire des masses populaires, armées ou non armées, contrastant avec l’attitude des « grandes féodalités économiques et financières », des capitalistes compromis dans la faillite nationale et la collaboration.

 

Aboutissement de la Résistance, l’insurrection libératrice est décisive dans les conquêtes sociales et démocratiques, sans précédent, des années d’après-guerre, avec l’application d’une partie du programme du Conseil national de la Résistance.

 

De façon incontestable, le Parti communiste fut l’élément décisif de cette bataille militaire et politique et de ses résultats. Dès juillet 1940, l’appel de Maurice Thorez et de Jacques Duclos affirmait « Jamais un grand peuple comme le nôtre ne sera un peuple d’esclaves ».

 

Les « féodalités financières » ont reculé mais n’ont jamais accepté les concessions de la Libération au peuple travailleur.


66 ans plus tard, de manière extrêmement préoccupante, la Sécurité sociale, les grands services publics, les acquis de la Libération sont remis en cause dans leur fondement.

Dans le même temps, la souveraineté nationale est de plus en plus confisquée au profit de structures capitalistes supranationales qui pilotent les politiques antipopulaires.

Dans le même temps encore, ceux qui sabotent ou laissent faire ce saccage, déploient un discours de haine et de xénophobie qui ne peut que rappeler, toutes proportions gardées pour l’instant, les discours des années 30 et 40.

 

L’Histoire nous enseigne que cette coïncidence n’est pas fortuite. Inlassablement faisons la connaître !

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