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DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 14:38


Quel est le but d’Israël dans cette offensive meurtrière commencée le 27 décembre ?
enterrer le processus de paix et la création d’un véritable État palestinien. Avec la complicité de Washington, Paris et Bruxelles.

Existe-t-il un pays de la planète qui peut se permettre un tel massacre avec le soutien même plus implicite des plus grandes puissances mondiales ? Qui peut croire un seul instant que les roquettes lancées par des organisations palestiniennes mettent en danger un État, Israël, dont l’armée est parmi les cinq plus puissantes du monde ? Le bilan est là : 6 morts côté israélien. Plus de 650 côté palestinien.

Si l’on assiste à un tel déchaînement de violence de la part de Tel-Aviv, c’est certainement parce que la victoire aux élections législatives (programmées pour le 10 février) sera déterminée par le caractère belliciste des candidats. Mais les élections n’expliquent pas tout. Pas plus que le prétexte des roquettes. Il y a un plan, une volonté politique : repousser à jamais la création d’un véritable État palestinien en approfondissant le fossé géographique et politique entre la bande de Gaza et la Cisjordanie, entre le Hamas et les composantes de l’OLP, à commencer par le Fatah. L’union européenne en ne respectant pas le vote des palestiniens qui ont élu démocratiquement le Hamas est en grande partie responsable de sa marginalisation et donc de sa radicalisation.

Selon l’Union Juive Française pour la Paix « Ce crime a été rendu possible par l’impunité totale accordée à Israël depuis bientôt 9 ans et le soutien actif dont il bénéficie au sein de l’Union Européenne. Il est le résultat direct du «rehaussement de la coopération avec l’UE» imposée par la présidence française contre le vote de report du Parlement Européen. »

En lien permanent avec les mouvements progressistes palestiniens, le Parti Communiste d’Israël appelle « les partis communistes et ouvriers et les mouvements sociaux à travers le monde à se mobiliser contre ces crimes de guerre israéliens et exige que la communauté internationale mette à exécution les sanctions contre Israël et fasse inculper Tzipi Livni, Ehud Barak et les autres dirigeants politiques et militaires israéliens pour ces crimes de guerre flagrants, perpétrés dans le cadre de la campagne électorale. »

Pour le Parti Communiste Français, la France doit exiger l’arrêt immédiat de l’offensive terrestre, le retrait des troupes israéliennes de Gaza et la cessation des bombardements. Il n’y a pas d’issue dans l’escalade militaire et dans la guerre. En effet, la cause profonde de ce conflit se situe dans le refus systématique d’Israël d’appliquer les résolutions de l’ ONU, avec la poursuite sans relâche de la colonisation y compris à Jérusalem, avec la construction du mur d’annexion. C’est cette politique qui a provoqué l’impasse politique et sécuritaire, la situation de tensions et de violence.






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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 19:18
Communiqué du Parti communiste d'Israël



Le Parti Communiste d’Israël et le Hadash (Front Démocratique pour la Paix et l’Egalité) condamnent les attaques meurtrières menées aujourd'hui par l’aviation israélienne dans la bande de Gaza qui ont coûté la vie à plus de 150 Palestiniens. Le PCI appelle les partis communistes et ouvriers et les mouvements sociaux à travers le monde à se mobiliser contre ces crimes de guerre israéliens et exige que la communauté internationale mette à exécution les sanctions contre Israël et fasse inculper Tzipi Livni, Ehud Barak et les autres dirigeants politiques et militaires israéliens pour ces crimes de guerre flagrants, perpétrés dans le cadre de la campagne électorale.


L’attaque militaire d’aujourd’hui a lieu après le siège ininterrompu de la bande de Gaza. Israël profite des derniers moments de l’administration Bush afin de mettre en œuvre sa politique impérialiste meurtrière mais inefficace consistant à utiliser la force pour provoquer un changement politique. Des manifestations contre l’attaque israélienne dans la bande de Gaza sont prévues dans les principales villes d'Israël, et des rassemblements auront lieu dès ce soir à Tel Aviv, Haifa et Nazareth. Hier (vendredi), des centaines de manifestants se sont rassemblés au centre de Tel Aviv pour protester contre l’opération militaire israélienne imminente, en réponse aux tirs de roquettes depuis Gaza. Le rassemblement avait été organisé par la Coalition contre le Siège de Gaza et le Hadash (Front Démocratique pour la Paix et l’Egalité – Parti Communiste d’Israël)

« Je suggère que nous allions dans une autre direction, » a déclaré Dov Khenin, représentant le Hadasch à la Knesset (parlement israélien) et dirigeant du Parti Communiste d’Israël. « Notre tragédie, c'est notre force. Frapper fort ne mettra pas un terme à cette situation. Ils répondront par des tirs de roquettes et nous serons éventuellement embarqués dans une guerre totale. Prendre une autre voie, cela veut dire appaiser, garantir un cessez-le-feu, et lever un siège qui ne sert qu’à unir la population autour du Hamas. »

« Un authentique processus de paix sera engagé vis-à-vis de l’Autorité Palestinienne menée par Abbas » a-t-il déclaré, « Ce qui est tragique ici, c’est que cela est possible. Il ne nous manque que la volonté. » « Il est essentiel d’assurer un échange de prisonniers qui inclurait Gilad Shalit.», a-t-il ajouté.

Lorsque qu’on lui a demandé pourquoi peu d’Israéliens s’opposaient à la guerre à Gaza, il répond : « Les gens ont perdu espoir. Il réalisent que ce qui se passe est mal, mais pensent désormais qu’il n’y a pas d’autre solution. Nous sommes cependant éterminés à ne pas être les victimes de cette histoire. » Une autre participante au rassemblement, l’ancienne députée Tamar Gozansky, a déclaré « il y a deux ans, nous manifestions au même endroit contre la seconde guerre du Liban. Nous étions stigmatisés et présentés comme des traîtres. Mais quelques mois plus tard, tous ceux qui se moquaient de nous sont venus pour manifester sous leurs propres couleurs place Rabin contre la politique d’Olmert. J’espère vraiment que nous n’aurons plus de nouvelle raison de dire ‘Nous vous l’avions dit’ ». Dans une autre déclaration, le député Khenin avait déclaré : « une guerre totale à Gaza est dangereuse et inutile et mettra en danger des milliers d’habitants de Gaza et de l’ouest du Negev ». « La guerre n’est pas la solution aux roquettes Kassam », avait-il poursuivi.

« Il n'y a pas d’autre choix : un accord sur une trêve véritable. Pas un simple cessez-le-feu, mais mettre un terme au blocus de Gaza et apaiser le souffrances extrêmes d'un million et de demi de personnes. »
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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 09:22
Union européenne: le déni de démocratie permanent.



Après les non français et hollandais au Traité constitutionnel européen, ce sont les Irlandais qui en juin ont voté contre le Traité de Lisbonne. On nous les a présentés comme refermés sur eux même voire égoïstes. Ils n’avaient pas compris l’Europe. 

En 2005, de la même manière on reprochait aux partisans du NON français et hollandais d’avoir fait campagne pour l’isolement, le retour en arrière et même contre la paix. Nous n’avions pas compris l’Europe…

4 ans plus tard, renonçant à nous expliquer l’Europe, les gouvernements français et hollandais ont fait ratifier le traité de Lisbonne, dans le mépris le plus total de la souveraineté populaire. L’an prochain les Irlandais devront voter de nouveau…il faut bien qu’ils finissent par voter oui…

Mais les peuples irlandais, hollandais et français n’ont pas si mal compris…Ils ont compris que l’Union Européenne est un déni de démocratie permanent au service d’une politique de casse des politiques sociales dans tous les pays. 

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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 09:17

Depuis la mort d’un adolescent tué par la police samedi, la Grèce est plongée dans une période de troubles inédite depuis la chute de la dictature des colonels en 1974.


Ces troubles ne sont pas seulement une réaction sporadique à un événement tragique…La jeunesse exprime un profond malaise : chômage, bas salaires et injustices économiques criantes, aggravés par une politique de privatisations.

Ce mouvement n’est pas simplement une émeute de casseurs. Le pays est paralysé par une grève générale sans précédent. Les lycéens, les travailleurs de nombreux secteurs sont dans la rue pour  sortir le gouvernement de droite.

Les communistes grecs du KKE, qui progressent électoralement, rappellent que « Les incendies aveugles ne constituent pas la réponse à l’autoritarisme étatique. La réponse, c’est la réaction immédiate et la lutte organisée du mouvement de masse ayant comme but de ne pas camoufler les vrais motifs de cet événement. »

En Grèce comme en France les communistes luttent pour le travail, l’éducation, la santé pour tous. Les travailleurs grecs montreront-ils qu’au sein de l’Union Européenne un mouvement de masse organisé peut empêcher les politiques conservatrices et amorcer la voie vers un vrai pouvoir populaire ?

Site du KKE en français
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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 11:02


Le résultat des élections américaines, rendu encore plus convaincant par le fort taux de participation, est plutôt une bonne nouvelle. Bonne nouvelle pour les Américains d’abord, pour les peuples du monde ensuite.
Depuis l’entrée du néo-libéralisme et des néo-conservateurs sur la scène de l’idéologie et de la politique, les républicains ont occupé la Maison Blanche pendant 20 ans (Reagan 81/89, Bush père 89/93, G.-W. Bush 01/09), seulement interrompu par les 8 années de la présidence Clinton. Toute cette période est placée sous le signe d’une politique de plus en plus antisociale, rétrograde, belliciste, y compris pendant les années Clinton.

En cette période de guerres contre les pays et forces appelés, par Reagan puis par la dynastie Bush, « empire du mal », « forces du mal », en Europe de l’est, au Proche et Moyen-Orient comme en Amérique latine, les USA connurent une militarisation constante, que les gouvernements successifs firent payer aux travailleurs américains, ainsi qu’ à leurs alliés.  Le succès de Barack Obama et son retentissement mondial ont des raisons !

Une autre donnée importante : malgré les groupes influencés par des sectes, des évolutions ont lieu dans la société américaine, le racisme notamment y est en retrait et Obama a pu éviter le piège du communautarisme. Son style, son intelligence, sa jeunesse, sa maîtrise des dossiers, notamment économiques – importants en cette période où la crise frappe durement les couches les plus pauvres de la population américaine –, les moyens financiers qu’il a rassemblés, ont fait le reste.

En revanche, on n’a guère parlé de son programme. On parle de changement, mais quel changement pour les victimes de la crise des subprimes, qui continue depuis un an et demi à jeter chaque jour hors de chez eux des milliers de personnes qui ne peuvent rembourser les emprunts évolutifs qu’ils ont contractés pour acheter leur logement ? 7 millions de foyers sont hors d’état de payer leurs dettes d’ici à 2010.  Quel changement pour les ouvriers licenciés dans l’industrie automobile, l’électronique ? Les Américains attendent désormais tout de l’Etat ? Obama répond que l’Etat ne peut pas tout, que l’école ne peut pas fonctionner si les parents laissent leurs enfants scotchés devant la télé. Il répond par des propositions sur l’assurance-santé, la réduction d’impôts pour 95% des Américains, la création de 5 millions d’emplois « verts » dans l’énergie, mais il n’est pas assuré d’un soutien ferme du Sénat. On dit que Colin Powell et d’autres élus républicains seraient susceptibles de servir de liant entre sénateurs démocrates et républicains. Barack Obama n’est pas encore en fonctions que déjà l’on parle de compromis avec cette droite dure, responsable de tous les maux dont souffrent les Etats-Unis. Et le monde.

Enfin, il y a la politique étrangère : retrait des troupes d’Irak, négociation avec l’Iran, mais maintien de la présence américaine en Afghanistan, Obama demandant à ses alliés (dont la France) de fournir un effort supplémentaire.

Aux USA comme ailleurs, le capitalisme est en crise , une  crise telle qu’il n’y a pas de solution tant qu’on s’en tient à des « changements ». Barak Obama profitera-t-il de son capital de confiance pour aller à une rupture avec la domination du capital financier ? 
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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 10:27
Les Equatoriens ont plus de chance que les Français : pour adopter une nouvelle constitution le président Correa les a appelés aux urnes !

Dimanche dernier, l’écrasante majorité des Equatoriens (67%) a approuvé par référendum la nouvelle constitution. Ce vote vient marquer le rejet de l’ancienne société archaïque et inégalitaire et de ses structures héritées de l’âge colonial. Ce petit pays d’Amérique latine nous montre peut être la voie à nous, européens.

La nouvelle constitution remplace le « libre marché » par une « économie sociale et solidaire » et se donne comme priorité le droit à l’éducation et à la santé pour tous, sans discrimination. C’est donc un véritable tournant que vient matérialiser cette constitution dans un pays qui a bafoué pendant des décennies le droit des minorités indigènes et afro-américaines sur son territoire.

Contre l’impérialisme guerrier

Alors que les dirigeants Nord américains et européens nous font croire à une guerre de civilisation planétaire, la constitution équatorienne affirme que les solutions pacifiques et la négociation sont les seuls choix possibles dans le règlement des conflits internationaux. L’Amérique latine se rebelle contre l’impérialisme de Washington et interdit dans sa constitution l’installation de bases militaires étrangères.

 Pour le droit des migrants.

A l’heure où l’Europe érige des murs autour de ses frontières, à l’heure où les migrants sont en passe d’y devenir des criminels, l’Equateur affirme qu’aucune sanction ne peut être retenu envers les sans papiers du fait de leur situation administrative et reconnaît le droit de vote aux étrangers après 5 ans de présence sur le territoire.

« Conduire le pays vers le socialisme du XXIe siècle. »

Tel est l’objectif de la nouvelle constitution. Il semble bien que le peuple équatorien nous montre la voie. Le défi est grand bien sûr dans un pays encore emprunt d’inégalités, où hommes et enfants sont exploités pour produire au plus bas coût les bananes de nos supermarchés, où les richesses restent concentrées entre les mains de quelques uns, les mêmes qui contrôlent la presse, l’industrie et la terre. Mais les choses bougent en Amérique Latine. Entre Cuba, l’Equateur, la Bolivie et le Venezuela se dessine un front uni capable de résister et d’inventer une autre mondialisation.

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20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 10:19


Après la mort de dix jeunes soldats français, N. Sarkozy organise le 22 septembre un débat à l’Assemblée nationale sur la présence française en Afghanistan, dans le but d’y envoyer toujours plus de soldats. Faisons-nous entendre !


Nous ne voulons pas de soldats français en Afghanistan.

Le bilan de la présence militaire en Afghanistan est dramatique : le pays s’enfonce dans la guerre, la corruption, la misère. L’usage de la force est un échec. Il est temps de mettre en œuvre une solution politique internationale, qui donne la priorité à l’aide d’urgence, à la reconstruction et aux droits du peuple afghan. Un retrait rapide des troupes de l’Otan s’impose.

Nous ne voulons pas d’une France au service de l’impérialisme américain.

Au-delà des victimes dont on peut craindre qu’elles seront plus nombreuses, la décision d’envoyer des renforts est le signe d’un alignement inacceptable sur la politique des Etats-Unis. La volonté de réintégrer le commandement militaire de l’Otan va dans le même sens. La France ne doit pas renoncer à faire prévaloir une politique indépendante. Elle risque d’entraîner toute l’Union européenne vers de nouveaux conflits. Bush parle de s’attaquer à l’Iran, et Sarkozy décide d’investir des milliards (ces milliards refusés aux salaires, à la santé, à l’éducation,…) dans la construction d’une base atomique à Abu Dabi, face à l’Iran ! C’est inacceptable.

Nous ne voulons pas de la guerre.

Il est quantité d’autres « points chauds », en Asie, en Europe, en Afrique, en Amérique latine, qui peuvent, à tout instant, devenir brûlants, s’élargir. Jamais  la formule de Jaurès : « Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage » n’a été aussi vraie. L’impérialisme américain, affaibli par la crise financière, menacé par la montée de puissances nouvelles, n’en est que plus agressif et plus dangereux. Face à ces menaces de guerre toujours plus fortes, mobilisons-nous pour dire non, et construire la paix. C’est là, pour tous les communistes, pour tous les anti-impérialistes, pour tous  les combattants de la paix, la tâche et le devoir essentiels d’aujourd’hui.

Pour exiger que le Président de la République renonce à l’envoi de renforts en Afghanistan et à la réintégration de la France dans le haut commandement militaire de l’Otan,

MANIFESTONS
SAMEDI 20 SEPTEMBRE A 14H
de la place de la République à la place Clichy.

Ni Afghanistan, ni Otan
Paix, Démocratie, Justice

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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 09:08
Virages à gauche en Amérique latine.
Espoir pour le reste du monde ?
Quelle solidarité internationale ?

Débat du stand "Paris Rive Gauche" à la Fête de l'Humanité.
Introduction de Marine Roussillon.



Voici les quelques mots qui ont introduit notre débat sur l'Amérique latine à la Fête de l'Humanité. Bientôt sur le blog, un compte-rendu plus complet... Et plus de photos du débat et du stand dans
notre album.

L’Amérique latine est un vaste continent, et un vaste sujet pour notre débat. C’est pourquoi dès l’intitulé, nous avons voulu privilégier une question : celle du sens des expériences latino-américaines pour le reste du monde. Pour en discuter, nous avons avec nous Michel Rogalski, directeur de la revue Recherches internationales, dont le dernier numéro est disponible ici et au Village du livre, Obey Ament, responsable de l’Amérique latine au PCF, et Fabien Cohen, secrétaire général de l’association France-Amérique Latine, association de solidarité avec le continent latino-américain dont vous pouvez visiter le stand à quelques mètres d’ici.

Avant de céder la parole à nos intervenants, je voudrais leur poser trois questions : Que se passe-t-il en Amérique latine ? Ces expériences nouvelles contribuent-elles à créer un nouveau rapport de forces international ? Et enfin que peuvent faire la gauche et le PCF pour et avec l’Amérique latine ?


Ma première question, que se passe-t-il en Amérique latine ?, peut sembler naïve. Il me semble pourtant nécessaire d’insister sur le caractère contrasté de la situation.

Peut-on parler aujourd’hui du continent latino-américain comme d’un ensemble cohérent ? Traiter dans un même mouvement l’Argentine de Kirchner, le Brésil de Lulla, le Chili de Michelle Bachelet, la Colombie d’Uribe et le Vénézuela d’Ugo Chavez ? Je laisserai tout à l’heure à Michel Rogalski le soin de revenir sur l’histoire qui a mené l’Amérique latine là où elle en est aujourd’hui.

Peut-on considérer le « virage à gauche » de l’Amérique latine, qui fait le titre de notre débat, comme acquis ? La situation en Bolivie, où les oligarchies locales soutenues par l'impérialisme américain ont entamé un bras de fer avec le président Morales, et dont Obey Ament nous parlera plus en détail, tend plutôt à montrer la fragilité de la situation, et la permanence des conflits et des tensions.

Enfin, peut-on considérer cette nouvelle donne politique en Amérique latine comme le début d’une tentative de s’émanciper du capitalisme ? Les nationalisations de ressources, le partage des terres, sont-ils les conséquences d’une aspiration au socialisme ou d’aspirations nationales visant à lutter contre l’impérialisme américain ? Plus précisément, comment les enjeux d’indépendance nationale et les enjeux économiques s’articulent-ils ? Faut-il conclure de la situation en Amérique latine que la lutte contre l’impérialisme est nécessairement une lutte contre le capitalisme ?


Ce point m’amène à ma deuxième question : le virage à gauche de l’Amérique latine participe-t-il d’un nouveau rapport de forces international ?

L’Amérique latine peut-elle être l’initiatrice ou la partenaire de coopérations nouvelles pour résister à l’impérialisme américain ? Je pense bien sûr à la Banque du Sud, mais aussi aux liens entre l’Amérique latine et la Chine ou la Russie. Peut-on voir émerger là un nouveau modèle de relations internationales, fondé sur le respect de la souveraineté nationale ? Ou s’agit-il au contraire de la montée d’impérialismes nouveaux, qui mèneraient le monde vers de nouveaux conflits ?


Cette dernière question n’a évidemment pas de réponse simple et claire, et pose le problème de notre action possible en direction de l’Amérique latine, pour promouvoir des relations de coopération entre les peuples, et lutter contre l’impérialisme et le capitalisme. C’est là ma troisième question : Que pouvons-nous faire avec et pour l’Amérique latine ?

Quelle sont aujourd’hui les position de la France et de l’Union Européenne face à l’Amérique latine ? Comment pouvons-nous l’infléchir, et quelles actions sont menées en ce sens ? Fabien Cohen nous parlera sans doute des sommets des chefs d’État Europe-Amérique latine, et du succès des sommets alternatifs auxquels il a participé.

Comment les expériences latino-américaines peuvent-elles nous aider, en France et en Europe, à mener le combat idéologique ? Si elles ne constituent évidemment pas des modèles exportables, peuvent-elles tout de même nous être utile dans l’affirmation de la crédibilité du projet communiste ?

Enfin, comment pouvons-nous mobiliser l’opinion publique française et européenne aux côtés de ceux qui luttent en Amérique latine ? Quelles solidarités pouvons-nous construire ? Michel Rogalski dira quelques mots de la façon dont la question de la solidarité avec l’Amérique latine divise la gauche, et Obey Ament nous parlera de la situation en Colombie, où la solidarité internationale peut seule aider à construire la paix.


Pour en finir avec cette avalanche de questions, je voudrais dire un mot de ce qui fait pour moi la nécessité de ce débat. Nous avons tous en tête l’actualité récente de la Bolivie, où l’impérialisme américain et l’oligarchie régionale se sont associés pour tenter de faire tomber le président Morales, ou au moins de le contraindre à mettre un terme à sa politique d’appropriation sociale des ressources naturelles. Pour ce faire, ils se sont attaqué à la souveraineté nationale en tentant d’obtenir un démantèlement de l’État bolivien. Or cette stratégie est aujourd’hui celle de l’impérialisme et du capital un peu partout dans le monde : le Kosovo, la Géorgie en sont des exemples. En Europe même, les projets d’Europe des régions ont pour but de casser les lieux de solidarité que sont les États Nations. Pour nous, parler de l’Amérique latine aujourd’hui, c’est donc parler du monde, et des possibilités de résister à une stratégie cohérente du capitalisme impérialiste.

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5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 08:38
Venez à la Fête de l’Humanité !
les 12-13-14 septembre 2008
Parc Départemental de la Courneuve RER B Le Bourget




Virages à gauche en Amérique latine
Espoir pour le reste du monde ?
Quelle solidarité internationale ?

Débat des sections des 5°, 6°, 7° et 15° arrondissements de Paris à la Fête de l'Humanité
Samedi 13 septembre 16h – 17h30

Depuis quelques années un vent de révolte souffle sur l’Amérique latine. En effet, de plus en plus de dirigeants politiques sud-américains dénoncent l’ordre imposé par les institutions financières internationales (FMI, Banque mondiale, Banque interaméricaine de développement) comme Kirchner en Argentine, Hugo Chavez au Venezuela ou Tabaré Vasquez en Uruguay. En Bolivie, mais aussi en Uruguay, les mouvements de gauche ont porté de fortes revendications en faveur des nationalisations des ressources naturelles, que ce soient les hydrocarbures, l’électricité ou l’eau.

Dans cette nouvelle conjoncture, une page importante de l’histoire de l’Amérique du sud est en train de s’écrire. Une étape où tous les espoirs sont permis. Non seulement des équipes marquées à gauche, et fortement enracinées dans des luttes populaires, s'emparent, majoritairement, du pouvoir, l'exercent, sont confirmées dans leur mandat, résistent au froncement de sourcils du grand voisin du nord, mais elles prétendent même s'en affranchir en s'organisant collectivement à travers des alliances régionales qu’elles entendent redynamiser. Diverse, cette nouvelle Amérique latine en effervescence inflige même un camouflet au président Bush en faisant échouer son projet d'un vaste ensemble continental, l’ALCA, sous direction américaine.

Succédant à des régimes dictatoriaux ou à des équipes déconsidérées ces nouvelles expériences ont la lourde tâche de consolider la démocratie, faire face aux inégalités criantes et au désarroi des classes moyennes dans un contexte de large ouverture économique, d’une très forte violence sociale et d’un grignotage des sociétés par les activités informelles. C’est bien une nouvelle Amérique latine qui émerge dans les années 2000, un continent qui veut réparer les dégâts du néolibéralisme et suivre un autre chemin. L’attente est immense.

Comment en est-on arrivé là ? Comment lire ces évolutions ? A l’aide de quelle grille de lecture ? Comment ce qui s’y passe interpelle nos propres débats en Europe ? Comment manifester notre solidarité internationale ?


Autour de Obey Ament, responsable de l’Amérique latine auprès du PCF;
Fabien Cohen, secrétaire général de « France Amérique latine » 
et Michel Rogalski, directeur de la revue Recherches internationales,
les arrondissements parisiens des 5°, 6°, 7° et 15° vous invitent à venir en débattre.
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4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 09:24


Un article de Edition de
il manifesto du dimanche 10 août 2008 , traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio.

Source:
Caïus Grachus
.

« La Georgie est aujourd’hui un phare de liberté pour cette région et pour le monde », disait le président Georges Bush lors de sa visite à Tbilissi en mai 2005. A quoi tient une telle reconnaissance de la part de la Maison Blanche ? Au fait que ce petit pays de 4 millions d’habitants est devenu un avant-poste de la pénétration étasunienne en Asie centrale ex-soviétique : zone d’immense importance à cause de ses réserves de pétrole et de sa position géostratégique entre la Russie, la Chine et l’Inde.

C’est le pétrole de la Caspienne qui alimente le « phare de liberté» de la Georgie. C’est là que passe l’oléoduc qui relie le port azéri de Baku, sur la mer caspienne, au port turc de Ceyhan, en Méditerranée : un « couloir énergétique » décidé en 1999 par l’administration Clinton et ouvert en 2005, qui contourne la Russie par le sud, sur une distance de 1800 kilomètres. Pour protéger l’oléoduc, réalisé par un consortium international dirigé par la société britannique BP, le Pentagone a entraîné des forces de sécurité géorgiennes de « riposte immédiate ».

Depuis 1997 en effet, le « phare de liberté » de la Georgie est aussi alimenté par Washington d’un flux croissant d’aides militaires. Avec le « Georgian Train and Equip Program », lancé en 2002, le Pentagone a transformé les forces armées géorgiennes en une armée à ses ordres. Pour mieux l’entraîner, un contingent de 2000 hommes des forces spéciales géorgiennes a été envoyé, pour combattre, en Irak, et un autre en Afghanistan. Selon des sources du Pentagone, citées par le New York Times (9 août), il y a actuellement en Géorgie plus de 2.000 citoyens étasuniens, dont environ 130 instructeurs militaires. C’est en Georgie qu’a commencé en juillet dernier l’opération « Immediate Response », une manœuvre militaire à laquelle participent des troupes étasuniennes, géorgiennes, ukrainiennes, azéries et arméniennes. Pour cette opération, dirigée par le Pentagone, sont arrivés en Georgie environ 1000 soldats étasuniens appartenant aux bataillons aéroportés Setaf, aux marines et à la Garde nationale de l’Etat de Géorgie (USA). Ces troupes ont été basées à Vaziani, à moins de 100 kilomètres de la frontière russe. On imagine ce qui arriverait si la Russie déployait ses troupes au Mexique, à la même distance de la frontière étasunienne.

Par ailleurs, le « phare de liberté » a été alimenté par la « révolution des roses » qui, planifiée et coordonnée par Washington, avait provoqué la chute du président Edouard Chevardnadze. Selon le Wall Street Journal (24 novembre 2003) l’opération avait été conduite par des fondations étasuniennes officiellement non gouvernementales, en réalité financées et dirigées par le gouvernement étasunien, qui « éduquèrent une classe de jeunes intellectuels capables de parler anglais, assoiffés de réformes pro-occidentales ».

Sur le plan militaire, économique et politique, la Géorgie est contrôlée par le gouvernement étasunien, ce qui signifie que l’attaque contre l’Ossétie du Sud a été programmée non pas à Tbilissi mais à Washington. Avec quels objectifs ? Mettre en difficulté la Russie, vue depuis Washington avec une hostilité croissante du fait, aussi, de son rapprochement avec la Chine. Renforcer la présence des USA en Asie Centrale. Créer en Europe un autre foyer de tension qui puisse justifier une expansion ultérieure de la présence militaire étasunienne, dont le bouclier anti-missiles est un élément clé, et l’élargissement de l’OTAN vers l’est (sous peu la Georgie devrait justement entrer dans l’Alliance qui est sous commandement US).

Ce que Washington craint, et essaie d’éviter, c’est une Europe qui, en réalisant son unité et en acquérant, ensuite, une force économique plus grande, puisse un jour se rendre indépendante de la politique étasunienne. D’où sa politique de diviser pour régner, qui est en train de conduire l’Europe à un climat de guerre froide. D’où aussi sa politique des deux poids deux mesures : tandis qu’elle revendique, reconnaît et défend l’indépendance du Kosovo, contre la souveraineté serbe, au détriment du respect des frontières internationales – qu’on imagine ce qui se serait passé si la Serbie avait attaqué Pristina en février juste après la proclamation unilatérale d’indépendance par le Kosovo- Washington refuse celle de l’ Ossétie du sud, en affirmant « le soutien de la communauté internationale à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Géorgie ».

TOMMASO DI FRANCESCO, MANLIO DINUCCI
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