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DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 08:29

 Débat contradictoire entre Patrick le Hyaric et Michel Barnier ,
têtes de listes Ile de France

Mercredi 6 mai
Forum du Blanc Mesnil, place de la Libération

Ce débat sera retransmis en direct sur internet :
www.pcf.fr & www.frontdegauche.eu

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 13:18
"Un jour viendra où les armes vous tomberont des mains, à vous aussi ! »
Victor Hugo,  21 août 1849 (Congrès de la paix).



L’histoire de l’Europe est jalonnée de guerres entre ses composantes, jusqu’au sommet de ces conflits, entre France et Allemagne de 1870 à 1945, dont les deux derniers ont engendré des guerres mondiales, qui ont repoussé les limites de l’horreur et créé des situations où les guerres restent une hypothèse et une tentation constantes, comme on l’a vu en « ex-Yougoslavie ».  L’histoire des puissances européennes est aussi celle de la colonisation, origine puis complice et bénéficiaire des guerres qu’elle a coûtées aux peuples des continents africain, asiatique et américains, et des séquelles, des conflits,  des massacres comme celui des années 80 au Biafra.

Tout ce qu’on vient d’esquisser rappelle tristement que l’Europe n’est pas un continent pacifique au milieu d’un monde de conflits.

Et maintenant ? L’Europe peut-elle devenir un espace de paix et de démilitarisation des relations entre nations, active en ce sens ?


Va-t-elle développer les coopérations et solidarités entre les populations qui la composent, avec les peuples à l’échelle du monde, être un lieu d’initiatives de paix, de solidarité et de promotion des droits fondamentaux ? Ou, au contraire, va-t-elle poursuivre dans la mise en concurrence des peuples et des systèmes sociaux, le  recul des droits sociaux, à l’éducation, à la santé, à la maîtrise du développement des populations les plus fragiles, aux droits des femmes, des enfants ? Que fera pour la paix une Europe qui laisserait en l’état la question des enfants-soldats?

Quelle attitude va-t-elle prendre face  à la politique israélienne ouvertement opposée désormais à la création d’un Etat palestinien , alors qu’elle n’a jamais fait respecter ses recommandations  et celles de l’ONU quant  à « la feuille de route » officiellement acceptée par les protagonistes pour la reconnaissance réciproque de deux Etats indépendants vivant côte à côte en sécurité ?

Quelles initiatives de paix alors que la France rejoint ceux de l’Union européenne qui participent à l’accentuation de l’effort militaire de l’OTAN en Afghanistan ?

Et que fera l’Union Européenne pour le désarmement, notamment le désarmement nucléaire quand des Etats sont prêts  à détruire la planète au nom de rivalités entre  voisins ?

Les positions, désormais officielles, qui acceptent le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN, le bouclier antimissiles des Etats-Unis, vont directement dans un sens opposé à la consolidation de la paix dans le monde. L’UE va-t-elle cautionner une militarisation accrue, des stratégies de tension et d’interventions peu soucieuses non seulement du droit international, mais de la sécurité des peuples, de la sécurité mondiale ?

Que deviendrait alors le principe de  la Politique Européenne de Sécurité et de Défense, son indépendance, son contrôle démocratique, sa liaison avec les juridictions internationales ?

Ce sont là des enjeux immédiats et futurs pour l’Union européenne dans une mondialisation de la paix, de la coopération, du développement  respectueux de la planète. Des enjeux au cœur des élections du 7 juin prochain.


POUR UNE EUROPE PACIFISTE , LE 7 JUIN,
AVEC LES COMMUNISTES , VOTEZ FRONT DE GAUCHE
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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 13:11
Une si silencieuse guerre


par Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité


 
Retour de Palestine, devenue véritable bantoustan.

Imaginez : des militaires haineux pénètrent chez vous par la force. Ils vous expulsent. Puis détruisent votre maison. Ils s’emparent de votre terre. Imaginez, chaque jour, votre ville, votre quartier réduit de plus en plus à la portion congrue par un État étranger qui annexe. Et installe dans ce qui hier était encore la maison de vos voisins, le quartier de vos amis, ses colons. Partout dans le pays, l’inique processus de colonisation s’accroît ainsi sans limite et dans l’illégalité la plus totale. Jusqu’à vous cerner, vous emprisonner dans ce qu’il faut bien appeler un bantoustan.

Imaginez : chaque matin, pour vous rendre à votre travail, chaque soir pour en revenir. Quand vos enfants vont à l’école, et quand ils en reviennent. Dans votre propre pays, une frontière à franchir. Le cliquetis glacial d’un tourniquet. Vos vêtements, vos affaires passées aux rayons X des détecteurs de métaux ou d’explosifs. Votre pays et pourtant, un laissez-passer à présenter. Et puis les insultes et les quolibets proférés par les jeunes soldats d’une armée d’occupation.

Imaginez que l’État qui occupe, qui annexe votre terre, construise de larges routes modernes à travers votre pays, au service exclusif des colons qui peuplent les villes construites pour eux, quand vous devez vous contenter de chemins goudronnés ou en terre, où le croisement du moindre véhicule est dangereux. Imaginez que dans votre pays, votre ville, votre jardin, au milieu de votre maison, l’État occupant construise un mur de séparation : séparation avec les habitants de cet autre État, mais aussi avec votre famille.

Imaginez : vous vous mariez avec une personne habitant Lyon, Marseille, Tulle ou Lorient. Mais comme vous résidez en Seine-Saint-Denis, on vous interdit de vivre avec votre amour et vos enfants. Non, je n’exagère pas ! Non, ce n’est pas un cauchemar. Car ceux dont je parle ici le vivent au quotidien. Nous l’avons hélas vérifié, avec effroi, à nouveau la semaine dernière, avec une délégation d’une centaine d’élus et d’acteurs sociaux, citoyens et culturels d’opinion diverses.

Où ? En Palestine. Oui. Par-delà nos opinions religieuses, politiques et philosophiques, discutons raisonnablement, sans haine, et constatons ce fait : une autre guerre, silencieuse est menée contre le peuple palestinien. Une guerre qui consiste à coloniser, à annexer des terres, à mener à Jérusalem ce qu’on ne peut qualifier que d’épuration ethnique. Jérusalem, cette si belle ville, historique, culturelle, carrefour des religions, à l’intérieur de laquelle sont détruites les maisons des Palestiniens selon une géographie minutieuse qui consiste à couper Jérusalem-Est en deux, à bien scinder la ville grâce à la construction désormais bien avancée d’un tramway. Et à installer et développer à la périphérie des colonies équivalentes à une ville moyenne de France qui enserrent Jérusalem, défigurée par ce mur hideux qui la traverse de part en part désormais.

Tout cela se fait chaque jour dans un silence aussi assourdissant qu’inquiétant, pour que le peuple palestinien n’existe plus. Tout est fait pour liquider l’idée même d’un État national palestinien. Pourtant toutes les règles internationales interdisent de toucher à Jérusalem. Le gouvernement israélien n’en tient aucun compte et personne n’y trouve rien à redire. Révoltant !

Quelle conscience humaine, quelle humanité peut continuer à accepter cela ? Ne nous y trompons pas ! Vivre ensemble, dans le même monde, faire humanité ensemble, implique de relancer le processus de paix et de faire cesser cette colonisation, cette annexion, cette militarisation de l’espace palestinien, cette politique qui ne peut porter d’autre nom que celui d’apartheid.

Le monde entier, ses dirigeants doivent bien comprendre que laisser les mains libres au gouvernement israélien ne fait que renforcer les extrémismes, et donc la guerre. Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se saisir d’urgence du scandale de l’occupation et de la destruction des maisons et du mur de séparation, comme de l’enjeu de la souveraineté alimentaire et de l’accès à l’eau des Palestiniens.

On ne peut laisser seul le peuple palestinien grillagé, emmuré, colonisé, occupé, contrôlé par des miradors, à la merci des meutes de militaires et de policiers israéliens. On ne peut le laisser ainsi humilié, étouffé, réduit au silence, sans réagir ! C’est de la mobilisation internationale aux États-Unis, en Europe et ailleurs, de tous les peuples, de tous les humanistes que dépend maintenant la solution. L’Union européenne dispose d’un moyen de pression : suspendre immédiatement l’accord d’association avec l’État d’Israël tant que ses dirigeants ne reviennent pas à la table des négociations.

Quelles que soient nos opinions, nos préférences philosophiques on doit, tous ensemble, réclamer la simple application des résolutions de l’ONU. C’est la voie de la justice, de la sécurité, du droit, de la paix pour tout le monde. Le gouvernement israélien doit répondre de ses crimes à Gaza, cesser le blocus, la colonisation, ces affreux check-points et la destruction des maisons. Il doit abattre le mur, appliquer la résolution des Nations unies pour le droit au retour des réfugiés et restituer les biens volés aux familles palestiniennes. Il doit libérer les 11 000 prisonniers politiques palestiniens, à commencer par Marwan Barghouti. Et le président de la République française doit agir avec fermeté pour sortir le jeune Franco-Palestinien, Salah Hamouri, des geôles israéliennes où il croupit depuis 1 500 jours. Une solution juste et durable pour le peuple palestinien et israélien, c’est le retour aux frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale, comme l’exige le droit international. Il y a urgence ! Il faut que le monde se bouge ! L’impunité ça suffit ! C’est le cri que nous ont lancé les populations palestiniennes, ses élus, les partis politiques, les responsables des camps de réfugiés. Nous le relayerons jusqu’à ce que justice soit enfin faite ! Rien n’est jamais irréversible. Les peuples unis ont toujours fait gagner la démocratie, la liberté, la paix, la souveraineté des peuples contre la barbarie.
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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 12:47

Dans la perspective de notre engagement dans la campagne des européennes, nous annonçons l’ouverture d’un nouveau site qui reprend les positions et analyses fondamentales des communistes concernant leur critique de la « construction » européenne.

NATURE ET FONCTIONNNEMENT D'UNE MACHINE À BROYER LES PEUPLES

Contrairement à la vieille rengaine, l'Europe ne fut jamais celle des peuples et ne tenta jamais de l'être. Elle répond à un besoin précis du patronat européen et mondial, réformer le cadre des structures de décisions politiques pour être mieux à même d'imposer la régression généralisée, la contre-révolution permanente.


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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 17:40
Éditorial de la revue Recherches internationales (n° 83, juillet-septembre 2008)
par Michel Rogalski


Cette crise que bien peu ont vu venir, notamment parmi ceux qui avaient prophétisé un peu hasardeusement la « fin de l’Histoire », alimente en boucle conversations, analyses ou prophéties. Bien installée, elle est là, et l’on se doit de l’expliquer, de la décrire, d’en prévoir la durée et les contours. Très vite, elle a réorienté tous les discours et est devenue la référence autour de laquelle les positionnements idéologiques se réorganisent. Il y a dans la vie politique des faits marquants qui structurent la suite du cours des événements. Bref, il y aura l’avant et l’après. Et entre les deux, là où nous en sommes, le débat intense nourrit déjà les lignes de forces. C’est à une véritable rétrolecture des dernières décennies que nous sommes conviés. Chacun cherchant son fil d’Ariane explicatif.

D’abord, l’ampleur et la caractérisation de la crise. Crise financière, morale, alimentaire, énergétique, environnementale ? Crise de régulation, systémique, générale, finale, idéologique, civilisationnelle ? Tout à la fois pour certains qui doivent considérer que plus nombreux sont les adjectifs, plus c’est grave. Vrai tout de même si l’on veut signifier que la crise, du moins dans ses effets multiples, affecte la plupart des aspects de la vie sociale. Mais de faible portée explicative si l’on veut rendre compte des mécanismes essentiels en oeuvre car chacun des aspects évoqués relève d’une temporalité ou d’une causalité différente. Le ressort essentiel est d’ordre économique et le déclencheur se situe dans la sphère financière, sans que pour autant il convienne de dissocier l’un de l’autre.

À l’origine immédiate, la crise immobilière aux États-Unis

Depuis plus d’un an déjà, la chute des prix immobiliers, les insolvabilités personnelles, les saisies et les expulsions touchant des familles modestes avaient constitué un signal d’alarme. Un mécanisme pervers – celui des subprimes - venait d’éclater. Il s’agit de crédits faits à des gens insolvables ou fragiles financièrement, sans apport consistant en capital propre, à travers des manoeuvres fallacieuses (taux de crédit faible donc attractif mais révisable). Il y a subprimes lorsque l’endettement dépasse 85 % de la valeur du bien acheté et que le remboursement dépasse les 40 % du revenu. On convainc le client en pronostiquant la poursuite de la hausse de l’immobilier et en lui faisant miroiter ainsi l’aubaine d’un effet de levier. La crise des subprimes arrive lorsque les gens ne peuvent plus rembourser et que la valeur du bien a chuté au lieu d’augmenter. Il devient alors même plus judicieux de se déclarer en faillite et d’arrêter de payer une maison ou un appartement dont la valeur devient inférieure à ce qu’il reste à rembourser. Dans ce système – très répandu également en Grande-Bretagne et en Espagne - on emprunte non plus en fonction de ses capacités à rembourser mais en fonction de la valeur du bien que le prêt permet d’acquérir. L’emprunteur est ruiné, le créancier n’a plus de garantie et son titre n’a plus de valeur.

Tout s’enchaîne alors très vite car l’organisme de crédit qui a placé son prêt douteux le revend à une banque qui n’en a pas contrôlé les conditions d’octroi et qui à son tour va en faire un titre mélangé parmi d’autres et le proposer à d’autres banques pour gager un financement. On entre dans une manoeuvre frauduleuse et les créances douteuses indécelables vont se propager dans l’ensemble du système bancaire qui utilise ces titres pour se refinancer à court terme. Aux premières défaillances des endettés (crise des subprimes) succède une crise de méfiance des banques entre elles qui ne veulent plus s’échanger leurs titres. Le crédit se raréfie. La valeur des actifs des banques devient incertaine et les premières faillites bancaires surgissent. L’anticipation de ces faillites, de la chute du crédit et de l’activité économique va provoquer l’effondrement boursier. Les titres « pourris » s’étant propagés à l’échelle de la planète, il en va de même des chutes boursières. En un an, les principales places dévissent de 35 à 70 % et des milliards de dollars de « richesses » s’envolent en fumée touchant du petit porteur aux assurances et fonds de pensions. L’ébranlement du système financier est tel que des affaires frauduleuses se révèlent (Fonds Madoff) aggravant la crise de confiance.

Sur ce déroulé immédiat et événementiel de la crise l’accord est largement partagé. Mais évidemment l’essentiel n’est pas là. L’affaire remonte si l’on peut dire à loin.

À l’origine lointaine, l’endettement de gens qu’on a appauvris

Car ce qui est en cause, c’est l’économie d’endettement mis en place depuis 25 ans à l’échelle du monde et qui favorise ceux qui ont un excédent d’épargne et pénalise ceux qui n’en ont pas. C’est également vrai de la dette publique. Avant d’être un transfert intergénérationnel c’est une ponction réalisée dans l’instant présent par les riches sur le dos des pauvres et qui participe donc à l’aggravation des inégalités. Bref, on a forcé les pauvres à s’endetter alors qu’on savait bien qu’ils ne pourraient pas rembourser. C’est la faillite d’un mode de croissance et d’un mode d’accumulation : endetter les gens après les avoir appauvris.

Ce modèle de développement s’est répandu dans le monde occidental depuis la période Reagan/Thatcher. C’est celui de la déflation salariale. Partout le partage de la valeur ajoutée entre profit et salaires s’est fait au détriment des seconds alors même que la proportion des salariés était croissante. Cet appauvrissement des familles s’est doublé de leur endettement nécessaire au maintien du système. L’extrême diffusion des cartes de crédit aux États-Unis a encore accentué le phénomène.

Cette déflation salariale reflète la lente dégradation d’un rapport de force entre capital et travail qui mine l’ensemble des pays de l’OCDE. Elle accompagne la phase qui s’est ouverte au début des années 80 où l’on vit se mettre en place tout à la fois au Nord les politiques d’austérité et au Sud les plans d’ajustement structurel. Deux visages d’une même démarche qui aida fortement à la prise de conscience de solidarités à l’échelle du monde. Car au Nord, la victime des politiques d’austérité remettant en cause les acquis constitués comprend spontanément le sens des luttes de ceux qui, au Sud, combattent les politiques d’ajustement structurel imposées par le FMI. Il s’agit de luttes dont la convergence est d’emblée perçue et dont la disparité dans la situation des acteurs ne fait pas obstacle à leur mise en relation.

Mais tout ceci ne fut rendu possible que grâce à la poussée d’une vague de mondialisation qui bouscula tout sur son passage. La déflation salariale s’obtint par la mise en concurrence des travailleurs à l’échelle du monde en rapprochant capital et bas salaires que ce soit à coups de délocalisations ou par l’organisation de flux migratoires. Ainsi fut mis fin à un compromis implicite qui régnait sur un territoire donné entre travail et capital et qui faisait en sorte que la grosse firme puisse écouler la marchandise produite auprès de consommateurs disposant d’un pouvoir d’achat suffisant. Dès lors que l’horizon devenait planétaire, la firme multinationale pouvait s’émanciper du contexte social car seul comptait son chiffre d’affaires. Et s’il pouvait être réalisé à l’export, alors qu’importait la fermeture des bassins d’emplois et la montée du chômage. Le chiffre d’affaires devenant mondial on pouvait dégrader l’emploi, casser des secteurs d’activités, démanteler des territoires. Il s’agit de penser mondial en s’émancipant des réalités nationales. Ce libre-échange entre régions de niveau inégal n’organise pas une vraie concurrence entre entreprises qui doit se jouer sur la meilleure efficience technique, mais entre des régions et des pays, c’est-à-dire entre des environnements sociaux, fiscaux ou environnementaux. On théorisa ainsi qu’une rationalité mondiale qui accompagnait le phénomène ne pouvait être que d’essence supérieure à toute logique nationale. L’autonomie accordée aux banques centrales permettra à celles-ci de ne se préoccuper que des signaux des marchés – de préférence internationaux – et de s’émanciper de toute réalité nationale.

Cette origine lointaine de la crise cristallise des désaccords car elle revient sur la lecture de 25 années de trajectoire et porte en elle une radicalité dans les mesures à mettre en oeuvre qui ne peut être partagée par tous. On comprend pourquoi le refrain que la droite n’hésite pas à entonner sur les excès du capitalisme de la finance, les mauvais entrepreneurs, les fraudeurs, et son appel à refonder un nouveau capitalisme, débarrassé de ces scories, et assis sur une nouvelle éthique sont autant de contre-feux lui évitant de soulever les questions bien plus fâcheuses de la déflation salariale et d’une libre concurrence sans aucun frein. C’est autour de ces questions nodales que se jouera le débat sur une véritable issue à la crise.
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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 17:27


La dernière –nous le souhaitons- sortie du président du Conseil italien, après le séisme des Abruzzes qui a causé plus de 280 morts et mis à la rue 25000 personnes, qui a détruit la ville d’Onna et endommagé celle de L’Aquila, est digne de la vulgarité de son auteur : « il faut prendre ça comme un camping de fin de semaine », déclare Berlusconi. Après avoir expliqué le viol par le fait qu’il y a tant de belles filles en Italie et avoir déclaré que le Président des Etats Unis est « bronzé », il faut s’interroger sur l’atmosphère délétère qui permet à un « humour » aussi méprisant envers les victimes, et la différence –de sexe, de couleur de peau-, de s’exprimer aussi ouvertement.
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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 17:17



Non à la Guerre - Non à l'Otan
Oui à la paix, à la liberté et à la démocratie !


Après le Sommet de l'Otan à Strasbourg et le contre Sommet qu'elles ont contribué à préparer, les organisations du collectif national Otan-Afghanistan veulent rendre hommage aux habitants de Strasbourg et au collectif strasbourgeois qui nous a accueilli, ainsi qu'aux milliers de participants venus parfois de très loin pour manifester pacifiquement leur rejet de l'Otan et de ses politiques de guerre.

Suites aux multiples incidents qui ont émaillé ces rencontres, les organisations protestent contre la volonté clairement manifestée des autorités et du Président de la République, Nicolas Sarkozy, d'empêcher par tous les moyens la libre expression des citoyens en faveur de la paix, du désarmement et de la réduction des dépenses militaires et contre la politique militariste des grandes puissances qui dirigent l’OTAN.

Tout a été mis en oeuvre pour saboter notre manifestation. « Je ne verrais pas de manifestants à Strasbourg » avait souhaité Nicolas Sarkozy et la répression s'est abattue! Cependant, malgré l'impossibilité pour des dizaines de cars d'accéder à Strasbourg, malgré les milliers d'Allemands et de délégations du Nord de l'Europe retenus de l'autre coté de la frontière, malgré l'arrêt total des transports en commun et les multiples « check points » musclés, ce sont plus de 30 000 personnes qui ont convergé vers Strasbourg le 4 avril !

Les violences et les exactions dont on été victimes des milliers d'opposants à l'Otan pacifiques constituent un inadmissible record. Les tirs de grenades lacrymogènes et assourdissantes sans sommation, le refus de venir en aide aux blessés, l'acharnement dont ont été victimes des personnes âgées, des personnes handicapées, des enfants ou des femmes enceintes, les multiples mises en danger de la vie d'autrui, ne sauraient rester inexpliquées ou impunies. L’Etat et sa police ont bafoué leur propre loi. La constitution de fichiers illégaux lors des innombrables contrôles d'identité, les femmes et les jeunes filles fouillées au corps par des CRS-hommes, les douilles de gaz CS interdit retrouvées sur le sol du rassemblement, le harcèlement des hélicoptères sur le Village et sur les manifestants, les brutalités et les vols commis par les forces de l'ordre contre des biens personnels : drapeaux mais aussi appareils photo, caméras, insignes, livres, affiches, vêtements et même les dossiers de la Conférence internationale.

Nous réclamons justice et soutenons les plaintes et demandes d'enquêtes déjà formulées ou à venir : commission d'enquête parlementaire, dépôts de plaintes individuelles et collective, commission d'enquête indépendante …

Nous condamnons sans appel les violences perpétrées contre les personnes ou les biens, les agissements irresponsables et refusons absolument les amalgames. En focalisant l'attention des médias et du grand public exclusivement sur ces violences, les autorités ont réussi ce qui était probablement leur objectif: faire le silence presque total sur les motivations des manifestants et le contenu de notre mobilisation.

Pourtant, le Village autogéré a été un lieu paisible et propre où des milliers de jeunes de toute l'Europe ont convergé pour échanger et vivre de beaux moments de débat, de culture et de rencontres auxquels des jeunes des quartiers populaires ont aussi participé. Pourtant la Conférence internationale* a été un extraordinaire succès avec plus de 800 participants de 25 pays, malgré sa relégation dans un gymnase loin du centre ville et l'absence de transports en commun.

L'usage délibéré de la violence contre les manifestants et les citoyens est à l'image de l'Otan: une alliance arrogante et guerrière méprisant le droit des peuples au seul profit des puissances occidentales. Ce Sommet a entériné l'envoi de renforts en Afghanistan, la participation physique et financière accrue des pays de l'Union Européenne à l'Otan et la poursuite du bouclier antimissile qui relance la course aux armements en Europe.

L'Otan vient également d'élire un faucon à sa tête, M Rasmussen, partisan de la guerre en Irak... Nous le disons avec force : cette offensive militariste, à l’heure de la crise globale, est lourde de dangers. Il n'y a pas de « réponses » militaires aux problèmes du monde . Le militarisme, la répression, ne viendront jamais à bout de l'aspiration à la liberté à la démocratie et à la paix.

Notre détermination est plus forte que jamais: nous avons mis pour longtemps l'Otan sous haute surveillance.

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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 17:10


Les médias s'en délectaient d'avance…la manifestation en marge du sommet de l'OTAN allait être un carnage.
D'un côté 11000 membres des forces de l’ordre ; de l'autre ces mystérieux « black blocks », quelques centaines de militants anarchistes violents, agités comme un épouvantail par les médias et le gouvernement. Beaucoup de monde a été dissuadé par la peur de se rendre à Strasbourg pour exprimer son opinion. Pour finir le travail les CRS empêchaient tout simplement les manifestants pacifistes de se rendre à la manif le matin.

11h. Deux heures avant la manifestation, les forces de l’ordre laissent les groupes anarchistes libres de brûler l’ancienne douane et un hôtel, étonnante stratégie pour assurer la sécurité…

13h Les CRS repoussent les manifestants à coupe de lacrymogène vers une petite souricière dans laquelle se trouvent d’autres CRS qui imposent un barrage filtrant au milieu des manifestants pacifistes. La stratégie des anarchistes – très organisés – consiste à se mêler à la foule pour éviter les interpellations. Entre les CRS et les groupes violents, les manifestants sentent monter la tension au moment où les policiers lancent une étonnante charge avec des véhicules motorisés dans la foule… C’est l'étincelle, anarchistes et policiers se répondent à coup de pierres (les vidéos qui circulent sur internet témoignent de la lourde responsabilité des forces de l’ordre), les manifestants sont pris au piège.

La manifestation dégénère, le reste du parcours est bloqué. Devant le gâchis le PCF fait le choix de se retirer du cortège. Marie George Buffet a condamné les actions violentes. Les députés communistes demandent la mise en place d'une commission d'enquête pour que toute la lumière soit faite sur ces événements.

L’attitude des forces de l’ordre témoigne d’une stratégie claire : comme à Saint Lô, comme à l’usine Renault, comme à la Nation le 19 mars… tout est organisé pour dissimuler les mouvements de masse, pour que les projecteurs se braquent alternativement sur les show du président Sarkozy et sur les actes de groupuscules violents laissant dans l’ombre l’immense majorité des militants qui luttent pour la paix, pour l’emploi et pour la liberté.

Rappelons malgré tout que la manifestation a réuni autour de la tribune des pacifistes plusieurs dizaines de milliers de personnes, de nombreuses organisations, des intervenants du monde entier.

Rappelons l’essentiel : l’OTAN est une organisation belliqueuse complètement illégitime, bras armé du capitalisme nord américain partout dans le monde.

Rappelons que la France est en guerre à ses côtés en Afghanistan.

Rappelons enfin que les communistes, comme tous les autres manifestants pacifistes de Strasbourg militent pour la dissolution de l’OTAN et le retrait des troupes de l’Afghanistan.



FAISONS DU 7 JUIN UNE ETAPE DANS LE COMBAT POUR LA PAIX ET POUR LA JUSTICE

Lorsqu’Israël a attaqué Gaza, les députés communistes et du groupe GUE ont su faire du Parlement européen une tribune pour mettre au jour les crimes de guerre dont les Palestiniens ont été les victimes. Les élus communistes sont des points d’appui précieux pour tous ceux qui luttent pour la paix et la justice au Proche Orient et dans le monde entier. Ils ne cessent de se battre pour que les pays d’Europe ne soient pas des acteurs de l’impérialisme et de la concurrence, mais mènent au contraire une politique étrangère indépendante, en faveur de la paix, de la coopération, et de la solidarité.

Le 7 juin, en votant pour le Front de Gauche, faisons avancer le combat pour la paix.
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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 12:29


Après plus de trois semaines de bombardements incessants, les armes se sont enfin tues dans la bande de Gaza. Mais sans que les « grandes puissances » ni les « instances internationales » onusiennes et européennes prononcent la moindre condamnation de l’agression israélienne.


Comme par hasard,  cet armistice intervient en concomitance  avec l’arrivée de Barak Obama à la présidence des Etats-Unis.

N’oublions pas en effet le rôle des Etats-Unis, celui qu’ils ont joué de longue date dans cette région et, en l’occurrence, pour Israël. Pour des raisons intérieures, électorales (6 millions d’électeurs d’origine juive en l’année 2000, soit deux fois plus que les Américains d’origine arabe), et surtout économiques (ressources pétrolières de cette région). D’où l’aide américaine, militaire et diplomatique, notamment à l’ONU, tout comme dans le domaine économique (investissements, formation de cadres) ; mais on devrait pouvoir penser au rôle que les Américains peuvent aujourd’hui jouer pour la paix et la reconstruction, l’aide humanitaire, sanitaire, alimentaire, scolaire, etc…  ; ils devraient pouvoir y penser.    

L’agression israélienne, les morts, les destructions, pouvaient  en effet avoir l’air d’une question sous-entendue à Obama : « que feriez-vous, vous sur qui tant d’espoirs reposent, si Israël décidait d’intervenir violemment, militairement, pour poursuivre la conquête de la Palestine, pour anéantir la perspective de deux Etats libres et indépendants, vivant en paix ? » Le silence d’Obama, lors de son intronisation, à propos de la tragique question palestinienne, à propos de cette gigantesque offensive israélienne sur Gaza, visiblement préparée de longue date, relève-t-il d’une façon de gérer au mieux sa belle image d’homme des temps nouveaux sans entamer la solidarité qui lie la classe dirigeante de l’Etat d’Israël au grand capital des Etats-Unis, ou bien, réellement, comme nous voulons l’espérer, d’une profonde réflexion pour la paix au Moyen Orient.  

Les communistes, les démocrates, les pacifistes, de France et d’Europe, de Palestine, d’Israël et d’ailleurs dans le monde veulent poursuivre leur action pour un Etat palestinien libre, viable, dans les frontières de 1967, indépendant, vivant en sécurité et en coopération au côté d’un Etat israélien.


Pour cela,  il faut  travailler à la reconstruction dans la paix, en finir avec le blocus, cause de tant de maux et de morts, avec les colonisations, les annexions, le mur. Cela ne pourra se faire que dans le cadre d’une coopération humanitaire internationale et il ne fait pas de doute que les Etats-Unis, tout comme la France, l’Europe et tant d’autres puissances, si cela devenait leur ligne de politique internationale, si leurs dirigeants le voulaient, pourraient jouer un rôle décisif.

Mais on ne peut passer  discrètement l’éponge sur les centaines de morts, les milliers de victimes de tous âges, blessés par les bombardements, souvent gravement et atrocement,  les dizaines de milliers de sans abri, ; on ne peut faire comme s‘il n’y avait pas de crimes et de criminels de guerre. L’Etat d’Israël doit être appelé  à faire face à ses victimes, des sanctions doivent être prises contre  les instances et les individus responsables de ces actes. Sinon, tous les propos lénifiants sur l’avenir politique de la Palestine resteraient de honteux trompe-l’œil.

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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 09:25
Une voie politique pour la Palestine.



Les bombes ont arrêtées de pleuvoir sur la bande de Gaza, enfin, une bonne nouvelle pour ses habitants. Mais il est illusoire de penser que la vie peut reprendre son cours normal sur un champ de ruines et après tant de morts. Nos gouvernements portent une lourde responsabilité dans ce conflit sanglant.

Le PCF a 5 exigences claires pour une résolution politique du conflit :

• Une aide d’urgence à Gaza.
La guerre a renforcé une situation humanitaire catastrophique. Il faut lever le blocus économique, fournir une aide de première urgence et reconstruire les équipements publics détruits par les bombes.

• Des sanctions pour l’Etat israélien.
1300 morts, 85 % de civils, 410 enfants. Ecoles et hôpitaux bombardés, utilisation d’armes interdites comme les bombes au phosphore. De tels crimes de guerre ne peuvent rester impunis. Le gouvernement français doit exiger la suspension de l’accord d’association entre l'Union européenne et Israël. Le silence reviendrait à tolérer cette guerre sauvage.

• Protéger la population de Gaza.
Tsahal contrôle les points d’entrée de Gaza, le cessez feu est très fragile, Israël n’exclut pas une nouvelle intervention. Pour protéger le peuple palestinien, il faut de toute urgence, qu’une force multinationale d’interposition soit déployée sous l’égide le l’ONU.

• Une voie politique pour un état palestinien.
Les interventions armées d’Israël éloignent la perspective d’une paix juste qui passe par la création d’un état palestinien. Il faut relancer de toute urgence le processus politique.
Il faut une Conférence internationale décidant d'un processus politique pour un Etat palestinien indépendant dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale, à côté de l'Etat d'Israël.

• Poursuivre mobilisation et solidarité.
Des délégations nombreuses sont actuellement à Gaza, dont celles du PCF avec Francis Wurtz, Jacques Fath, Patrick Le Hyaric, notamment. Tous disent l'importance pour les palestiniens de la solidarité internationale. Il est essentiel ensemble de la poursuivre.

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