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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 19:51


 

Rappelons d’abord que le 14 juillet, c’est la fête nationale, ce n’est pas la fête de l’armée. Le peuple français commémore la prise de Bastille, sa victoire sur la tyrannie.

La participation de l’armée ne se comprend que comme celle de l’armée de la Nation, celle qui a repoussé les envahisseurs à Valmy en 1792.

 

Le caractère militariste du défilé sur les Champs Elysées est étranger à l’esprit de notre Fête nationale.

Ce détournement politique ne date pas d’aujourd’hui. Mais le pouvoir le confirme et l’aggrave, de plusieurs façons.

 

Ainsi, le 45ème soldat français tué en Afghanistan est à peine enterré que Sarkozy réaffirme pour ce 14 juillet la poursuite de la participation française à la guerre américaine d’occupation à des milliers de kilomètres du pays que notre armée est censé défendre. Afghanistan, Abu Dhabi, Djibouti… : les soldats français n’ont rien à y faire pour le compte du peuple français.

 

Comme en Afrique !

La revue de 2010 a été marquée par la participation de soldats de 13 anciennes colonies d’Afrique, « indépendantes » depuis 50 ans.

100714 défilé  

Ce n’est pas la première fois que des armées étrangères marchent sur les Champs Elysées, un 14 juillet. C’est toujours aussi injustifiable.

 

Sans revenir aux sombres années 40, Mitterrand a inauguré cette campagne idéologique en faisant défiler le 14 juillet 1994 le kommando germano-français de l’Eurokorps, ces « troupes de projection » destinées à faire la guerre partout dans le monde. Faire accepter à notre pays de lourds sacrifices financiers pour une armée impérialiste européenne, alignée sur l’OTAN, étrangère à l’intérêt national était et reste l’objectif.

 

Cette année, le scandale n’est pas de la même nature.

 

Des dizaines de milliers de soldats des anciennes colonies, enrôlés, sont morts pour la France, dans des guerres qui n’étaient pas les leurs. Les survivants auront dû attendre seulement cette année pour pouvoir toucher des pensions équivalentes à leurs frères d’armes français.

Les peuples africains n’ont aucune raison de commémorer les guerres de l’ancienne puissance coloniale en laissant défiler leurs armées avec son armée, rappelant cette période sinistre.

 

Les armées en question sont par ailleurs loin de représenter ces peuples, comme le soulignent des progressistes africains. Garde prétorienne des dictateurs locaux dans nombre de cas, elles se sont rendues coupables de multiples exactions contre leur propre population. Elles sont un symbole de l’ordre politique néfaste entretenu depuis les indépendances.

 

Mais le président français invite à les voir et les complimenter.

La prétention néocolonialiste du pouvoir et des milieux d’affaires qu’il représente, la volonté d’entretenir des liens malsains avec les dictatures africaines sont manifestes en ce jour.

Cette politique est dangereuse pour l’avenir des relations entre le peuple français et les peuples africains qui aspirent toujours plus fortement à la paix, au développement et à la démocratie.

 

Cette nouvelle instrumentalisation politique de la Fête nationale est indigne.

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 19:54

Dix militants ont été arrêtés et ont subi un interrogatoire après avoir bloqué les routes lors d'une manifestation dans le quartier de Sheikh Jarrah, dans Jérusalem-Est occupé, ce vendredi 9 juillet.



Le quartier Palestinien est le lieu de manifestations hebdomadaires contre la saisie de maisons des résidents locaux par des colons Israéliens. Les manifestations comptent avec la présence régulière de militants pacifistes Israéliens, parmi eux plusieurs militants du Hadash (Front démocratique pour l'Egalité et la Paix – Parti communiste d'Israel).



Près de 300 militants pacifistes et de gauche sont venus dans le quartier pour participer au rassemblement contre l'expulsion de familles Arabes en faveur de résidents Juifs. Les manifestants ont essayé d'entrer dans le bloc de maisons « Simon le juste », affirmant qu'un tribunal le leur avait donné la permission, mais ont été arrêtés par la police et les gardes-frontières.



Les militants qui ont affronté la police ont déclaré que les forces de l'ordre ont utilisé des méthodes violentes contre eux, en dépit du caractère pacifique de la manifestation. L'auteur célèbre David Grossman et l'ancien procureur général Michael Ben-Yair ont participé également au rassemblement. Grossman a également été bousculé par la police.



« Nous avons voulu protester dans le quartier avec les palestiniens au cours des neuf derniers mois. Nous avons une autorisation du Tribunal », a affirmé un des manifestants, Shir Stenberg. « Nous avons demandé d'entrer d'une manière non-violente, et la police nous a repoussé ».



Il y a six semaines, plusieurs centaines d'étudiants et de professeurs de l'Université Hébraique ont défilé des campus du Mont Scopus à Jérusalem jusqu'à Sheikh Jarrah pour protester contre les saisies par des colons de maisons de résidents locaux. La marche de protestation comprenait quelques professeurs éminents tels que Zeev Sternhell, Yaron Ezrahi, Ariel Hirschfeld et d'autres.



Les manifestants portaient des pancartes appelant la fin de la colonisation à Jérusalem-Est. « La démocratie s'arrête à Sheikh Jarrah », affichait certaines banderoles, tandis qu'on pouvait lire sur d'autres « Arrêtez le nettoyage ethnique ».

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 19:57

 

Mardi 6 juillet 2010, un 45ème soldat français est mort en Afghanistan des suites de ses blessures dans une opération qui avait déjà coûté la vie à un de ses compagnons. Il était sergent-chef, basé dans le Doubs, à Valdahon.

Les « sincères condoléances » du communiqué de Nicolas Sarkozy ne rendront pas le leur à sa famille.

100708_Afgha_Valdahon.jpg

 

Il est mort pour quoi ? A chaque drame, la question doit être posée avec encore plus d’insistance.

L’intervention de l’OTAN est une impasse politique. La guerre étrangère, l’occupation, les destructions et les crimes, la corruption du gouvernement afghan fantoche à la solde de l’occupant, renforcent les oppositions nationales, en premier lieu les talibans que l’on prétend combattre.

L’intervention de l’OTAN est une impasse militaire. Des officiers américains le reconnaissent eux-mêmes. Les Britanniques préfèrent se retirer, après 100 morts chez les leurs, d’un secteur difficile. Un général français, le gal Desportes, vient de mettre en cause la stratégie américaine avant d’être rappelé à l’ordre par le ministre français Morin.

Peu importe semble-t-il pour le pouvoir français. Sarkozy a d’autres communiqués en réserves pour les familles des prochains tués. Il n’en a pas besoin pour les victimes afghanes.

Ce qui compte pour les gouvernements français depuis 2001, c’est de montrer à l’impérialisme US et à l’OTAN leur fidélité en Afghanistan, en attendant peut-être un nouveau foyer de guerre en Iran.

A l’occasion, on apprend incidemment de la bouche de l’amiral Guillaud le 4 juillet 2010 que le corps expéditionnaire français va être porté de 3750 à 4000 hommes. Sans débat, sans consultation du Parlement, en plein été. On ne change pas une politique qui tue !

RETRAIT DES FORCES FRANCAISES D’AFGHANISTAN ! RETRAI DE LA FRANCE DE L’OTAN !

N’attendons pas les prochaines morts !

 

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 12:32


 

100624 obsèques soldat tarbes

 

Vendredi 18 juin 2010, un soldat français, a été tué par un tir d’artillerie au nord de Kaboul en Afghanistan. Il s’appelait Steeve Cocol. Il était âgé de 29 ans. Il était originaire de Guadeloupe. C’est le 44ème mort français depuis la décision de 2001 de participer à la guerre américaine sous l’égide de l’OTAN.

 

Ce nouveau drame repose la même question : « que font nos soldats en Afghanistan ? ».

 

Lors des obsèques de Steeve Cocol à Tarbes, le ministre de la défense s’est déplacé lui-même. Cela devient de plus en plus difficile de justifier aux familles endeuillées, à la population, le sacrifice de leurs enfants. Alors Hervé Morin a cru bon de déclamer ces phrases ronflantes: « Il entre dans la cohorte glorieuse des héros, ceux qui ont payé le prix du sang pour que vive la France.C'était un combattant de la liberté, de ceux qui ont choisi de dire non au terrorisme et de donner leur vie pour cet idéal. » Cela ne leur rendra pas leur fils !

 

Non ! Il est mort parce que le gouvernement français l’a envoyé au casse-pipe, parce que le gouvernement français veut montrer sa subordination loyale à l’impérialisme américain qui défend ses intérêts dans cette zone importante en géopolitique.

 

Morin s’est permis de rajouter devant le cercueil que le jeune mort était « un petit gars de Bigeard », en allusion au général décédé le même jour : le lien est fait entre les guerres colonialistes d’hier et les guerres « préventives » d’aujourd’hui.

 

Rien ne va plus en Afghanistan du côté de l’OTAN.

L’impasse militaire est totale. Les Talibans, loin d’être brisés, étendent leur zone d’action et infligent de lourdes pertes aux armées étrangères.

L’impasse politique est totale. Les « bavures », exactions, pour ne pas dire crimes, de l’armée d’occupation renvoient les populations vers les talibans. Le gouvernement fantoche et corrompu de Karzaï tend la main aux « talibans modérés ». Le pays reste enfoncé dans le pire sous-développement alors que l’opération américaine coûte 65 milliards de dollars par an.

La Francegaspille « seulement » 500 millions d’euros par an, l’équivalent de 20.000 enseignants ou infirmières.

 

 

Signe de la situation de crise, le président Obama vient de limoger le commandant en chef de l’OTAN en Afghanistan, le général Mac Chrystal pour le remplacer par le général Petraeus, jusqu’alors commandant des forces américaines en Irak et Afghanistan. Obama a réaffirmé que la stratégie militaire reste la même.

 

Le gouvernement français s’est empressé de déclarer, par la voix du porte-parole du Quay d’Orsay : « nous faisons pleinement confiance au général Patraeus pour mettre en œuvre la stratégie décidée par les alliés ».

 

Assez !

 

Exigeons avec plus de force le retrait unilatéral des 3750 soldats français d’Afghanistan et la sortie de la France de l’OTAN ! Pas un homme, pas un sou pour la guerre impérialiste en Afghanistan !

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 14:00

 

L'année 2009 est celle de l'effondrement du mythe du “tigre celte”.



L'Irlande est le pays occidental touché sans aucun doute le plus durement par la crise: 8% de récession en 2009, un taux de chômage dépassant les 13%, des déficits publics qui s'envolent à 14,3% du PIB, une dette approchant celle de la France (77,3% pour l'Irlande contre 83,6% pour la France) et qui la dépassera d'ici la fin de l'année, avec des prévisions pour 2013 variant entre 110 et 150% du PIB.



Gonflé à coup de dumping fiscal et de délocalisations, trop dépendant d'IDE volatiles dans des secteurs à croissance artificielle (Informatique), sans production intérieure réelle car poussé par des secteurs non-productifs et conjoncturels (immobilier, finance), le modèle irlandais libéral, appliqué ailleurs en Europe (Grande-Bretagne, Espagne, Pays baltes) avec les mêmes effets, s'est écroulé.



Pourtant, les gouvernants et le capital irlandais n'ont aucunement l'intention de changer de cap et comptent bien faire payer la crise de leur modèle aux travailleurs eux-mêmes.

 

 

Les suites du Traité de Lisbonne

 

 

Cynisme de la part du gouvernement irlandais et de la Commission européenne, qui ont présenté l'Union Européenne comme le sauveur du peuple irlandais au moment du deuxième vote sur le Traité de Lisbonne en octobre 2009. Menacé des pires maux par la propagande européenne, le peuple irlandais a été contraint à se désavouer.



Après avoir bafoué la démocratie et la souveraineté du peuple irlandais, le temps est venu de le faire payer.



Le plan d'avril 2009 présenté par le ministre des Finances avait pourtant montré la couleur. Annonçant vouloir réaliser de 2 à 3 milliards d'économie (selon les « experts », l'objectif est de réduire le déficit... de 2 points) il a coupé encore plus dans les dépenses publiques et a accru le poids des taxes les plus injustes:

 

  • diminution du traitement des fonctionnaires de 5 à 15%

  • hausse de la CSG locale de 3 à 10%

  • impôt forfaitaire de 7 euros par semaine sur le salaire minimum

  • diminution de toutes les allocations-sociales sauf le mininum vieillesse

  • hausse des taxes à la consommation, notamment celle sur le tabac et sur l'essence

  • diminution du budget des ministères de 3%

 

Cette saignée n'a par ailleurs aucunement amélioré la santé des finances publiques, alors que le déficit public irlandais devrait dépasser les 20% en 2010.



Car le problème n'est pas un problème de dépenses, mais un problème de recettes.

 

 

Tout le monde doit payer... sauf le capital!

 

 

Outre le faible taux d'imposition des plus hauts revenus, le grand gagnant du système reste le capital. Bénéficiant d'un des taux d'imposition sur les sociétés les plus faibles au monde (12,5%), le capital peut dormir tranquille.



Brian Cowen, premier-ministre irlandais, s'est dit déclaré à faire payer tout le monde y compris à la marge les plus hauts revenus, prenant comme exemple la diminution de son salaire de 20% et de ses ministres de 15%, mais jamais il ne touchera aux revenus du capital.



Choix de classe et nécessité bien arrangeante pour la bourgeoisie irlandaise qui a bâti sa richesse sur sa collaboration avec le capital international.



The Economist, en décembre dernier, pouvait bien crier victoire: « L'Irlande montre au monde ce que signifie réellement l'austérité ».

 

 

 

Une austérité permanente: après l'attaque maintenant la casse de la fonction publique

 

 

 

Car la cure d'austérité n'est pas terminée.



Le gouvernement a signé, notamment avec le plus grand syndicat de la fonction publique en Irlande: IMPACT, l'accord dit de Croke Park, qui est censé achever la fonction publique.



Promettant qu'il n'y aurait plus « de baisse de salaire d'ici au moins 2014 » (mais entre les lignes on peut lire pas de revalorisation non plus), le gouvernement tente de faire passer la pilule des « économies importantes dans tout le service public » avec en premier lieu « une réduction substantielle du nombre de fonctionnaires dans les années à venir ». A part cela, cet accord prévoit aussi la précarisation des agents, avec des négociations pour « un nécessaire redéploiement flexible du personnel » et la « création d'un marché du travail unifié de la fonction publique » et leur mise en concurrence avec des « promotions au mérite et à la performance ». Enfin des restrictions au droit de grève sont aussi mises en place avec la « clause sur la paix sociale ».



Si le président du syndicat IMPACT n'a pas tardé à présenter cette mesure comme « le plus sûr et le meilleur des ports disponibles pour le navire du service public dans une tempête économique qui fait rage », tous les syndicats de base ne sont pas du même avis et quatre ont déjà refusé l'accord: le CPSU (les agents de la fonction publique les moins bien payés), le TUI (Syndicat enseignant), l'ASTI (Syndicat des enseignants du secondaire) ainsi que l'IFUT (Syndicats des enseignants du supérieur).

 

 

Les communistes irlandais pointent du doigt l'UE

 

 

Le Parti Communiste Irlandais (ICP), dans un communiqué du 22 mai, a tenu à insister sur la solidarité public-privé: « Si elles sont adoptées, ses provisions et leurs impact ne seront pas limitées au secteur public mais auront un effet dans tous les secteurs de l'économie, privé et public ».



L'ICP a dénoncé le gouvernement qui adopte ces mesures « sur instruction de l'UE » et les directions syndicales qui « au lieu de l'alternative 'On reste debout et on résiste: il y a une autre voie, meilleure et plus juste' a choisi de répondre par 'Il n'y a pas d'autre voie' et de se soumettre au plan présenté par le gouvernement et l'UE ».



Car pour l'ICP, c'est bien la validité de l'analyse communiste de l'UE qui est confirmée, celle « de la nature, du rôle et de la stratégie des puissantes forces économiques qui dirigent le processus d'intégration et la construction d'un super-Etat impérialiste ». Tout cela, pour les communistes, « résultent de l'adoption du Pacte de stabilité et de croissance ».



Face à cette politique coordonnée qui vise « à sauver les banques et les monopoles et à faire payer la crise par les travailleurs » et désormais « à tirer profit de la crise pour contrôler directement les politiques budgétaires des Etats-membres dans les intérêts du capitalisme monopoliste », l'ICP appelle à la solidarité avec « les travailleurs en lutte dans toute l'Europe » en particulier « les travailleurs de Grèce et de notre organisation-soeur, le KKE » et appelle à la résistance en Irlande.



C'est sur un appel à l'unité dans la lutte contre ce projet gouvernemental et contre l'UE que l'ICP termine son communiqué: « C'est la conviction des communistes que les attaques en cours dans toute l'Union Européenne doivent être affrontées par une action unie et déterminée des travailleurs. Nous soutiendrons toute initiative qui aidera à mettre en œuvre cette unité contre le capitalisme monopoliste ».

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 01:00

 

anc sacp cosatu

Le Parti Communiste d'Afrique du Sud (SACP) est un parti qui a une grande histoire forgée dans la lutte contre l'apartheid, et dans laquelle il a tissé des liens de sang avec ses organisations frères: l'ANC de Mandela et le syndicat de la COSATU. Avec ses trois organisations, ils forment l'alliance tri-partite qui gère l'Afrique du Sud depuis 1994, et le retour de la démocratie.

Parti de plus de 20 000 militants à l'aube de l'an 2000, le Parti Communiste a su devenir un parti de masse, avec ses 96 000 militants – avec une jeunesse et un dynamisme notable chez ses adhérants – non en reniant ses fondamentaux marxistes-léninistes mais bien en affirmant sa nature de parti de classe. Sa force repose avant tout sur son implantation dans les quartiers et sur les lieux de travail, sur son lien organique avec le syndicat de classe COSATU et enfin sur la justesse de sa position vis-à-vis de l'évolution de la Révolution national-démocratique.

Pilier de l'alliance tri-partite, défenseur acharné des conquêtes de la lutte contre l'apartheid, le Parti communiste n'en reste pas moins très critique envers l'évolution « bourgeoise » et « capitaliste » de la Révolution national-démocratique. Et c'est ici moins un instantané que la mise en perspective historique du Parti Communiste qui nous permet de mieux comprendre les racines de cette révolution inachevée.



Tout au long du mois d'avril, avec nos alliés, le SACP a mené une campagne pour intensifier la lutte contre la corruption. Nous avons entamé 34 jours de lutte intensive le 29 mars, lors d'un séminaire plus que réussi sur la corruption à Braamfontein. Durant ce mois d'avril, et en l'honneur de notre martyr, le camarade Chris Hani, nous avons porté la campagne dans les quartiers et les lieux de travail. Le 30 avril, il y eut un défilé massif mené par le SACP à Durban contre la corruption avec à sa tête notre secrétaire-général, le camarade Blade Nzimande, et le secrétaire-général de la COSATU, le camarade Zwelinzima Vavi



Et le jour suivant, le 1er mai 2010, en tant qu'intervenants du SACP, avec nos camarades de la COSATU et de l'ANC, nous avons profité de l'occasion des commémorations du 1er mai dans tout le pays pour conclure cette première phase de ce qui doit être désormais une lutte intensive et de tous les moments contre le fléau de la corruption.



Mais pourquoi le SACP a-t-il choisi le thème de l'intensification de la lutte contre la corruption? Et n'y a-t-il pas d'autres questions importantes concernant la classe ouvrière d'Afrique du Sud en ce moment? Oui, nous avons de nombreux défis à affronter, mais si nous ne remportons pas une victoire contre ce fléau que constitue la corruption, nous perdrons sur toute la ligne.



La lutte contre la corruption est une lutte morale, mais elle n'est pas juste une lutte morale. Elle fait partie intégrante de la lutte de la classe ouvrière et des forces populaires contre ceux qui compromettent, affaiblissent, sapent et littéralement bradent notre Révolution national-démocratique.



Pour comprendre pourquoi nous disons cela, il est important de revenir un peu en arrière et de penser à la réalité actuelle de l'Afrique du Sud





16 années de démocratie et notre peuple vit encore dans la pauvreté





Mardi de la semaine dernière, nous avons fêté le 16ème anniversaire de la démocratie en Afrique du sud. Durant ces 16 années, ensemble, nous avons accompli de grandes choses. Et pourtant les travailleurs et pauvres d'Afrique du sud continuent à endurer des salaires de misère, le chômage, le manque de terres, des services de santé de piètre qualité et plus généralement de piètres opportunités en terme d'éducation et de formation.



Durant les 16 dernières années, nous avons réalisé de grandes choses, mais:



  • lorsque nous avons commencé en 1994, le taux de chômage (dans sa définition la plus étroite) avait atteint le niveau critique de 24%. Au milieu de l'année 2008, juste avant que la crise capitaliste mondiale frappe l'Afrique du sud, et après 15 ans de croissance économique, quel était le taux de chômage (toujours défini de manière étroite)? Il était plus ou moins EXACTEMENT au même niveau que celui de notre point de départ – 24%!! (Depuis la récession, et la perte de près d'1 million d'emplois l'année dernière, la crise du chômage a encore empiré)



  • lorsque nous avons commencé en 1994, après des siècles d'oppression raciale, nous étions l'une des sociétés les plus inégalitaires au monde. Et maintenant, après 16 années de « services rendus » à notre peuple, où en sommes-nous? De manière choquante, les inégalités de revenus (mesurés par le coefficient dit GINI) nous enseignent que nous sommes restés une société plus inégalitaire que jamais. Nous sommes parmi les pires pays dans le monde. Et cette inégalité reste fortement racialisée.

 

  • Lorsque nous avons commencé en 1994, dans notre Programme de Développement et de Reconstruction (RDP), nous avions estimé que la pénurie de logements était de 3 millions. De manière incroyable, au cours des 16 dernières années, nous avons en réalité construit plus de 3 millions de maisons à coût modéré. Alors, quelle est l'état de la pénurie des logements désormais? Selon le Ministère du logement, la pénurie de logement se situe désormais quelque part entre 2 et 3 millions de logements!!

 

 

Pourquoi avons-nous l'air de tourner en rond? Pourquoi, quand vous avez fait tant de choses au cours des 16 dernières années, avons-nous l'impression de revenir à notre point de départ?



La DA [droite nostalgique de l'apartheid] et les autres partis d'opposition nous disent que nous ne pouvons continuer à accuser l'apartheid. Et, en quelque sorte, le SACP est d'accord avec eux (mais seulement pour être en désaccord total avec eux, bien sûr, en fin de compte). Oui, il est vrai que nous ne pouvons pas continuer à accuser l'apartheid... c'est le CAPITALISME qu'il faut accuser.



Après tout, nous avons démantelé le système d'apartheid, nous avons aboli les lois d'apartheid et la constitution d'apartheid. Mais sous l'apartheid, il y a toujours eu un système qui le soutenait et le façonnait... et ce système était un système capitaliste.



Et avant l'apartheid, pendant la période du ségrégationnisme sous Jan Smuts, il y avait un système qui continuait à fonctionner, façonnant les destinées de notre pays et de son peuple... et ce système était un système capitaliste.



Mais avant le ségrégationnisme, pendant la période de la conquête coloniale et de la dépossession, il y avait un système qui a envoyé des armées sur nos côtes, qui a mis en place des lignes de chemins de fer et construit des ports coloniaux, qui ont contraint des millions de paysans à devenir des travailleurs migrants. Il y avait un système qui était à l'origine de la formation de l'Afrique du sud elle-même, si on remonte à 1910, il y a exactement 100 ans... et ce système était un système capitaliste.



Nous avons aboli l'apartheid, Smuts est venu et est reparti, l'ère de la conquête impériale et de la colonisation de notre pays est du passé... mais ce qui continue à exister, c'est ce même système d'oppression qu'est le capitalisme.



Et ici, nous ne sommes pas en train de parler du capitalisme en général, mais la version particulièrement virulente de capitalisme semi-colonial qui a été imposé à l'Afrique du sud au cours des cent dernières années. C'est une version du capitalisme qui persiste à ce jour.



Si l'on veut comprendre pourquoi, après 16 années de démocratie et un grand nombre de « services rendus » à notre peuple, nous continuons encore à tourner en rond – alors, il est absolument essentiel de comprendre la nature du modèle de croissance capitaliste Sud-Africain. Nous devons le comprendre, afin collectivement de le déraciner et de le détruire, et de mettre notre pays sur les rails d'un nouveau modèle de développement.



Le modèle de croissance capitaliste semi-colonial de l'Afrique du sud



Afin de comprendre les traits principaux du modèle de croissance capitaliste qui est en place depuis 100 ans, il est nécessaire tout d'abord de se rappeler comment le capitalisme est arrivé en Afrique du sud. Il n'a pas émergé de manière organique. Il a été imposé, tout neuf, tout juste sorti de la boîte, importé du plus avancé des pays capitalistes, fin 19ème siècle. C'est la révolution minière de la fin 19ème siècle importée qui a marqué les débuts de la révolution capitaliste Sud-africaine.



Depuis, notre économie a été dominée par ces réalités qui ont façonné notre société:



  • Encore aujourd'hui, l'Afrique du sud est trop dépendante de l'EXPORTATION de biens bruts, primaire, comme les minerais.



  • Encore aujourd'hui, l'Afrique du sud est trop dépendante de l'IMPORTATION de biens manufacturés, machines-outils, technologies et biens de luxe.



  • Encore aujourd'hui, il y a un niveau élevé de concentration monopoliste dans notre économie – les nombreux scandales autour des ententes sur le prix du pain ou de l'acier, par exemple, dévoilés par la Commission sur la concurrence, en sont une indication.



  • Liés à tout ce qui était dit au-dessus, nos petites et moyennes industries sont très faiblement développées et notre secteur manufacturier est faible (et il est devenu encore plus faible au cours des dix dernières années, puisque de nombreuses régions de notre pays ont été dés-industrialisées). Pourtant, ce sont les branches qui sont généralement les plus intensives en main d'œuvre.

     

  • Encore aujourd'hui, comme au tout début du capitalisme en Afrique du sud, nous avons un marché du travail fortement dualisé. D'un côté, une mince strate d'artisans qualifiés et de techniciens – autrefois presque exclusivement blancs. Et, d'un autre côté, une masse de travailleurs non-qualifiés et semi-qualifiés. A l'origine, la majorité de ces travailleurs étaient des travailleurs migrants rattachés aux mines. Mais avec le développement du capitalisme, a émergé une classe ouvrière noire plus installée, urbanisée – mais cela n'a rien changé à la nature fortement dualisée du marché du travail.



  • Nous continuons à avoir une classe ouvrière divisée parce que notre système d'éducation et de formation reproduit encore une mince minorité de personnes qualifiées, et une masse de personnes sous-qualifiées et souvent inemployables.



  • Nous avons une classe ouvrière divisée parce que la masse des travailleurs et des pauvres continue à être marginalisée dans les townships-dortoirs sombres et loins du centre. Même nos trois millions de maisons du plan RDP ont reproduit cette répartition spatiale héritée de l'apartheid – les quartiers communautaires existent en fait, si ce n'est en droit. Désormais ils sont reproduits par le marché immobilier capitaliste.



Mis ensemble, ces éléments essentiels du modèle de croissance capitaliste de l'Afrique du sud nous emmènent au cœur de la réponse à cette question: pourquoi, en 16 ans de démocratie, avons-nous l'impression de tourner en rond?



Nous devons mettre l'Afrique du sud sur modèle de croissance différent. C'est exactement ce que le Président Zuma a déclaré lors de son Discours sur l'Etat de la nation au Parlement l'an dernier. C'est exactement ce que le camarade Pravin Gordhan a déclaré lors de son discours sur le budget cette année. C'est exactement ce que le gouvernement avait en tête quand il a rendu public son nouveau Plan d'action de politique industrielle (IPAP) cette année. L'IPAP est un facteur clé dans la transformation de notre modèle de croissance actuel, capitaliste semi-colonial. La même analyse s'applique à toutes nos autres priorités stratégiques – créations d'emplois, développement rural, la couverture sociale y compris la NHI (Assurance nationale de santé), l'éducation et la formation, la rupture avec le moule des townships-dortoirs et la constitution de quartiers avec mixité sociale, la lutte contre le crime et la corruption – ce ne sont pas des défis déconnectés les uns des autres – ils sont tous liés et forment un tout pour mettre notre société sur les rails d'un modèle de développement différent.



Mais pourquoi n'avons-nous pas commencé à nous occuper de cela plus tôt?





Le facteur subjectif – le projet de classe 1996

 

 

Jusque là, nous avons regardé la réalité OBJECTIVE à laquelle nous sommes confrontés – ce système capitaliste semi-colonial qui continue à reproduire la pauvreté, le chômage et l'inégalité. Mais pour expliquer pourquoi nous n'avons pas sérieusement transformé cette réalité objective, il est aussi important de nous examiner nous-mêmes, la réalité SUBJECTIVE – en d'autres termes, nous devons regarder à ce qui se passe au sein de notre propre mouvement – l'alliance menée par l'ANC.



Au cours des dix dernières années, après une lutte longue et difficile, idéologique et organisationnelle, au sein de notre mouvement, le SACP, avec un large éventail des forces de l'Alliance, a réussi à vaincre, à tous les niveaux, la domination dans l'ANC et le gouvernement d'un courant droitier, réformiste – ce que nous avons appelé « le projet de classe 1996 ».



Dans les médias, et parmi nos opposants, notre lutte contre cette tendance a souvent été dépeinte comme une bataille étroitement sectaire entre personnalités et factions, uniquement pour prendre le contrôle de l'ANC. Il est important de nous rappeler que ce n'était JAMAIS ce que NOTRE lutte contre le « projet de classe 1996 » a été.



Nous avons dit que c'était une lutte contre le RÉFORMISME, et ce pour une raison très précise. Dès le milieu des années 1990, l'ANC a commencé à être dominée par une tendance qui ne pouvait pas et ne voulait pas reconnaître que faire progresser et défendre la Révolution national-démocratique après 1994 nécessitait une lutte intensifiée pour transformer radicalement (et ne pas seulement réformer) les traits semi-coloniaux du modèle de croissance capitaliste Sud-africain vieux d'un siècle.



En revanche, ils ont cru que la croissance tirée par le marché (cad, en pratique, la perpétuation du même modèle de croissance semi-colonial), mais désormais sous la co-direction d'une nouvelle classe politique et capitaliste noire, était l'objectif stratégique principale de la Révolution national-démocratique post-1994. « Allez-y, faites-vous du fric! », ont-ils dit aux cadres de l'ANC



Mais ce « projet de classe 1996 » avait toute une série de contradictions internes. Une de ces contradictions était la tension entre:



  • les exigences de restaurer le processus d'accumulation capitaliste, et de retrouver le modèle de croissance traditionnel après une décennie de crise aggravée dans les dernières années de l'apartheid, d'une part et;



  • le processus d'accumulation primitive qui avait besoin d'une nouvelle strate de capitalistes noirs (« capitalistes sans capital »), d'autre part.



Le premier objectif exigeait que la nouvelle classe politique utilise le pouvoir d'Etat pour créer un environnement favorable aux investisseurs, pour créer des conditions favorables aux grands groupes Sud-Africains pour qu'ils puissent s'étendre régionalement et internationalement, qu'ils adoptent une ligne dure sur le déficit budgétaire (cad, de réduire le « fardeau » fiscal pour la bourgeoisie), et de s'atteler au problème des goulots d'étranglement qui se sont constitués durant les 15 derniers années du régime d'apartheid. Cela nécessitait aussi la stabilisation de « l'État de droit » bourgeois, la garantie des droits de propriété, et une gestion politique « raisonnable » de l'État (cad, « raisonnable » comme l'estiment les agences de notation internationale et les entreprises trans-nationales d'audit).



Le second processus a été confronté au dilemme suivant: comment une strate de capitalistes en herbe allaient acquérir le capital. Deux stratégies liées entre elles ont été utilisées pour encourager la création d'un capital BEE [Black economic empowerment – législation post-apatheid encourageant l'accès à des postes de direction ainsi que la détention d'actions, d'entreprises et plus largement de capital par la bourgeoisie noire]



  • Utilisant la législation ainsi que d'autres moyens, on a imposé à la bourgeoisie en place de laisser une partie du gâteau aux entrepreneurs BEE. Dans le fond, cela a été un mariage d'intérêt entre éléments de la nouvelle caste politique d'Etat et le capital en place. En échange de la dot que constituent des politiques d'Etat « favorables au marché », le capital en place a accepté à contre-coeur de céder un pourcentage des titres de propriété à la nouvelle élite. Nous savons, bien sûr, que ce type de promotion étroite BEE a été pleine de faiblesses. Les objectifs ne sont que rarement respectés. Tous les capitalistes sans capital assoiffés ne peuvent être hébergés dans les Conseils d'administration. Les capitalistes BEE se sont souvent vu accorder des activités marginales (comme la plupart des mines BEE – cf le récent scandale Aurore). Bon nombre des capitaux BEE sont aussi des capitaux fortement endettés. Ce sont souvent des actions cédées sous forme de prêt à rembourser dans une période de 5 ans, par exemple, et sujettes aux fluctuations de la Bourse. Le capital BEE est, donc, aussi typiquement un capital non-productif – mais plutôt un capital retiré de la circulation productive – et par conséquent un investissement sans création d'emplois. En outre, cette couche capitaliste BEE souvent ne joue pas, et ne peut pas jouer, le rôle plein et entier d'une classe capitaliste. Son rôle de propriétaire est souvent nominal (il sert de façade à d'autres), et son rôle actif managérial dans l'investissement et la redistribution de capital est limité. Ce sont les raisons pour lesquelles nous les avons qualifié comme étant une classe aux tendances « compradores », cad qu'elles agissent souvent comme un intermédiaire, représentant les intérêts du grand capital (national et international) dans les marchés locaux, en particulier les appels d'offre.



  • L'utilisation des chartes et de la législation BEE pour récupérer du capital de la bourgeoisie en place, pour promouvoir une nouvelle couche de capitalistes noirs a été UNE source du capital BEE. Le second moyen principal a été le pillage éhonté des ressources publiques. Comme tous les capitalistes émergents avant eux – des propriétaires terriens de l'Angleterre du 17ème siècle qui ont clôturé les Communaux, aux randlords d'Afrique du Sud de la fin 19ème et début 20 ème – nos capitalistes noirs émergents se sont souvent montrés peu préoccupés par les subtilités du droit, ou le respect de la propriété et des ressources publiques. Au cours des 15 dernières années, il y a eu un pillage massif de ressources publiques, en utilisant notamment les procédures d'appels d'offres publics soit à grande échelle (comme pour les commandes d'armement) ou à l'échelle micro, au niveau des gouvernements locaux. Les accords de privatisation, le tender-preunariat [de tender-preneur – jeu de mot entre tender (marché public) et entrepreneur – néologisme du SACP désignant les capitalistes sud-africains qui se sont enrichis grâce aux marchés publics frauduleux], les renvois d'ascenseur, les bonus de « performance » gonflés dans les entreprises para-publiques, ont été tout un tas de mécanismes de cette forme d'accumulation primitive. Certains d'entre eux étaient protégés par la « loi », la plupart ont été de la corruption pure et simple.



Il est facile de voir comment, tôt out tard, le projet de classe 1996 se heurterait à toute une série de contradictions internes, en particulier entre les exigences de mise en place d'un État de droit bourgeois qui obtiendrait l'approbation d'Ernest and Young et des autres, d'une part, et le mépris de la loi implicite inhérent à tout processus d'accumulation primitive vivant de manière parasitaire sur les ressources publiques et étatiques, d'autre part.



Depuis environ 2005, les contradictions entre les intérêts de ceux qui étaient désormais fermement établis comme capitalistes (et qui étaient bien heureux que l'on ferme les yeux sur leurs propres pillages antérieurs) et ceux qui sentaient qu'ils ne l'étaient pas encore suffisamment ont commencé à se manifester au sein de l'ANC et du gouvernement. Les figures associées au projet de classe 1996 ont été incapables dee maintenir l'équilibre entre ces forces contradictoires qu'ils avaient eux-mêmes déchainés. Cela a contribué à leur défaite à la conférence nationale de l'ANC, à Polokwane en 2007



Comme nous l'avons dit auparavant, les forces derrière cette défaite n'étaient pas, elles, unies. D'une part, le SACP, la COSATU et tant d'autres au sein de l'ANC ont avancé une critique DE PRINCIPE des POLITIQUES réformistes du projet de classe 1996. D'autre part, il y avait ceux dont l'opposition au cercle autour de l'ancien président Mbeki ne reposait pas sur des questions politiques, mais sur de petites rivalités personnelles, des ambitions affairistes frustrées, et un sens particulier de l'injustice, l'idée que l'État de droit n'était valable que pour les autres, et pas pour eux.



La nouvelle tendance



Les tensions et défis actuels au sein de l'ANC se trouvent fondamentalement entre:



  • ceux pour qui Polokwane visait à faire de la place pour leurs propres appétits, pour faire leur place dans le processus d'accumulation primitive, trouver une « gamelle »; et



  • chacun d'entre nous, ceux pour qui l'élimination du groupe Mbeki visait à créer les conditions pour changer de politique, pour se concentrer sur la tâche principale qui est placer notre pays sur les rails d'une voie de développement différent, pour se concentrer sur nos priorités stratégiques majeures – création d'emplois, couverture santé, éducation, développement rural et lutte contre le crime et la corruption.



Et c'est pourquoi, pour ce premier mai 2010, en tant que SACP, nous disons que le principal défi OBJECTIF de notre lutte national-démocratique en 2010 est d'avancer dans la voie d'un nouveau modèle de développement pour notre pays.



Mais si nous voulons nous élever jusqu'à ce défi objectif, alors nous devons, dans le même temps traiter le défi SUBJECTIF majeur – vaincre le fléau de la corruption dans notre société en général, y compris dans le secteur privé, bien sûr, mais, en particulier, dans nos rangs, dans notre propre mouvement, et au sein du gouvernement



Il y a quarante ans, le jeune Chris Hani avaient courageusement rédigé, et apposé sa signature, un mémorandum adressé à la direction de l'ANC en exil. Dans ce mémorandum, Hani et ses co-signataires ont cherché à analyser pourquoi la lutte armée connaissait un reflux. Le mémorandum identifiait le factionnalisme, le favoritisme, la perte du zèle et de la moralité révolutionnaire et l'impact corrosif de la corruption dans nos rangs. Certains membres de la direction ont arrêté à l'époque Hani pour « mutinerie ». Cependant, d'autres dirigeants de l'ANC ont reconnu la sagesse et les intentions constructives du camarade Chris Hani et de ses compagnons et ils l'ont relâché. Le mémorandum a joué un rôle direct dans la fameuse conférence de l'ANC de Morogoro de 1969, et cela, en retour, a mené à la revitalisation de notre mouvement et à une reprise importante dans la lutte populaire révolutionnaire dans notre pays, au cours de la décennie suivante.



En 2010, honorons la mémoire révolutionnaire du camarade Chris Hani. Dans les boutiques, dans les organismes para-étatiques, dans le privé comme dans le public, dans nos quartier et nos organisations, engageons-nous tous solennellement à nous tenir debout et à éradiquer toutes les formes d'abus et de corruption



Ensemble, restons vigilants!



Tivusa Tingwenya!



Que les tender-preneurs, les fraudeurs, les rentier, ceux qui s'engraissent en volant le peuple, que tous ceux-là tremblent!



A LUTA CONTINUA! VIVE L'ESPRIT COMBATTANT DE CHRIS HANI!!

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 16:06

boycott 

Manifestations aujourd'hui en Israël et en France



L'armée Israélienne vient de commettre un nouveau crime barbare en s'attaquant à une flottille acheminant près de 10 000 tonnes d'aide humanitaire à Gaza, sous blocus Israélien depuis deux ans.



A 4h00 du matin, ce lundi 31 mai, un commando de marines de l'armée israélienne prenait d'assaut ce navire sans défense, décimant l'équipage. Le premier bilan ferait état de 15 à 19 morts et d'innombrables blessés.



Le secrétaire-général du Parti Communiste d'Israël, Mohammed Barakeh, a condamné cet acte sur le ton de l'ironie: « Nous félicitons le premier ministre israélien et le ministre de la défense pour la brillante victoire de leur armée de pirates sur le navire civil de la Liberté ».



Puis, reprenant un ton plus grave, il a déclaré que « les crimes du gouvernement pirate, en tuant certains membres de l'équipage, ont placé le gouvernement en dehors du droit international et des conventions internationales sur les droits de l'Homme. Des tyrans comme Bibi et Barak trouveront leur place dans les poubelles de l'histoire »



Le communiqué du PC d'Israël annonce une manifestation aujourd'hui à 16h au port d'Ashdod organisée par la « Coalition Israélienne contre le siège à Gaza »: « Nous serons là pour exprimer notre solidarité avec la flottille. Et nous appellerons à briser le siège et à ouvrir les portes de Gaza », a affirmé un des militants de l'association.



D'autres manifestations sont prévues, en Israël et dans les territoires Palestiniens occupés, dans les prochains jours. Deux le vendredi 4 juin: une à Jérusalem-Ouest par les femmes en noir, une autre à Jérusalem-Est par les militants pacifistes et communistes contre les colonies de Sheikh Jarrah.

 

Et enfin, le samedi 5 juin une grande manifestation à Tel-Aviv à l'appel du Parti Communiste et de plusieurs associations pacifistes, à la veille du 43ème anniversaire de l'occupation des territoires palestiniens.



Sur le plan international, le Parti Communiste de Turquie a déjà condamné cette agression dans laquelle il voit « une escalade dans la tension et l'État permanent de guerre engendré par les politiques de l'impérialisme (…) cela prouve la nature barbare du Sionisme, encouragé et embrasé par les Etats-Unis ». Le PC de Turquie appelle son gouvernement à rapatrier sa mission diplomatique en Israël, à annuler tous les accords militaires conclus avec lui et à encourager les poursuites internationales contre l'État sioniste.

 

En France, l'AFPS (Association France-Palestine Solidarité) a déjà appelé à des manifestations de solidarité aujourd'hui même: à Lille à 18h30 sur la Grand’Place; à Paris à 18h devant l'ambassade d'Israël, métro Franklin-Roosvelt à l'appel également de l'UJFP (Union Juive Française pour la Paix) et du Parti Communiste Français.

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 16:24

La semaine dernière l’Europe trouvait 750 milliards pour stabiliser la zone euro. Après la Grèce, l’Espagne et le Portugal ont annoncé leur super plan d’austérité. Cette semaine, la commission de Bruxelles a réclamé un droit de véto sur les budgets des pays membres : les budgets nationaux seraient soumis chaque année à la Commission, examinés par les ministres des finances de la zone euro, avant qu’ils soient soumis à leurs parlements respectifs ! Cette demande de la commission ne fait en fait que formaliser les exigences de renforcement du contrôle budgétaire des Etats membres et des sanctions qui lui ont été réclamées par les dirigeants européens aux premiers rangs desquels l’Allemagne et la France.

Comment expliquer une telle fuite en avant autoritaire et antisociale ?

La mise sur pied d’une union économique, financière et politique atour d’une monnaie unique destinée à soutenir les capitaux et les marchés financiers a abouti à un désastre économique et social. Les traités européens se révèlent inadaptés pour faire face à la crise qui secoue l’Europe. Mais plutôt que d’en tirer les conséquences, les dirigeants européens veulent surenchérir, rajouter de l’austérité à l’austérité. Ils espèrent, en faisant payer aux peuples la crise et les spéculations des banques et de la finance, permettre à ces dernières de retrouver une forte rentabilité. La crainte d’une résistance populaire à cette politique explique aussi cette dérive autoritaire.

En somme, une camisole pour imposer l’austérité aux peuples : c’est assez ! Le Parti Communiste organise mercredi 19 mai un grand rassemblement pour appuyer nos luttes et présentera à cette occasion un plan d’urgence pour les peuples européens contre la finance.

Rassemblement

Notre avenir économique, social et politique se joue aujourd’hui dans les luttes populaires ! Nous n’avons plus le choix : il faut gagner ! il faut lutter !

Perspectives des luttes sociales européennes et plan de sortie de crise

Mercredi 19 mai

A partir de 18h30

Place de Stalingrad, à la Rotonde

(métro Stalingrad)

Prise de parole

Patrick Le Hyaric, député européen du Front de Gauche

Pierre Laurent, coordinateur du PCF

Marie-Georges Buffet, secrétaire nationale du PCF

 
 

Et des acteurs du mouvement social français, grec et européen

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 23:50

Des centaines de milliers de manifestants, une grève générale… la résistance grecque, démarrée depuis déjà plusieurs mois, prend une ampleur exceptionnelle…

Piétiner la souveraineté du peuple grec pour mieux casser l’ensemble des conquêtes et droits populaires !

Les «  partenaires » européens de la Grèce exigent une baisse des salaires, un relèvement de l’âge de la retraite à soixante-sept ans, une baisse des pensions, le non remplacement de 4 fonctionnaires sur 5, la casse du droit du travail (abolition des conventions collectives, flexibilité, libéralisation des licenciements,…), des coupes dans toutes les dépenses publiques, des privatisations généralisées, une réforme de l’administration territoriale signant la mort de la démocratie locale, l’attribution du droit de veto au ministre des finances, l’adoption de la directive Bolkentsein… la liste est longue des réformes visant à casser le travail et les droits populaires au profit du capital dont l’agenda est imposé par l’UE et le FMI ! Encore une fois, l’UE piétine sans vergogne la démocratie pour assurer les profits du capital et de la finance.


Un « plan de solidarité » avec les créanciers de l’Etat grec contre le peuple grec !


Lors de la crise financière, l’Europe n’a pas hésité à mettre sur la table 3 600 milliards d’euros sans aucune contrepartie pour sauver les banques. Aujourd’hui, l’UE consent à prêter 30 milliards d’euros à la Grèce. L’aide à la Grèce rapportera près de 700 millions d’euros à l’ensemble des pays prêteurs. De la solidarité, ça ? Non ! C’est de l’usure au petit pied! Les banques françaises et allemandes détiennent plus de 80 milliards d’euros d’obligations de l’État grec. Venir en aide à la Grèce, dites-vous ? Non, il s’agit de garantir que les banques seront remboursées de leurs prêts sans avoir à mettre la main à la poche !


Les banques et les États profitent tandis que le peuple grec paie de ses droits sociaux. Il paie une crise dont il n’est aucunement responsable ! Un seul mot d’ordre pour l’UE : rassurer et doper les marchés financiers en montrant qu’elle est prête à saigner à blanc les peuples !


Le carcan européen au service du capital contre les peuples :


Les critères de Maastricht, le pacte de stabilité, une banque centrale qui n'a de comptes à rendre à personne, une constitution européenne qui fait fit de toute démocratie… l’UE est construite par et pour le capital ! En l’absence de toute possibilité de dévaluation, les salaires et l’emploi sont devenus la variable d’ajustement en Europe. Comment supporter que l’Europe du capital que les peuples ont refusé à plusieurs reprises dans les urnes se retourne contre ces mêmes peuples pour leur faire payer sa propre crise ? Le capital ne supporte pas la démocratie…le traité de Lisbonne nous l’enseignait hier, la crise grecque nous le rappelle aujourd’hui. Conscient de ce carcan qu’est l’UE pour les luttes d’émancipation, le parti communiste grec, le KKE, propose aux grecs de sortir de l’UE et de l’Otan. A l’heure où la souveraineté grecque est bafouée par l’UE elle même, la question prend un vrai goût d’émancipation et de progrès…


“People of Europe : rise up !” (banderole flottant sur l’acropole cette semaine)

Qui en regardant les réformes prônées dans ce plan d’austérité ne ferait pas le parallèle avec la politique de casse sociale qui agite l’ensemble des pays européens ? La combatitivité greque doit être un appui pour nos luttes. Nous n’avons plus le choix : ensemble, battons nous !


En soutien au peuple grec, les communistes français déploieront à leur tour une grande banderole devant les marches du Trocadero à Paris, dimanche 9 mai 2010 à 14h30 :

« Avec le peuple grec, debout contre la finance ». Venez défendre les droits des travailleurs européens contre les attaques du capital et de la finance !

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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 12:00

En pleine polémique sur le soutien à la Grèce, l’Allemagne vient de déclarer qu’elle n’exclurait pas 
pour ce pays « le recours aux ressources du FMI ».

Elle considère que l’Union n’a pas vocation à aider l’un de ses membres en difficulté, et même, si celui-ci ne parvient pas à s’en sortir, il faut le chasser 
de la zone euro. Elle prouve ainsi que l’ambition proclamée d’assurer une cohésion et une indépendance de l’Europe face au dollar n’aura été que forfanterie.

En cette affaire, Berlin n’est pas isolé, les pays de l’ancienne zone mark et aussi le Royaume-Uni
et la Commission lui emboîtent le pas. Il y a quelques mois, Angela Merkel déclarait à propos de la Grèce : « Ce qui se passe dans l’un des États membres affecte tous les autres, surtout dans la mesure où nous avons une monnaie unique, ce qui implique que nous avons une responsabilité commune. » Nicolas Sarkozy proclamait il y a peu : « L’euro implique la solidarité. Il ne peut pas y avoir de doute sur l’expression de cette solidarité. » 
Où est la solidarité ? La Grèce risque d’être jetée dans 
les bras du FMI, du « pistolero » monétaire des États-Unis. Le directeur général du Fonds, Dominique Strauss-Kahn, est d’ailleurs omniprésent en Europe, comme s’il avait déjà les clés de la maison. En échange de son aide financière, le FMI pourra soumettre la Grèce, déjà étrillée par les instances européennes sous la pression conjointe de la France et de l’Allemagne, à ses conditions draconiennes.

L’Europe puissance est en train de tomber en quenouille parce qu’elle rime avec finance. 
Les gouvernements français successifs ont une lourde responsabilité. En rivalité avec l’Allemagne, mais aussi avec un certain suivisme, ils sont coauteurs d’une construction bâtie contre les peuples. 
Aujourd’hui, le message de l’Allemagne est clair. 
Elle veut que l’euro continue de jouer le rôle pour 
lequel il a été conçu, y compris par Paris : 
celui d’une monnaie avantageuse pour les capitaux. 
À cette fin, elle annonce qu’elle sera intransigeante sur la question des déficits publics et de l’austérité.

Il revient aux forces de progrès de mettre en échec cette ambition. En France, cela passe par les luttes contre la politique de la droite et du patronat, contre toutes les directives européennes de libéralisation et de mise en concurrence des services publics, contre les politiques d’austérité qui détruisent l’emploi.

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