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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 20:37

 

Le président Equatorien remercie son peuple à la tribune du palais présidentiel

 

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


 

« Des nouvelles invraisemblables », c'est ainsi que le commandant de la Révolution cubaine, Fidel Castro a perçu les nouvelles venant d'Equateur, et le coup de force tenté par plusieurs centaines de policiers sous prétexte de suppression de primes mais avec l'intention plus profonde d'en découdre avec le président « socialiste » Rafael Correa.


 

Derrière ce mouvement présenté comme spontané, se cachent les hommes de l'ancien président de droite déchu en 2005, Lucio Gutierrez. Comme il l'a déclaré un peu hâtivement à la presse: « Je crois que la fin de la tyrannie de Correa est proche ».


 

operativo-policial-correa-4-580x442Agressé physiquement dans la journée du jeudi 30 septembre au moment où il affichait sa fermeté à défendre sa patrie et le mandat suprême que le peuple Equatorien lui a confié, contraint à se réfugier dans l'hôpital de la police national, le président Rafael Correa a su conserver toute sa dignité et son sens des responsabilités, faisant siens les mots de Pablo Neruda: « Ils me tueront, ils peuvent couper les fleurs, mais ils ne seront jamais maîtres du printemps ».

 

 

 

 

 

Finalement, les policiers rebelles se retrouvés isolés. Seuls face à des forces armées qui sont restées fidèles au chef de l'Etat. Selon les propres termes du commandant en chef des Forces Armées, Luis Ernesto Gonzales: « Nous sommes dans un Etat de droit et nous sommes subordonnées à la plus haute autorité qu'est le président de la République ».



 

Seuls face à la réprobation presque unanime du coup d'Etat par la communauté internationale, et des autres présidents latino-américains en particulier. Dans les heures suivant le coup d'Etat était publiée une une résolution de l'Organisation des Etats américains (OEA), adoptée à l'unanimité par acclamation, affichant « son soutien total au Gouvernement constitutionnel de Rafael Correa et rejète toute tentative de changer l'ordre institutionnel démocratique en Equateur. »



 

Seuls, surtout, face à la réaction du peuple équatorien, descendu dans la rue pour manifester son soutien au président qu'il a élu. Dans l'après-midi, des affrontements entre sympathisants du président Correa et policiers avaient fait 1 mort et 51 blessés dans le quartier de la « Cruz Roja » de Quito. Le bilan total des affrontements, plus lourd vraisemblablement, est encore à faire.

 

 

 


 

correa-palacio-12-580x386Après l'annonce de la libération du président Rafael Correa par les Forces Armées, ce sont plusieurs milliers d'Equatoriens qui ont spontanément entamé une procession démocratique vers le Palais du Gouvernement où le président démocratiquement élu était annoncé.


 

 

 

 

 

 

 

Dans la soirée, Rafael Correa a alors prononcé un discours dans lequel il remerciait le peuple Equatorien de son soutien sans failles dans ces moments décisifs pour l'avenir de la patrie équatorienne, et de la « Révolution citoyenne » qui a déjà transformé le pays en profondeur depuis 2005.


 

Voici le discours dans son intégralité:


 

correa-palacio-7-580x387« A tout le peuple d'Equateur, un grand merci »


 

« Par l'infamie des conspirateurs de toujours et pour le Président sont morts nombre de nos frères Equatoriens.

 

C'est un jour de profonde tristesse que je n'aurais jamais cru possible sous mon gouvernement de paix, de justice, qui cherche seulement à aider, avant tout, les peuples, la police qui a été manipulée.

 

Vous savez bien que l'on ne m'effraie pas facilement, et si c'est le cas, je contrôle ma peur; mais croyez-moi quand j'ai été libéré et que l'on m'a dit qu'il y avait, au moins, un policier abattu, j'ai versé des larmes de tristesse, comme a coulé ce sang équatorien, sang de frères, inutilement.

 

Pour les nôtres qui sont tombés, nous ne savons pas combien ils sont, faisons une profonde et sincère minute de silence.

 

Au peuple tout entier, je vous adresse un grand merci. Que cela serve d'exemple à ceux qui, pas par les urnes, mais par la conspiration, veulent arrêter la Révolution citoyenne. Un remerciement aussi aux milliers de camarades qui sont venus me voir, pour tenter de me libérer des forces de police, à l'hôpital et qui ont été accueillis lâchement par des gaz poivre, des gaz lacrymogènes et des pierres. Comment diable peut-on appeler policiers des gens qui se comportent de cette manière?

 

 

correa-palacio-11Un grand merci à ceux qui se mobilisés pour soutenir le Gouvernement national, la Révolution citoyenne, la démocratie en notre patrie. Merci à ces héros qui m'ont accompagné, à ma Garde personnelle qui a été maltraitée, rouée de coups. Bravant le danger, ont commencé à arriver ministres, fonctionnaires du gouvernement, parlementaires à la porte de l'hôpital, prêts à mourir si cela était nécessaire. Avec cette valeur et cette loyauté, rien ni personne ne pourra nous battre.

 

 

Des remerciements aussi pour l'immense soutien apporté à tous les niveaux de l'Etat équatorien. Nous n'avons jamais cédé, nous n'avons jamais rien accepté sous pression. Un remerciement à presque tous les présidents d'Amérique Latine et du monde, je pourrais citer le président de l'Espagne, l'OEA, le Chili, l'Argentine, le Pérou, la Colombie, le Vénézuela, la Bolivie, le Mexique; en fait l'UNASUR qui se réunit en ce moment pour analyser la situation du pays.



Il est incroyable, impressionnant que se soulève, non pas tout le corps des policiers, une partie, et ce non pas pour lutter contre un gouvernement tyrannique; ils se soulèvent pour revendiquer des primes soi-disant supprimées, ce qui n'est pas vrai.Comment peuvent-ils mettre en jeu l'avenir de la patrie pour quelque chose d'aussi banal?



Nous étions ce matin quand on m'a informé qu'il y avait des problèmes dans certaines casernes de Quito, nous sommes allés dialoguer pour leur expliquer ce que nous voulions faire. Personne n'a soutenu autant la police que ce gouvernement, personne n'a autant augmenté leurs salaires. Quand j'ai vu autant d'agressivité et de haine, j'ai ressenti une profonde tristesse, comme un coup de poignard dans le dos. Comment après tout ce que l'on a fait, ils peuvent nous faire cela?



Puis nous nous sommes rendus compte de ce que c'était réellement. Quand nous demandions qui avait plus que la police pour ce gouvernement, ils m'ont crié, mensonge, c'était Lucio. C'est donc les hommes de Lucio, infiltrés, excitant les autres, incitant à la violence. Quelle irresponsabilité!



Quand j'ai vu que l'on ne pouvait pas dialoguer – avec le prétexte des primes et des gratifications diverses – et que nous avons voulu nous retirer, ils s'en sont pris au Président, ils nous ont lancé des grenades lacrymogènes en plein visage, j'ai dû être emmené à l'hôpital, ils m'ont séquestré, m'ont couvert de menaces. De soi-disant policiers ont couvert de honte l'Institution nationale.



Le plus triste dans tout cela, lorsque je me trouvais à l'hôpital... j'ai reçu trois délégations qui ont tenté de parler poliment avec moi. Je leur demandais: vous avez déjà connu mieux? Et ils me disaient: non, votre gouvernement nous a aidé plus que quiconque. La seconde question que je leur ai posée: Avez-vous lu la loi pour laquelle vous vous battez? Je vous donne ma parole que j'ai parlé avec près de 15 policiers et qu'aucun d'entre eux n'avait lu la loi, tous se sont laissés emporter par les rumeurs des traitres à la patrie et des conspirateurs, et ils se sont fait trompés comme ça.



Qu'avons-nous fait, pour qu'ils soient sûrs de la manière dont le gouvernement agit. C'est une loi pour éviter les abus, les bonus à discrétion, les super-salaires tous les trois mois, ces récompenses en monnaie sonnante et trébuchante, c'est tout cela que nous interdisons.



Vous savez combien gagnait un policier, avec ces récompenses, après 5 ans de service? 800 dollars et pour cela ils ont risqué la vie de leures frères. Aujourd'hui le policier gagne au minimum 700 dollars. Comment est-ce possible qu'ils se permettent de telles actions barbares?



Ils disent que nous ne prenons pas en compte leurs conditions spéciales de travail, au contraire, pour la première fois on les a pris en compte et on a inscrit dans l'article 115 le fait que l'on reconnaîtra pour les Forces Armées, la police, les pompiers: les heures supplémentaires, les journées spéciales et les rémunérations correspondantes. Ils n'ont même pas lu la loi pour laquelle ils ont subordonné et trahi leur patrie.



La faute de tout cela revient essentiellement aux conspirateurs de toujours qui voulaient voir si par ce moyen ils pouvaient réussir là où ils avaient échoué dans les urnes. Hier, les misérables de cette opposition ont déclaré à l'Assemblée qu'ils ne soutiendraient pas la loi parce qu'elle diminuait les primes. Il faut nous unir pour vaincre ces traîtres et faire avancer notre patrie.



Aujourd'hui, le Président n'a pas hésité comme le firent tant d'autres lâches. Quand ils ont exigé de moi que j'annule la loi, ce que je ne pouvais par ailleurs pas faire, cela relève de l'Assemblée, pour me laisser sortir, je leur ai dit de ne pas perdre leur temps, ou je sors comme Président d'une nation digne ou je sors comme cadavre mais je ne perd pas ma dignité. Nous sortons avec la tête haute.



Merci à tous ceux qui ont risqué leur vie pour le président. Merci frères et sœurs du « Mouvement Pays », avec vous nous nous sentons en sécurité.



Les Forces de l'ordre, tenues à maintenir l'ordre justement, ont séquestré leur Commandant en chef et attaqué leurs propres citoyens. Aujourd'hui est un jour triste. Attention. Il faut soutenir aujourd'hui plus que jamais ces dizaines de milliers de bons éléments de la Police nationale. Il y en aura qui seront sanctionnés. Il n'y aura ni pardon ni oubli ici et, évidemment, la loi ne sera pas annulée. Tout par le dialogue, rien par la force.



correa-palacio-9-580x383Regardez vers l'avenir. Cela a été une dure épreuve. L'Hôpital est dévasté, de nombreux malades ont souffert à cause d'irresponsables. Aujourd'hui, il faut regarder devant nous et avec beaucoup plus d'enthousiasme, avec beaucoup plus de courage pour faire en sorte que notre Révolution citoyenne, personne ni rien ne puisse l'arrêter.



Hasta la Victoria Siempre! »

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 11:28

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Cette grève générale du 29 septembre marque un tournant dans l'organisation de la résistance des travailleurs espagnols à la politique de casse sociale orchestrée par le gouvernement socialiste de José Luis Zapatero.

 

C'est la première grève générale convoquée par les deux syndicats majeurs espagnols – l'UGT socialiste et les Commissions Ouvrières (CC.OO) historiquement liées au PCE – depuis l'arrivée au pouvoir des socialistes en 2002 et seulement la septième depuis la chute du franquisme.

 

Cartel 29S-CCOOElle est l'expression d'un mouvement qui prend une toute autre ampleur que le premier mouvement de grève lancé seulement dans la fonction publique le 8 juin dernier. Une mobilisation d'une autre dimension ne serait-ce que par les taux de grévistes communiqués par les deux syndicats: entre 70 et 75% de grévistes, soit plus de 10 millions de travailleurs espagnols qui ont cessé le travail ce mercredi.

 

Par ailleurs, le mouvement bénéficie d'un très large mouvement de sympathie parmi la population espagnole qui soutient le mouvement massivement, ce qui est corroboré par plusieurs sondages publiés dans la semaine, y compris chez ceux qui ne peuvent matériellement la faire.

 

La politique de casse sociale du gouvernement Zapatero devient de plus en plus insupportable pour l'ensemble des salariés espagnols, et en particulier les plus modestes: baisse de 5% du salaires des fonctionnaires; coupes dans les allocations sociales; gel de toutes les retraites; recul de l'âge de départ légal à la retraite de 65 à 67 ans sans oublier la nouvelle contre-réforme du marché du travail avec généralisation d'un « CDI précaire » avec procédures de licenciements facilitées, indemnités de licenciement minorées et flexibilité dans les horaires de travail consacrée.

 

C'est devant l'existence d'une très forte colère sociale que la grève générale du 29 septembre s'est imposée d'elle-même à des directions syndicales jusqu'ici frileuses à lancer un mot d'ordre appelant à la grève générale.

 

 

Un pays paralysé malgré le service minimum, l'industrie à l'avant-garde de la mobilisation

 

 

Un autre phénomène nouveau est la paralysie généralisée causée par le mouvement.Parmi les images marquantes de cette journée de grève: les kiosques sans journaux, les gares vides, les files d'attentes devant les arrêts de bus, les panneaux des aéroports indiquant les vols annulés ou encore les piquets devant les principales unités de production industrielle du pays.

 

 

Aucun secteur n'a été épargné.

 

12846388071732506265 Le Ministre du Travail lui-même, pourtant enclin à minorer l'importance du mouvement, a dû concéder que le pays fonctionnait au ralenti, admettant une baisse de consommation d'électricité comprise entre 16 et 20% dans le pays par rapport à la norme.

 

Les ouvriers de l'industrie ont été le fer de lance du mouvement, avec des taux frôlant les 100% dans la sidérurgie, les mines, l'automobile de 90 à 95% dans le bâtiment, les cimenteries et le bois. L'industrie espagnole a presque été totalement paralysée durant toute la journée.

 

Chiffres entre 95 et 100% également dans le secteurs para-industriel de l'énergie et dans le secteur du ramassage d'ordures.

 

C'est dans les transports que la situation a été la plus tendue. La mobilisation massive de l'ensemble des salariés des entreprises de transport a paralysé le trafic aérien (entre 20 et 40% des vols totaux assurés), le trafic ferroviaire avec 80% des trains à grande vitesse annulés, 75% des trains de banlieue et 100% des trains régionaux ainsi que le fonctionnement du système d'autobus dans les grandes villes qui a cloué la plupart des bus aux dépôts.

 

C'est dans le métro, et en particulier le métro Madrilène, que se concentrait l'essentiel de la bataille symbolique.

 

sp3-ae11cLe gouvernement socialiste a en effet tenté d'imposer sa loi anti-syndicale du « service minimum » aux grévistes. Si le service minimum a fait son effet, permettant le fonctionnement du réseau métropolitain, 85% des travailleurs de l'entreprise des Transports Madrilènes se sont toutefois mis en grève perturbant fortement le trafic Madrilène.

 

Dans la fonction publique, les résultats sont plus mitigés, en-deçà des chiffres de la mobilisation du 8 juin: 44% de grévistes au total pour les fonctionnaires et 60% dans le milieu enseignant.

 

 

1 million 500 000 espagnols descendent dans la rue défiant les intimidations policières

 

 

Près d'une centaine de rassemblements étaient convoqués par les deux grandes centrales syndicales, ainsi que le PCE. Si elles ont mobilisé de façon inégale, près d'1,5 millions de salariés espagnols ont tout de même défilé dans les principales villes du pays.

 

fotonoticia 20100929170810 500C'est en Andalousie, bastion du mouvement communiste espagnol, que les concentrations ont été relativement les plus impressionnantes, tout du moins à la mi-journée, et les mieux réparties sur le territoire. Près de 144 000 manifestants dans 12 cortèges, dont 50 000 en Séville, 20 000 à Huelva ou Cordoue, 18 000 à Malaga, 12 000 à Grenade, ont défilé sous des cris de « Zapatero démission! » et de « Zapatero menteur! ».

 

Dans les régions, affluence exceptionnelle à Vigo où près de 70 000 manifestants ont arpenté les rues de la cité Galicienne à l'appel des deux syndicats UGT et CC.OO ainsi qu'à Oviedo, capitale des Asturies, terre ouvrière et bastion historique des communistes, avec 100 000 manifestants. Les Asturies ont également été la région avec le plus fort taux de grévistes du pays, 87%.

 

1285777466 extras ladillos 1 1La manifestation la plus massive de la journée, en région, est celle de Barcelone, où 400 000 manifestants ont remonté le Passeig de Gracia en fin de journée, à l'appel des trois principales centrales syndicales catalanes (CC.OO, UGT et Usoc).

 

Plus de 500 000 manifestants ont finalement participé au rassemblement qui clôturait cette journée de mobilisation. A Madrid, le cortège est parti à 18h30 de la place des Cibeles pour arriver dans la soirée à la Puerta del Sol, mené par les deux leaders syndicaux, Ignacio Toxo (CC.OO) et Candido Mendez (UGT).

 

huelga-espana-paro-laboral-historica-nacional-convocatoria-.jpgDe multiples incidents entre la police et les manifestants ont émaillé les cortèges dans plusieurs villes de région, ainsi qu'à Madrid et Barcelone, avant le départ des deux grands cortèges, en début d'après-midi. Plus d'une centaine de manifestants ont été arrêtés, selon les syndicats, par les forces de l'ordre dans tout le pays.De nombreux incidents entre policiers et grévistes ont été signalés devant les dépôts de bus ou à la porte d'entreprises en grève, comme devant l'usine EADS à Getafe, dans la banlieue de Madrid.

 

Là où les manifestations se sont déroulés dans le calme, comme en Andalousie, le dispositif policier déployé se révélait impressionnat et intimidant pour les manifestants. Ignacio Toxo, secrétaire-général des CC.OO a déploré les violences policières, pointant du doigt « certaines interventions disproportionnées de la part des forces de l'ordre ».

 

 

Ambiguïtés de la ligne des syndicats: Durcissement du ton... mais ouverture au « dialogue social » prôné par le gouvernement

 

 

La conférence de presse conjointe des leaders des deux principales centrales syndicales du pays révèle une singulière radicalisation du discours. Tout d'abord, les deux dirigeants syndicaux parlent d'une seule voix pour saluer « un succès incontestable. Un succès de participation et un succès démocratique ».

 

 

Candido Mendez, secrétaire-général de l'UGT socialiste se montre le plus offensif: « Aujourd'hui se manifeste le rejet des politiques imposées par le gouvernement et la disposition à continuer à lutter pour sortir au plus vite de cette crise et réduire le chômage, mais pour cela, sans aucun doute, il est essentiel que se produise un changement de cap dans les politiques vis-à-vis de la réforme du marché du travail, des retraites, des coupes dans les salaires des fonctionnaires, dans l'intention du gouvernement de reculer l'âge de départ à la retraite et dans la révision du budget d'Etat pour 2011 ».

 

 

Ignacio Toxo, 604366des CC.OO, syndicat historiquement proche des communistes mais qui a glissé depuis une vingtaine d'année s vers le réformisme, poursuit dans la même voie avec une inclination plus marquée au « dialogue so cial »: « Cette clameur, cette expression de la démocratie ne peut pas laisser impassible le gouvernement. Le gouvernement doit réagir (…). La réforme du marché du travail est réversible, voilà ce que dit la classe ouvrière de ce pays. Ce que l'on change par une loi, on peut le changer par une autre loi. Nous sommes disposés à négocier, mais à partir de la rectification ».

 

 

Derrière le ton qui se durcit nettement de la part des directions syndicales espagnoles, reflet tant de la poussée de la base militante des syndicats que de la colère généralisée parmi les travailleurs d'Espagne,les ambiguïtés de la ligne des directions syndicales espagnoles demeurent.

 

 

Les deux syndicats qui ont contribuer à faire passer toutes les réformes néo-libérales de Gonzalez à Zapatero ne ferment pas la porte à l' « appel au dialogue social » lancé par Zapatero. Ils exigent simplement un autre projet de loi, une « rectification » du projet gouvernemental.

 

 

Devant le risque de canaliser le mouvement et de le diriger vers une impasse politique, seule la question d'une plus large mobilisation des travailleurs d'Espagne et donc de la grève reconductible et illimitée peut permettre d'en sortir. C'est la question que pose ouvertement le Parti communiste d'Espagne (PCE) dans son communiqué: « Le PCE considère, tout comme les dirigeants syndicaux des CC.OO et de l'UGT, que la grève du 29 septembre est un point de départ pour de nouvelles mobilisations, si l'orgueil de Zapatero l'empêche de voir la forêt de travailleurs qui a rempli les rues des villes de ce pays ».

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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 09:58

euro-greeceToutes les mesures qui sont déjà passées et les mesures barbares à venir du « mémorandum actualisé »


Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Le mémorandum actualisé défendu en Grèce par le gouvernement du PASOK, le FMI, l'UE et la ploutocratie grecque comprend de nouvelles mesures anti-populaires qui visent à réduire encore plus le prix de la force de travail.



Relations de travail:



  • Une loi qui prévoit que les accords d'entreprise prévaudront sur les accords de branche

 

  • Une loi qui permet aux entreprises qui ne sont pas membres des syndicats patronaux qui signent les conventions collectives de ne pas les mettre en œuvre. Jusqu'à présent, ils y étaient obligés un fois qu'elles avaient été actées par le Ministère du Travail.

 

  • Une norme qui adapte le système d'arbitrage pour la signature des conventions collectives aux exigences des capitalistes, puisqu'elle spécifie que la fonction d'arbitrage « doit préserver la compétitivité sur la base du coût du travail et de la création d'emplois ».

 

  • La suppression de toute restriction sur le travail à temps partiel et les contrats temporaires assurée par la Loi 3846/2010 adoptée par le gouvernement en mai dernier.

 

  • L'extension de la période probatoire pour les nouveaux employés à un an (deux mois jusqu'alors). Durant cette période, les patrons peuvent licencier sans aucun avertissement et sans payer d'indemnités.

 

  • La mise en œuvre de la directive Bolkenstein permettant l'élimination de la restriction sur le salaire minimum afin de stimuler les investissements.

 

  • Coupes drastiques dans les aides-chômages, déjà faibles, pour économiser 500 millions d'euros.

 

Sécurité sociale:

 

  • « Réforme des principaux paramètres du système de retraites tels que prévus par la loi 3836/2010 ». Les récentes lois contre la Sécurité sociale ne sont qu'un début. Le vecteur de cette nouvelle offensive est la condition intégrée à ce mémorandum « actualisé », selon laquelle l'augmentation des dépenses pour les retraites publiques ne devra pas excéder 2,5 points du PIB entre 2010 et 2060. Dans le cas où la limite de 2,5 points est dépassée, la loi sera transformée et de nouvelle mesures contre la Sécurité sociale adoptées.

 

  • Suppression de toute garantie assurée par l'État pour les pensions complémentaires. Selon le mémorandum « actualisé », le « gouvernement met en œuvre une révision en profondeur du fonctionnement des fonds de pension publics complémentaires ». L'objectif du gouvernement est de ne plus payer un seul euro du budget de l'Etat pour les fonds de pension complémentaires. En pratique, cela signifie que les fonds complémentaires, qui payent les retraites de 1 million de personnes et connaissent déjà un déficit important à cause des politiques menées par le PASOK et la ND, ne seront plus capables de verser ces pensions et même si ils le pouvaient, elles seraient extrêmement basses. De plus, le mémorandum « actualisé » prévoit que les dépenses pour les retraites resteront stables même au cas où le nombre de bénéficiaires augmentait (aujourd'hui 2,8 millions de travailleurs contribuent aux fonds de pension complémentaires). Cela mènera à une réduction drastique des retraites.

 

  • Révision de la liste des professions pénibles et difficiles afin de réduire le nombre de métiers couverts à pas plus de 10% de la force de travail. L'âge de départ à la retraite dans les secteurs et les professions qui seront exclus de la liste augmentera de 5 à 7 ans. La nouvelle liste devra prendre effet le 1er juillet 2011, et ce pour tous les travailleurs actuels et futurs.

 

  • Introduction de conditions strictes pour les pensions d'invalidité et ré-examination de milliers de pensions d'invalidité menant à la réduction du montant des retraites voire à la suppression de certaines pensions.

 

 

Pillage des salaires des travailleurs par des augmentations de taxes:



  • Augmentation supplémentaire de la TVA à travers la hausse du taux de la TVA de 11 à 23% pour une somme considérable de biens et de services (plus de 30% d'entre eux)

 

  • Élargissement de l'assiette pour la taxe foncière avec la mise à jour de la valeur des actifs, ce qui signifie que les travailleurs auront à payer 400 millions d'euros.

 

  • « Taxe verte » sur les émissions de CO2

 

  • Gel dans l'indexation des pensions, ce qui signifie que les retraités perdront plus de 100 millions d'euros.

 

  • Taxation forfaitaire des professions libérales, avec un revenu d'au moins 400 millions d'euros.



Privatisation supplémentaire des secteurs stratégiques:





  • chemins de fer: nouveaux licenciements avec la réduction du personnel de 35%. Hausse des tarifs afin d'augmenter les recettes de l'entreprise de 55%. Réduction du salaire minimum de 20%. La vente des voies ferrées et la concession de lignes profitables au privé qui vont augmenter les tarifs. Fermeture des « lignes qui fonctionnent à perte » laissant de nombreuses régions sans aucune ligne ferroviaire.

 

  • transports: licenciements de masse, réduction des salaires et suppression des droits du travail. Hausse du prix des tickets de 30 à 50%. Fermeture de lignes.

 

  • Énergie: libéralisation du marché de l'énergie et cession des Infrastructures de l'entreprise publique d'énergie (DEI) et des ressources énergétiques (lignite, eau potable) à de grands groupes privés. Hausse drastique des tarifs régulés pour les ménages et les agriculteurs de 40 à 100%.

 

  • Les professions régulées: l'ouverture de ces professions crée de nouveaux champs de profits potentiels pour les capitalistes leur permettant d'investir leur capital accumulé. Sous la pression des grands groupes, les travailleurs indépendnats dans ces secteurs seront expulsés hors du marché.



Pillage des salaires:



  • Réduction supplémentaire des indemnités et de la rémunération des heures supplémentaires dans les entreprises publiques. Cet objectif sera atteint par le projet de loi sur « l'unification des rémunérations dans le secteur public » qui imposera des coupes dans les indemnités de ce type.

 

  • Mise en place d'une taxe générale de 3 euros pour le paiement services externes hospitaliers ainsi que le fonctionnement « 24 heures sur 24 » des hôpitaux et Centres de santé.

 

  • Hausse de 20 à 30% des tarifs hospitaliers pour les services médicaux et examens.

 

  • Ré-évaluation de tous les programmes sociaux restants visant à leur suppression.

 



Le 3 mars et le 3 mai 2010, le gouvernement a présenté le plan d'austérité le plus dur depuis les années 1950, tout en défendant dans le même temps une série de réformes anti-populaires:



  • Il a supprimé les primes de Noël, de Pâques et les congés payés pour les fonctionnaires et tous les retraités du public et du privé.

 

  • Il a baissé les primes salariales des fonctionnaires de 20%

 

  • Il a gelé les salaires et retraites des travailleurs du public et du privé pour les trois prochaines années

 

  • Il a diminué les salaires des travailleurs des services publics, qui ne reçoivent pas de primes, de 10%

 

  • Il a imposé des coupes de 3 à 10% sur les retraites au-dessus de 1 400 euros.

 

  • Il a annulé le paiement de la seconde tranche de l' « indemnité solidarité » qui s'adresse aux couches les pauvres de la population.

 

  • Il a augmenté les taux de TVA deux fois en 2010

 

  • Il a augmenté trois fois en 2010 le taux de la taxe sur l'essence. En conséquence, le prix de l'essence sans plomb a augmenté de 63%.

 

  • Il a augmenté trois fois en 2010 le taux de la taxe sur les boissons alcoolisées et sur le tabac. Après la mise en place de ces mesures, le prix des cigarettes augmentera de 40%, par rapport aux prix de 2010. Le prix des boissons augmentera de 3 euros par bouteille.

 

  • Il a imposé une taxe exceptionnelle sur les professions libérales sur la base de leurs revenus de 2009.

 

  • Il a augmenté le nombre d'annuités à 40 pour avoir accès à la retraite. Il met fin à la retraite après 37 années de cotisation sans condition d'âge ainsi qu'à la retraite après 35 ans de cotisation une fois l'âge légal de départ à la retraite atteint.

 

  • Il a imposé des coupes drastiques dans les retraites (plus de 35%) en allongeant le nombre d'années d'activité sur lesquelles est calculé le montant de la pension: des 5 meilleures années aux 10 dernières années.

 

  • Il a mis fin à l'âge de départ à la retraite avant 60 ans, en supprimant les retraites anticipées, ce qui touche avant tout les mères qui ont des enfants en bas âge et celles qui ont plus de 3 enfants.

 

  • Il a diminué les revenus des retraités de 6% par an pour ceux qui ont 40 ans de cotisations et ont « osé » se retirer avant l'âge de 65 ans.

 

  • Il a démoli le système de retraites des fonctionnaires en transformant le système de sécurité sociale publique en un système par entreprise.

 

  • Il a imposé aux femmes de travailler de 5 à 17 ans au nom de l'égalité hommes/femmes.

 

  • Il a introduit le principe de « l'ajustement des retraites à l'espérance de vie », ce qui ouvre la voie au travail jusqu'à l'âge de 70 ans.

 

  • Il a introduit le principe de la « retraite en fonction des besoins (means-tested) », ce qui est l'équivalent d'une allocation d'assistance et qui n'est pas octroyée avant l'âge de 65 ans.

 

  • Il a réduit de manière drastique les dépenses d'Etat pour les pensions qui désormais couvreront juste la retraite « en fonction des besoins ». Donc, il a aboli le financement tri-partite du système de sécurité sociale

 

  • Il a fusionné les fonds de pension en trois fonds.

 

  • Il a supprimé les Conventions collectives et le salaire minimum. Il a adopté une législation pour le salaire minimum d'entrée sur le marché du travail pour les jeunes et les chômeurs de longue durée. Sous couvert d'employer les jeunes et les chômeurs de longue durée, on supprime le salaire minimum qui tourne autour de 740 euros et crée la génération 500 euros.

 

  • Il a supprimé la journée de travail de 8 heures et a réduit la rémunération des heures supplémentaires. Il a adopté l'introduction de « limites annuelles pour l'aménagement du temps de travail » Ainsi, les travailleurs sont contraints de faire des heures supplémentaires durant une période et ensuite seront sous-employés ou prendront des vacances forcées. Pour les heures supplémentaires, les travailleurs ne percevront pas de salaire additionnel comme c'est le cas actuellement.

 

  • Il a augmenté le seuil des licenciements [pourcentage de la masse salariale pouvant être licencié durant une certaine période de temps] pour les entreprises employant de 21 à 200 salariés.

 

  • Il a imposé des coupes drastiques dans le paiement des indemnités de licenciements équivalentes à 50%.

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 20:15
100903 Graz Schlossberg 


Communiqué par la jeunesse communiste d'Autriche.
La Jeunesse communiste d’Autriche allume le feu pour la justice sociale !


Les militantes et militants de la Jeunesse communiste ont entamé la dernière ligne droite de la campagne des élections régionales de Styrie par une action spectaculaire sur le Schlossberg (colline du château) de Graz, le 3 septembre 2010. Ils y ont déployé une banderole de 15 mètres sur 5 avec la faucille et le marteau et l’inscription : « Justice sociale »et ont allumé des feux de Bengale. « Par ce moyen nous voulons attirer l’attention sur la violente détérioration de la situation sociale en Styrie : 142.000 habitants sont menacés par la pauvreté pendant que quelques uns s’enrichissent encore davantage », explique Robert Krotzer, jeune candidat du Parti communiste autrichien (KPÖ) de Styrie, à propos de l’initiative.


La Jeunesse communiste alerte dans le même temps sur l’écart qui va se creuser encore entre pauvres et riches avec les plans d’austérité prévus par le Parti social-démocrate et le Parti populaire.« La baisse des dépenses sociales, pour l’éducation, l’absence d’augmentation des salaires et toutes les mesures néfastes comparables signifient pour les jeunes la mise à mal de leur droit à un avenir décent », poursuit Krotzer. Au lieu de cela, il y aurait besoin d’une politique conséquente de redistribution des richesses, pour laquelle les grandes entreprises, les banques, les super-riches devraient passer à la caisse. Cela permettrait aussi de financer des investissements dans le secteur de la formation, une élévation des indemnités d’apprentissage ou bien une baisse des tarifs des transports publics, comme la Jeunesse communiste le réclame depuis des années.



Chaque voix pour le KPÖ de Styrie aux élections du 26 septembre sera une voix pour la justice sociale, pour une autre redistribution des richesses et pour la défense des intérêts des jeunes travailleurs, des élèves et des étudiants.

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 15:52

obamaswar

 

 

 

Traduction AC http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Les Etats-unis ont confirmé que le nombre de soldats présents en Irak aujourd'hui est inférieur à celui au moment de l'invasion du pays, en 2003. Ce fait va être utilisé dans le cadre d'une manœuvre de propagande qui a comme objectif de dissimuler le maintien d'une force occupante et le remplacement de soldats par des mercenaires.



La déclaration de Barack Obama, annoncant la fin de la mission de combat sur ce territoire et le début d' « opérations contre-terroristes » menées par une « force de transition » jusqu'au retrait « des troupes nord-américaines en 2011 », avait déjà fait la une des journaux début août. Mais ce qui a fait, avec un écho encore plus important, les unes des journaux des médias dominants, c'est la confirmation que les Etats-unis conservent en Irak un nombre de soldats inférieur à celui qu'ils avaient au début de la guerre contre ce pays.



Effectivement, avec le retrait de la quatrième brigade pour le Koweit et le transfert d'hommes et de matériels de guerre de ce pays du Moyen-Orient vers l'Afghanistan, également occupé, le nombre total de soldats de Washington tourne autour de 55 000, pouvant même être réduit à 50 000 d'ici au 31 août.



Mais quant aux faits correspondants à la réalité, arrêtons-nous ici. C'est que surfant sur la vague du départ d'une partie du contingent – il convient de ne pas oublier qu'il reste en Irak 50 000 militaires étrangers – le gouvernement des Etats-Unis en profite pour faire croire que la force qui restera cessera de réaliser des opérations de combat, se limitant à former les militaires irakiens, et que la date limite pour le départ définitif serait la fin de l'année 2011.




Déclarations occultées




Maintenant, la vérité est que pour les fonctionnaires ayant une responsabilité élevée, comme le commandement militaire David Patreus, les Etats-unis non seulement ne sont pas prêts à sortir d'Irak puisque ils conservent « une énorme capacité [opérationnelle]», a-t-il déclaré dans une interview à CBS.



Dans le même sens, l'Inter Press Service  a trouvé auprès de sources liées aux cercles gouvernementaux que les 50 000 soldats qui resteront ne se confineront pas à leurs missions de formation ou à des opérations de défense du personnel et des installations nord-américaines.



Un autre qui semble avoir ignoré les propos du président est l'attaché du presse du général Patreus, Geoff Morrell, soulignant « que je ne connais personne qui ait déclaré la fin de la guerre ».



De même, pour le vice-assistant du secrétaire à la Défense, Colin Khal, les Etats-Unis sont en Irak « pour y rester encore longtemps » et toute décision est suspendue jusqu'à « ce que l'on voie ce que le gouvernement va faire ».



La phrase, apparemment énigmatique, a été déconstruite par la presse nord-américaine, qui spécule sur la possibilité que le futur gouvernement du pays se prépare à demander aux Etats-unis de rester au pays.




Les entreprises de sécurité doublent leur nombre




Par ailleurs, le maintien de dizaines de milliers de soldats en Irak – dans les termes de ceux qui les voit encore y rester pour longtemps et avec toujours les mêmes fonctions – est accompagné de la substitution de soldats sur le départ par des milliers de mercenaires au service des entreprises de sécurité.



La décision de remplacer la force militaire par une autre « civile » a été prise dans une réunion de hauts-responsables militaires nord-américains, qui s'est déroulé le 19 juin, bien que cela n'ait été clairement reconnu qu'à partir du 16 août.



Le plan est de donner au Département d'Etat un rôle plus effectif dans la coordination des opérations et d'entretenir des relations étroites avec les entreprises de sécurité privées. Celles-ci vont disposer d'hélicoptères, de chars d'assaut et de la technologie pour faire fonctionner des radars, de manière à ce qu'elles puissent demander des attaques aériennes et elles vont pouvoir téléguider des drones de combat, a informé le New York Times.



Le doublement du nombre d'entreprises sous-traitantes en Irak n'est pas une hypothèse. Le porte-parole du département d'Etat, P.J.Crowley, a admis que le total d'entreprises sous-traitantes en Irak pourrait atteindre les 7 000, admettant, également, que les Etats-Unis « ont des plans très spécifiques pour assurer la sécurité quand les militaires partiront ».



Actuellement, il existe en Irak 112 000 mercenaires au service de diverses entreprises, auxquels s'ajoutent plus de 11 500 individus inscrits en tant que personnel de sécurité privé et au moins 1 200 au titre de conseiller en sécurité, a publié de son côté le Guardian.




Le nouveau rôle de la CIA




D'après le New York Times, l'agence des services secrets nord-américaine prend de plus en plus un caractère para-militaire, approfondissant, depuis l'entrée en fonctions de Barack Obama, la réalisation d'attaques avec des drones et l'élimination des personnes suspectées de terrorisme.



L'assistant du président des Etats-unis, John Brennan, qualifie les nouvelles lignes directrices comme un remplacement de la politique du marteau par celle du bistouri.



Par ailleurs, le lien avec les entreprises de services de sécurité s'est également intensifié, surtout au Pakistan et en Afrique du nord avec la mise en œuvre d'opérations clandestines de détention et d'arrestation de groupes présumés extrémistes.



Article d'Avante, hebdomadaire du PC Portugais

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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 22:33


giap2Les plus hautes autorités du Vietnam viennent de célébrer le 100eanniversaire du Général Giap, héros national, « vainqueur de Dien Bien Phu », un des principaux dirigeants communistes vietnamiens pendant les guerres révolutionnaires anti-impérialistes contre le colonialisme français puis contre l’agression des Etats-Unis.

 

Communistes français, nous saluons cette grande figure du mouvement communiste international, qui est également liée à l’histoire de notre pays.

 

La personne du Général Giap est en elle-même un point de repère historique et politique, au-delà du symbole national qu’il représente à la suite d’Ho Chi Minh.

 

Giap ne s’est pas montré qu’un « fin stratège » mais aussi un des concepteurs de « l’armée nouvelle » (pour reprendre le terme de Jaurès), l’Armée populaire vietnamienne, instrument de la Révolution par l’intervention des masses.


Cette armée, toujours dirigée par Giap, devait réussir à mettre en échec l’impérialisme américain et réaliser l’unité du Viet-Nam.

 

Après 1975, Giap est ministre et membre du bureau politique du Parti communiste vietnamien jusqu’en 1982. Il intervient dans les débats internes du Parti et ne cesse de le faire, y compris parfois publiquement dans un contexte d’évolution accélérée des orientations politiques du pays.  


En 2009, il s’exprime contre la décision de laisser un groupe capitaliste chinois prendre le contrôle de l’exploitation d’un gisement de bauxite au centre du Vietnam mettant notamment en garde contre la perte de souveraineté.

 

Longue vie au Général Giap, grand dirigeant communiste, militant inlassable pour le socialisme dans son pays !



ARTICLE PUBLIE SUR LE JOURNAL EN LIGNE DU PARTI COMMUNISTE VIETNAMIEN :


 

100827 Giap A l'occasion des 100 ans du Général Vo Nguyên Giap (25 août), fêtés le 24 août, le président du Front de la Patrie du Vietnam (FPV), Huynh Dam, est allé lui adresser ses meilleurs vœux de longévité.


Huynh Dam a exprimé la fierté et la reconnaissance profonde du Front de la Patrie et du peuple vietnamiens envers cet élève brillant du Président Hô Chi Minh, qui a grandement contribué à l’œuvre révolutionnaire nationale.



Le chef du FPV lui a souhaité une bonne santé et longévité. Le Général Vo Nguyên Giap demeure toujours un modèle pour les jeunes générations.



Le même jour, le Premier ministre Nguyên Tân Dung, le vice-Premier ministre et ministres des Affaires étrangères, Pham Gia Khiêm, le ministre et chef du Bureau gouvernemental, Nguyên Xuân Phuc, le président de l’Assemblée nationale, Nguyên Phu Trong, et ses chefs adjoints… ont fait de même.



Le gouvernement, a affirmé M. Nguyên Tân Dung, continuera de conjuguer ses efforts avec tout le Parti, tout l’Armée et tout le peuple pour atteindre l'objectif d'un peuple riche, un pays puissant, une société équitable, démocratique et moderne.



Après avoir informé des activités législatives au cours de ces derniers temps,  M. Nguyên Phu Trong a réaffirmé la détermination de l’AN de continuer de progresser sur la voie du socialisme, conformément au choix judicieux du PCV et du Président Hô Chi Minh.



Remerciant tous ces dirigeants, le Général Vo Nguyên Giap a exprimé sa ferme conviction que sous la direction du Parti et la gestion de l’Etat, le Vietnam réaliserait de nouvelles avancées socioéconomiques et dans son intégration nationale.


Khánh Anh

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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 22:31

Si Sarkozy s’est déplacé lui-même à Fréjus pour présider les obsèques des soldats du 21ème régiment d’infanterie de Marine morts le 23 août 2010, ce n’est pas pour consoler les familles. Leur drame est irréparable.

Non, il vient pour préparer l’opinion à d’autres morts, à d’autres sacrifices humains (et financiers – 700 millions d’euros par an).


47 morts mais pour quoi ?

 

100827_rima_frejus.jpg Sarkozy laisse à d’autres le soin de se départir de la langue de bois guerrière. Il garde pour lui les arguments primaires :

 

- La guerre pour la paix ?Depuis 9 ans que les troupes françaises suivent l’intervention américaine, la guerre ne cesse de s’intensifier et de s’étendre dans toute l’Afghanistan. Les plus hauts stratèges américains reconnaissent l’impasse militaire.

- La guerre contre le terrorisme ?Al Qaïda reste tout autant invisible. Les Talibans sont renforcés politiquement dans la population. Ils apparaissent pour les défenseurs du pays contre l’envahisseur étranger et ses alliés locaux fantoches.

- La guerre pour le bien du peuple afghan ? De révélations en « fuites », la liste des bavures, des exactions, des morts entraînées par les armées d’occupation s’allonge. Toutes les conditions d’un développement économique et social sont annihilées par les destructions, la corruption qu’amènent la guerre et l’occupation.

 

Les objectifs véritables de la guerre américaine sont de plus en plus visibles pour l’opinion publique internationale. L’impérialisme américain et ses alliés européens ont besoin de maintenir un état de guerre dans cette région stratégique, qu’ils sont prêts à étendre contre l’Iran. Ils ont besoin à des fins de politiques externes et internes d’instrumentaliser la « menace terroriste ». La participation de la France, avec tout ce que notre pays représente encore internationalement, leur apporte une caution importante.

 

Devant l’enlisement militaire, l’émoi devant la multiplication des morts dans les armées occidentales, le pouvoir aux Etats-Unis commence à amorcer une modulation de discours, toujours pour poursuivre les mêmes objectifs. Obama évoque une « afghanisation » de la guerre un début de retrait en juillet 2011. Mais déjà le Général Patraeus, commandant des forces internationales (OTAN), a jugé cette date prématurée…   

 

En France, certains se démarquent du discours de Sarkozy mais en prenant garde de ne pas aller jusqu’au bout.  

On se souvient que c’est le gouvernement de la « gauche plurielle » qui céda en 2001 aux injonctions de Bush d’envoyer un corps expéditionnaire français.

Aujourd’hui certains appellent à une modification des missions de l’intervention internationale. D’autres demandent la tenue d’une « conférence internationale ». D’autres encore agitent l’illusion de la transformation de l’intervention en intervention humanitaire, éventuellement sous l’égide de l’UE (dont les intérêts sont étroitement liés pourtant à ceux de l’impérialisme US).

 

Pour la paix, dans l’intérêt de la France, dans l’intérêt du peuple afghan, pour notre part, nous n’avons qu’un seul mot d’ordre :


Retrait unilatéral immédiat des troupes françaises d’Afghanistan !

Sortie de la France de l’OTAN !

Pas un sou français pour la guerre US en Afghanistan !

 

La pression de l’opinion publique aux Pays-Bas est parvenue à gagner le retrait des troupes de ce pays. Gagnons la même chose en France !

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 17:34
La colère de millions d'ouvriers exploités par les multinationales pour moins d'un euro par jour

 

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


 

 

par Steve Davison*, pour le Morning Star (quotidien du PC de Grande-Bretagne)




Les ouvriers les moins bien payés du monde en ont finalement eu assez. Grèves, usines fermées, rues bloquées et émeutes ont secoué la mégapole bouillonnante de Dhaka, au centre du Bangladesh, après que le gouvernement n'a pas répondu aux revendications modestes des travailleurs du textile, pour un salaire minimum mensuel décent.



Près de 3,5 millions de Bangladais ont été brutalement exploités pendant des années par des patrons du textile assoiffés de profit, produisant pour des entreprises connues de tous telles que Wal-Mart, Asdaet Marks and Spencer.



Ces travailleurs ont survécu avec seulement 1 662 taka (15 livres) par mois pendant les cinq dernières années tandis que l'inflation pour les biens de première nécessité, en particulier le riz, le blé et le logement, ont augmenté sans cesse (de 43% dans la même période).



Leurs conditions de travail sont celles du 19ème siècle. Les travailleurs ne sont souvent pas payés à temps et les femmes, qui constituent 80% de la main d'œuvre de l'industrie textile, subissent régulièrement agressions physiques et harcèlements. Cela devait changer.



En dépit du fait que le taux de syndicalisation est très bas, avec près de 100 000 travailleurs syndiqués, les travailleurs non-syndiqués ont joint leurs forces à celles de leurs camarades dans une revendication d'un salaire minimum de 5 000 taka (45 livres) par mois.



Les syndicats majoritaires du secteur textile ont rencontré un soutien massif avec cette simple revendication, même confrontés à l'intimidation anti-syndicale du patronat et de leurs serviteurs, dans l'État et la police.



Le patronat a exigé que le gouvernement réponde aux manifestations des travailleurs par la plus forte des répressions. Des centaines de travailleurs ont été blessés, de nombreux arrêtés et deux dirigeants syndicaux emprisonnés, et tant d'autres sont dans la clandestinité.



Face à la pression croissante, le gouvernement a convoqué une réunion d'urgence avec des propriétaires d'usine et ont « invité » des dirigeants syndicaux au siège de l'Association des exportateurs de textile du Bangladesh où un nouvel accord salarial a été concocté, offrant un salaire minimum de 3 000 taka (27 livres)



Certains syndicats importants ont accepté cette augmentation, mais un certain nombre de syndicats plus progressistes et militants ont rejeté l'accord, disant que tout ce qui est en-dessous de 5 000 taka est juste insuffisant pour que ces travailleurs appauvris puissent vivre.



Le Bangladesh's Daily Star (le quotidien anglophone à la plus large diffusion dans le pays) a condamné la tournure prise par les négociations:



« Nous trouverons cela surprenant et tout à fait inacceptable que les délégués syndicaux des travailleurs du textile à la négociation sur les salaires aient été choisis par le gouvernement », a-t-il été dit.



« Le cours naturel, évident aurait du être le choix par les travailleurs de leurs propres représentants, qui auraient alors été justement au point sur la question et auraient aidé à trouver un meilleur accord pour leurs compatriotes. L'issue aurait alors été plus réaliste et, donc, acceptable pour tout le monde ».



Treize fédérations syndicales progressistes ont condamné la réunion et ont exigé la ré-ouverture de négociations salariales.



Dans une tentative d'acheter la paix, le gouvernement Bangladais a annoncé des plans pour garantir des aides alimentaires (riz) aux travailleurs qui cousent des vêtements pour Wal-Mart, Tesco et d'autres multi-nationales, tout en sollicitant aussi des prêts de la Banque mondiale pour construire des dortoirs pour les travailleurs – en fait une subvention directe à quelques-unes des entreprises les plus riches du monde.



Le même gouvernement, sur ordre des patrons du textile, est encore en train de poursuivre, avec des inculpations criminelles, 12 dirigeants syndicaux. Si il parvenait à gagner ces procès, cela permettrait au gouvernement d'économiser des millions. Voilà toute la folie de la mondialisation, et de sa course vers le fond.



Le gouvernement essaie aussi d'isoler les travailleurs en créant un écran de fumée d' « agitateurs extérieurs » dans un climat de peur du terrorisme islamiste et d'enquêtes en cours sur des « crimes de guerre » dans la guerre Pakistan-Bangladesh de 1971. Et il a désormais interdit de délivrer des visas aux ressortissants étrangers.



« De nombreux ressortissants étrangers, avec des visas de touristes, sont impliqués dans des activités syndicales et sont à l'origine de troubles dans le secteur, dans les intérêts de leurs nations respectives », a déclaré un ministre au Daily Star sous couvert d'anonymat.



« Nous veillerons strictement à partir de maintenant à ce qu'aucun ressortissant étranger ne puisse venir au Bangladesh avec un visa de touriste pour être impliqué dans des activités syndicales.



Si ils veulent venir ici à cette fin, ils doivent recevoir des visas d'un type spécial de la part du gouvernement Bangladais. »



Le Daily Star a ajouté que« le gouvernement a une liste des ressortissants étrangers qui sont venus au Bangladesh avec des visas de touriste et qui sont impliqués dans des activités syndicales, avec l'aide de nombreuses ONG ».



Cependant, le gouvernement n'est pas entièrement insensible à la cause des travailleurs, et se trouve dans une position difficile.



Le premier ministre Sheikh Hasina a déclaré aux médias: « Les travailleurs sont payés avec un salaire, je dirais, pas seulement insuffisant mais inhumain. Les travailleurs ne peuvent même pas rester à Dhaka avec les salaires en monnaie de singe qu'ils ont ».



Dans la délégation d'Unite au Bangladesh, j'ai rencontré le ministre du Travail Khondker Mosharraf Hossain.



« Quel gouvernement au monde ne voudrait pas que ses travailleurs soient payés un salaire décent? », a-t-il interrogé.



« Nous aimerions soutenir la revendication des travailleurs du textile, pour un salaire mensuel de 5 000 taka. Dans un monde juste, les travailleurs devraient même être payés plus.



« Le problème que le Bangladesh rencontre est que les multi-nationales de la grande distribution ne paieront pas cette augmentation de salaire. Chaque année, les multi-nationales cassent les prix qu'ils sont disposés à payer par pièce, ce qui pousse les salaires vers le bas. Vous devez contrôler vos multi-nationales, si vous voulez aider les travailleurs du textile. »



Le sentiment d'impuissance de Hossain est tout à fait réel. La vérité, c'est que dans le monde d'aujourd'hui, super-mondialisé, le pouvoir des multi-nationales est plus important que celui des gouvernements, en particulier dans le Tiers-monde.



Et avec l'augmentation des salaires en Chine et au Viet-nam, les travailleurs du Bangladesh sont au bas de la pile.



Bien qu'il n'y ait nul endroit qui soit moins cher au monde, l'organisation patronale YET et l'Association des exportateurs de l'industrie textile du Bangladesh ont menacé de fermer les usines de textile après que les travailleurs ont lancé leur action.



Les travailleurs n'ont pas été intimidés par de telles agissements. Ils continuent à participer aux sit-ins d'usines et aux négociations salariales sur le terrain pour s'assurer des hausses de salaires avant de retourner au travail. Des manifestations de masse et des barrages routiers ont lieu tout le temps.



Les travailleurs, virtuellement sans organisation ni direction nationale, ont essaimé des actions dans tout le pays, où des actions ont lieu par imitation.



Mais la lutte des travailleurs est rendue plus difficile à cause de la confusion régnant dans le mouvement syndical. Bangladesh a plus de 6 000 syndicats, qui sont en lutte constante pour leur survie et en concurrence les uns avec les autres. Des dizaines de syndicats du textile ont un nombre d'adhérents très faible et la plupart sont liés à des partis politiques et à des hommes politiques en particulier.



Peu de cotisations syndicales. Ils luttent plutôt les uns contre les autres pour recevoir des fonds d'Europe et des Etats-Unis. Il n'y a aucune unité mais plutôt une lutte constante pour l'argent.



L'issue de cette lutte historique est encore à écrire. Mais les choses ne seront plus jamais les mêmes. Une fois que les travailleurs les plus opprimés de la terre se lèvent et combattent, ils deviennent un phare pour des millions d'autres travailleurs.



Les travailleurs Bangladais apprendront encore plus dans les jours à venir que les commentateurs politiques en apprendront toute une vie durant. La lutte au Bangladesh pose un nouveau type de syndicalisme – celui qui est fait pour défier et dompter les multi-nationales globalisées.



* dirigeant syndical du syndicat britannique Unite revient tout juste du Bangladesh où il a rencontré des syndicalistes du textile dans le cadre d'une délégation comprenant non seulement des syndicalistes britanniques (Unite) mais aussi des syndicalistes métallurgistes états-uniens (United Steel Workers)

 

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 09:55

 

Le Bureau politique du Parti Communiste libanais dénonce l’agression israélienne barbare contre l’armée libanaise dans la région de Adaissi au Sud Liban. Il considėre que cette agression contre le Liban, son intégrité territoriale et sa souveraineté n’aurait pu avoir lieu sans le silence douteux de la légalité internationale.


Cette agression a, en effet, eu lieu au vu et su des milliers de soldats de la FINUL. Israël, par son nouveau crime, a fait fi de toutes les résolutions internationales, don’t, en dernier lieu la résolution 1701 qui fut, en fait, une résolution injuste puisqu’elle s’applique aux seules victimes tout en oubliant les vrais criminels et puisqu’elle donne aux Israéliens toute liberté de violer la souveraineté de nos terres.


Le Bureau politique du PCL attire l’attention sur les menaces perpétrées contre notre people et les préparatifs pour une nouvelle guerre. Il appelle les Libanais à la vigilance et à plus de coopération avec la Résistance nationale et l’armée qui sut faire face à cette agression criminelle.


Le Bureau politique s’incline devant les martyrs tombés, tant parmi les militaires que dans les rangs des journalistes, don’t notre Camarade Assaf Abou Rahhal. Il souhaite un prompt recouvrement aux blesses.


Beyrouth, le 3 août 2010


Le Bureau politique du Parti Communiste libanais

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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 12:00

Le nouveau Parti communiste roumain (PCR) a réalisé, samedi 3 juillet, à Bucarest son congrès fondateur qui a réuni plus de 400 délégués et invités.

 

 

Bien qu'il partage le nom du Parti communiste roumain historique, le nouveau PCR est issu du changement de nom du Parti de l'alliance socialiste déjà existant, et qui ne dispose pas de représentation parlementaire.



Son leader, Constanti Rotaru, a fait un bilan des 20 ans qui se sont écoulés depuis le coup d'Etat de décembre 1989, qui a renversé le régime socialiste, considérant que la restauration du capitalisme a provoqué un véritable « génocide social ». En mémoire des victimes du capitalisme dans le pays, le congrès a observé une minute de silence.



Rotaru a mentionné la casse des entreprises et des services publics, ainsi que la destruction généralisée de l'appareil productif, qui a réduit la population à la misère, forçant des millions de roumains à abandonner leur pays pour chercher du travail.



Parmi les nombreux exemples concrets, il a mentionné le fait qu'ils restent actuellement à peine 54% des hôpitaux existants en 1989, la production textile représente 13% de celle de 1989, l'extraction de charbon 36%, la production d'acier 19%, la production de machines-outils 5%, restent 31% du cheptel bovin de 1989 et la production de viande est retombée à 14% du niveau atteint il y a vingt ans.



Dans un communiqué, cité par l'agence AFP, le PCR affirme qu'il « se lance dans la lutte pour mettre fin au pillage auquel le pays est soumis », fixant comme objectif l'élection d'une représentation parlementaire. Dans son programme, il défend la gratuité de l'éducation publique et la propriété étatique dans les secteurs stratégiques.



Toutefois, la légalisation du nouveau parti est une bataille qui s'annonce difficile, puisqu'une loi de 1991 interdit expressément « les manifestations publiques qui font la propagande d'idées totalitaires de nature fasciste, communiste, raciste ou de toute organisation terroriste ».

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