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DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 18:51
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Fidel Castro a annoncé il y a quelques jours sa décision de ne pas briguer un nouveau mandat présidentiel, éveillant les réactions internationales les plus étonnantes. Les Etats-Unis ont ainsi espéré « des changements démocratiques ». Mais il n’y aura pas de transformation à Cuba sans un changement radical de la politique américaine : il faut en finir avec le blocus décidé unilatéralement par les États-Unis contre l’avis de la communauté internationale. Tant que la politique américaine restera une politique d’agression, les autorités cubaines auront pour première préoccupation la protection de leur pays contre les pressions économiques, militaires ou médiatiques. Comment concevoir un progrès de la liberté d’expression dans ces conditions ? Les communistes français espèrent que les élections présidentielles aux Etats-Unis permettront un changement significatif de la politique américaine vis-à-vis de Cuba.

N’oublions pas que sans la révolution cubaine et son étonnante capacité de résistance, le visage de l’Amérique latine ne serait pas le même. L’accession au pouvoir de gouvernements progressistes au Vénézuela ou en Bolivie, la mise en place de partenariats économiques qui rompent avec la dépendance traditionnelle vis-à-vis des Etats-Unis, tout cela n’aurait pas été possible sans Cuba. Comme le dit Hugo Chavez, « Fidel Castro est le père de tous les révolutionnaires d’Amérique latine ».
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13 février 2008 3 13 /02 /février /2008 08:19
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Intervention de Jean-Claude Sandrier à l'Assemblée Nationale lors du vote sur le nouveau traité européen.


Aujourd’hui restera dans l’histoire comme une journée noire pour la démocratie (Exclamations sur la plupart des bancs du groupe UMP). Refuser à notre peuple le droit de s’exprimer est une marque de défiance rarement égalée (Applaudissements sur quelques bancs du groupe UMP). L'Assemblée nationale, élue selon un mode de scrutin aujourd’hui discuté, va censurer le peuple français ! M. Kouchner a déclaré ici même, à propos du référendum : il y en a déjà eu un, on a vu le résultat ! Ces propos indignes traduisent bien la défiance du Président de la République, qui, pour tenter de se justifier, ment aux Français : ce texte est en fait bien fondamentalement le même que celui qui a été rejeté en 2005 – à en croire tout du moins Mme Merkel, M. Zapatero, le Premier ministre du Danemark ou enfin le père de la Constitution européenne, M. Giscard d’Estaing. Dire que 53 % des Français, en votant pour le candidat Sarkozy et ses deux cents propositions, auraient accepté de renoncer au référendum est un argument grotesque. D’ailleurs, à quel Nicolas Sarkozy faut-il se fier : à celui qui a déclaré qu’à chaque grande étape de l’intégration européenne il fallait solliciter l’avis du peuple, à celui qui a dit qu’il serait le président du pouvoir d’achat ou à celui qui renie ses discours ?

Ces choix politiques sont graves pour la crédibilité des responsables politiques, mais il y a encore pire : en refusant à nos concitoyens de se prononcer sur la construction européenne, c’est celle-ci que vous condamnez en fait. Imposer l’Europe sans l’avis des peuples, c’est l’imposer sans eux, contre eux et en faire donc une Europe sans avenir. Les signes qu’ils vous ont envoyés auraient pu vous alerter sur leur méfiance à l’égard d’une Europe dominée par le monde financier. Lundi, à Versailles, le Premier ministre a accusé les tenants du non de ne pas vouloir relancer l’Europe. C’est une belle façon d’esquiver la seule question qui compte : quelle Europe faut-il ? Si c’est une Europe de progrès social, elle ne va pas avec le dumping et les paradis fiscaux. Si c’est une Europe de la coopération, il ne faut pas de concurrence libre et non faussée. Si c’est une Europe d’égalité, les services publics ne doivent pas être soumis aux règles de la concurrence. Si c’est une Europe de l’indépendance, elle ne peut être soumise à l’OTAN. Si c’est une Europe où le travail est mieux rémunéré que le capital, ce n’est pas celle du renforcement de la libre circulation des capitaux.

Votre Europe ultracapitaliste signifie pour la majorité des Français un pouvoir d’achat en baisse, une pression sur les salaires, un recul généralisé sur les retraites, la sécurité sociale et le droit au travail, des délocalisations, de la précarité et des inégalités. Vous construisez l’Europe du fric, celle de l’argent qui rend fou, selon l’expression d’un prix Nobel d’économie. Parce que nous voulons pour la France l’égalité, la solidarité et la liberté, nous voulons une Europe de juste répartition des richesses, garante d’une paix durable. C’est pourquoi les élus communistes et républicains voteront contre la ratification du traité de Lisbonne (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR et sur quelques bancs du groupe SRC et du groupe UMP).
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9 février 2008 6 09 /02 /février /2008 14:55
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« La perspective du référendum a déclenché en France un débat vertueux dont la qualité impressionne... L’Europe a cessé d’être l’affaire des seules élites : le peuple français fait savoir que c’est de lui qu’émane tout pouvoir, que c’est lui qui décide et qu’il n’est pas près – au delà du 29 mai – de se dessaisir d’un sujet qui désormais le passionne. Une fois de plus, le peuple français donne un exemple à suivre ».

Ainsi parlait en 2005... Jean-Claude Juncker, premier ministre du Luxembourg.

C’était avant la victoire du NON ! Depuis, pour les dirigeants de l’Union européenne, de « vertueux » le débat est devenu dangereux ; d’« exemple à suivre », l’expérience française est devenue le précédent à proscrire ; et l’Europe doit redevenir impérativement « l’affaire des seules élites ».

Pour faire passer ce coup de force dans l’opinion française et imposer le « nouveau traité » contre le peuple, Sarkozy a trouvé des alliés inattendus chez les parlementaires verts et socialistes. Le 4 février, ils ont eu la possibilité d’obliger Sarkozy à revenir devant le peuple et à organiser un référendum. Il leur aurait suffi de refuser la modification de la Constitution Française. Lâchement, ils se sont abstenus. Le peuple était trahi une première fois. Quelques jours plus tard, à l’Assemblée Nationale et au Sénat, ils ont voté pour le nouveau traité. Seconde trahison. Seuls les communistes et quelques députés isolés ont porté la voix du Non de 2003. Et pourtant, ces députés, ces sénateurs, ne devaient-ils pas nous représenter ?

Le Traité de Lisbonne a été adopté, et un coup très grave a été porté à la démocratie. Mais le combat ne s’est pas arrêté le 4 février.



Pour en savoir plus...
Le vote au Congrès : 181 parlementaires s'opposent à Nicolas Sarkozy et à l'Europe du fric
Le vote à l'Assemblée Nationale : la liste des députés qui ont trahi le peuple
Alain Bocquet au Congrès de Versailles: pourquoi les communistes ont voté NON
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2 février 2008 6 02 /02 /février /2008 00:41
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MANIFESTONS TOUS ENSEMBLE
Samedi 2 février 14h30  à la halle Carpentier, Paris XIII
Lundi 4 février dès 12h  avenue de Saint Cloud, angle de la rue Clémenceau, place du marché aux fleurs, Versailles




« Les gouvernements se sont ainsi mis d’accord sur des changements cosmétiques à la Constitution pour qu’elle soit plus facile à avaler »
.

Valéry Giscard d’Estaing, père du projet de Constitution européenne, ne s’y est pas trompé, qui s’est réjoui à maintes reprises de la gémellité entre le texte rejeté en 2005 et le Traité de Lisbonne qui le recycle. Présenté comme le fruit d'un «compromis», d’une «renégociation», voire, selon Nicolas Sarkozy, d’une «prise en compte du non», ce nouveau texte fondamental signe en réalité l'aboutissement d'une opération de résurrection discrète et méthodique, enclenchée par les institutions européennes, les gouvernements et les promoteurs du projet de Constitution dès que furent connus les verdicts des urnes françaises, puis néerlandaises. Avec un objectif clair : sauver la charpente ultralibérale, dérégulatrice et atlantiste d'une Union européenne dévouée à la Finance, en évitant à tout prix le retour devant des peuples exaspérés par les conséquences désastreuses de ces choix pour l'emploi, la croissance, les droits sociaux, les services publics et la laïcité.

Le Président de la République souhaite en effet faire adopter le « nouveau » traité par voie parlementaire, sans consulter les citoyens. Il réunit les parlementaires en congrès à Versailles le 4 février pour modifier la constitution française et permettre la ratification du nouveau traité par le Sénat et l’Assemblée Nationale. Si seulement 2/5ièmes des parlementaires s’opposaient à cette modification, N. Sarkozy serait obligé d’organiser un nouveau référendum et de rendre la parole au peuple. Il suffirait que tous les parlementaires de gauche votent ensemble contre le président pour que la démocratie et la souveraineté populaire soient respectées. Les parlementaires communistes sont décidés à voter non. Mais les socialistes veulent s’abstenir, et laisser ainsi le champ libre à Sarkozy !

À quelques jours du congrès, aucun débat public sur les enjeux de ce traité n’a été lancé. Les grands médias, lorsqu’ils n’évoquent pas la crise à la Société Générale, se contentent de brefs gargarismes sur la relance de l’Europe grâce à un « mini-traité » (de 250 pages). Ces mêmes médias pourtant très prolixes pour démontrer l’évidente nécessité du Traité Constitutionnel Européen en 2005 !

Comment la France ose-t-elle donner des leçons de démocratie aux autres pays alors qu’une grande majorité de ses parlementaires est coupée des exigences de ceux qui les ont élus ? À l’heure des municipales, alors que les têtes de listes de tous bords n’ont que le mot démocratie à la bouche, il serait temps de faire preuve de cohérence en respectant la volonté que le peuple a déjà largement exprimée. Il est urgent de reprendre les rênes !
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19 décembre 2007 3 19 /12 /décembre /2007 09:41

Lorsqu'à l'Assemblée Nationale, M. Kouchner, socialiste rallié à la politique sarkoziste, est venu chanter les louanges du nouveau Traité européen, une seule voix s'est élevée pour demander un référendum : celle du député communiste Jean-Paul Lecoq. Quand nos représentants veulent faire notre bien malgré nous, et refusent d'entendre nos voix, c'est la démocratie qui est menacée. Extrait des débats.

M. Jean-Paul Lecoq -
Si l'Europe est toujours une « belle idée », elle s’est construite jusqu'à présent exclusivement contre les intérêts des peuples, pour favoriser le capitalisme mondialisé.

Plusieurs députés du groupe de la gauche démocrate et républicaine - Eh oui !

M. Jean-Paul Lecoq - En 2005, par référendum, les peuples français et néerlandais ont rejeté le projet de constitution européenne. Pourtant, on nous impose un « traité simplifié ». Apporte-t-il des réponses aux questions sociales qui furent au coeur des débats sur la constitution et qui reviennent dans toutes les confrontations politiques ? Aucune ! La méthode consiste à faire semblant de modifier les règles du jeu sans rien changer en profondeur, à maquiller les apparences pour mieux faire passer l'essentiel. Permettra-t-il de changer la vie des peuples ? Non, puisque le droit de la concurrence reste le socle juridique de référence des traités et que les références à la charte des droits fondamentaux ou aux services publics ne masquent pas les objectifs affichés, tendant à une libéralisation toujours plus poussée.

Je le dis solennellement : la voix du peuple français a été bafouée, comme celle des autres peuples européens (Applaudissements sur les bancs du groupe de la gauche démocrate et républicaine). C'est la démocratie même qui est menacée.

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15 décembre 2007 6 15 /12 /décembre /2007 20:08
Boycotter les Jeux Olympiques de Pékin ?
Asor Rosa et l’idéologie de la guerre, par Domenico Losurdo.


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Article publié sur le blog de Caïus Gracchus

Q
uand me sont arrivées les premières informations sur l’invitation d’Alberto Asor Rosa à boycotter les Jeux Olympiques, j’ai pensé que c‘était les Jeux de Londres de 2012 qui étaient dans le collimateur. En effet, tout aussi discutable est leur assignation à un pays qui depuis des années se distingue par la violation de la charte de l’ONU et qui, pour finir, s’est rendu responsable, aux côtés des Etats-Unis, de l’agression contre l’Irak. La catastrophe qui en est dérivée est sous les yeux du monde entier : les victimes civiles se comptent par dizaines ou centaines de milliers, les réfugiés par millions ; répugnante est l’insulte aux droits de l’homme qui est en acte à Abou Ghraib ; déjà rejeté des décennies en arrière, le pays risque à présent le démembrement.

Les Jeux Olympiques de Pékin et ceux de Londres

Et ce n’est pas fini. Pour rester au Moyen-Orient, l’ombre menaçante de l’invasion ou des bombardements couvre maintenant la Syrie et l’Iran, alors qu’est évoqué le spectre de la « troisième guerre mondiale » sans exclure le recours à des armes nucléaires plus ou moins « tactiques » : le tout grâce à la politique non seulement de Washington mais aussi de Londres. Etait-il vraiment nécessaire de récompenser avec cette assignation des Jeux, qui devraient être synonymes de convivialité pacifique entre nations, une capitale qui se distingue par son arrogance impériale et sa politique de guerre ?

J’ai lu ensuite l’article publié sur La Repubblica du 16 octobre : non, Asor Rosa n’en a qu’après les Jeux de Pékin, et brandit la menace de leur boycott en ressassant tous les lieux communs de l’idéologie dominante. L’extraordinaire effort d’un pays, qui dans une courte période de temps a assuré le droit à la vie à des centaines de millions d’hommes, est dédaigneusement liquidé comme la « machine du développement et de l’exploitation économique » mise en marche par sa « structure centraliste et autoritaire ».

Lire la suite sur le blog de Caïus Gracchus...
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2 décembre 2007 7 02 /12 /décembre /2007 13:28
640616-782177.jpgSi N. Sarkozy veut faire rentrer par la fenêtre le traité européen que le peuple a mis à la porte en 2005, c’est que ce traité porte en lui les politiques de casse sociale et d’austérité qu’il tente de mettre en place en France, et qui sont à l’origine des luttes de plus en plus fortes de ces dernières semaines.

Ce « nouveau » traité est bien le frère jumeau de la Constitution européenne, rejetée par référendum le 29 mai 2005. Giscard d’Estaing, rédacteur du défunt projet, a parlé clair : « Les outils sont exactement les mêmes, seul l’ordre a été changé dans la boîte à outils ». La concurrence comme dogme intangible, y compris concernant les services publics, y est réaffirmée. Le marché du travail est déréglementé alors que le dumping fiscal et le moins disant social s’imposent. La Banque centrale européenne demeure intouchable. L’allégeance à l’OTAN est maintenue. Bref, on fait revenir ce qui a été rejeté.

Ce débat sur l’Europe refait surface alors que grandissent, en France et dans d’autres pays, les mobilisations sociales. Le projet de traité européen, en maintenant le cadre de la concurrence libre et non faussée, les pouvoirs de la Banque centrale et le Pacte de stabilité, pousse à la mise en concurrence des salariés et des peuples, à la généralisation de la précarité, au démantèlement des services publics, des droits sociaux, démocratiques et culturels de l’ensemble des peuples.

Il faut empêcher qu’on ne vole aux Français leur vote. Seul le peuple peut, par référendum, valider ou invalider ce qu’il a lui-même décidé par cette même voie. Deux Français sur trois réclament un référendum. De plus en plus nombreuses sont les voix, qu’elles soient pour ou contre le traité, qui s’élèvent pour l’exiger au nom de la démocratie. Nous ne sommes pas seuls en Europe. 76 % des Allemands, 75 % des Britanniques, 72 % des Italiens et 65 % des Espagnols se prononcent aussi dans ce sens.

Les communistes mettent toute leur volonté pour donner une force majoritaire au rassemblement qui porte cette exigence démocratique. Ensemble, nous imposerons le référendum.

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10 octobre 2007 3 10 /10 /octobre /2007 22:36


Une contribution de Pierre Laroche.

Le Parti Communiste Italien, né en 1921, a été dissous par son 20è congrès en janvier 1991. Cette auto-dissolution est l’issue d’un long processus, dont tous les protagonistes n’avaient sans doute pas projeté ni le déroulement, ni la fin. Ainsi, le secrétaire général du PCI, Enrico Berlinguer, qui avait, au lendemain du coup d’Etat de Pinochet au Chili en 73, estimé qu’il n’était pas possible de diriger un pays avec un gouvernement minoritaire ou disposant d’une trop faible majorité, avait-il proposé en 74 pour l’Italie ce qu’il avait appelé un « compromis historique » entre les forces communiste, socialiste, et chrétienne. Cette proposition, loin de faire l’unanimité dans le PCI, avait cependant eu un grand écho dans le pays et, dans l’immédiat, le PCI avait obtenu le meilleur score électoral de son histoire passée et future aux élections de 1976, avec 34,4% des voix. La démocratie chrétienne, qui était également, sous l’impulsion d’Aldo Moro, à la recherche d’un nouveau dispositif politique du pays, s’était ralliée à l’idée de convergence démocratique. Et, peu à peu, le PCI s’était approché d’une participation gouvernementale, ce qui n’avait pas eu lieu depuis 1947. C’est alors qu’Aldo Moro était enlevé puis assassiné en 1978 par les « Brigades rouges ». Bientôt, le PCI, accusé simultanément d’être complice des terroristes et co-responsable de la politique gouvernementale, avait mis fin en 1979 à sa participation à la majorité et tentait une stratégie qui faisait plus de place au mouvement social, alors que le « compromis historique », du moins dans sa mise en œuvre politique sous forme de « solidarité nationale », donnait la prééminence aux rapports entre formations. La mort brutale de Berlinguer, en 1984, contribuait à fragiliser le PCI, son successeur Alessandro Natta n’ayant pas le poids charismatique de Berlinguer.

Lire la suite...HPIM4105.JPG
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