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DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

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9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 23:34
PROFESSEURS, PERSONNELS ET LYCEENS
ENSEMBLE POUR DEFENDRE L’EDUCATION NATIONALE

 




La droite a annoncé la suppression pour l’an prochain de plus de 11 000 postes d’enseignants. Depuis 2003, ce sont déjà 35 000 postes qui ont disparu. Pour remplacer ces enseignants, que proposent Darcos et Sarkozy ? Des heures supplémentaires ! La droite fait ainsi d’une pierre deux coups : elle fait des économies en embauchant moins, et elle évite d’augmenter les salaires. Le gouvernement a prévu pour 2008 0,8% d’augmentation alors que l’inflation sera au moins de 2,4% !

Les heures supplémentaires, les suppressions de poste, la précarisation du personnel et l’instabilité des équipes ne peuvent que nuire à la qualité de l’enseignement. On en voit déjà les conséquences : classes surchargées, suppressions d’options, absence de remplaçants… Face à des élèves fragilisés par la dégradation du climat social, les enseignants ont besoin de travail en équipe, de concertation, de temps pour accompagner les élèves individuellement. Supprimer des postes dans ces conditions, s’est dégrader volontairement l’enseignement public.

La dégradation organisée de l’enseignement public répond à un objectif simple : faire toujours plus de place au marché et à la concurrence. Toutes les mesures du gouvernement vont dans ce sens. La suppression de la carte scolaire, d’abord, qui met les établissements en concurrence, permet aux meilleurs collèges et lycées de sélectionner leurs élèves. Comme en plus, les financements sont accordés chaque année aux établissements en fonction de leurs effectifs, la suppression de la carte scolaire fragilise les établissements où la situation était déjà difficile : ils ont moins d’élèves, donc moins de moyens. Et les élèves qui restent sont souvent les plus fragiles, ceux qui auraient le plus besoin d’un encadrement accru.

Après la suppression de la carte scolaire, le gouvernement a mis en place un système de crédit d’impôt pour les cours particuliers : parallèlement à la dégradation de l’école publique, il favorise donc les entreprise privées d’enseignement à domicile. Tout cela est cohérent. La droite remplace petit à petit un service public de l’éducation nationale devant lequel les usagers étaient tous égaux en droits par un marché de l’enseignement où chaque élève est un client. À lui de faire ses choix dans une offre toujours plus diverse, en fonction du prix qu’il peut payer et de l’information dont il peut disposer. Et tout cela au profit de qui ? Des vendeurs de cours particuliers, des entreprises d’enseignement à domicile ! Là où nous avions un service public dont l’objectif était de permettre à tous d’accéder à l’éducation, la droite ouvre la porte au marché, et crée une éducation à plusieurs vitesses.

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8 avril 2008 2 08 /04 /avril /2008 23:29
Brigitte Gonthier-Maurin, sénatrice communiste, défend l’Éducation Nationale :

« Les mobilisations dans les lycées traduisent le mécontentement des enseignants, des élèves et des parents quant aux risques que les suppressions de postes font peser sur l’avenir du service public de l’Education.

Ce mouvement de suppression de postes, débuté en 2003 et amplifié en 2008, devrait connaître une forte accélération dans le budget 2009. Ce choix politique, sous prétexte d’une baisse démographique des effectifs, répond à l’objectif de réduction des dépenses publiques. Il entraînera une véritable rupture dans les missions assignées à l’Ecole. Loin de favoriser la réduction des inégalités, comme le prétend Xavier Darcos, cela les renforcera. Il suffit pour s’en convaincre d’examiner en détail les académies les plus touchées par les suppressions de postes : dans celles de Paris, Créteil, Nancy-Metz, Lille, ce sont les établissements les plus en difficulté qui perdent le plus de postes !

Défendre les postes et la pluralité des intervenants à l’école, enseignant, conseiller d’orientation psychologue, conseiller principal d’éducation, infirmière, etc, c’est aussi défendre une insertion sociale de qualité pour nos jeunes. Car le monde de demain a besoin de citoyens et de salariés émancipés ayant tous accès à un haut niveau de connaissances. »

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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 22:11


MARDI 18 MARS : DARCOS, TU AS DEJA PERDU !

C’est l’un des nombreux slogans que l’on pouvait lire mardi 18 mars sur les pancartes de la manifestation parisienne, qui a réuni 10 000 enseignants, lycéens et personnels de l’éducation nationale. On y voyait aussi des silhouettes noires, représentant les postes appelés à disparaître l’année prochaine. Les slogans sont explicites : « Quand Darcos économise, tous les lycées agonisent »…

10 000 manifestants, 55% de grévistes, et plusieurs dizaines de lycées bloqués… Le mécontentement est déjà très fort dans les établissements les plus touchés par les suppressions de postes. Dans l’Académie de Créteil, et en particulier dans le département du Val de Marne, on compte parfois entre 80 et 90% de grévistes. Mais les établissements les moins touchés n’ont pas encore rejoint le mouvement. Pourtant, personne ne peut s’estimer à l’abri… Même le lycée Henri IV, dans le 5e arrondissement, perd 2 postes.

De tout cela, pas un mot dans les médias. Silence, on tue l’éducation nationale. Du coup, la manifestation devient aussi un lieu d’information : on découvre que le lycée voisin est bloqué aussi, que tel établissement, qu’on croyait épargné, va perdre une dizaine de postes. La solitude est rompue, le mouvement se construit, les actions communes s’élaborent : manifestations devant les rectorats, lettres aux parents…

Un mouvement social naît ici qui veut durer, et gagner.


JEUDI 27 MARS : PROFS, PARENTS, ELEVES, TOUS ENSEMBLE !

Le gouvernement parviendra-t-il à supprimer 11 200 postes d’enseignants à la rentrée prochaine ? Ceux qui veulent l’en empêcher sont de plus en plus nombreux, comme l’a montré la manifestation de jeudi dernier. Une deuxième fois en deux semaine, enseignants et lycéens ont défilé par milliers pour refuser la dégradation programmée des conditions de travail dans les collèges et les lycées.

Les enseignants étaient moins nombreux que la semaine précédente car seuls les syndicats de l’académie de Créteil, particulièrement mobilisée, appelaient une nouvelle fois à la grève. Mais les lycéens étaient plus nombreux que le 18 mars, et on comptait beaucoup plus de lycées différents dans la manifestation.
Le mouvement s’étend. Partout, on comprend de mieux en mieux ce que signifient les exigences des rectorats et du ministère. Ici il faudra renoncer au travail en demi-groupe. Là, les classes seront plus chargées. Partout, des professeurs devront partager leur emploi du temps entre deux établissements, et presque tous seront contraints d’accepter des heures supplémentaires pour compenser les postes supprimés. Une année entière sera même supprimée pour tous les élèves de la filière professionnelle, obligés de passer désormais leur bac en trois ans au lieu de quatre !

MARDI 1ER AVRIL : TON POSTE EST SAUVE…

Poisson d’avril ! Les profs en lutte ne manquent pas d’humour, malgré la gravité de la situation. Et non, Darcos n’est toujours pas revenu sur les suppressions de postes… Les raisons de manifester n’ont donc pas disparu, et les manifestants sont toujours là. Dans le cortège, on remarque la présence massive des lycées professionnels. Ils sont les plus touchés par la politique d’économie du ministre, qui a décidé de leur supprimer une année entière d’enseignements ! Ils seront obligés de passer désormais leur bac en trois ans au lieu de quatre. Est-ce bien raisonnable, Monsieur Darcos ? Est-ce ainsi que vous soutenez les filières professionnalisantes, et que vous aidez les élèves les plus fragiles à se former et à se cultiver ? Drôle de vision de l’éducation !

JEUDI 3 AVRIL : DARCOS RENONCE AU SILENCE

Les manifestations lycéennes se font de plus en plus fréquentes, et les manifestants sont de plus en plus nombreux : 15 000 à Paris ce jeudi 3 avril. Les formes de la mobilisation se diversifient. À Albi, les inspecteurs sont accueillis par un cortège funèbre. Ailleurs, des épreuves de bac blanc sont annulées, des manifestations devant les rectorats organisées. Le ministre Darcos ne peut plus ignorer le mouvement. Pourra-t-il encore longtemps l’attribuer à la crise d’adolescence de jeunes turbulents ? Cela dépendra de l’action des enseignants, des parents, et de tous ceux qui se sentent concernés par l’avenir de l’Éducation Nationale. Ne laissons pas les lycéens se battre seuls : l’école, c’est leur avenir, mais c’est aussi le nôtre !


LES PROCHAINS RENDEZ-VOUS

MARDI 8 AVRIL :
Manifestation lycéenne. Départ à 14h30 de Luxembourg.

JEUDI 10 AVRIL :
Grève des enseignants. Manifestation. Départ à 14h de Luxembourg.

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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 18:31
Un article d'Olivier.



Le gouvernement parviendra-t-il à supprimer 11 200 postes d’enseignants à la rentrée prochaine ? Ceux qui veulent l’en empêcher sont de plus en plus nombreux, comme l’a montré la manifestation de jeudi dernier. Une deuxième fois en deux semaine, enseignants et lycéens ont défilé par milliers pour refuser la dégradation programmée des conditions de travail dans les collèges et les lycées.

Les enseignants étaient moins nombreux que la semaine précédente car seuls les syndicats de l’académie de Créteil, particulièrement mobilisée, appelaient une nouvelle fois à la grève. Mais les lycéens étaient plus nombreux que le 18 mars, et on comptait beaucoup plus de lycées différents dans la manifestation.

Le mouvement s’étend. Partout, on comprend de mieux en mieux ce que signifient les exigences des rectorats et du ministère. Ici il faudra renoncer au travail en demi-groupe. Là, les classes seront plus chargées. Partout, des professeurs devront partager leur emploi du temps entre deux établissements, et presque tous seront contraints d’accepter des heures supplémentaires pour compenser les postes supprimés. Une année entière sera même supprimée pour tous les élèves de la filière professionnelle, obligés de passer désormais leur bac en trois ans au lieu de quatre !


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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 22:29
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Des lycées sans profs ?


La droite a annoncé la suppression pour l’an prochain de plus de 11 000 postes d’enseignants. Depuis 2003, ce sont déjà 35 000 postes qui ont disparu. Dans le même temps, le gouvernement diminue chaque année le nombre de postes aux différents concours de l’éducation nationale. Pour remplacer ces enseignants, que propose la droite de Darcos et Sarkozy ? Des heures supplémentaires ! La droite fait ainsi d’une pierre deux coups : elle fait des économies en embauchant moins, et elle évite d’augmenter les salaires. Le gouvernement a prévu pour 2008 0,8% d’augmentation alors que l’inflation sera au moins de 2,4% ! Le pouvoir d’achat des fonctionnaires ne cesse de baisser depuis des années ? S’ils veulent gagner plus, ils n’ont qu’à travailler plus !

Des privilégiés ?

Ce raisonnement repose sur un mensonge répété partout dans les médias : les profs ne travaillent pas. C’est bien connu : ils ont deux mois de vacances l’été, et des services de 18h par semaine ! C’est faux. Préparation des cours, correction des copies… le Ministère lui-même évaluait en 2002 le temps de travail d’un enseignant du second degré à 40h en moyenne par semaine. Quant aux fameuses vacances… Faut-il rappeler que les enseignants ne sont payés que pour 10 mois de travail, même si ce salaire est réparti sur les 12 mois de l’année ? Leurs vacances remplacent leur salaire, elles ne s’y ajoutent pas !

Et les élèves, dans tout ça ?

Dans ce contexte, les heures supplémentaires, les suppressions de poste, la précarisation du personnel (de plus en plus d’enseignants sont embauchés sous contrat ou ne sont pas titulaires de leur poste) et l’instabilité des équipes qui l’accompagne ne peuvent que nuire à la qualité de l’enseignement. On en voit déjà les conséquences : classes surchargées, suppressions d’options, absence de remplaçants… Face à des élèves victimes de la dégradation du climat social, les enseignants ont besoin de plus de travail en équipe, de concertation, de temps pour accompagner les élèves individuellement.

Vers un marché de l’éducation ?

La dégradation organisée de l’enseignement public répond à un objectif simple : faire toujours plus de place au marché et à la concurrence. Il y a quelques mois, peu de temps après avoir supprimé la carte scolaire, le gouvernement mettait en place un système de crédit d’impôt pour les cours particuliers. Tout cela est cohérent. La droite remplace petit à petit un service public de l’éducation nationale devant lequel les usagers étaient tous égaux en droits par un marché de l’enseignement où chaque élève est un client. À lui de faire ses choix dans une offre toujours plus diverse, en fonction du prix qu’il peut payer et de l’information dont il peut disposer. Et tout cela au profit de qui ? Des vendeurs de cours particuliers, des entreprises d’enseignement à domicile ! Là où nous avions un service public dont l’objectif était de permettre à tous d’accéder à l’éducation, la droite ouvre la porte au marché, et crée une éducation à plusieurs vitesses.
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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 22:22
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C’est l’un des nombreux slogans que l’on pouvait lire mardi 18 mars sur les pancartes de la manifestation parisienne, qui a réuni 10 000 enseignants, lycéens et personnels de l’éducation nationale. On y voyait aussi des silhouettes noires, représentant les postes appelés à disparaître l’année prochaine. Les slogans sont explicites : « Quand Darcos économise, tous les lycées agonisent »…

10 000 manifestants, 55% de grévistes, et plusieurs dizaines de lycées bloqués… Le mécontentement est déjà très fort dans les établissements les plus touchés par les suppressions de postes. Dans l’Académie de Créteil, et en particulier dans le département du Val de Marne, on compte parfois entre 80 et 90% de grévistes. Mais les établissements les moins touchés n’ont pas encore rejoint le mouvement. Pourtant, personne ne peut s’estimer à l’abri… Même le lycée Henri IV, dans le 5e arrondissement, perd 2 postes.

De tout cela, pas un mot dans les médias. Silence, on tue l’éducation nationale. Du coup, la manifestation devient aussi un lieu d’information : on découvre que le lycée voisin est bloqué aussi, que tel établissement, qu’on croyait épargné, va perdre une dizaine de postes. La solitude est rompue, le mouvement se construit, les actions communes s’élaborent : manifestations devant les rectorats, lettres aux parents…

Un mouvement social naît ici qui veut durer, et gagner.

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