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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 15:00

100906_defisaclisation_soutien_scolaire.jpgDéshabiller l’éducation nationale pour habiller la concurrence privée : toutes les méthodes sont bonnes pour le pouvoir.

De plus en plus souvent, jusqu’à la porte des collèges et des lycées publics, on distribue aux élèves et aux parents des dépliants vantant les mérites de sociétés privées de soutien scolaire.

Il ne s’agit plus des « petits cours » particuliers qui étaient donnés par des étudiants ou des enseignants de manière informelle ou d’initiatives d’associations en direction de certains enfants spécialement en difficultés. Non, il s’agit d’entreprises privées qui cherchent à occuper un nouveau secteur marchand lucratif (à côté de l’enseignement privé sous contrat, censé être non lucratif). Les plus connues affichent des chiffres d’affaires de 100 à 150 millions d’euros par an.

Le pouvoir ne lésine pas sur les moyens pour les aider, d’autant que la qualité de leurs enseignements est douteuse et que le développement de ce marché souffre des difficultés financières des ménages. Toutes les restrictions des moyens et des missions de l’école publique, doublées d’une véritable campagne de dénigrement font le lit du privé en général, y compris de ces officines. Mais l’Etat les aide aussi massivement financièrement.

  Comme les dépliants ne manquent jamais de le rappeler pour attirer les parents, le soutien scolaire bénéficie d’un crédit d’impôt à hauteur de 50%. C'est-à-dire que pour 100 euros de cours, 50 euros sont rendus par le fisc (que le ménage soit imposable ou non). Pour un enfant, les remboursements peuvent atteindre le plafond légal de 6.000 euros par an, à l’avantage des ménages les plus aisés.

Combien cela représente-t-il au total ? Le gouvernement prétend ne pas savoir quelle part est représentée par le « soutien scolaire » dans les 1,7 milliard d’euros (2009) que coûte au budget de l’Etat la défiscalisation des emplois à domicile. Assurément plusieurs centaines de millions d’euros. Différentes affaires ont terni encore l’image de ces mercenaires de l’éducation. Peu importe pour le gouvernement qui a maintenu en 2010 l’avantage fiscal malgré un vote de l’Assemblée nationale.

Il faut dénoncer ce scandale et y mettre fin! Voilà une « niche fiscale » totalement indéfendable pour le ministre Chatel.

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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 20:17

 

La mise en application dans les lycées de la « réforme » du ministre Chatel se traduit dès cette rentrée par de nombreux dysfonctionnements : en seconde, pas de manuels disponibles pour tous, des choix d’options réalisés à l’aveugle, des tentatives de chefs d’établissementpour flexibiliser les services ... Il s’agit en fait de gérer la pénurie organisée de moyens en diminuant la palette des enseignements et les heures de cours, en détériorant les conditions de travail des enseignants et en cassant le cadre égalitaire de l’Education Nationale par « l’autonomisation » croissante des établissements.

 

16.300 : c’est le nombre de postes d’enseignants que le gouvernement veut supprimer dans l’Education Nationale en 2010.

 

Au total, cela fera 80.000 postes liquidés entre 2007 et 2012 si on laisse faire. Les dernières annonces du gouvernement, suspendu au bon vouloir des marchés financiers, laissent présager de nouvelles saignées. Or, le dogme du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite n’a aucune justification avouable. La population globale, la population scolaire (+ 45.000 dans le secondaire l’an prochain), les besoins de service public ne cessent au contraire d’augmenter.

L’argument budgétaire ne tient pas. La suppression des 16.300 emplois est censée faire « économiser » 400 millions d’euros à l’Etat, alors que le « bouclier fiscal » pour rembourser des impôts aux plus riches coûte 700 millions, que la baisse de la TVA dans la restauration diminue les recettes de l’Etat de 2,4 milliards, que le gouvernement trouve juste de dépenser chaque année 32 milliards pour exonérer le patronat de cotisations sociales !

Selon le ministère lui-même, les enseignants travaillent déjà en moyenne de 40 heures. Ils vont être pressés encore davantage de faire des heures supplémentaires, quand ce sera encore possible. On leur assigne de plus des missions des conseillers d’orientation-psychologues, métier dont la réforme acte le non-renouvellement et l’extinction inadmissible.

 

Vers une dégradation de la qualité des enseignements

 

La baisse des moyens, les « réformes » successives sont un choix politique : celui d’affaiblir l’Education Nationale, de remettre en cause ses missions et ses principes (égalité, objectif de réussite pour tous, pluralisme et laïcité), de développer peu à peu un marché privé lucratif de l’éducation.

Cela se fait d’abord aux dépens du volume d’enseignements proposé. En 1ère et en terminale, en L, moins de français, de langues, suppression des maths (facultatives) ; en ES, moins de SES, suppression des sciences politiques ; en S, moins de maths et de sciences, plus du tout d’histoire-géo en terminale. Dans l’enseignement professionnel, la réduction de la formation des élèves de 4 à 3 ans depuis la rentrée 2009 est une grosse ficelle qui ne trompe personne. Sous prétexte de « modernisation » et d’alignement sur les rythmes de l’enseignement général, en réalité pour économiser sur les postes d’enseignants, les lycéens pro voient ainsi leur formation amputée d’un an ! Les syndicats enseignants des lycées professionnels dénoncent déjà des classes de 1e surchargées.

L’autre menace concerne le contenu même des enseignements. Depuis la loi Fillon de 2005, la droite entend en fait réduire l’école publique à la transmission du « socle commun » en primaire et au collège et aux enseignements du « tronc commun » au lycée. Cette base commune consiste en une liste de « compétences » minimales que tous les élèves sont censés maîtriser à la fin de chaque cycle scolaire … « compétences » dont le seuil est fixé très bas. Pour une formation plus approfondie, le gouvernement entend laisser les familles, les établissements et les collectivités locales se débrouiller selon leurs possibilités. C’en est fini de la formation égale garantie à tous au niveau national ! On est aux antipodes de l’exigence d’acquisition d’une culture communecréant les conditions de la réussite et de l’émancipation de tous. En dispensant au plus grand nombre un enseignement au rabais, on ne fournira plus qu’un minimum culturel à ceux qui n’ont pas d’autre recours que l’école, l’accès à la culture étant dès lors réservé à ceux qui peuvent la trouver ailleurs, dans leur famille ou dans des cours privés.

 

L’objectif de la réforme Chatel des lycées est structurel, et s’inscrit dans un projet d’éclatement de l’Education Nationale.

 

A moyen terme, ces dispositions préparent d’autres contre-réformes. On s’achemine ainsi vers la généralisation de recrutements locaux de vacataires, souvent hors statut, correspondant à la remise en cause des concours nationaux. Demain, comme pour les universités, l’autonomie pourra être étendue jusqu’à intégrer des financements privés signifiant la mainmise du patronat sur le lycée. Ces évolutions pourront aller de pair avec une régionalisation des financements et de la gestion des personnels enseignants.

Avec « l’autonomisation » des établissements, on met le pied dans l’engrenage concurrentiel, dans le lycée à différentes vitesses, d’autant plus que la carte scolaire est quasiment supprimée. Les décrets « autonomisent » jusqu’à un tiers des cours, notamment les heures dédoublées et celles d’accompagnement personnalisé. Le développement de l’autonomie est facteur de développement des disparités et des inégalités selon, par exemple les options dispensées, les heures de soutien… dans un contexte général de pénurie de moyens  de personnels recrutés sur concours.

Articulée à la réforme des collectivités locales, qui accroît les compétences des départements et des régions dans la gestion des collèges et des lycées, cette politique ne peut qu’accroître les inégalités entre les territoires : d’un côté, quelques « pôles de compétitivité » avec des moyens importants qui choisiront leurs élèves, et de l’autre des zones délaissées où l’intervention des pouvoirs publics sera minimale. Or, pour que l’école soit accessible à tous, il faut des écoles partout ! Le service public doit assurer l’égalité d’accès aux savoirs sur le territoire national, avec un maillage scolaire renforcé, en particulier dans les zones rurales et les quartiers populaires.

L’éducation n’est ni un coût, ni une source de profits financiers, c’est la condition du développement de l’individu, du citoyen, de la société et de l’économie.

 

Pour ne pas laisser s’installer une école à deux vitesses, en fonction de la richesse de la collectivité territoriale ou des habitants du quartier, rétablissons une carte scolaire, affectons plus de moyens dans les zones les plus démunies et revenons à une gestion nationale de l’ensemble des personnels.

 

NON aux suppressions d’emplois à l’Education Nationale !

 

Défendons l’Education Nationale, l’école publique et laïque !



 
 

L’évolution de la société appelle une évolution de l’école. Mais le gouvernement fait le choix d’une évolution inégalitaire où tout le monde est perdant. Au contraire, les communistes s’engagent avec tous ceux qui veulent construire une nouvelle étape de démocratisation scolaire, pour conquérir l’égalité face au savoir et au programme, l’égalité pédagogique avec des enseignants en nombre et mieux formés, l’égalité entre établissements dans tout le pays !

Les élus communistes, à tous les niveaux, créent les conditions matérielles de l’étude (construction d’établissements…) et luttent pour une renationalisation de l’éducation. Ils s’opposent à l’embauche locale d’enseignants contractuels et alertent la population. Pour que les objectifs pédagogiques soient égaux dans tout le pays, il faut des enseignants fonctionnaires d’Etat. Nos élus régionaux se battent pour que les régions harmonisent leur politique en matière d’éducation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 20:02


L’édition 2010 du baccalauréat se termine. Les élèves de terminale ont eu leurs résultats mardi matin. Certains ont passé leurs oraux de rattrapage depuis. Les élèves de première quant à eux auront leurs notes d’épreuves anticipées (en particulier la note de français) lundi prochain.

Quel avenir pour les nouveaux bacheliers ?

Quelles places notre société réserve-t-elle à ces jeunes gens ? Bientôt, ils voudront travailler. Le pourront-ils ? Et à quelles conditions ? On voit bien qu’aujourd’hui les places sont rares, et qu’elles sont réservées avant tout aux Jean Sarkozy et aux Éric Woerth. Il faut avoir de l’argent et surtout des relations dans les milieux d’affaire : être le fils du président de la République tout en épousant l’héritière de Darty ou être ministre du Travail tout en étant lié à l’héritière de L’Oréal.

La question n’est pas celle de l’honnêteté plus ou moins avérée des personnalités mises en cause. Qu’importe au fond de savoir jusqu’à quel point la loi a été mise de côté. De toute façon, c’est l’UMP qui fait la loi. Ce qui compte bien plus, c’est de trouver les moyens de ne pas rester spectateurs impuissants de ce feuilleton politique et judiciaire. La droite sera toujours au service des intérêts privés et des capitalistes. Ne la laissons plus faire !

Quel avenir pour l’école publique ?

Il faut changer la société et reprendre le pouvoir pour donner de l’avenir à ceux qui viennent de passer leur bac. Il faut aussi défendre et développer l’école publique. Le gouvernement la casse à coup de « réformes » et de suppressions de postes massives. Accepter cela, c’est encore une fois renoncer à agir pour donner se donner un avenir.

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 15:00


Luc Chatel annonce une « revalorisation » du salaire des nouveaux enseignants. Ce serait la moindre des choses ! La réforme du recrutement des enseignants exigeant d’eux des diplômes plus élevés, il serait légitime qu’ils soient mieux payés. Sans parler du nécessaire rattrapage des salaires de tous les fonctionnaires, qui n’ont pas augmenté au rythme de l’inflation.

Malheureusement, pas besoin d’être prof de maths pour comprendre que le gouvernement, loin d’augmenter les enseignants, fait encore une fois des économies sur le dos du service public. La légère augmentation proposée (au mieux 30 euros par mois sur l’ensemble de la carrière, d’après le Snes, pour à peine 25% des enseignants !) est bien loin de compenser la suppression de l’année de stage rémunérée en début de carrière. D’après la CGT, les nouveaux enseignants perdront plus de 13000 euros sur leur début de carrière !

À quoi bon cette manipulation ? En annonçant des augmentations pour une minorité de salariés dans un moment où tous les salariés réclament à juste titre une politique de l’emploi et des salaires, le gouvernement cherche à diviser et à affaiblir le mouvement social. Au sein de l’Éducation Nationale, il espère ainsi dissuader les enseignants les plus anciens – qui ne bénéficient pas de la soi-disant revalorisation – de se battre contre la réforme du recrutement des nouveaux enseignants pour défendre le statut de leurs futurs collègues. Dans l’ensemble du monde du travail, il cherche une fois de plus à opposer salariés du public et du privé en faisant passer les premiers pour des « privilégiés », au moment même où le combat pour le droit à la retraite à 60 ans dans le cadre d’un système solidaire rend plus que jamais nécessaire l’union de tous les salariés.

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 12:45
Refusons la contre-réforme Châtel du lycée !
Pour un service public de l’enseignement secondaire ambitieux et de qualité !


Les décrets Châtel, dévoilés le 9 décembre dernier, s’inscrivent dans cette logique Depuis des années, les gouvernements successifs s’efforcent d’affaiblir la cohérence et l’unité de l’Education Nationale.

Il ne s’agit ni plus  ni moins que :

De réduire le nombre d’heures de cours pour gérer la pénurie d’enseignants.
De casser le cadre égalitaire de l’Éducation Nationale en développant l’autonomie des établissements.

De préparer la concurrence des futurs travailleurs entre eux par l’individualisation des parcours scolaires.

Baisse du nombre d’enseignants, heures supplémentaires non extensibles à l’infini … vers des classes surchargées

Avec le non-renouvellement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, ce sont 16 300 postes qui sont menacés cette année. Depuis 2007, 43 000 postes ont déjà été supprimés dans le secondaire. Le budget de l’Éducation Nationale, hors pensions, a ainsi baissé de près de 10 % (de 60 milliards à un peu plus de 53 milliards d’euros) entre 2006 et 2009.

Dans beaucoup d’établissements, une augmentation des heures supplémentaires n’est déjà plus possible pour compenser la diminution du nombre de postes.

Les effectifs des classes atteignent ainsi souvent un niveau critique, frôlant les 40 élèves. Les remplacements de courte durée ne sont plus assurés. Pire encore, la remontée démographique (environ 45 000 élèves supplémentaires dans le secondaire dès l'an prochain) n'est absolument pas préparée par le ministère !

L’autonomie des établissements, c’est la casse du cadre égalitaire de l'Éducation Nationale 

Avec la « réforme » Châtel, plusieurs pas sont faits vers l’autonomie des établissements.

Les proviseurs deviendraient en effet tout puissants, en obtenant le droit de désigner les membres du « conseil pédagogique ». Or cette nouvelle instance disposerait des prérogatives considérables.

C’est en d’autres termes la fin de l'égalité de traitement entre établissements, complément logique de la suppression de la carte scolaire, et cela laisse craindre la liquidation du cadre national des programmes et des diplômes.

Ces évolutions sont accélérées par le transfert accru de compétences aux régions en matière d’éducation.

La gestion des lycées est déjà une de leurs prérogatives : elles se chargent de la construction, de l’entretien des bâtiments et du fonctionnement matériel. De nouvelles tentatives de régionalisation de pans entiers de l’enseignement secondaire sont cependant à craindre, après celle des agents techniques (TOS) en 2004.

Comment alors ne pas s’inquiéter des déclarations du président PS sortant du Conseil Régional Jean-Paul HUCHON, qui voulait dernièrement « que l’on nous (aux régions) confie les professeurs dès lors qu’il existe toujours des programmes élaborés au plan national par une cellule de prospective intelligente de l’Education » ?

Le prétendu « rééquilibrage des filières » est une hypocrisie

Le nouveau « tronc commun » en première, prévu soi-disant pour aider les passerelles, ne concerne que certaines disciplines :   français, histoire-géographie, langues vivantes, EPS. Les horaires de ces disciplines sont actuellement légèrement différents en fonction des séries mais leur programme est très proche. Cette annonce ne change donc dans le fond rien à la situation actuelle ...

Les mathématiques sont réservées aux élèves des futures séries S et ES. Dans ces conditions, on voit mal comment un élève de première L pourrait s'orienter en Terminale S ou ES ! En revanche, un élève en difficulté en série S pourrait peut-être plus facilement s'orienter après une « mauvaise » première S en série ES ou L. Contrairement à une volonté affichée de « rééquilibrer les filières », la réforme pourrait encore renforcer la série S, la seule qui puisse donner réellement le choix de son bac et de ses études !

Le suivi individuel des élèves et de leur orientation est un leurre.

Les heures de modules et de soutien, prévues dans les horaires actuels sont supprimées ou laissées à l'appréciation du conseil pédagogique. Les postes de conseiller d'orientation et psychologique sont menacés.

Avec le projet de « nouvelle seconde », les horaires des élèves sont réduits. Les nouvelles disciplines que les élèves découvrent en seconde subissent cette diminution. Contrairement à l’ambition affichée de promouvoir l’apprentissage en petits groupes, les heures en demi-groupe (TP en physique chimie, SVT) tout comme les modules en histoire-géographie, français et mathématiques sont menacés. Le soutien individualisé censé satisfaire les associations de parents d’élèves et les syndicats lycéens n’est qu’une mesure en trompe l’œil.

Les élèves auront une formation intellectuelle beaucoup plus pauvre tout en ayant un accès à l'information sur leur orientation bien plus difficile.

La dégradation de l’enseignement dans l’Éducation Nationale ouvre la voie à une véritable privatisation de l’éducation avec le recours accru aux « cours particuliers » (Acadomia et consorts) et à l’enseignement privé : le nombre de postes au CAFEP – équivalent du CAPES – a doublé en 2010. Non seulement l'enseignement privé ne subit pas aussi massivement les suppressions de postes, mais son recrutement est préservé !


ENSEMBLE, réclamons le retrait de la réforme Châtel qui contribue à détruire l’école républicaine !

Comme à l’hôpital et à l’université, refusons l’autonomie et la régionalisation des établissements scolaires promus par la droite et le PS !

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 08:30
Le premier projet présenté par Xavier Darcos en 2008 avait suscité une large opposition. Son rapide retrait s’explique par la peur d’un large mouvement lycéen qui aurait pu compromettre les attaques menées simultanément par le pouvoir contre l’hôpital public.
Aujourd’hui, le gouvernement revient à la charge avec une nouvelle réforme présentée le 9 décembre 2010 par le nouveau ministre Luc Chatel. Le contenu et l’objectif de cette réforme est très semblable au premier projet :
Utiliser tous les moyens possibles pour gérer la pénurie d’enseignants. Celle-ci est nourrie par une politique massive de suppressions de postes depuis 2003 (déjà 60 000) qui conduit à des tensions de plus en plus visibles dans les établissements.
Casser le cadre égalitaire de l’Éducation nationale en développant l’autonomie des lycées. Il s’agit de donner un pouvoir accru au chef d’établissement et accroît les inégalité entre les territoires selon un modèle concurrentiel déjà appliqué à l’hôpital (loi Bachelot) et à l’université (loi LRU).

Préparer la concurrence des futurs travailleurs entre eux par l’individualisation des parcours scolaires dans un système éducatif qui n’est plus conçu que comme un prestataire de service (introduction du « livret de compétence »).

Le ministre veut pouvoir compter sur le soutien d’une partie des parents d’élèves et des lycéens en agitant le leurre du « suivi personnalisé », revendication historique portée par plusieurs de leurs syndicats, sans apporter aucun moyen pour l’appliquer.

Ne lui laissons pas cette occasion de diviser le mouvement ! Tous unis les 21 et 30 janvier 

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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 14:45
(parus dans l’Huma Dimanche du 10 décembre dernier)

 

Interview de Jean Pierre Kahane, professeur émérite en mathématiques à l’université Paris Sud Orsay et membre de l’académie des sciences

« Le gouvernement tente de faire passer dans les faits les réductions de service et d’horaires de l’enseignement public. C’est vrai pour l’ensemble des disciplines et il ne faut pas croire que les disciplines scientifiques sont épargnées. L’histoire et la géographie font partie à la fois de la culture et des nécessités de la vie courante. Leur enseignement répond en partie à ces nécessités mais pas toujours. Je rédige en ce moment un rapport sur l’enseignement et la recherche en mathématiques en Afrique. Or je suis gêné par la faiblesse de mes connaissances en géographie comme en histoire de l’Afrique. En fait, la culture scientifique devrait être une partie de la culture générale. Or si la culture générale disparait, ce n’est pas rassurant pour la culture scientifique ! Dans nos filières, nous avons besoin de développer par exemple l’enseignement de l’histoire des sciences. Comment faire si on fait disparaitre l’enseignement de l’histoire ? Nous avons besoin de davantage d’interdisciplinarité.

Le gouvernement ne fait pas du tout attention à une chose. Il y a dans l’éducation nationale des élèves et des professeurs. Et les professeurs sont en France, plus que dans beaucoup d’autres pays étrangers, des femmes et des hommes de qualité, bien formés au niveau intellectuel, et qui ont quelque chose à transmettre. Il est dommage de les traiter comme de la piétaille, ce qui est le cas avec les réformes qu’on nous assène en ce moment. ».

Interview de Nicolas Offenstadt, historien :

« La manœuvre du gouvernement a un double objectif. Celui de rationaliser, au sens des besoins économiques, et donc de rentabiliser l’enseignement. Mais aussi celui de neutraliser au maximum les débats qui forge les convictions des futurs citoyens que sont les élèves du secondaire., pour ne laisser la place qu’à la transmission d’une histoire magistrale, nationale, au service du roman historique francais » souligne  Nicolas Offenstadt, historien. « Pour lutter contre cette appropriation de l’histoire, contre les coupes dans les programmes, contre la réduction de l’enseignement », l’historien ne voit qu’un moyen : « multiplier les lieux où l’on peut discuter librement, les forums de discussion.  Autrement dit, l’histoire et son enseignement ne doivent surtout pas devenir l’affaire de quelques spécialistes, mais rester celle de tous les citoyens.

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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 12:00

Xavier Darcos a dû renoncer à sa réforme il y a un an. Luc Chatel propose la sienne aujourd’hui. Il feint d’avoir manœuvré en recul mais prolonge les réformes les plus néfastes de ces dernières années.

1. La liberté… sans les moyens de l’exercer. Au nom d’une liberté illusoire, la réforme oblige en réalité les enseignants et les établissements scolaires à gérer la pénurie de moyens. Les dédoublements de classes sont actuellement garantis par des règles nationales. En supprimant ces règles et en laissant aux établissements la responsabilité de décider de ces dédoublements, la réforme autorise en fait l’État à ne plus fournir les moyens humains et financiers nécessaires.

2. Les inégalités seront renforcées par l’individualisation de la formation. La part des enseignements communs à tous les élèves diminue au profit de la mise en place de deux heures « d’accompagnement personnalisé ». Sous prétexte de répondre aux besoins de chaque élève, dans un contexte de pénurie généralisée, ces heures flottantes permettront d’ajuster les moyens humains.

3. Isoler les futurs travailleurs. L’accompagnement personnalisé, le « tutorat » facultatif, le « livret de compétences » du lycéen, mettent en danger le bac comme diplôme national, et font du lycéen nouveau un futur travailleur bien isolé. Il devra mettre en avant des compétences individuelles sans pouvoir en référer à une qualification commune à tous les bacheliers. Seul face à son employeur pour faire valoir sa valeur individuelle, il sera seul aussi pour négocier ses conditions de travail et de rémunération.

Les économies à court terme ne sont pas les seuls objectifs de ces réformes.
Avec un enseignement plus fragmentaire et des enseignants plus précaires, l’UMP prépare une société encore plus libérale et inégalitaire, pour le plus grand bonheur des capitalistes.

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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 15:00


A l’initiative d’une maire-ajointe PCF, cette ville du Lot a choisi de ne plus subventionner les maternelles privées. Une économie de 59 000 euros reversée aux écoles publiques.

 

Un signal fort alors que le texte du sénateur UMP Jean-Claude Carle, voté le 28 septembre par l’Assemblée, devrait bientôt obliger les municipalités françaises à financer les écoles privées d’autres communes, si leurs résidents ont choisi d’y scolariser leurs enfants.

Depuis la dernière rentrée, la municipalité de Cahors (Lot) ne contribue plus au fonctionnement des écoles maternelles privées. Cette décision met fin à une pratique de 40 ans. L’adjointe à la vie scolaire et à la jeunesse, Marie Piqué, est à l’origine de ce changement de politique. L’élue communiste a reçu le soutien du maire Jean-Marc Vayssouze-Faure (PS) et de toute la majorité municipale. Ainsi, la ville de Cahors (23 000 habitants) ne verse plus le total de 58 684,20 euros aux deux maternelles privées sous contrat d’association -soit 624,30 euros pour chacun des quatre-vingt quatorze élèves inscrits dans ces établissements catholiques.

Cette somme, récupérée sur l’enseignement privé confessionnel, semble bien modeste comparée aux besoins des écoles publiques cadurciennes. Le seul plan de remise à neuf de ces bâtiments -d’ici 2014- s’élève à 6,2 millions d’euros. Pour Marie Piqué, il ne s’agit pas seulement d’une question d’argent, c’est aussi une affaire de valeurs politiques : « J’assume le choix de la laïcité, de l’école de la République, à une époque où on oublie un peu la séparation de l’Eglise et de l’Etat. »

Si la décision de la ville de Cahors respecte la loi, qui n’oblige pas à financer les maternelles privées, elle a provoqué un tollé à droite. L’hebdomadaire catholique la Vie Quercynoise, d’habitude de meilleure tenue, dans un article intitulé La guerre des écoles relancée à Cahors ?, sombra dans une hallucinante logorrhée anticommuniste et attaqua violemment Marie Piqué : « C’est une communiste fervente. De Staline à Castro, elle n’a pas perdu le fil ». « Tout a été décidé en concertation, répond l’adjointe à la vie scolaire. […]. Dans les rues de Cahors, personne ne m’interpelle pour me reprocher cette décision. Au contraire, des enseignants m’ont contactée pour m’encourager dans cette voie. »

Communistes, nous ne nous résignons pas et poursuivons le combat pour la laïcité !

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 14:44

L’histoire « institutionnelle », celle enseignée dans les écoles de la République, ne se situe pas directement dans une problématique de construction d’une science historique. Elle pose d’abord la question de la conscience historique que les politiques, les pédagogues, les éditeurs de manuels, les chefs d’établissement et finalement les professeurs choisissent plus ou moins consciemment de mettre en avant. Depuis une décennie, l’Union européenne occupe une place grandissante dans les enseignements du primaire (sous forme d’outils pédagogiques proposés aux instituteurs) au lycée (un tiers du programme de terminale générale d’histoire et une bonne place dans celui de géographie de première) en passant par le collège (comme option dans les cours d’éducation civique).

 

Dans le même temps, la remise en cause profonde des politiques mises en place depuis plus de trente ans, la situation de crise actuelle du capitalisme pose de façon concrète chez les salariés la question d’un changement profond du système. Le rejet des politiques et des institutions européennes, associées depuis leur fondation au renforcement et aux mutations du capitalisme monopoliste à l’échelle continentale et mondiale, va crescendo. Tous les efforts sont donc requis par les pouvoirs en place pour redorer le blason d’une telle structure mise à mal à chaque nouveau référendum national.

 

Les débats sur la mémoire collective dans l’Union européenne en sont d’autant plus vifs. Les projets visant à créer artificiellement une histoire officielle au niveau européen se multiplient. Après le Rapport Linblad criminalisant les « régimes totalitaires communistes », le parlement européen votait le 23 septembre 2008 une résolution qui assimilait « nazisme, stalinisme et les régimes fascistes et communistes », afin de faire du 23 août une journée de commémoration des victimes de ces régimes présentés comme équivalents.

 

Sans qu’un lien direct puisse être établi entre les efforts répétés des partisans de « l’Europe politique » pour la promotion d’une « identité européenne » et l’inflexion des programmes, nous sommes forcés de constater que les nouvelles générations d’historiens et de professeurs seront de plus en plus amenées à lutter s’ils veulent pouvoir garder toute l’indépendance nécessaire à l’exercice de leur activité.

 

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