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DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 10:03
Par Nicolas Centa (PCF 5e)

On ne reconnaît habituellement qu'une religion pose problème que lorsqu'elle constitue un risque potentiel pour le système capitaliste libéral dans lequel nous vivons. De fait, ces religions ont donc un potentiel subversif.

C'est à cause de celui-ci que les nombreux individus touchés de plein fouet par le malaise créé par cette société se tournent en nombre de plus en plus important vers ce type de communautés religieuses.

Or, qu'est-ce que le processus de laïcisation tel que nous l'entendons dans la bouche des libéraux, sinon le fait de rendre les religions aptes à rentrer dans le cadre libéral, ou, à défaut, de marginaliser et stigmatiser celles qui ne le feraient pas, leur retirant ainsi tout aspect nocif pour lui ?

Ce processus peut donc être vu comme la condition sine qua non du fonctionnement de l'opium du peuple comme instrument des puissances qui font l'ordre social, même si la résurgence des intégrismes en période de crise nous montre qu'il est de toute façon voué à l'échec.

L'attitude ambivalente de la laïcité promue par la droite, qui dit oui à, voir courage, la croyance qui se veut inconditionnelle, et simultanément y porte des restrictions, reflète d'ailleurs cette contradiction.

Pour illustrer ceci, on peut prendre l'exemple des lois interdisant à la religion tout caractère visible en public, par lesquelles on leur enlève tout caractère choquant pour ceux qui n'y prennent pas part, tout en ne faisant rien contre leur effet idéologique sur les populations concernées.

La gauche radicale n'a donc aucun intérêt à aider l'ordre libéral à se maintenir en normalisant la religion pour l'intégrer, puis se renforcer, par cette laïcité.

Ce qu'elle devrait favoriser, c'est la prise de conscience par la classe dominée du fait que son malaise est dû à la structure de la société et que le seul moyen d'y remédier est la lutte politique permettant de le dépasser. Par conséquent, la seule laïcité qu'il ait un sens pour elle de défendre est celle qui permette l'émancipation de chacun, pour parvenir à ce fait.
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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 15:16


Si on peut reconnaître à Nicolas Sarkozy un mérite c’est celui de la constance, la constance dans l’illusionnisme et l’art de camoufler ses véritables motivations. Par delà cet illusionnisme l’axe de la politique de la droite et du patronat est de rejeter sur les plus défavorisés de notre société le poids des charges fiscales, sociales, économiques tout en leur faisant avaler l’idée qu’ils sont les premiers et les principaux responsables de leur situation.

Pour faire accepter cette domination Nicolas Sarkozy utilise une recette aussi éprouvée qu’ancienne : mobiliser une thématique d’origine religieuse à laquelle bien des travailleurs risquent d’être plus sensibles qu’aux conférences de presse présidentielles. Ce faisant il ne fait que mettre ses pas dans ceux des idéologues de la réaction depuis deux siècles, de Thiers à Maurras, en passant par le vicomte de Falloux qui, comme Sarkozy, considérait que le prêtre était plus important que l’instituteur pour apprendre au monde du travail les vertus de la résignation sociale opposée à l’« orgueil » de l’esprit critique, de la conscience de classe et de l’aspiration révolutionnaire.

Dans la foulée Sarkozy n’hésite pas à structurer cette instrumentalisation en institutionnalisant des structures religieuses comme le Conseil français du culte musulman, inspirées de la domestication de l’Eglise que le Concordat napoléonien avait établi. Alors que les aspirations à la reconnaissance, à l’égalité et au respect, des citoyens de culture musulmane sont immenses et bafouées par le capitalisme, la réponse est affligeante.

Universaliste à sa manière Sarkozy manipule toutes les religions et instrumentalise toutes les sensibilités d’origine religieuse. En témoigne aussi bien son discours proprement clérical devant les princes saoudiens que son incroyable proposition de faire parrainer par chaque enfant du CM la mémoire d’un enfant juif déporté (dans le moment où la courageuse reconnaissance par son prédécesseur des responsabilités de l’Etat dans la déportation des juifs est brouillée par des déclarations ambiguës sur Vichy).

Enfin le « toilettage » de la loi de 1905 revient sur le devant de la scène, non dans le souci légitime de donner à la liberté de croyance et de culte les moyens de son exercice, mais dans celui de ranger les hiérarchies des différentes Eglises, voire sectes, dans le camp de la droite et du patronat. Face à cette offensive il faut se battre sans hésitations ni concessions pour une laïcité moderne, fidèle à son héritage républicain forgé dans de dures batailles, mais attentif dans toutes ses dimensions à l’exigence de démocratie qui traverse notre société.

De tout cela nous vous invitons à débattre dans la loyale confrontation des idées et des valeurs, dans le respect mutuel que se doivent croyants et non-croyants, également victimes de la politique du pouvoir.

CAFÉ POLITIQUE
Laïcité et instrumentalisation des religions :
le communautarisme au service du capitalisme ?
Lundi 26 mai
Café Le Val de Grâce – 137 Bd Saint-Michel – 18h30
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12 février 2008 2 12 /02 /février /2008 09:20
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Les organisations et personnalités signataires rappellent solennellement que, selon l’article 1er de la Constitution, la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Ces quatre termes indissociables définissent des principes qui s’imposent à tous, au premier rang desquels le Président de la République. Or, les déclarations récentes de Monsieur Sarkozy, mêlant ses convictions personnelles et sa fonction présidentielle, portent atteinte à la laïcité de la République.

La mise en cause de ce principe constitutionnel indispensable à la paix civile est inacceptable. Depuis 1905, grâce à la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat, la République assure à chaque citoyen la liberté de conscience, garantit sa liberté de croire ou de ne pas croire et de pratiquer le culte de son choix, de n’en pratiquer aucun ou de pouvoir en changer. Elle permet ainsi de vivre ensemble, dans le respect de chacun, quelles que soient ses origines, ses choix philosophiques  ou ses convictions religieuses.
Dans notre République et notre société multiculturelle, la diversité doit être richesse et non source de conflit. Pour cela, la laïcité, assurant l’égalité en droit des citoyens dans le respect des lois de la République, permet à la fois l’expression du pluralisme des convictions et la recherche de valeurs communes pour construire une communauté de destin.

Dans un monde aujourd’hui global et de plus en plus complexe, où se multiplient les voies d’accès à l’information et aux connaissances, et où explose la médiatisation  des événements et de la pluralité des représentations du monde, seule la laïcité permet l’émancipation de tous en favorisant le libre accès au savoir et à la culture et le discernement de chacun pour un libre choix de vie, par une démarche rationnelle et critique faisant toute  leur  place au doute, à l’imagination et à la créativité.

C’est pourquoi, les organisations et personnalités signataires s’opposeront à toute tentative qui mettrait, de fait, en cause la laïcité par une modification du contenu de la loi de 1905. A l’heure où nos concitoyens éprouvent des difficultés et des inquiétudes croissantes, elles les appellent à promouvoir la laïcité comme une exigence partagée avec la ferme volonté de bâtir ensemble une société où la justice sociale assurera, quotidiennement, pour toutes et pour tous, la liberté, l’égalité et la fraternité.


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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 09:00
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Aujourd'hui commence à l'Assemblée Nationale la discussion d'un projet de loi instaurant une "rétention de sûreté" pour les prisonniers à la fin de leur peine. Cette loi sera discutée en procédure d'urgence: une seule lecture pour chaque chambre. Le PCF est signataire d'un appel alertant sur la dangerosité d'une telle mesure, qui met en dangers les droits et les libertés élémentaires des prisonniers, et avec eux de l'ensemble des citoyens.

Refusons l’instauration d’un enfermement sans fin sur une simple présomption de dangerosité !


« Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l’une ni l’autre ».
Thomas Jefferson

Le Parlement s'apprête à examiner un projet de loi visant à instaurer une «rétention de sûreté » qui permettra, après l’exécution de la peine de prison, de prolonger - sans limitation de durée, sans peine et sans infraction – l’enfermement des personnes considérées comme d’une « particulière dangerosité ».

La mise en place d’un tel dispositif, préparé à la hâte à la suite de l’affaire Evrard, relève d’une philosophie de l’enfermement qui s’inscrit dans la culture du « risque zéro » qui, sous prétexte de lutter contre la récidive, impose, depuis plusieurs années, des législations de plus en plus répressives et attentatoires aux libertés publiques. Il ne s’agit plus simplement de durcir les sanctions ou de renforcer les moyens de contrainte, mais de procéder à des enfermements préventifs, sur la base d’une présomption d’infraction future et dans une logique d’élimination qui s’apparente à une mort sociale.
           
Actuellement circonscrit aux infractions les plus graves commises sur les mineurs, ce texte, comme la plupart des dispositifs répressifs, est susceptible d’extensions au gré des faits divers du moment. L’appréciation de la dangerosité n’est par ailleurs fondée sur aucune évaluation sérieuse mais sur une simple expertise psychiatrique, ce qui procède d’une grave confusion entre délinquance et maladie mentale. L'évaluation de la dangerosité ne relève donc pas du diagnostic mais du pronostic.

En refusant de porter les efforts humains et financiers sur le temps de la peine, ce texte fait le choix de ne pas améliorer la prise en charge durant l'incarcération.

Si ce texte est adopté, la France se dotera d’un dispositif sans équivalent dans les démocraties occidentales car, contrairement à ce que le gouvernement veut laisser croire, rien de comparable n’existe en Europe (aux Pays Bas et en Belgique, ce type d’enfermement n’intervient qu’en substitution à la peine). Aujourd’hui, avec une mesure comparable et au prétexte d’une dangerosité sociale, la Russie enferme des journalistes dans des établissements psychiatriques.
           
Dans un rapport d’information sur les mesures de sûreté concernant les personnes dangereuses (2006), les sénateurs Philippe Goujon et Charles Gautier indiquaient que « s’il est indispensable de limiter le plus possible le risque de récidive, celui-ci ne peut être dans une société de droit, respectueuse des libertés individuelles, complètement éliminé. Le « risque zéro » n’existe pas. »

Nous ne pouvons accepter un modèle de société qui sacrifie nos libertés au profit d’un objectif illusoire de « risque zéro ». Nous appelons les parlementaires à refuser de voter ce texte indigne.


Les organisations signataires de l'appel :

Syndicat de la Magistrature
SNEPAP-FSU
GENEPI
Ban Public
UGSP-CGT
Ligue des Droits de l'Homme
SNPES-PJJ/FSU
Parti Communiste et sa commission Justice
Syndicat National C.G.T. des Chancelleries & Services Judiciaires
Mouvement des Jeunes Socialistes
Cedetim
Section strasbourgeoise de la Ligue des droits de l'homme
Ligue Communiste Révolutionnaire
ANVP (association nationale des visiteurs de prison)
Les Verts et la commission Justice des Verts
CGT-PJJ
L'association « Souriez-Vous-Etes-Filmé-es! »
Syndicat de la médecine générale
La FARAPEJ ( Fédération des Associations Réflexion Action Prison Et Justice)
Act Up-Paris
Observatoire International des Prisons
Syndicat SUD-Travail Isère (38)
Union Syndicale de la Psychiatrie
Fédération SUD Santé Sociaux
Union Syndicale Solidaires
Association Cabiria
GMP Groupement Multiprofessionnel Prison

Pour en savoir plus :

- Le projet de loi (sur le site de l'Assemblée Nationale)

- Les travaux de la commission des lois (sur le site de l'Assemblée Nationale)

- La prise de position du GENEPI : "du danger de l'utilisation politique de l'idée de dangerosité"

- Les observations du Syndicat de la magistrature sur le projet de loi relatif à la rétention de sûreté

- La prison après la peine, par Robert Badinter (publié dans Le Monde le 27-11-1007)

- Le site des États généraux de la condition pénitentiaire

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