Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

____________________


images.jpeg
DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

Recherche

Nous contacter :

Parti communiste français

42, rue Mouffetard

75005 Paris

Tél. : 01 43 37 44 19

section.pcf5@gmail.com

18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 22:53
2007-11-08-gr-269.jpg

LRU : « la loi la plus importante de la législature »…


Le gouvernement a fait voter cet été la loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités. Les étudiants, les personnels des Universités n’ont jamais été consultés sur une réforme qui transforme pourtant radicalement l’Université, ouvrant la voie à la privatisation du service public d’enseignement supérieur et de recherche. Aujourd’hui, ils veulent se faire entendre.


Désengagement de l’État et fonds privés

La LRU permet à l’État de se désengager financièrement des Universités. Celles-ci auront à chercher elles-mêmes leur financement, notamment en s’adressant à des mécènes qui bénéficieront d’avantages fiscaux. Le 6 novembre, le directeur de « Sciences Po » s’adressait ainsi à ses anciens élèves, par courrier :


Lire la suite...
Partager cet article
Repost0
18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 15:01

Voici un courrier qui pourrait bien contribuer à jeter beaucoup d'huile sur le feu qui couve actuellement dans beaucoup d'universités françaises à propos de la loi sur l'autonomie des universités. Le 6 novembre dernier, le directeur de Sciences Po, Richard Descoings, a adressé une lettre aux anciens élèves du prestigieux établissement de la rue Saint-Guillaume. Elle mérite d'être ici reproduite dans son intégralité et se passe presque de commentaires:

Paris, le 6 novembre 2007

Cher X,

Révolution dans le monde de l'Université et des Grandes Ecoles : le Parlement a décidé cet été que c'est de plus en plus par des crédits d'impôts au bénéfice des particuliers
et des entreprises que seront financés les établissements
d'enseignement supérieur et de recherche.

Ainsi, 66 % des dons que vous accepteriez de faire à Sciences Po en 2007 seront déductibles du montant de l'impôt sur le revenu que vous paierez en 2008 (dans la limite de 20 % de votre imposition). Et si vous êtes redevable de l'ISF, vous pourrez verser à Sciences Po jusqu'à 50.000 euros au titre de cette imposition.

En somme, vous avez désormais le choix entre verser vos impôts à l'Etat ou bien vous en acquitter, à hauteur des 2/3, par une affectation dont vous décidez vous-même.

Cette révolution financière est aussi une révolution culturelle. Elle me conduit à vous demander de soutenir Sciences Po, à titre personnel, ce que, contrairement aux universités anglaises ou américaines, on n'a pas l'habitude de faire en France. Nous allons être sûrement nombreux à nous concurrencer pour tenter de vous convaincre. Saine émulation !

Alors pourquoi choisir Sciences Po plutôt que les autres ? Et, dans ce cas, à quoi servira votre argent ?

Choisir Sciences Po aujourd'hui, c'est nous juger sur des résultats : l'intégration internationale des études, la diversité sociale du recrutement de nos élèves, la professionnalisation de notre diplôme qui confère désormais le grade de master, la présence de nos chercheurs dans tous les grands débats de société.

Soutenir financièrement Sciences Po aujourd'hui, c'est nous permettre d'être un champion universitaire français dans la compétition internationale. Les idées, le sens de l'innovation, l'énergie, nous les avons, vous le savez. Avec vous, et seulement avec vous, nous réunirons les moyens de réaliser cette ambition.

Vous pouvez plus précisément vous informer sur notre campagne de levée de fonds sur le site : www.construire.sciences-po.fr

Avec toute ma gratitude et l'engagement personnel de mériter votre confiance,

Richard Descoings

Financé depuis 1946 par une Fondation de droit privé (la Fondation nationale des sciences politiques) et par l'Etat, Sciences Po dispose d'une longueur d'avance dans la compétition à laquelle vont désormais se livrer les universités françaises. Son directeur entend bien en profiter.

Malheureusement, les concurrents ne sont pas tous sur la même ligne de départ et l'Etat ne fait rien pour placer les universités en position d'égalité initiale.

Dans ces conditions, il y a fort à parier que l'argent ira à l'argent et que les universités dont les élèves sont pauvres et qui dispensent des enseignements n'intéressant pas les entreprises tombent en déshérence.
Partager cet article
Repost0
17 novembre 2007 6 17 /11 /novembre /2007 10:35
Depuis l’élection présidentielle, les coups tombent. N. Sarkozy multiplie les réformes pour transformer le visage de la société française : précarisation, baisse du pouvoir d’achat, destruction de toutes les formes de protection sociale… Mais dans les entreprises et dans la rue, l’opposition s’organise et la colère monte.

DSC-6516B.jpg


Régimes spéciaux… et après, à qui le tour ?

Mercredi 14, les cheminots, les électriciens et les gaziers sont descendus dans la rue pour défendre les régimes spéciaux, c’est-à-dire le droit, pour certains d’entre eux, de partir à la retraite plus tôt que le reste des fonctionnaires. Des privilégiés qui se battent pour leurs intérêts ?

Sûrement pas ! Les salaires peu élevés, la pénibilité du travail, justifient amplement le droit pour ces travailleurs de partir plus tôt à la retraite. Et surtout, ils ne constituent que la première cible d’une réforme des retraites beaucoup plus vaste, suite logique de la réforme Fillon de 2003. Après avoir aligné les régimes spéciaux sur le régime général des fonctionnaires, le gouvernement voudra aligner les retraites des fonctionnaires sur celles du privé. En jouant des divisions entre les travailleurs, il réussira ainsi à allonger la durée de cotisation et à baisser les pensions de tout le monde !

Travailler plus longtemps, pour gagner moins, alors que de nombreux travailleurs sont privés d’emploi aujourd’hui en France ? Ca n’a pas de sens ! Pour résister à cette réforme, une seule solution : être unis, dès maintenant, et défendre tous ensemble les régimes spéciaux.

Les fonctionnaires défendent leur pouvoir d’achat

Mardi 20 novembre, les fonctionnaires descendent dans la rue pour défendre l’emploi, les salaires et le pouvoir d’achat. De quoi se plaignent-ils ? Eux aussi, ce sont des privilégiés ! Et pourtant… Pourtant, défendre les fonctionnaires – les enseignants, les infirmières, les employés municipaux… – c’est défendre le service public, qui nous permet à tous de mieux vivre : d’avoir accès à l’éducation, à la santé ou à l’information. Pourtant lorsqu’on supprime des fonctionnaires, on supprime des emplois. Est-ce bien utile dans un pays gravement touché par le chômage ? Pourtant, lorsqu’on baisse le salaire des fonctionnaires, on fait pression à la baisse sur l’ensemble des salaires. Alors que les prix ne cessent d’augmenter !

Et si l’État donnait l’exemple, en créant des emplois, en cessant d’embaucher des travailleurs précaires, et en augmentant les salaires ?

L’avenir de l’université : un enjeu de société

Les étudiants et les personnels de l’Université luttent en ce moment contre une loi de réforme des universités. Une fois encore, cette lutte nous concerne tous. Nous souhaitons tous que nos enfants soient plus instruits que nous, qu’ils aient accès à la formation et à la culture, que l’éducation – même après le bac – ne soit pas réservée à ceux qui peuvent se la payer. Et pour l’emploi, pour le développement de notre société, nous avons besoin d’un enseignement supérieur de qualité. Cette ambition – un enseignement de qualité accessible à tous – nous ne pouvons la réaliser que dans le cadre d’un service public auquel l’État donne les moyens de fonctionner. Quand le service public d’enseignement supérieur est attaqué, c’est toute la société qui doit se mobiliser !

Le combat en cours n'est pas simplement celui des cheminots, des fonctionnaires et des étudiants, c'est celui de tous ceux qui veullent construirent une autre société que celle que nous propose le gouvernement.

Partager cet article
Repost0
17 novembre 2007 6 17 /11 /novembre /2007 10:21
Une contribution de Pierre Laroche.


images.jpegAlors, ça y est, le Parti communiste français n’existe plus ? Dans « l’Huma » du 10 novembre, p. 10 à 12, 4 dirigeants de ce parti s’expriment : Jean-Claude Gayssot, Daniel Cirera, Roger Martelli, Yves Dimicoli. Un seul, Yves Dimicoli, se prononce clairement pour le maintien du Parti communiste français.
De drôles d’oiseaux tourbillonnent au-dessus de municipalités dont le maire est communiste ou apparenté. Le PS ne se cache pas de vouloir nous ôter une bonne partie de nos élus municipaux, au prix d’alliances parfois troublantes, voire inquiétantes. Démarche suicidaire au demeurant : comment imaginer que nos électeurs vont se jeter une fois encore sur le vote utile « pour faire face à la droite » quand ils constatent que ce vote utile aboutit au débauchage de responsables « de  gauche » par le parti dominant ?

Allons-nous vers une Conférence extraordinaire, pour un Congrès d’un parti qui n’existe plus, dont les dirigeants ont jeté le manche après la cognée ? Ce ne serait pas très mobilisateur.

Il ne s’agit pas de condamner leur volonté de novation, de recherche d’une politique nouvelle pour ce parti que nous avons construit dans des luttes jamais simples, face à des adversaires puissants, dans des contextes internationaux dont nous ne savions pas tout. Et tout cela reste vrai. Mais en quoi la dissolution du Parti communiste et son remplacement – par quoi ? – est-elle une réponse ? Nulle part en Europe occidentale où le parti communiste a disparu, il n’a été remplacé par une force révolutionnaire qui veuille se donner les moyens politiques d’une transformation de la société, mais tout au plus par des organisations en quête de compatibilités entre la domination du capital – et maintenant : domination du capital financier, contestée même par des entrepreneurs - et les besoins sociaux d’emploi, formation, logement, santé, culture, de paix et de coopération.

Depuis un peu plus d’un an, nous avons de nouveaux adhérents, des femmes et des hommes, nombreux, jeunes, actifs et curieux, pleins d’idées et de propositions, décidés à prendre des responsabilités pour relancer et rénover l’initiative communiste pour ces objectifs. La relève.

La relève si on leur en donne la possibilité. Ils veulent savoir pourquoi les choses se sont passées depuis 30 ans de telle sorte que les communistes se sont ainsi affaiblis. Pourquoi nos regards critiques sur le passé sont-ils si peu constructifs. Marie-George Buffet constate que nous avons « surdimensionné la question des alliances », ce que beaucoup d’entre nous ont pensé aussi, parfois – c’est mon cas – avec retard. Mais maintenant, que fait-on de cette analyse ? L’H.D. du 31 octobre au 7 novembre sert la soupe à Dominique Voynet, qui convoite la mairie de Montreuil et ne s’en cache pas. Nos nouveaux adhérents, mais aussi des camarades qui ont connu des expériences difficiles, parfois douloureuses, des doutes qu’ils ont étouffés parce qu’il n’est jamais simple, et encore maintenant, de défendre des positions opposées à celles de la direction, se posent et posent des questions sur un avenir politique qui est aussi le leur.
   
La préparation de notre conférence extraordinaire et du congrès de 2008, en ce moment de forte tension de la lutte des classes en France et sans doute bien au-delà, peut être le moment de donner un signe fort que le Parti communiste français reste le seul qui veuille réellement rassembler les travailleurs du public et du privé, de tous âges et de toute provenance pour s’opposer courageusement à la privatisation de toute la vie sociale, à la domination des idées de résignation, de concurrence effrénée comme si chacun voulait faire partie de ceux qui dominent les autres.

Beaucoup de communistes, une majorité sans doute, ne veulent pas abandonner ce combat. Mais n’attendons pas l’alerte noire pour dire que nous voulons poursuivre le combat communiste, le combat du Parti communiste français. Prenons la parole à tous les niveaux du parti jusqu’au début du mois de décembre et au-delà.

Pierre Laroche,
Paris 05
Partager cet article
Repost0
16 novembre 2007 5 16 /11 /novembre /2007 15:43

Discussion et vote des positions communes issues de l’Assemblée générale de section du 29 septembre 2007 :

« La section du 5e arrondissement ne veut pas voir disparaître le PCF. Nous sommes attachés à la forme parti et au projet communiste, même si nous pensons que l’un comme l’autre doivent être améliorés. Dans cette perspective, nous pensons qu’un changement de nom du PCF ne serait pas efficace. Nous travaillerons à préserve et à développer le PCF, et à lui donner une plus grande efficacité.
Pour cela, nous sommes convaincus qu’il faut améliorer le fonctionnement interne du parti en le rendant plus transparent et plus démocratique. Trop souvent, les militants ont l’impression de ne participer que marginalement aux décisions.
Nous pensons aussi qu’il est nécessaire d’actualiser le projet communiste pour construire un parti viable et efficace. Mais cette actualisation ne doit pas être un abandon. Notre militantisme, notre expérience professionnelle et politique, tout nous montre que la lutte des classes est plus que jamais d’actualité.
Cet attachement à notre organisation ne nous empêche évidemment pas d’affirmer la nécessité d’un rassemblement plus large. Pour mener la bataille des idées, nous avons besoin d’atteindre une taille critique, de réunir le plus de gens possible sur des idées communes. Des alliances stratégiques sur des bases programmatiques sont donc nécessaires. Pour construire ce rassemblement, nous devons partir des luttes. »


Il s’agit, au début de notre assemblée, de gagner du temps en partant des acquis de nos dernières réunions. Ce texte, issu de notre Assemblée générale préparatoire sur le thème « À quoi sert le PCF ? », sera discuté rapidement, éventuellement amendé, de manière à recueillir l’unanimité ou la quasi-unanimité des suffrages. Les débats qui suivront nous permettrons d’aller plus loin dans la réflexion.



Problème 1 : Les causes du déclin du PCF
Rapporteur : Pierre Saly

Les formes du déclin : quel électorat perdons-nous ? à quelles élections ? Peut-on parler de déclin structurel ? Comment rendre compte à la fois de ce déclin et du renforcement militant ? des progressions électorales locales ?
Quelles relations construire entre notre propre déclin et celui de l’ensemble de la gauche, en France et en Europe ? entre ce déclin et la difficulté de toutes les forces de résistance à mobiliser ? Que penser de l’influence de la précarisation du travail sur les capacités à mobiliser ? de la montée de l’individualisme ?
Faut-il imputer notre déclin à des erreurs stratégiques ? Comment définir les stratégies mises en œuvre par la PCF ces dernières années ?
Comment enrayer ce déclin ? Comment articuler renforcement électoral et renforcement militant ? Quelle stratégie mettre en œuvre ?


Problème 2 : Analyse de la société et actualisation du projet communiste
Rapporteur : Marine Roussillon

Comment caractériser la société actuelle ? Comment définir la classe ouvrière aujourd’hui, en France, en Europe et dans le monde ?
Comment analyser la mondialisation capitaliste ? Quel est le rôle du PCF dans le cadre d’une lutte des classes mondialisée ? Comment articuler les réponses nécessaires aux défis de la mondialisation et notre tradition républicaine ?
Comment articuler notre programme et notre projet ? Peut-on avancer un programme à la fois véritablement communiste et réalisable dès aujourd’hui, dans une société capitaliste ?



Problème 3 : Le combat idéologique
Rapporteurs : Cécile Baron et Julien Houles

Quelle est la place des intellectuels dans le Parti ? Quel est le rôle du PCF dans la création et la diffusion de pensées marxistes ?
Comment travailler à la co-élaboration du projet communiste par l’ensemble des communistes, à sa diffusion ? Comment lier travail théorique et militantisme quotidien ?
Quelle formation construire, à la fois accessible et utile aux militants communistes ?
Comment lutter contre l’idéologie dominante diffusée par les médias ? Comment nous adresser aux gens ? À qui devons-nous adresser ? Pouvons-nous utiliser les médias, et comment ?
Comment construire une stratégie de communication adaptée à la fois à notre projet et à notre position spécifique dans le champs politique ?



Problème 4 : Quelle organisation ?

Rapporteur : Agnès Schwab

Quelle est la place du militant dans son parti ? Comment concilier réflexion collective et respect des positions individuelles ? Quelles structures, quel type de fonctionnement, peuvent permettre aux militants d’être véritablement acteurs des décisions de leur parti ?
Quel est le rôle d’un élu communiste ? Quelles doivent être ses relations avec le parti ? avec les militants ?
Quelles peuvent être les relations entre le parti et les autres organisations de résistance : syndicats, associations… Comment travailler ensemble à l’élaboration de propositions et à la réalisation d’objectifs communs ? Quelle est la place des communistes dans ces organisations ? Comment y faire de la politique ?

Partager cet article
Repost0
12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 20:31
Un article de Pierre Laroche.

Visite impromptue du Président de la République au Centre d’entretien de la SNCF du Landy, à Saint-Denis,  le 26 octobre 2007, pendant la grève contre l’offensive du gouvernement et du MEDEF sur les « régimes spéciaux »  :
Un cheminot : « C’est la rue qui va parler »
Le président de la République : « Le choix de la rue dans une démocratie, ce n’est pas un  bon choix » 


(L'Humanité, 27 octobre 2007, p. 4)


article-CPS.HMG11.261007183304.photo00.photo.default-512x348.jpg

*
Question : la démocratie se résume-t-elle au résultat d’une élection tous les cinq ans ?

Ou bien est-elle une œuvre continue qu’il faut construire, développer et, bien souvent, défendre, dans les débats et conflits au sein des différentes instances qui, de façon diverse, touchent à la politique ou au politique ? Du Parlement au conseil d’université, à l’association de parents d’élèves, aux associations sportives, scolaires, artistiques, culturelles, professionnelles, aux syndicats et aux partis ?

Peut-on penser que tout cela soit indépendant de la vie sociale ? Faut-il dire que, entre deux échéances électorales, on ne peut qu’appliquer ce qui a été choisi à un moment des réflexions de la société, que toute autre initiative est suspecte de « déni démocratique » et est donc condamnable, pour reprendre les propos de Jean-Claude Gaudin , qui en disent long sur certaines pulsions répressives qui ressurgissent en cet automne 2007.

Quel rôle joueraient alors la réflexion et l’expérience sociale, les évolutions de l’économie, celles des rapports de forces au sein de la communauté concernée ? Parce qu’une majorité momentanée (et relative, compte tenu du taux s’abstention) a choisi un candidat ou une liste, les orientations majoritaires de ce vote, plus ou moins esquissées voire implicites, seraient intouchables, exclues de négociations, de modifications ou d’annulation ?

Et si ces changements ne sont pas perçus ni pris en compte, s’ils motivent des protestations de « la rue », faut-il, pour reprendre l’expression célèbre de Bertold Brecht, « dissoudre le peuple » ? A ce train, aucune expression publique de revendications n’est licite. C’est pourtant « la rue » qui a fait 1789 et le Front populaire. Mais peut-être ces exemples sont-ils un mauvais exemple.

« La rue » est une expression et un artisan de la démocratie : ne pas en tenir compte peut mettre en cause le pacte social qui permet à une collectivité de se développer dans la cohérence de ses contradictions. Un pouvoir qui s’enferme dans le refus de comprendre les raisons fondamentales de grèves puissantes, de protestations qui s’accumulent, sur le pouvoir d’achat, les retraites, la protection sociale, qui ne veut avancer que là où il l’a décidé, joue avec le feu.



Ces raisons conduisent aussi à examiner avec inquiétude la désinvolture apparente avec laquelle les dirigeants français annoncent l’adhésion de la France à une version nouvelle - mais pas tellement - du traité constitutionnel européen, rejeté il y a 2 ans par référendum par la France et les Pays-Bas : ils en minimisent les enjeux en parlant de « mini-traité » pour décider de sa ratification expéditive par la voie parlementaire. C’est ce qu’a confirmé François Fillon lorsque Marie-George Buffet a demandé en octobre lors des questions orales à l’Assemblée nationale que ce traité soit l’objet d’un référendum : la réponse a été qu’il n’y en a pas besoin puisque Nicolas Sarkozy au cours de la campagne présidentielle, s’était prononcé pour une ratification parlementaire et qu’il a été élu. On ne peut que regretter – mais non s’en étonner - que certains dirigeants socialistes, comme Elisabeth Guigou, reprennent presque mot pour mot cet « argument ». Cette élection vaudrait donc approbation anticipée du traité « simplifié » par les Français avant même son élaboration, fruit de « l’intuition » du président de la République, selon la formule du premier ministre. L’objectif étant que la France soit « le premier pays à ratifier le traité » pour mettre fin à la « paralysie institutionnelle ».

Ils voudraient ruiner le sens démocratique des Français qu’ils ne s’y prendraient pas autrement : dès que les citoyens ont eu l’impression qu’il y avait de réels enjeux à leur vote, ils ont retrouvé le chemin des urnes. Veut-on dire qu’ils ont fait ce qu’on attendait d’eux et que maintenant, ils peuvent et doivent s’en remettre au Président de la République, à l’UMP et à une partie du PS ? Les sondages, c’est-à-dire une certaine expression de « la rue », disent d’ailleurs le contraire : les Français veulent un référendum. En effet, de deux choses l’une : ou ce traité dit la même chose que sa précédente version et il est possible que les Français aient changé d’avis, ou il est nouveau. Dans les deux cas, il faut savoir ce qu’en pense la collectivité nationale, compte tenu des enjeux, nationaux et internationaux.
Et donc, en revenir au projet de traité pour le soumettre à référendum.

*
Que contient donc de nouveau le texte maintenant soumis à ratification? Il y a sur ce point une divergence d’appréciation entre l’actuel président de la République et le « père » du traité, Valéry Giscard d’Estaing : ainsi, alors que Nicolas Sarkozy prétend que la nouvelle mouture a évacué le thème de la « concurrence libre et non faussée » comme critère de base des rapports au sein de l’Union européenne, Valéry Giscard d’Estaing observe que cette expression, retirée du nouveau traité à l’article 3, est restituée dans le protocole n° 6, qui se rapporte à  ce même article 3. Le même Giscard déclare que ce traité « simplifié » est « illisible » en certaines parties. En somme, il dit presque explicitement que Sarkozy trompe les citoyens français :  rien n’est changé sur le fond ; reste le caractère intangible de la Banque centrale européenne sur laquelle les organismes politiques n’ont pas prise, n’en ont pas le droit ; reste le principe fondamental de « l’économie de marché ouverte où la concurrence est libre » ; reste l’un des plus anciens – et des plus fondamentaux – principes de l’Union européenne : le respect de la libre circulation des capitaux.

Alors ? Alors, le  principal objectif, le seul sans doute, est de l’ordre de l’idéologie pour conforter l’acceptation d’une société et d’une Europe totalement asservie au « libéralisme » : effacer le Non de mai 2005, un Non motivé en France par une lecture critique dont les communistes ont été les initiateurs en France.

Tous les groupes représentés au Parlement européen sont favorables à ce texte et le PS européen appelle à « se battre pour que le traité soit partout ratifié ». Tous les groupes sauf celui de la Gauche unitaire-Gauche Verte Nordique qui s’y oppose « parce qu’aucune des critiques de fond qui avaient été exprimées sur le traité constitutionnel [en 2005] n’a été prise en considération », a déclaré son président Francis Wurtz.

La Commission européenne se réjouit déjà du fait que, grâce à Sarkozy, qui a simulé une attitude critique pour rassurer les Français, le traité soit sur le point d’être ratifié par tous les pays membres. Elle indique les chantiers où il faut approfondir les réformes : la flexsécurité, la modernisation (lire : l’affaiblissement et la privatisation) des entreprises publiques, la  modernisation de l’enseignement supérieur (en voie de privatisation plus ou moins avancée selon les pays), la gestion judicieuse des finances publiques (suppression des moyens humains et financiers des services publics), la création d’un « environnement dynamique pour les entreprises ».

Mais cela impose une stratégie de communication qui permette d’expliquer aux citoyens européens que c’est là le moyen « d’imprimer leur marque à la mondialisation ». Et on sent bien que c’est ici que le bât blesse : et si les citoyens européens ne se laissaient pas abuser par cette grosse opération de communication ?

En effet, « la rue » intervient, comme cela  a été le cas le 18 octobre dernier à Lisbonne où, alors que le sommet des chefs d’Etat adoptait le texte du nouveau projet de traité européen, 200 000 personnes se sont rassemblées « dans la rue » pour « une Europe sociale », n’en déplaise à ceux qui pourraient y voir un déni de démocratie. Comme elle interviendra à plusieurs reprises en France en ce mois de novembre si gouvernement et MEDEF s’arc-boutent sur leur volonté de faire triompher leurs grands principes d’une Europe « libérale ».

Comme elle interviendra pour obtenir un  référendum sur ce traité.

Signez l'appel: "Traité européen: nous exigeons un référendum"

Partager cet article
Repost0
10 novembre 2007 6 10 /11 /novembre /2007 11:22

Ar5m.jpg… y a Malabar.

C’est le slogan de mon enfance et pourtant aujourd’hui force est de constater que malgré le ras -le -bol général, le blond bodybuildé dans son T-shirt moulant jaune est absent. Alors comptons sur nous.


Lire la suite...
Partager cet article
Repost0
8 novembre 2007 4 08 /11 /novembre /2007 19:29

Un article de Charline et Augustin

A la question « Auriez-vous décroché le Nobel avec le financement de la recherche sur projet que met en place le gouvernement ? » le prix Nobel de physique 2007, Albert Fert répond : « Non, s'il n'y avait eu qu'un financement sur projet. […] »


h-9-ill-745930-par148239.jpg

Le Démantèlement du plus dynamique des instituts de recherche.

Le gouvernement s’attaque désormais au démantèlement complet de la grande agence scientifique française. L’objectif est de transformer cet organisme public en une simple agence de financement qui perdra tout contrôle sur le contenu des activités scientifiques. Les unités de recherche du CNRS doivent passées sous la coupe des universités « autonomes » financés largement par des entreprises privées.
Effectivement cette réforme avait été annoncée lors de la campagne présidentielle. Mais pour faire passer ce programme le candidat Sarkozy avait, de la manière la plus démagogique, donné une image entièrement fausse de la recherche. La droite veut nous faire croire que le CNRS est composé de chercheurs endormis sur leurs paillasses, attendant la prochaine paie. Le prix Nobel 2007 de physique apporte un démentit cinglant à cette vision. Mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg, en vérité les chercheurs du CNRS sont particulièrement productifs, et aujourd’hui l’organisme public est à la pointe de la recherche en France. Cette réforme est purement idéologique, elle n’est basée sur aucune réalité. Aujourd’hui, la droite décomplexée au pouvoir a la hantise de la science libre.

Des talents gâchés.

La stratégie du gouvernement est sournoise, il avance par déclarations vagues et démagogiques. Le budget de la recherche est jugé décevant et il n’y aura aucune création de poste dans la recherche l’an prochain. C’est le potentiel de plusieurs jeunes chercheurs qui est scarifié sur l’autel de la compétitivité. Les chercheurs du CNRS sont bien conscients de la menace qui pèse sur eux, mais ils ne sont pas entendus pour le moment par le ministère de la recherche. On n’imagine pourtant les chercheurs du CNRS guidés par des intérêts idéologiques ou personnels.

La recherche fondamentale menacée par une politique idéologique.

Ce qui est en jeu dans cette réforme c’est la recherche fondamentale. Il faut refuser la vision à court terme d’une recherche soumise à la loi du profit. La recherche n’avance pas ne manière linéaire, les grandes découvertes n’ont jamais été le fruit de ce genre de démarche. Pierre et Marie Curie ne pouvaient pas avoir en tête l’ensemble des applications dans la médecine de leurs découvertes sur la radioactivité. Albert Fert n’avait « pas démarré mes travaux en [se] disant qu’[il allait] augmenter la capacité de stockage des disques durs. Le paysage final n'est jamais visible du point de départ. »

Il faut réaliser que toutes ces réformes ont un caractère difficilement réversible, si il est facile de détruire un édifice comme le CNRS il sera plus difficile de le bâtir pierre par pierre comme cela a été le cas depuis sa création en 1939.

Réforme de la recherche + Réforme des universités le paquet ultra libéral du gouvernement.


Cette réforme est complètement cohérente avec la réforme des universités, rejetée en masse par les syndicats étudiants. C’est l’ensemble des processus de production et de partage du savoir scientifique qui est menacé par la politique du gouvernement.

Dans ce processus les sciences sociales sont particulièrement menacées. Quelles entreprises auront intérêt demain à financer des études de sociologie sur les inégalités et rapports de classe en France ? Quel est l’avenir des approches hétérodoxes de l’économie dans ce contexte ?

Le savoir est un bien public qu’il faut préserver dans l’intérêt de tous. Qui peut aujourd’hui affirmer que le progrès social et matériel s’est passé de la recherche fondamentale ? La logique du marché n’a rien à faire là dedans.
Partager cet article
Repost0
8 novembre 2007 4 08 /11 /novembre /2007 19:19
Un article de Charline et Augustin, partiellement publié dans le 5e.communiste, le journal des communistes du cinquième.

Une loi xénophobe.


« L’amendement ADN  », adoptée par le parlement le 23 octobre a sûrement été l’aspect le plus médiatisé, et peut être le plus ignoble, de la politique de l’immigration promue par le ministère de l’immigration, et de l’identité nationale. La France s’est émue de cet article de loi qui introduisait la génétique dans la définition de la famille. Mais surtout soulignons que cet article inscrit dans la loi une discrimination grave. Rappelons que ce même projet visait également à écarter les « sans papiers » des hébergements d’urgence, alors même qu'ils en sont souvent les bénéficiaires. L’esprit de cette loi est xénophobe.




Une politique inhumaine.

Mais il y a longtemps que cette droite décomplexée avait montré le caractère ignoble de sa politique de l’immigration. En juillet 2006, Mr Sarkozy, alors ministre de l’intérieur, et Mr Mariani présentent un premier projet de loi . C’est cette loi qui introduit le concept d’ «immigration subie », qui durcit les conditions du regroupement familial et réduit les possibilités de régularisation. Mr Hortefeux ne démord pas de son objectif chiffré d’expulsion : 25000 sans papiers seront expulsés d’ici la fin de l’année. Le malaise monte dans la police.

La stigmatisation des immigrés.

Les polémiques qui éclatent manquent un peu de réalité. Qui sont ces immigrés que les français « subissent » ? Les membres de familles déchirées par le départ du père, de la mère partie travailler en France, qui souhaitent se retrouver. Qui sont ces « sans papiers », stigmatisés dans de nombreux discours ? Il faut lire ces témoignages de femmes et d’hommes qui travaillent et vivent dans une précarité extrême, la peur au ventre, menacés par n’importe quel contrôle de police. Quel est le résultat de cette politique incohérente du chiffre en matière d’expulsion ? Des drames humains tous les jours, des interpellations à la sortie des écoles, et même des morts !
Ces 200000 « sans papiers » sont ils vraiment la source de tous les maux de la France ? Pourquoi l’immigration et l’immigré doivent ils être un problème ?

Une période lugubre de l’histoire.

Cette droite se camoufle derrière une vitrine de dynamisme, de renouveau. En vérité ce sont les vieilles recettes xénophobes de la droite réactionnaire qui sont appliquées. Mr Hortefeux ne nous a pas encore expliqué clairement ce que dissimulait l’« identité nationale » qu’il est censé défendre face à l’invasion des hordes barbares. Qui aujourd’hui se reconnaît dans l’identité que défend le ministre ?

L’époque est lugubre. En réponse aux difficultés économiques qui frappent les français on ne répond que par la stigmatisation des plus faibles d’entre nous. A l’heure où les frontières bougent, où les idées circulent plus vite, on nous propose une vision sclérosé d’une identité nationale vague qui ne peut pas ne pas nous rappeler les pires pages de l’histoire européenne. Les députés, dont M. Tibéri, qui votent ces lois écrivent sûrement une page sombre de l’histoire de notre pays.

Une politique de classe.

A ceux qui trouvent inhumaine cette politique, et ils sont nombreux à travers la France comme l’atteste la constitution spontanée de nombreux réseaux de contestation et de défense des « sans papiers » , il faut rappeler que cette politique n’est pas sans cohérence avec la politique économique et fiscale injuste du gouvernement. En effet, depuis les années 70 les lois en France se durcissent pour les immigrés. Mais ce durcissement n’a jamais permis de faire baisser le nombre de résidents illégaux en France, au contraire ce nombre augmente. Ceci n’est pas incohérent. On sait que certains secteurs de l’économie, la restauration, le bâtiment, ont besoin de cette main d’œuvre précaire, terriblement flexible et surtout sous payée. En vérité l’immigré illégal est le travailleur rêvé pour un ultralibéral : pas de papier c’est pas de salaire minimum, pas d’heure sup’ et surtout la disparition des contraintes du code du travail. C’est pour cela que la lutte contre cette politique inhumaine de l’immigration n’est pas seulement un combat de solidarité, de compassion pour ces « sans papiers » qui subissent la politique de notre gouvernement. Ce combat est aussi celui pour une autre société qui refuse l’exploitation de l’homme, et qui ose croire dans le progrès. 

Pour en savoir plus sur la législation mise en place par Sarkozy et son gouvernement, et sur les moyens de lutter, vous pouvez consultez le site du collectif Uni(e)s contre une immigration jetable.

Partager cet article
Repost0
25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 21:36
28mars3.jpg Une réforme des universités est en cours, d'abord appelée réforme d' « autonomie renforcée » des universités, elle vise aujourd'hui les « libertés et responsabilités des universités ». Quelques mots pour mieux comprendre ce qui se passe…

Massification. Avant l’enseignement supérieur était réservé à une élite de privilégiés. Aujourd’hui il est ouvert aux « masses » comme ils disent, c’est-à-dire au peuple. Mais cette ouverture est encore bien imparfaite : droits d’inscriptions, nécessité de travailler pour financer ses études, absence de débouchés… l’accès à l’université est encore trop souvent un privilège.

Autonomie. Il paraît que ce serait la solution. C’est vrai, c’est un joli mot, mais qui cache bien des pièges. En effet, autonomes, les universités le sont déjà depuis 1968 ! Qu’est-ce alors que cette « autonomie renforcée » ?
Gouvernance. Un mot barbare pour dire que l’« autonomie renforcée » c’est d’abord plus de pouvoirs aux présidents d’universités, et moins aux représentants du personnel. Vive la démocratie !

Financement. Mais l’autonomie renforcée, c’est surtout une autonomie financière… Une fois de plus, l’État veut faire des économies sur le dos des services publics ! Mais alors, où trouvera-t-on l’argent pour financer l’enseignement supérieur ?

Droits d’inscriptions. Facile ! Il n’y a qu’à demander aux étudiants. L’augmentation des droits d’inscription, conséquence inévitable de la réforme, aura pour effet d’exclure toujours plus de jeunes de l’enseignement supérieur. Aujourd’hui déjà, beaucoup d’étudiants travaillent pour financer leurs études. Demain, devront-ils s’endetter ?

Collectivités locales. Une autre source de financement possible : les collectivités locales. Finie l’égalité de traitement sur tout le territoire ! On se doute qu’une université parisienne n’aura pas les mêmes moyens que celle d’une région moins riche. Inégalités et ségrégations territoriales en sortiront renforcées.

Entreprises. Et voilà le fin mot de l’histoire ! Si l’État ne finance plus l’enseignement supérieur, les universités n’auront pas d’autre ressource que de se tourner vers les entreprises. Et celles-ci auront bientôt leur mot à dire sur les contenus des formations. Il ne s’agira plus alors pour les universités de délivrer un savoir ou de transmettre une culture, mais de former une main d’œuvre aux compétences étroitement définies par le futur employeur…
Il ne s’agit pas seulement du statut des universitaires ou de l’avenir des étudiants. Cette réforme nous concerne tous. C’est un véritable choix de société.

Voulons-nous d’une université chargée de reproduire les inégalités qui traversent la société ? Voulons-nous que le savoir devienne un instrument de domination et d’exploitation au service de quelques uns ?
Ou voulons-nous au contraire partager le savoir pour en faire un outil d’émancipation ? Voulons-nous construire une économie fondée sur une main d’œuvre hautement qualifiée, sur des travailleurs capables de décider de l’avenir de leur entreprise, sur une formation de qualité favorisant une mobilité choisie ?
Voulons nous d’une société de travailleurs libres ou voulons-nous perpétuer et renforcer l’exploitation et l’aliénation dans le travail ?


C’est à nous de choisir. Refusons la réforme Pécresse. Exigeons que l’État donne à l’université les moyens d’assurer sa mission de service public.

Contre la réforme Pécresse des Universités, vous pouvez signer l'appel des cordeliers, lancés par les organisations syndicales, et la pétition de l'Union des étudiants communistes.

À lire:
le décryptage de la loi Pécresse par l'Union des Étudiants communistes.

Partager cet article
Repost0